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 Rencontre imprévue ▬ FB with Markus

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ΛΣR
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Esme Saddler
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Messages : 18 L'objet qui ne me quitte jamais : Le pendentif de sa mère. Je suis nostalgique de : la vie sur le continent.


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Message (#) Sujet: Rencontre imprévue ▬ FB with Markus   Lun 17 Juil - 1:02



► Infirmerie | début d’après-midi
Rencontre imprévue
Markus & Esme

La journée avait plutôt bien commencée. Esme s’était levée à l’heure, elle s’était lavée, avait pris son petit déjeuné puis elle était allée au laboratoire pour faire son travail d’infirmière. Les patients étaient heureusement très bien disciplinés et elle n’avait jamais de soucis de personnes passant devant une autre ou ce genre de broutille. La jeune femme était occupée à nettoyer la plaie d’un enfant qui était tombé et qui s’était éraflé lorsqu’elle entendit un grand fracas et que les murs tremblèrent légèrement. Puis le silence, celui pesant qui signifiait que quelque chose de grave venait de se passer. Elle rendit l’enfant à sa mère avant de se mettre à courir vers l’endroit où l’explosion s’était produite. Esme n’eut pas beaucoup de distance à faire pour se retrouver face à la scène post apocalyptique qui s’étalait sous ses yeux. Etonnement, l’infirmière ne resta pas comme certains, figée et perdue. Elle savait exactement quoi faire. La demoiselle se dirigea vers le premier corps gisant à terre, corps qui se trouvait être le chef du bunker. Après avoir donné quelques directives aux autres pour les aider à gérer la catastrophe, elle avait fait conduire l’homme dans l’infirmerie pour s’occuper de ses blessures.

En premier lieux, elle désinfecta ses plaies, coupa les vêtements et finalement sutura du mieux possible son patient. Puis, avec cette douceur qui la caractérisait, elle le mit dans le lit le plus doux possible, recouvrant le drap et la couette jusqu’à son cou. Puis vint la veille du blessé. Assise sur un siège inconfortable, un livre usé d’être trop lu entre les mains, elle s’était assoupie, un plaid vaguement mis sur les genoux. Elle avait les lèvres légèrement entre-ouvertes, l’esprit perdu dans les limbes de Morphée lorsqu’on la tira de son sommeil, la porte claquant durement. Elle sursauta, la pauvre infirmière avant de faire tomber son livre et de se redresser rapidement. C’était un homme haut placé de la station qui vint s’enquérir de l’état de santé de Markus. Se tenant à côté du corps alité, elle effleura la joue de ce dernier avec un sourire simple. « Il va bien, il se repose. L’effet du sédatif ne devrait pas tarder à disparaitre. » Informa-t-elle l’homme qui se contenta de marmonner dans sa barbe avant de tourner les talons sans chercher à en savoir plus. La jeune femme le suivit et ferma la porte derrière avec délicatesse pour ne pas gêner le patient puis, elle retourna s’asseoir sur le siège.

« Je crois que votre ami – s’il l’est – n’est pas quelqu’un de très patient. Je ne le trouve guère commode. » Elle haussa les épaules en soupirant, rangeant son livre sur une table non loin de là avant de se lever à nouveau et de venir prendre la température sur la tempe de l’homme allongé. Esme sourit un peu avant de finalement partir dans la pièce juste à côté de la chambre pour préparer un plateau repas pour son petit protéger. Cela ne lui prit que dix minutes. Esme revint les bras chargés avec de quoi nourrir un vrai régiment mais on n’était jamais trop prudent. Parfois, les personnes qui se réveillaient comme lui, avaient très faims. Elle posa le tout sur la commode avant de se réinstaller sur la chaise, fredonnant une chanson que lui avait appris sa mère, des années auparavant.
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ΛΣTHΣR
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Markus Harkam
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Message (#) Sujet: Re: Rencontre imprévue ▬ FB with Markus   Lun 17 Juil - 14:29

