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 Filature en forêt [PV Naÿko]

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Sveinn Magnusson
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Messages : 84 L'objet qui ne me quitte jamais : Un couteau, un sac de runes, mon alliance Je suis nostalgique de : Ma terre natale, l'Islande, et mon fils

Message (#) Sujet: Filature en forêt [PV Naÿko]   Ven 27 Oct - 2:26


Filature en forêt
ft Naÿko Ivory Dethlingger


22 jours après le crash…
Temps ensoleillé – 35°C à l’ombre

Le soleil est au zénith, brulant au passage tous les inconscients qui osent braver ses rayons ardents. Je devrais me réjouir du retour du « beau temps », comme ils disent, surtout après les quatre jours de pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’île, mais je n’y arrive pas. La température doit maintenant avoisiner les mille degrés, et tout mon organisme est en surchauffe. Je me suis installé dans un coin tranquille, à l’ombre des palmiers, avec vue sur la mer. Rien à voir avec la plage des cartes postales. Ici, c’est plutôt la version "zone dévastée ". Du bois mort, drossé par les eaux, quelques blocs de basalte, et tout un tas de débris jetés pêle-mêle sur le sable noir...

Voilà déjà trois bonnes semaines que nous survivons tant bien que mal sur cette île hostile. On s’entraide comme on peut, mais nous manquons absolument de tout. Et c’est loin d’être un euphémisme. Je sens bien que je m’affaiblis de jour en jour, faute de nourriture en quantité suffisante, et de sommeil réparateur…

D’ailleurs, j’ai dans l’espoir de dormir un peu. La nuit dernière a été atroce. Mais c’était sans compter sur Shannon, ou Savannah, je sais plus trop, une bimbo blonde aux formes outrageusement généreuses. Elle s’approche en minaudant puis me tend un coquillage tout biscornu aux teintes dorées. Bordel, j’en veux pas de son machin ! Comme pour appuyer son geste, son regard bleu azur semble vouloir me transmettre un message de la plus haute importance.

« - Ça, c’est un coquillage. Coooo – Quiiiiiiii – LLaaaaaage. » Je la dévisage légèrement, tout en me demandant si elle me prend vraiment pour un con. Sa manière d’articuler exagérément chaque syllabe aurait presque quelque chose de comique, si s’en n’était pas aussi affligeant. Est-ce qu’une seule fois j’ai laissé sous-entendre que je souhaitais qu’elle joue à la maîtresse d’école avec moi ? Mes bases en anglais me suffisent amplement. C’est pas parce qu’on a baisé une fois contre une vieille souche d’arbre que je dois me coltiner continuellement sa présence et ses monologues inconséquents ! Si ?

« - C’est fabriqué pour décorer les plages. » Je fronce les sourcils, alors que, l’air sérieux, elle garde la bouche en cœur. Quoi ??? Nooonnn, c’est pas possible. Là, j’ai du mal comprendre… C’est vrai que physiquement, elle transpire la misère intellectuelle, mais elle ne peut pas être si bête que ça quand même ! A moins que ce soit juste une blague… Si c’est le cas, il faut qu’elle arrête de suite. C’est pas drôle.

Je détourne le regard, et guette pour une éventuelle échappatoire. C’est alors que j’aperçois celle que je surnomme « Tungl Blóm », faute d’avoir réussi à mémoriser son prénom. Cela signifie « Fleur de Lune », elle aurait carrément pu tomber sur pire… Je vois bien qu’elle se prépare à partir en expédition, comme la dernière fois. J’arrive pas à cerner cette nana, et ça a le don de m’agacer profondément. D’un côté, elle fait des câlins bisounours à toutes celles et ceux qui passent leur temps à geindre et chigner, un peu comme si c’était l’assistante sociale de tous les inadaptés de la survie. Et d’un autre côté, c’est une aventurière qui fait des opérations de ravitaillement en forêt tropicale sur plusieurs jours, en solitaire. J’y crois pas une minute. Surtout qu’elle n’est pas particulièrement chargée quand elle revient d’expédition. La dernière fois, elle avait rapporté quoi ? Un peu de manioc, et trois noix de coco, si ma mémoire est bonne. Pour quatre jours d’absence.

