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 /+18/ Une passion enfouie [PV Adaline]

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Sveinn Magnusson
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Message (#) Sujet: /+18/ Une passion enfouie [PV Adaline]   Dim 29 Oct - 23:35


Une passion enfouie
ft Adaline Magnusson


Reykjavik - 06 décembre 2016 – 22h16
117 jours avant le crash…
Température extérieure : -1°C (Vent et Neige)


Il est un peu plus de vingt-deux heures quand je rentre à la maison, avec près de trois heure de retard sur l’horaire annoncé à ma femme. Ça arrive trop souvent ces derniers temps. Mon boulot s’immisce partout, tout le temps, dans chaque parcelle de ma vie. Je n’ai plus d’horaires, mes employés non plus. Le monde des affaires est une guerre incessante, où il faut constamment rester le plus fort et le plus rapide. Bouffer les autres, plutôt que se faire bouffer. Et toujours rester sur le qui-vive, quoi qu’il arrive.

Il faut dire que la pression est énorme ces derniers temps. Je sais pertinemment que si je perds le marché du musée de Reykjavik, les fins de mois risquent d’être difficiles, et mes plans de rachat compromis. Ils ont eu l’absurde idée d’ouvrir le marché à ces connards d’étrangers. Des canadiens, des américains et des russes sont en lice. Bien sûr, je n’ai pas dit mon dernier mot, mais pour ça, il me faut des liquidités. Et vite.

Bien que réprouvables, mes techniques sont variées pour augmenter toujours plus la rentabilité de ma boîte : baisse drastique des standards de sécurité, pots de vin, travailleurs étrangers non déclarés, pression constante des salariés, utilisation de certains matériaux dégradés, fraudes fiscales ou même intimidation. Malheureusement, chacune de ces astuces se révèle être une bombe qui menace constamment de me péter à la tronche si je n’y prends pas garde…

La tête encore emplie de contrariétés, je franchis le pas de la porte, les joues et le nez légèrement rougis par le froid qui règne à l’extérieur. Le vent est glacial, parsemé d’épais flocons de neige. Le smartphone collé contre l’oreille, je continue de régler les derniers impératifs que je m’étais fixé. Tant pis pour l’heure. « - * Ecoutes, Anders, t’es conducteur de travaux. C’est ton boulot de veiller à ce qu’ils se bougent le cul. Alors fais les bosser jour et nuit s’il le faut - enfin surtout la nuit pour le coup - mais les fondations doivent impérativement être terminées avant la fin de la semaine ! C’est bien compris ? »

Je dépose les clés du 4x4 sur le meuble à l’entrée, à côté d’un petit père noël en verre teinté. Décidemment, elle n’a toujours pas compris qu’ici, c’était le pays des lutins ! J’ôte ma veste puis desserre le nœud de ma cravate, tout en continuant à avancer vers le salon, les sourcils froncés. « - * Je me fous royalement des conditions climatiques ! Mets-les au boulot ! ». Sentant sa délicate sa présence, je lève les yeux vers ma femme, venue m’accueillir d’un sourire chaleureux. Je lui retourne aussitôt son sourire. La robe que je lui ai achetée la semaine dernière lui va à ravir, ses boucles d’oreille scintillent de manière quasi-mystique, et les talons aiguille qu’elle porte ne font qu’attiser un peu plus mon désir. Elle est absolument resplendissante, envoutante, presque trop belle. J’aime constater qu’elle continue à faire des efforts quotidiens pour me plaire. Combien d’hommes mariés ont la chance de trouver une femme magnifique, parfaitement pouponnée, qui les attend patiemment à la maison et les accueille d’un sourire radieux, malgré leur retard ? Je suis un privilégié, j’en ai bien conscience. Mes traits se radoucissent immédiatement, ma voix se fait plus calme. « - * Bon, je viendrai sur le chantier demain matin, et je ferai le point avec les équipes… Oui… A demain ». Je raccroche, pose mon téléphone sur la table puis viens poser mes mains sur la taille de la belle. « - * Tu es sublime…».

Je plonge mon regard dans le sien, puis lui soutire un baiser avec avidité. J’ai besoin de m’imprégner d’elle, de frémir au contact de sa peau et de ses lèvres, de la sentir mienne. Adaline, c’est mon vent de fraicheur, mon échappatoire, ma reine. Plus que ça encore, elle est mon oxygène. Je ne peux concevoir la vie sans elle. Ma main droite glisse le long de son dos, puis lui caresse la nuque, tandis que l’autre la presse encore un peu plus contre moi. Je l’embrasse à nouveau, me délectant du goût sucré de ses lèvres.