Il y eût un grand fracas suivi de l'obscurité totale. La dernière vision qu'eût Markus fut le tube à essai s'échappant de la pince du laborantin, pour venir s'écraser sur la flamme du bec benzène. La suite des événements fût si rapide qu'elle ne put être enregistrée par son cerveau. Le dérivé d'aluminium rencontra la flamme bleue, ce qui produit une combustion instantanée du métal, provoquant une puissante explosion de couleur blanche. Le bruit résonna dans les salles situées aux alentours et fit vibrer les murs d'acier de la station. La déflagration fut telle, qu'elle fit exploser l'ensemble des vitres du laboratoire et coucha tous les individus présents à terre. Le corps du Commandant fut projeté contre une paillasse et son crâne heurta le rebord de celle-ci avec violence. Il tomba instantanément dans l'inconscience et glissa sur le sol recouvert de débris de verre, du sang coulant le long de ses tempes.

Lorsque Markus se réveilla, ce fût d'abord une douce mélodie qui lui parvînt de loin aux oreilles, comme un bruit étouffé. Puis petit à petit, son cerveau capta les différents mots d'une comptine pour enfant qu'il connaissait bien. Celle qu'il avait autrefois chanté à Lulla lorsqu'elle n'était qu'un bébé. ♪ Chut, petit bébé, pas un mot. Papa va t'acheter un bel oiseau ♪. Markus crût un instant être en pleine rêverie. Il ouvrit péniblement les paupières, mais elles se refermèrent presque instantanément. Sa vue était floue. La mélodie continua de le bercer durant plusieurs minutes, le temps que son corps tout entier ne se réveille et se mette à hurler de douleur. Dans le haut du crâne se propagea un intense céphalée qui lui donna l'impression que sa tête entière vibrait. La lumière du néon brillant au-dessus de lui fit tirer la grimace lorsqu'il réussit enfin à ouvrir les yeux et que sa vue devînt claire. Il sentit pourtant qu'il ne voyait pas comme d'habitude. Puis, il finit par comprendre qu'un bandage recouvrait son œil gauche et une partie de ses cheveux. Par réflexe, il tenta de se toucher le visage, mais ses membres ne lui obéir que gauchement. Son bras se leva avec mollesse pour retomber de la même manière. Il poussa un soupir, mêlé d'un grognement. Ses membres étaient engourdis. Sa faible énergie lui permit de tourner la tête pour inspecter la pièce. Markus reconnut alors l'infirmerie. Un lieu qu'il n'avait guère fréquenté au cours de sa vie. Le Commandant était du genre robuste, comme homme.

Finalement, son œil s'arrêta sur une silhouette féminine assise sur une chaise à ses côtés. Elle avait la tête baissée sur un vieux livre, une couverture sur les genoux. Était-ce déjà la nuit ? Soudain des flashs de la journée lui revinrent en mémoire. Le déjeuner avec Orphielle, l’entraînement, puis sa visite au laborantin. La douleur dans son corps ne lui en parut que plus vive à la remembrance de celui-ci. La bouche pâteuse, il s’humecta les lèvres pour prononcer quelques mots. « Où...où est Peterson ? » demanda-t-il en faisant référence à ce satané de chimiste, visiblement incapable de tenir un tube à essai dans la main. S'il était encore vivant, il se jurait de lui interdire l'accès à tous les laboratoires de la station et de le cantonner au nettoyage des parties communes jusqu'à la fin de sa vie. A présent bien éveillé, Markus tenta de puiser dans ses forces pour se redresser sur le lit, mais la douleur dans son crâne le foudroya. « Argh ! » hurla-t-il en se tenant le front. A croire qu'il n'était pas aussi robuste qu'il ne le pensait.