Elle cache quelque chose, je serais prêt à le parier. Mais quoi ? De la nourriture, probablement. Ou peut-être Tarzan, son amant illégitime. A moins qu’elle n’ait découvert l’autre partie de l’avion. Et là, c’est le jackpot ! S’il y a une infime chance pour que je retrouve ma femme et mon gosse, alors plus rien ne pourra m’arrêter. Tant pis si la forêt n’est pas mon domaine de prédilection, j’apprendrai à la dominer.

Je reboutonne ma chemise, sans prêter attention à l’ennuyeuse leçon de vocabulaire que S… Shannon ? se borne à m’enseigner, puis me lève précipitamment. « - Je reviens. » Une petite formule bien moins sympathique trottait dans mon esprit, mais la barrière linguistique a joué en sa faveur.

Je me lance aussitôt à la poursuite de Tungl Blóm, veillant à rester discret. Elle est rapide, et ce n’est pas évident. Surtout que des bestioles en tout genre se sont passés le mot pour me faire vivre un véritable enfer. Vous pouvez pas aller la piquer elle, plutôt ? Après dix bonnes minutes de filature au milieu de cette forêt luxuriante et horripilante, je me prends les pieds dans des sortes de lianes, et m’étale comme une vieille crêpe. Heureusement, ma chute est amortie par un gros tas de feuilles grasses. Sans bouger, je serre les dents pour ne pas faire plus de bruit, en priant pour qu’elle n’ait rien entendu…



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Naÿko I. Dethlingger
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Messages : 119 L'objet qui ne me quitte jamais : un tournevis et un assortiment de pinces


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Message (#) Sujet: Re: Filature en forêt [PV Naÿko]   Ven 3 Nov - 3:58

filature en forêt

Sveinn ⊹ Naÿko

Tight like a rope, try to not reach for memories. Lover, lover, what have we done ? We made our heart leap, then it gave up. Lover, lover, let me in. You came in the door like thunder, then hit the floor like thunder. Laying me down you wonder. You came towards like thunder.
Milieu de journée. Il faudrait qu'elle parte, la demoiselle. Qu'elle s'en aille encore une fois, qu'elle s'enfonce dans la forêt, et qu'elle aille raconter ses trois dernières journées dans sa petite boîte noire, le seul objet qui la relie à sa vie d'avant, à son bunker, à sa maison. Qu'elle raconte la vie de tous ces gens, avant d'aller observer le camp au sud, encore une fois. Elle aurait du partir bien plus tôt, mais à la manière dont elle se sent observée, elle a préféré ne pas prendre de risque, et attendre. ça ne fait même pas un mois, il ne faudrait pas qu'elle se fasse choper alors qu'elle n'a pas eu le temps de récupérer grand chose, encore.

Un coup d'oeil furtif aux alentours, ils ont l'air assez occupés pour qu'elle puisse s'en aller. Elle chope au passage deux mangues qu'elle glisse dans sa sacoche de cuir usé, d'un geste leste. Un dernier coup d'oeil en arrière, et la voilà qui disparait au détour d'un sentier. Après quelques longues minutes de marche sous un soleil massacrant, elle rejoint l'ombre humide et collante de la forêt, et la voilà qui s'enfonce petite poupée entre les arbres dont la cime frôle le ciel, entre ces arbres qui obscurcissent le ciel.

Elle parvient à se faire discrète Naÿko. Elle a appris à l'être au fur et à mesure de ses expéditions à l'extérieur, quand elle devait aller réparer du matos à la surface en compagnie de son coéquipier, et généralement guidée par Ludwig, ou Lito. Ils ont fait une ou deux mauvaise rencontres, il était une fois. heureusement pour eux, ils ne sortaient jamais sans un pistolet à fléchettes, autrement, elle ne serait sans doute plus là, la princesse. Elle aurait sûrement terminé entre les mains des natifs, et qui sait ce qu'ils auraient pu leur faire... D'un vague coup de tête, elle chasse ces pensées. Qu'elle idée de penser à ses mésaventures alors qu'elle s'enfonce au coeur de la forêt.