Les gargouillis qui grondent dans mon ventre me rappellent à des besoins plus primaires. Je desserre finalement mon étreinte. « - * Tu m’as gardé un petit truc à manger, trésor ? ». La question n’est que pure formalité. Je connais déjà la réponse. Elle a déjà dîné avec Eiður, mais a mis ma part de côté. Comme toujours. Ici, tout est à sa place, et qu’est-ce que ça fait du bien ! Dans ce doux cocon, j’ai la sensation que je peux enfin déposer la chappe de plomb qui me pèse constamment sur les épaules…



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Adaline Magnusson
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Message (#) Sujet: Re: /+18/ Une passion enfouie [PV Adaline]   Jeu 2 Nov - 13:58

PASSION ENFOUIE × ft. ADALINE & SVEINN

“Écoute, parle lui de ton envie de refaire de la photo. Dis lui à quel point ça te manque de ne plus travailler, juste que tu trouve le temps long maintenant que votre fils est grand et qu'il est à l'école puis à ses activités. Tu verras que j'ai raison. Qu'il est toxique, qu'il te rabaisse pour que tu ne ne ressente plus le désir d'avoir des projets rien qu'à toi. Je sais de quoi je parle, ma soeur a vécu une histoire comme la tienne. Je te jure t'es plus là même ma belle, t'es plus la Adaline pleine de vie et d'envies. Et me sors pas que c'est me fait que tu sois mère et dans un autre univers que chez nous ok?!”

J'ai pris tout ça en pleine figure sans même broncher, sous le choc. Privée de réaction parce que je m'attendais pas du tout à ça en la retrouvant. Eva a débarqué à la maison sans prévenir après qu'on ait longuement discuté sur Skype la semaine précédente. Sveinn était en déplacement sur un grand chantier et c'était plus pratique qu'il soit sur place pour ne pas se faire enfler à cause d'employés peu scrupuleux. C'était monnaie courante et c'était devenu habituel qu'il parte avec sa petite valise pour une semaine ou deux, le temps que tout soit parfaitement en ordre et cadré. Je préférais largement ça aux coups de fils incessants, même au beau milieu de la nuit qui le mettait en rogne. Depuis cette fameuse soirée où il m'a mise à nue sous la pluie fine et glaciale, qu'il m'a prise de force sur le capot de ma voiture alors que j'étais à moitié sonnée… Depuis cette nuit je sais que son travaille peu jouer sur son humeur et sur sa manière d'agir avec moi. Il me faut arrondir les angles, parler avec douceur ou bien me taire quand sa colère irradie.

Bien évidemment, je ne lui ai pas parlé des fois où il a levé la main sur moi, de nos prises de bec qui finissent par quelque chose de glauque et presque dérangeant dans notre chambre à coucher. Bouche bâillonnée pour ne pas réveiller notre fils et cet homme que j'aime éperdument se transforme en un animal que je ne reconnaît pas, se moquant bien de me faire du mal, que je laisse du sang sur les draps, que je pleure, que je tente de le repousser avec ma maigre force, que je le griffe… Je vous vous venir à mille bornes. Mais, il n'est pas un mari violent, il m’aime, pleure après coup et s'excuse platement et ce pendant plusieurs jours, semaines même. Je ne l’en blâme pas, son boulot est stressant, la ville l'est tout autant quand les touristes emplissent les rues en quête d'un nouvel endroit à visiter. Il n'a jamais aimé les périodes de vacances à cause d'eux, je suis bien la seule étrangère à avoir trouvé grâce à ses yeux en fin de compte.

Eiður est chez son meilleur copain pour la soirée et la nuit, allez savoir pourquoi mais je préfère être seule avec son père pour que nous puissions passer un bon moment et que j'ai matière à faire taire Eva au téléphone demain. J'ai pris une longue douche chaude, la cheminée diffuse un parfum agréable dans toute la maison. Sur le lit m'attend la dernière robe qu'il m'a offerte, une parure de bijoux et des talons aiguilles comme il aime. Je me suis tordue mes chevilles un nombre incalculable de fois avant de maîtriser la démarche féline qui va avec. Un maquillage léger, une coiffure simple et me voilà fin prête pour accueillir l'homme de ma vie. Presque 19h, parfait, il n'allait pas tarder.