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Esme Saddler
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Message (#) Sujet: Re: Rencontre imprévue ▬ FB with Markus   Lun 17 Juil - 15:18



► Infirmerie | début d’après-midi
Rencontre imprévue
Markus & Esme

Complètement perdue dans sa lecture, le son que produisait sa voix était presque automatique. C’était la comptine qu’elle chantait à sa petite sœur lorsque cette dernière était née. Esme s’était toujours prise d’affection pour ce simple chant qui calmait toujours sa cadette lorsqu’elle piquait diverses crises. L’infirmière connaissait le livre qu’elle lisait par cœur mais elle ne s’en lassait jamais, comme si elle se projetait dans chaque ligne, dans chaque image que contenait ce recueil usé par les années d’utilisation. Chut, petit bébé, pas un mot. Papa va t’acheter un bel oiseau… Esme ne remarqua pas immédiatement le réveil de son patient, l’esprit trop occupé à rêver. Ce fut lorsqu’elle vit un bras bouger qu’elle se rendit compte que le coma avait fui le corps bien que robuste du blessé. La demoiselle le laissa revenir à lui tranquillement et ne se leva que lorsqu’elle entendit quelques mots passer la barrière des lèvres de l’homme.

Esme posa sa main sur le front de l’inconnu avant de le forcer à rester aliter, oh, elle n’eut guère besoin de beaucoup de forces. Il venait tout de même d’échapper à une sacrée explosion. L’infirmière lui sourit doucement avant de remettre le drap ainsi que la couverture sur le corps encore bien fatigué du patient impatient. « Vous avez eu très chaud, monsieur Harkam. Vous êtes condamné à rester au lit pour la journée et la nuit au minimum. Il faut vous reposer. Avez-vous faim ? Elle désigna du menton le plateau repas posé sur la table de nuit avant de servir un verre d’eau accompagné d’une paille et de l’approcher du visage de l’homme. « Le professeur Peterson est pour le moment, en train de se faire opérer. Il a eu plusieurs éclats de verres qui se sont logés assez profondément. Votre tête a cogné fortement une paillasse de travail, on craint une commotion. » Elle lui fit un doux sourire, le laissant boire quelques gorgées avant de poser le verre et d’aller chercher les divers médicaments que Markus devait prendre.

L’infirmière revint avec quelques comprimés dans la main, un rouge pour le mal de crâne, un bleu contre les infections et un blanc contenant quelques vitamines. Elle tendit les cachets au patient avant de lui redonner de l’eau. Esme veilla à ce qu’il avale bien tout ça avant de reprendre la parole. « Je m’appelle Esme Saddler. Je suis votre infirmière, je m’occuperais de vous jusqu’à votre rétablissement. Ne croyez pas que je suis incapable de vous attacher au lit pour que vous vous reposiez. S’il faut le faire, je m’en occuperais personnellement. » Un doux sourire sur les lèvres, elle rit un peu avant de hausser les épaules et d’effleurer le pansement sur la tête de son patient. « Vous avez eu un éclat de verre au-dessus de l’arcade, par sécurité, j’ai bandé votre œil. D’ici une heure, je retirerais la gaze pour faire quelques tests oculaires. Mais, vous n’avez pas perdu votre œil. »

Toujours avec cette douceur presque maternelle qui la caractérisait, la demoiselle prit le poignet libre du blessé pour vérifier son poult. Une fois satisfaite, elle hocha la tête avant de reprendre la parole, un peu trop bavarde, comme toujours. « Voulez-vous vous asseoir ? Vous avez eu de la visite au fait, un homme bedonnant, légèrement chauve. Je l’ai renvoyé en lui disant de revenir plus tard. Sachez que je vous interdis d’avoir des visites avant que les cachets contre la douleur ne fassent effet. » Elle sourit à nouveau avant de retourner s’installer sur son siège, ses yeux d’un bleu très clair ne cessant de fixer Markus pour veiller à ce qu’aucune complication ne survienne durant son alitement forcé.
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ΛΣTHΣR
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Markus Harkam
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Message (#) Sujet: Re: Rencontre imprévue ▬ FB with Markus   Lun 17 Juil - 18:41