Soupir. Elle est loin d'être l'âme la plus joyeuse du monde, Naÿko. Mais ça lui fait du bien de se retrouver un peu seule et de faire taire les émotions des autres. Pouvoir se sentir, elle, sans laisser les autres interférer dans son tumulte intérieur. Depuis qu'elle est montée à la surface, elle comprend plus trop ce qui se passe en elle, la paumée. Faut avouer que son don sous terre, elle avait plutôt bien appris à le gérer. Mais désormais, elle se sent complètement perdue. C'est tellement plus intense quand on est pas à l'abri du bunker! Et le pire! c'est qu'elle influe sur l'humeur des autres maintenant. Sauf que ça elle ne le contrôle pas du tout. C'est pour ça aussi, qu'elle tente de garder son foutu sourire collé sur ses fines lèvres rosées. C'est pour ça qu'elle tente de remonter le moral des troupes. Parce que sinon, ça risque de dégénérer, et ce serait de sa faute.. Un autre soupir.

Et soudain, une autre présence. Elle se raidit, Naÿko. Une autre personne dans la forêt, ça n'est jamais bon pour elle. Elle a deux options. Soit, vient de surgir dans son périmètre un ou une optimisé(e), au quel cas, elle a plutôt intérêt à prendre ses jambes à son coup. Soit c'est un rescapé qui se trouve également dans la forêt, et dans ce cas là, c'est qu'elle est suivie et qu'elle n'a pas suffisamment fait attention à ce qu'elle faisait. Merde. Mais quelle étourdie!

Après quelques minutes à continuer à pas lents, comme si elle ne savait pas où elle allait, comme si elle hésitait à s'aventurer plus loin, elle entend un bruit sourd. La personne qui la suit n'est apparemment pas trés dégourdie, ça ne peut être qu'un rescapé. Un optimisé n'aurait jamais fait autant de bruit. Alors elle se concentre Naÿko. Elle fait mine qu'elle cherche son chemin, mais elle se concentre sur l'intrus. et à force de concentration, elle distingue une aura qui lui semble familière. Mais avant d'associer un nom à cette aura... Elle avance encore de quelques pas et fait un brusque écart sur le côté. Elle disparait du chemin sur lequel elle était. Pour reparaître à droite de l'individu. C'est ce grand blond, norvégien, ou quelque chose comme ça, Naÿko et la géographie du continent ça a toujours fait vingt-sept, elle n'a jamais compris l'intérêt d'apprendre le nom des pays d'un monde qu'elle n'explorerait jamais. Bref, la voilà donc à deux pas de cet individu étrange.

« heu.. bonjour.. t'es perdu, p't'être? »

Elle n'arrive pas vraiment à savoir ce qu'il ressent.. étonnement, frustration, mécontentement? Étrange, d'habitude elle parvient plutôt bien à cerner les gens, la poupée.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 800 + WORDS.


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Sveinn Magnusson
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Message (#) Sujet: Re: Filature en forêt [PV Naÿko]   Mar 7 Nov - 22:02


Filature en forêt
ft Naÿko Ivory Dethlingger


Caché derrière d’épaisses fougères à l’odeur fort désagréable, je me relève tout doucement, à la manière d’un grand félin, mais en carrément moins discret. Honnêtement, ma technique ressemble davantage à celle d’un gros sanglier boiteux, mais la comparaison est si peu flatteuse que je me refuse encore à l’employer. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas le droit de la perdre de vue. D’abord parce que je caresse toujours l’espoir de démasquer son secret, mais aussi et surtout parce que je ne suis pas certain de pouvoir retourner seul au campement. Les yeux plissés, je scrute attentivement l’endroit où elle se tenait à peine une minute plus tôt. Rien. Au bout de quelques instants, une légère angoisse commence à me gagner, j’aime pas ça. Où est-ce que tu te caches blondie ? Allez, montre toi ma jolie…