Deux verres de vin blanc plus tard, il n'est toujours pas là. Presque 22h. Il fait nuit noir dehors, la neige recommence à tomber à gros flocons. J'aime bien ce paysage, c'est reposant, c'est magnifique. Je retourne dans la chambre et fouille dans ma valise rangée tout en haut du dressing, j'en sors mon appareil photo pour faire quelques clichés digne d'une revue chic pour bourgeois en quête d'une nouvelle demeure. Eva a raison, ça me manque de ne plus laisser libre court à mes désirs, à cette pulsion, à ce geste presque naturel de voir le monde au travers d'un objectif. Je délaisse l'appareil sur le meuble non loin de la table déjà dressée, ambiance cosy et romantique avec bougies, beau bouquet de fleur et son vin favoris. Ne manque plus que lui.

****

« - Ecoutes, Anders, t’es conducteur de travaux. C’est ton boulot de veiller à ce qu’ils se bougent le cul. Alors fais les bosser jour et nuit s’il le faut - enfin surtout la nuit pour le coup - mais les fondations doivent impérativement être terminées avant la fin de la semaine ! C’est bien compris ? »

Sa voix est sèche, abrupte, il ramène du boulot à la maison alors qu'il est déjà en retard. Je soupire, pose mon verre vide dans l'évier et me dirige vers l'entrée pour l'accueillir comme à mon habitude. Son visage change, devient plus doux quand nos regards se croisent. C'est bon de l'avoir à la maison et ce soir il n'est rien qu'à moi. Il termine sa conversation, avec les années, j'ai appris sa langue natale à la perfection, l'amour est un bon moteur dans cette situation, je ne parle pour ainsi dire plus anglais, sauf quand Eva m'appelle et mon accent est aussi tranchant que celui de Sveinn. Sa voix est douce, envoûtante, sa main qui se glisse sur moi me fait frissonner.

- Tu n'es pas mal non plus en costume mon amour…

Il y a toujours cette passion folle entre nous, le moindre contact nous fait frémir, mon coeur bat plus vite, ma respiration devient souffle chaud. Et quand on s'embrasse... Je suis sienne corps et âme, le monde extérieur disparaît et je me perds entre ses lèvres, contre sa langue, frissonnant de sa peau glacée par la neige. Je soupire, les joues rougies de plaisir. Ses mains me poussent à me coller encore un peu plus contre lui de manière possessive, terriblement agréable. Voilà, le boulot est derrière nous. J’esquisse un sourire amusée à son ventre qui gargouille avant de me rendre compte que moi aussi j'ai faim.

- J'ai même mieux que ça. Un petit dîner en amoureux, je vais devoir le réchauffer vu l'heure mais ça sera quand même parfait. Tu peux soit te prendre une douche soit te mettre à table. Je nous sers un verre de vin le temps que tout soit prêt. Eiður passe la nuit chez Sigvard pour son anniversaire. J'ai donc préféré attendre pour passer un peu plus de temps avec toi… Tu as tellement de travail en ce moment qu'on ne fait que se croiser au lit ou au petit déjeuner.

Il n'y a là pas le moindre reproche, juste l'inquiétude d'une femme amoureuse qui voit son mari épuisé et sur les nerfs parfois. Le fait qu'il y ai cet anniversaire tombait parfaitement bien pour qu'on se retrouve juste tous les deux pour le reste de la nuit. Je viens à mon tour capturer ses lèvres avant de le devancer pour rejoindre la cuisine en attendant sa réponse.
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Sveinn Magnusson
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Message (#) Sujet: Re: /+18/ Une passion enfouie [PV Adaline]   Dim 5 Nov - 15:45


Une passion enfouie
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En rentrant, j’ai remarqué que les voisins avaient déjà installé leurs décorations de Noël. Des bougies électriques, installées en forme d’étoile ou de chandeliers, brillent sur les fenêtres, et les guirlandes lumineuses scintillent de mille feux autour des maisons, illuminant féeriquement les longues nuits islandaises. C’est joli, mais je n’ai pas la tête à ça. A vrai dire, je n’ai jamais vraiment apprécié les fêtes de Noël, ça me rend irritable. Vingt-trois jours consacrés à la famille, quelle poisse ! Ma mère se fait une joie de nous recevoir chaque année. Avec mes frères, leurs épouses et toute la marmaille qui braille. Et mon père qui râle sans cesse. Je ne me sens pas à ma place au milieu de ces gens, vraiment pas… Je ne suis plus comme eux… Est-ce pour repousser psychologiquement l’échéance que je n’ai toujours pas installé nos propres décorations de noël ? C’est possible. Bien que le manque de temps soit encore plus plausible. Je sais que je vais m’y coller à un moment donné, rien que pour lire l’émerveillement dans les yeux d’Eiður, et voir se dessiner un sourire radieux sur le visage de mon épouse. Mais pour moi, mon étoile est déjà là, à la maison. Pas besoin de lumières scintillantes ou d’artifices pour qu’elle illumine tout, mon Adaline.