Markus vit deux yeux d'un bleu exceptionnel apparaître devant lui, lorsque la silhouette s'approcha pour le forcer à rester allongé. Il crut que son œil lui jouait des tours tellement la teinte était éclatante, pareille à celle de l'océan qui bordait les plages de l'île. Mais non. Ces deux iris appartenaient à une jeune femme dont la figure de poupée l'empêchait de déterminer s'il s'agissait d'une adulte ou d'une enfant. Cependant, lorsqu'elle se mit à parler, il se rendit compte par sa voix qu'elle était beaucoup plus âgée qu'elle n'y paraissait. « Vous avez eu très chaud, Monsieur Harkam. Vous êtes condamné à rester au lit pour la journée et la nuit au minimum. Il faut vous reposer. Avez-vous faim ? » lui demanda-t-elle, en désigna du menton le plateau repas posé sur la table de nuit. Elle se retourna pour lui servir un verre d'eau et lui tendit une paille, pour l'inciter à boire. Markus la dévisagea quelques instants, avant de s'exécuter en sifflant une gorgée. Un désagréable goût de sang lui restait dans la bouche. « Commandant. C'est Commandant Harkam » ne put-il s'empêcher de la reprendre avec une certaine sévérité dans la voix. Monsieur n'était pas un nom qui lui correspondait, ni ne faisait justice à sa fonction. Markus reprenait souvent ses nouvelles recrues sur ce point, lorsqu'il les formait. Plus qu'un grade, c'était une marque de respect et d'autorité qui faisait de l'homme qu'il était le chef de cette base. Personne n'était exempt de l'appeler par un autre qualificatif...même pas sa propre fille.

La jeune femme reprit la parole pour l'informer de l'état de santé préoccupant du Professeur Peterson, ainsi que la gravité du sien. « Merveilleux » commenta Markus avec sarcasme. Devoir être alité à cause de l'incompétence de l'un des scientifiques de la station était bien la dernière chose dont il avait besoin en ce moment préoccupant pour l'avenir des hémithes. Un mystérieux avion était venu se cracher quelques jours plus tôt sur l'île, faisant naître le chaos parmi les natifs et la panique au sein du bunker. Depuis plus de soixante-dix ans, aucun individu n'était entré ou sorti de cet îlot, qu'un magnétisme puissant protégeait de toutes intrusions. Ce crash d'avion constituait une menace à la sécurité de tous et de l'ensemble du projet t.e.c.h. Si Markus ne prenait pas vite des directives pour enquêter sur les rescapés, le pire pourrait arriver et il en serrait certainement l'un des premiers à en subir les conséquences. Il avait accordé toute sa vie à ce projet, il n'allait pas laisser le Conseil le lui voler, sous prétexte qu'un objet était tombé du ciel. « Je ne peux pas me reposer, j'ai une station à diriger » répondit Markus, à l'infirmière qui venait de le menacer de l'attacher au lit s'il ne prenait pas de repos. Elle semblait totalement inconsciente du danger qu'elle encourrait à lui parler sur ce ton. Ce n'est pas parce qu'il était blessé, qu'elle pouvait se permettre de telles familiarités avec lui. Il tira cependant la grimace lorsqu'elle posa la main sur son bandage, signe que les conseils qu'elle lui prodiguait n'étaient pas donnés sans raison. « Vous avez eu un éclat de verre au-dessus de l’arcade, par sécurité, j’ai bandé votre œil. D’ici une heure, je retirerais la gaze pour faire quelques tests oculaires. Mais, vous n’avez pas perdu votre œil » lui assura-t-elle, en lui souriant pour la troisième fois. Markus n'avait plus vu quelqu'un lui sourire ainsi depuis des années, si bien qu'il se demanda si elle ne se forçait pas.