« - heu.. bonjour.. t'es perdu, p't'être? »
Je sursaute sous le coup de la surprise. Putain !!! Heureusement que je ne suis pas sensible du cœur ! Je me redresse immédiatement, parce que j’ai bien conscience d’avoir l’air con, accroupi derrière mes fougères. Et les Dieux savent à quel point je déteste passer pour un idiot ! Est-ce que ça passerait mieux si je lui dis que je faisais caca ? J’en suis pas certain… Et de toute façon, je sais pas le dire en anglais. Ca y est, ça m’énerve ! Et toi aussi Blondie, tu m’énerves ! Franchement, pourquoi est-ce qu’elle arrive de ce côté-ci, la donzelle? J’ai dû me faire repérer quand je me suis vautré, et elle a cherché à me surprendre… Connasse. Bref, je bascule les épaules en arrière, bombe légèrement le torse, relève fièrement la tête. Pas question de lui faire sentir qu’elle m’a pris de court. Je pourrais briser chacun de ses os si l’envie m’en prenait, alors c’est toujours moi qui suis en position dominante, quoi qu’elle en dise.

J’exécute une profonde respiration, pour calmer mon rythme cardiaque, puis me décide à lui répondre, avec le peu de moyens linguistiques dont je dispose. Les mots ont toujours fait partie de mes armes les plus efficaces, je suis doué pour ça, mais malheureusement, en anglais, ça ne dépasse que rarement le sujet, verbe et complément. « - C’est dangereux la forêt... Seule. » . Même avec des mots simples, je peine généralement à me faire comprendre, à cause de mon accent islandais à couper au couteau, et ses fortes sonorités germaniques. Pourtant, les traits du visage de mon interlocutrice dénotent une certaine concentration, alors je me permets d’enchaîner.« - Je viens avec toi. » . Je sens bien que cette proposition ne l’enchante guère, mais je ne lui laisse pas réellement le choix. En revanche, il est plus que probable qu’elle ne me guide jamais vers son repère secret… N’ayant pas pour projet de tourner pendant des plombes dans cette forêt maudite, je me décide à aller directement au but. Mon regard un peu sévère se jette dans le sien.« - Tu sais où est l’avion? … L’autre morceau d’avion ?»

J’attrape ses deux bras, que je sers un peu trop fort peut-être. « - Dis-moi !» J’ai envie de la secouer comme une poupée de chiffon pour la faire parler, mais j’opte finalement pour une option un peu moins musclée. Si elle se laisse attendrir par les autres pleurnichards, moi aussi je peux faire larmoyer les ménagères dans leur chaumière ! Dommage que je ne dispose que d’un vocabulaire limité, car j’aurais pu lui conter une histoire bien dramatique ! Je desserre ses bras, puis colle un masque de tristesse sur mon visage indifférent. « - Mon fils était dans l’avion…» Je lui laisse digérer l’information. Les gosses, ça marche à tous les coups pour attendrir les nanas. « - Il a six ans, et... …. ….»

Mon cœur se sert, mon estomac se noue. C’est brutal. Inattendu. Je me rends soudain compte que j’ai failli mettre cette dernière phrase au passé. Que dans ma tête, la mort de mon petit est presque déjà actée… C’est effroyable, douloureux, insupportable… Mon souffle se fait plus difficile. S’il existe une infime probabilité pour qu’il soit encore en vie, je veux y croire, et c’est ça que je suis venu chercher aujourd’hui. Je me frotte le visage, comme si ce geste me permettait de mieux dissimuler les émotions qui me foudroient. J’ai tellement l’habitude d’être dans le contrôle que ces tempêtes intérieures me laissent carrément désarmé. Je n’ai plus besoin de simuler le désespoir qui me tiraille quand je croise à nouveau son regard. Non, je ne veux pas d’un câlin bisounours, ni de phrases réconfortantes, je ne suis pas comme ces autres cons sur la plage. Ce que je veux, c’est une raison d’y croire encore… Rien qu’un tout petit indice suffirait !« - ...il a besoin d’aide.» Et moi aussi…


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