Je la sers encore un peu plus contre moi, dans un besoin de fusion ultime. Je crois que depuis le premier jour, il y a toujours eu une sorte de magnétisme puissant entre nous, qui ne s’est pas estompé avec les années. Elle m’attire plus que de raison, sans commune mesure avec tout ce que j’ai pu connaître ailleurs. Elle fait partie intégrante de moi. Ses baisers font taire mes angoisses, et apaisent mes tensions. Je caresse ses cheveux soyeux en écoutant le programme qu’elle nous a concocté pour la soirée. « Un petit dîner en amoureux ». Je lui souris, ravi par cette perspective. Eiður est chez un copain, et nous avons la nuit rien que pour nous deux… « - * Je vais prendre une douche rapide, et je reviens. ». Autant mettre tout en œuvre pour que cette soirée soit magique, n’est-ce pas ?

Je l’observe encore quelques secondes avant de quitter la pièce. Sa robe blanche épouse parfaitement ses courbes délicieuses, et lui donne l’air d’un ange. Elle est divine. Ce n’est pas pour rien que je la surnomme régulièrement "Freyja", comme la déesse nordique de l’amour et de la beauté. Mais Freyja a plusieurs facettes. En plus d’être la déesse de la guerre ou de la fertilité, ou même une puissante sorcière, elle représente aussi la liberté, la sexualité débridée, le plaisir de l’amour sans engagement. Un élément sur lequel j’avais à peine prêté attention me saute instantanément à la figure. Je fronce légèrement les sourcils en secouant la tête. Si ma mémoire est bonne, Sigvard, c’est le petit dernier d’Esjar Björnsson. C’est bien ça ? Je hais cet homme, c’est viscéral. Guide l’été, quand arrivent les troupeaux de touristes, il se consacre à l’écriture le reste de l’année. Ses deux derniers thrillers ne se sont pas très bien vendus, d’ailleurs. Pour dire, c’est son topo de voyage qui a eu le plus de succès, même s’il est tout relatif. Ce gars a une manière vicelarde de regarder ma femme qui m’insupporte, je vois bien qu’elle lui plaît et que ça le changerait bien du taudis qu’il s’est dégoté, mais c’est surtout l’intérêt qu’Adaline porte à sa littérature merdique qui m’horripile. Ce n’est quand même pas pour lui qu’elle a sorti cette robe aujourd’hui ? Cette petite soirée, c’est pour moi, ou pour se faire pardonner de quelque chose ? Et merde…

J’ouvre le robinet puis me glisse sous le pommeau de la douche, passablement contrarié. L’eau chaude glisse sur ma peau, déliant un peu mes muscles noués. Un nuage de vapeur vient tapisser les parois vitrées de buée, et m’entoure de sa chaleur moite. Les images de ma femme dans les bras de ce sombre connard commencent à me hanter, tandis que d’autres scénarios encore plus glauques prennent forme dans mon esprit torturé. Que fait-elle lorsque je m’absente ? Et surtout, qui voit-elle ? Tout en me savonnant, j’essaie de respirer plus lentement, et plus profondément, histoire de me calmer. Je ne me base que sur des suppositions. Aucun fait concret n’atteste d’une quelconque aventure extra-conjugale. Alors pourquoi est-ce que je me prends la tête ? Elle m’aime. C’est pour moi qu’elle a dressé une jolie table, qu’elle a mis les petits plats dans les grands, et qu’elle s’est préparée pour me plaire ! Que me faut-il de plus ?