Après lui avoir fait ingérer un trio de pilules, la jeune femme saisit son poignet pour prendre son pouls, puis une fois satisfaite, lui demanda s'il désirait s'asseoir. Markus acquiesça à sa proposition. « Vous avez eu de la visite au fait, un homme bedonnant, légèrement chauve. Je l’ai renvoyé en lui disant de revenir plus tard. Sachez que je vous interdis d’avoir des visites avant que les cachets contre la douleur ne fassent effet » reprit l'infirmière, vraisemblablement très bavarde. Markus poussa un long soupir, tandis qu'il installait son dos à l'équerre. La tête lui tourna légèrement, mais il s'agrippa aux barreaux du lit pour ne pas chavirer. « Oh, le Conseiller Grishaw est venu voir si j'étais mort... » marmonna-t-il avec amertume. Les vautours venaient déjà roder autour de son corps, alors qu'il n'était que blessé. Manque de chance, sa place n'était pas encore à prendre. « C'est moi qui donne les ordres dans cette station, vous êtes au courant ? » fit-il remarquer à l'infirmière, qui allait se rasseoir face à lui. Il n'avait pas l'habitude qu'on lui parle ainsi, que ce soit le fait de lui donner des ordres ou de se montrer avenant à son égard. Son œil zieuta le plateau à repas, toujours disposé sur la table à côté de la jeune femme. « Vous aviez parlé de nourriture ? » demanda-t-il, en se mordant les lèvres. Il n'avait pratiquement rien avalé au déjeuné, car son repas avec Orphielle s'était terminé dans une querelle. Vraiment sa journée n'avait pas été des plus agréables.


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Esme Saddler
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Message (#) Sujet: Re: Rencontre imprévue ▬ FB with Markus   Lun 17 Juil - 21:28



► Infirmerie | début d’après-midi
Rencontre imprévue
Markus & Esme

Bien loin de se formaliser du protocole, elle avait passé sa journée et une parte de la nuit à tenter de sauver du mieux possible les rescapés de l’explosion. Deux morts, cinq blessés. C’était le bilan à l’heure actuelle. Une fois qu’elle fut certaine que tout le monde était pris en main, elle était restée au chevet de Markus sans se préoccuper de son rang. L’attente fut longue et elle s’assoupit quelques peu avant le réveil du chef du bunker. La première réponse que lui donna l’homme la fit plisser du nez, aucun merci, aucun mot pour les diverses victimes. Elle poussa un profond soupire sans lui répondre, se contentant de faire son travail pour le moment, malgré le côté très agaçant de son patient qui, elle le savait d’avance, ne se laisserait pas faire.

Pour lui faire plaisir, elle utiliserait ce titre idiot alors qu’il était alité pour au moins quelques heures. « Au vu de vos blessures, commandant, je ne pense pas que vous pourrez faire plus de dix pas sans être obligé de vous reposer. » Elle retint la fin de sa phrase concernant le fait qu’il ne devait pas avoir envie qu’on le voit si faible. Mais, Esme se tut, se contentant de reprendre la parole pour l’informer sur les dégâts de son œil. Son sourire se faisait naturellement, elle ne se forçait jamais. Généralement, ses patients n’avaient pas choisis de venir à l’infirmerie et de se blesser alors, l’infirmière pensait qu’un sourire pouvait apaiser et guérir les maux intérieurs. Et quelque chose lui disait que cet homme, aussi haut placé fut-il, avait son lot de balafre sur le cœur. Lorsqu’elle reprit la parole pour l’informer de sa visite, Esme haussa les épaules en l’écoutant. Elle se tenait bien loin de ce genre de chose, préférant rester dans sa petite infirmerie à l’écart de toute politique. Elle aida du mieux possible le blessé à se redresser dans son lit avant de l’observer, franchement surprise de sa question. Si elle était au courant qu’il les dirigeait ? La prenait-il pour une demeurée ?

« Commandant Harkam, si je connais votre nom, c’est bien que je sais qui vous êtes, non ? Si je me permets de vous donner quelques ordres, c’est uniquement pour votre bien-être et pour que vous vous rétablissiez le plus vite possible… » Légèrement vexée, elle se promit de lui ressortir cette phrase plus tard. Quand, Esme n’en savait rien mais elle lui renverrait cette pique qu’elle trouvait franchement déplacée. Cependant, la question de Markus la tira de sa légère rêverie de vengeance. La demoiselle hocha la tête et tira une table à roulette vers le lit, posant le plateau repas sur celle-ci. « J’ai fais avec ce que j’avais. Veuillez m’excuser si ça ne vous convient pas. » La jeune femme eut une moue boudeuse en lui désignant les quelques sandwichs qu’elle avait pris soin de préparer. Un peu de pain avec de la viande de volaille puis un autre avec un semblant de fromage blanc. Ainsi qu’un peu de salade assaisonnée et un yaourt nature. Posant le verre d’eau sur le plateau, elle s’installa sur son siège en le regardant manger d’un œil maternel, le couvant presque. « Il y a eu deux décès ainsi que cinq blessés. Certains ne sont toujours pas sortis d’affaire. Je pensais que ça vous intéresserait. »
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Markus Harkam
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Message (#) Sujet: Re: Rencontre imprévue ▬ FB with Markus   Mar 18 Juil - 20:04

L'infirmière fut particulièrement pessimiste quant à sa capacité à être sur pieds au vu de ses blessures. Malgré les protestations de Markus, elle se montra très insistante pour qu'il reste alité et ne manqua pas de le rappeler à l'ordre en l'appelant par son titre militaire, comme celui-ci lui avait fait remarqué. « Commandant Harkam, si je connais votre nom, c’est bien que je sais qui vous êtes, non ? Si je me permets de vous donner quelques ordres, c’est uniquement pour votre bien-être et pour que vous vous rétablissiez le plus vite possible… » lui dit-elle, sans se laisser démonter. Le Commandant se mit à soupirer, après qu'elle l'ai aidé à s'installer en position assise. Ce mouvement lui provoqua un violent vertige, qu'il dissimula en un battement de paupières. Pendant un instant même, son œil dégagé se recouvrit d'un voile blanc. Il s'agrippa aux barreaux du lit pour éviter le déséquilibre. La douleur à l'intérieur de son crâne eut raison de son entêtement et il décida de ne pas discuter d'avantage. « Combien de temps faudra-t-il que je garde cela ? » demanda-t-il en désignant son bandage à la tête. Markus se sentait oppressé par celui-ci. Son champ de vision était réduit, sans parler de sa boite crânienne qu'il le pressait comme un étau. C'était comme si son propre corps l'emprisonnait.