La douche a généralement le don d’effacer temporairement mes sombres pensées. Quand je regagne le séjour, je m’évertue à dissimuler les derniers soubresauts de ma contrariété derrière un masque plus joyeux. J’ai envie que nous passions une très agréable soirée, c’est important pour nous, surtout après mes absences prolongées. J’ai enfilé une chemise blanche, un nouveau costume bleu nuit, pour tenter d’être à la hauteur de son élégance et lui faire honneur. Toutefois, pour un peu plus de confort, j’ai choisi de ne pas porter de cravate. J’arrive dans son dos, alors qu’elle est encore affairée en cuisine, puis l’attrape par les hanches. « - * Ca sent drôlement bon ici. » . Impossible de deviner si je complimente la douce odeur des plats en train de mijoter, et qui m’ouvre encore plus l’appétit, ou son délicat parfum à elle, qui n’a de cesse de m’enivrer. J’écarte ses cheveux puis vient l’embrasser tendrement dans le cou à plusieurs reprises. Je sens sa peau frissonner sous mes baisers, et j’adore ça. Ma main droite glisse le long de son dos, l’effleurant à peine, puis s’aventure sur sa chute de reins, si ferme et désirable. Je n’insiste pas davantage, malgré mon envie lancinante de passer directement au dessert.

Elle m’invite à m’assoir, tout en sortant du four un petit plat d’«Ostabrauð», des tartines de fromages, assaisonnées et agrémentées de jambon, d’ananas et d’asperges. Je lui souris, ravi de constater qu’elle a opté pour ce petit en-cas typiquement islandais. Une fois qu’elle s’installe à son tour, je lève mon verre de vin, en la regardant droit dans les yeux. « - * A cette soirée qui s’annonce des plus délicieuses. »



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Adaline Magnusson
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Message (#) Sujet: Re: /+18/ Une passion enfouie [PV Adaline]   Mer 8 Nov - 18:10

UNE PASSION ENFOUIE × ft. ADALINE & SVEINN

On doit faire parti des derniers du voisinage à ne pas avoir déballé les décorations de noël. C'est pas faute d'avoir sorti les cartons de la cave pour les déposer dans le garage. Mais, rien à faire, Sveinn attend toujours le dernier moment pour les installer. Je ne peux pas lui en vouloir, sa famille n'est pas un cadeau, je n'insiste pas donc. Puis il finit par nous faire la surprise alors qu'on rentre des courses ou de l'école. Maison illuminée, guirlandes, sapin qui n'attend plus que nous pour être décoré, tous ensembles, petite tradition familiale. Sveinn porte notre fils sur ses épaules pour qu'il puisse mettre la touche finale, l'étoile au sommet du résineux fraîchement coupé par mon viking. Le parfum de nature dans notre intérieur impeccable, je l'associe avec du vin chaud, chocolat pour Eiður et des pâtisseries aux senteurs de noël; cannelle, pommes, vanille, myrtilles… Tout est une invitation au cocooning au coin d'un bon feu de cheminée, une couverture moelleuse sur les jambes. Une vie de rêve qu'on pourrait voir dans les téléfilms et qui est bien réelle pour nous.

J'oublie l'attente et l'ennui que j'ai pu ressentir en étant seule les trois quart de la journée quand il resserre son étreinte sur mon corps qui semble frêle. J'esquisse un sourire enjôleur, s'il décide de prendre une douche avant de manger, nous pourrons plus rapidement passer au dessert. Cette simple pensée m'émoustille alors que je retourne en cuisine pour tout remettre à chauffer. Impossible de ne pas sentir son regard couler sur mon corps alors que je lui tourne le dos pour tout préparer et remettre les plaques en route. Il n'y a que des choses qu'il préfère et que j'aime, j'ai pas sauté le cap de la viande de baleine, c'est au-dessus de mes forces. Ces si belles bêtes réduites à l'état de vulgaire steak, je ne peux vraiment pas. C’est pas évident tous les jours de se faire à une toute autre culture, même si cela fait bientôt huit ans que l’on vit ensemble. La seule chose qui est difficile pour moi, c'est sa jalousie excessive. Ces regards qu'il pense charmeur, ces conversations qu'il imagine séduction.

D'un coup je me fige dans mes gestes en songeant au fait que j'ai déposé Eiður chez son ami. Qu'il va se poser des questions sur ce que son père a bien pu me dire de particulier, du moins si je l'avais croisé. Parce que justement, je ne l'ai pas vu aujourd'hui. Verna m'a confié qu'il était sur un nouvel ouvrage et qu'il aurait sans doute besoin de moi pour certains points. Un thriller se passant aux États-Unis, sans trop savoir où encore et il lui faudrait un oeil américain pour ne pas faire d’imper et coller à la culture. Sa femme m'a donc assuré qu'il me communiquerait des parties du manuscrit par mail dès le lendemain ou le soir même selon son inspiration et sa disponibilité. Je ne cache jamais rien à Sveinn alors je compte bien lui parler de ça aussi et le laisser lire les moindres mots envoyés par Esjar pour le rassurer. Et puis, cet homme n'est pas du tout mon type, je ne risque pas de m'aventurer à tromper mon viking pour ce svínakjöt* qui rend cocu son épouse lorsqu'il dit s'occuper des touristes.