A sa demande (ou plutôt sa remarque), elle lui servit le plat repas qu'elle avait apporté à son réveil. « J’ai fais avec ce que j’avais. Veuillez m’excuser si ça ne vous convient pas » lui dit-elle, en tirant la table à roulette vers lui. Markus regarda les sandwichs, la salade et le yaourt d'un œil satisfait. Il n'était pas difficile lorsqu'il s'agissait de nourriture. « Cela ira » approuva-t-il en s'emparant d'un premier morceau de pain. « Il y a eu deux décès ainsi que cinq blessés. Certains ne sont toujours pas sortis d’affaire. Je pensais que ça vous intéresserait » lui dit tout à coup l'infirmière, de nouveau assise sur sa chaise. Markus déglutit mal la bouchée qu'il venait de croquer. Ayant gardé Peterson comme dernière image d'avant l’exposition, le Commandant n'avait réalisé que l'explosion qui avait eu lieu avait pu toucher d'autres personnes. L'orgueil qu'il ressentait jusque là retomba lourdement. « Qui cela ? » demanda-t-il avec intérêt. Il essaya de se souvenir les personnes présentes dans les pièces environnantes, mais son esprit était altéré par la douleur le traversant. A l'entente des noms, l'appétit de Markus se coupa instantanément. Il prit une gorgée d'eau pour faire passer ce qu'il venait de manger, puis repoussa le plateau de la main. C'était inacceptable. Une part de lui pensait déjà la sanction qu'il infligerait à Peterson, une autre part souhaitait rendre hommage aux morts. Cet incident aurait des conséquences graves, bien plus graves qu'elles ne pouvaient en avoir dès à présent. Mettre le Commandant de la station au tapis c'était une chose, se rendre responsable de la mort de deux personnes, cela en était une autre. Le Conseil voudrait sûrement prendre par à la décision. Markus se doutait déjà de la sentence. « Vous ne devriez pas être à leur chevet, eux aussi ? » demanda-t-il en observant l'infirmière. « Si votre présence est requise auprès des autres blessés, je pense que je peux me passer de supervision pendant quelques heures » lui dit-il avec une véritable sincérité. Markus était un supérieur dur, mais il estimait profondément ses hommes (sauf cet abruti de savant fou de Peterson). Si les autres blessés étaient dans un état plus grave que lui, la présence constante d'une infirmière personnelle à ses côtés était vraiment surfaite et ce, peu importe qu'il soit le Commandant de la station. Tout les hémithes avaient la même valeur pour Markus. Toutes pertes humaines étaient un échec pour le projet t.e.c.h et pour l'ensemble de la communauté. « Je vous donne ma parole de ne pas quitter ce lit avant votre retour » ajouta-t-il en plongeant son regard dans le sien. Un nouveau voile apparu sur son œil et Markus pressa prestement sa main sur celui-ci pour contenir le vertige qui le reprenait. Il avait l'impression que sa tête allait exploser. Il espérait que ses pilules fassent leur effet rapidement.


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Esme Saddler
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Message (#) Sujet: Re: Rencontre imprévue ▬ FB with Markus   Mar 18 Juil - 20:49



► Infirmerie | début d’après-midi
Rencontre imprévue
Markus & Esme

Malgré le côté opiniâtre de son patient, Esme était grandement soulagée de voir qu’il ne semblait pas avoir de séquelles. Même si les vertiges et le mal de crâne mettraient un peu de temps à passer, Markus était bel et bien tiré d’affaire. L’infirmière remarqua bien les vertiges visiblement assez puissants de l’homme mais elle ne fit aucune remarque, la demoiselle l’avait prévenue de toute façon, tant pis pour lui. Elle eut un léger sourire en l’observant, lui qui paraissait toujours si fort, indestructible lorsqu’il passait dans les couloirs, ne lui jetant pas même un regard à elle, la pauvre infirmière bien bas dans l’échelle de la démocratie du bunker. Massant son poignet douloureux, elle finit par répondre au patient, masquant du mieux possible le bleu que lui avait fait son ivrogne de père. « D’ici une petite heure, je l’enlèverais. » Esme haussa les épaules avant de soupirer légèrement et de lui donner son plateau repas préparé à la va-vite.

Rassurée que l’encas lui convienne, elle finit par lâcher la bombe qu’elle gardait depuis maintenant cinq heures. Lorsqu’elle fermait un peu trop les paupières, la demoiselle pouvait voir les visages horrifiés qui étaient rescapés de l’explosion. Quelqu’un devait payer, c’était forcé, c’était dans la loi des hermithes. Esme le savait, elle avait beau détester Peterson, elle n’arrivait pas à lui en vouloir. Pourquoi ? Parce qu’il ne pensait pas faire autant de dégâts avec un simple tube à essai, non ? Mais ça, ce n’était pas à elle d’en décider. Remarquant le soudain manque d’appétit du commandant, Esme ne put retenir un sourire compatissant, la charge qui devait lui incomber était rude, puissante et obligatoire. L’infirmière blêmit légèrement en l’entendant lui demander qui avait trépassé. Elle s’accrocha à l’accoudoir de sa chaise avant d’inspirer et de réciter presque mécaniquement les noms, tentant de ne pas se laisser submerger par les images qu’elle avait vu quelques heures plus tôt. « Adam Markaff et Liam Hendrix sont décédés sur le coup, ils n’ont heureusement pas soufferts. Sierra Levi, Ana Bordan, Mark Ruppert, Jeremy Devin et le docteur Peterson sont les blessés. Le seul encore dans un état critique reste Peterson. »