Les touristes. Moi-même je commence à les détester alors que j'en étais une il a peu de temps encore. Ils viennent, empiètent sur les terrains privés pour se créer je ne sais quel cadre idyllique style pays du père noël, tout ça pour épater les collègues de boulot une fois rentrés de vacances. Oui, Sveinn à finir de me convaincre qu'ils étaient une plaie bien qu'utiles à l'économie locale. Je quitte mes pensées à ses pas qui approchent. Ses mains sur mes hanches. Sa voix caressante, son islandais si agréable qui coule à mon oreille. Son souffle sur ma nuque après que ses doigts chauds aient dégagés mes cheveux. Un léger rire glisse de mes lèvres, ma peau frissonne, comme à chaque fois que l'on se touche. Je ferme les yeux, savoure ses lèvres douces sur ma peau, penche la tête de côté pour que le moment dure encore et encore. Tout n'est que sensualité et je m'aventure à laisser ma main droite caresser sa joue du bout des doigts, passer dans ses cheveux que j'agrippe légèrement pour qu'il ne me quitte pas trop vite.

Il est plus raisonnable que moi sur ce coup en abandonnant mon corps pour rejoindre la table. Je laisse échapper un soupire, le précède avec le plat tout juste sorti du four et l'invite à prendre place. Je nous sers à boire et prend place en face de lui, un sourire encore enjôleur accroché aux lèvres. Il lève son verre, je fais de même en veillant son regard du mien empli d'amour.

- À cette soirée mon amour. Tu es encore plus élégant comme ça… J'ai préparé tout ce que tu aimes, j'ai vraiment envie que tu te change les idées ce soir. Et puis… Nous avons toute la nuit devant nous aussi.

Un petit clin d'oeil lourd de sous-entendu qu'il comprend parfaitement bien et je me bois une petite gorgée de vin. Je m'empare d’un amuse bouche avant de me lever brusquement, avec tout ça j'ai oublié le plat qui mijotait. Manquerait plus que je fasse tout cramer, je quitte la pièce en bredouillant rapidement quelque chose d’incompréhensible à mon époux qui a déjà haussé un sourcil. De la cuisine, où je soupire de soulagement que tout soit en ordre, je hausse légèrement la voix pour qu'il m'entende bien.

- J'ai vu Verna au fait, elle te remercie pour les conseils que tu lui a donné et te passe le bonjour. J'ai pas vu son mari, il écrit un nouveau roman et il semblerait qu'il ai besoin de ma culture américaine pour étoffer son récit…

Je reviens à la table d'un pas légèrement plus lent, sa contrariété se ressent mais j'affiche malgré tout un fin sourire. A ma place je me saisis de mon verre, contourne la table. Mes doigts passent à sa nuque, comme pour le rassurer, mon regard recherche le sien avec douceur. Je ne pouvais garder ça plus longtemps et Verna l'ouvre tellement facilement qu'elle serait revenue demain en claironnant, sans moindre delicatesse, que j’allais travailler avec son époux. Mon rythme cardiaque s'emballe légèrement mais mes caresses demeurent tendres.

- Tu connais Verna… Elle enjolive toujours les choses, je suis certaine qu'il publiera sans jamais nous en toucher un traître mot. Mais passons. Dis moi mon amour… Tu veux que je prépare quelque chose de particulier pour noël? Et surtout qu'est ce qui ferait plaisir à ta mère cette année ? Je t'avouerais que je manque d'idées cette fois…

Je viens capturer ses lèvres avant même qu'il ne réponde. Je touche aux sujets qui fâchent, autant retirer le pansement d'un coup sec au lieu d'attendre qu'il ne fasse qu’un avec la peau non? Dissiper les doutes pour reprendre la soirée sur de bonnes bases. La discussion sur mon désir de reprendre la photo viendra plus tard, il n'y a pas de soucis. Je pourrais même lui proposer de poser pour moi avec notre fils s'il désire, ils sont tellement beaux tous les deux et puis, on pourrait redécorer notre intérieur de nouvelles photos.

*porc
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Message (#) Sujet: Re: /+18/ Une passion enfouie [PV Adaline]   

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