Esme ferma ses beaux yeux bleus pour chasser le visage de ces pauvres bougres, elle secoua la tête avant de se relever et de pousser le plateau pour lui laisser plus de place. « Les vertiges vont passés avec le temps. Mais, ça risque de durer au moins quelques semaines. » Elle posa doucement sa main sur l’épaule de l’homme avant de l’aider à se stabiliser malgré l’impression que le plancher allait se dérober. La remarque du commandant la surprit franchement. Elle haussa les sourcils, se reculant de quelques pas pour mieux apprécier le visage du patient. Un nouveau sourire naquit sur ses lèvres, franc et tendre, comme elle en donnait rarement malgré son côté facilement avenante. « Dans ce cas, je vais aller voir. N’oubliez pas que vous m’avez donné votre parole. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, il suffit de sonner et je viendrais. » A nouveau, elle posa sa main sur l’épaule de l’homme, un geste simple et aussi doux que sa nature. La demoiselle lâcha un murmure à peine audible mais terriblement sincère. « Désolée. » Puis, elle s’esquiva de la chambre, allant aider ses collègues bien débordés par la soudaine charge de travail.

Esme resta près d’une heure à travailler auprès des blessés, allant finalement nettoyer les corps des deux personnes décédées pour les rendre présentable. Un fois cette tâche ingrate mais qu’elle faisait toujours, la jeune femme revint dans la chambre de son patient attitré. Elle frappa à la porte, attendit l’autorisation avant de rentrer et de tenter de faire comme si les visages des cadavres ne la hantaient pas. Avec douceur, elle se positionna à côté de l’homme, retirant peu à peu le bandage qui obstruait son œil. Une fois la gaze enlevée, elle vérifia à l’aide d’une petite lumière la pupille de son commandant puis elle désinfecta une dernière fois la plaie avant de se reculer et de lui sourire un peu. « Voilà, il n’y a plus rien normalement. Pas de gêne, de tâche ou autre ? » Esme rangea ses ustensiles avant de regarder le plateau pour voir s’il avait réussi ou non à manger.
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Markus Harkam
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Message (#) Sujet: Re: Rencontre imprévue ▬ FB with Markus   Mer 19 Juil - 21:25

Le visage de Markus se fronça à l'énonciation des victimes de l'explosion. Ils les connaissaient tous. Pas nécessairement de façon personnelle, mais il pouvait remettre un visage chacun sur d'entre eux. Depuis sa prise de fonction, le Commandant avait accès aux dossiers de tout les hémithes de la station. Deux cent quarante sept très précisément. Enfin, deux cent quarante cinq à présent. Il connaissait au moins le nom et la fonction de l'ensemble des individus, allant de la vice-présidente au dernier nouveau-né de la station. D'ailleurs, c'est lui qui conservait les actes de naissance et de décès dans ses archives personnels. C'est également lui-même qui allait devoir faire un rapport sur cet accident, ainsi qu'en déplorer le nombre de victimes. La tâche allait être longue, pénible, autant pour lui que pour les proches des deux hémithes décédés. L'orgueil de Markus était profondément ébranlé par cette perte. Si bien que lorsque l’infirmière quitta la chambre en lâchant un triste "désolée", il ne put s'empêcher de la reprendre. « Ce n'est pas votre faute » pesta-t-il en secouant la tête, presque vexé. Elle venait de sauver la vie à cinq personnes, dont la sienne. C'était la dernière au sein de cette station à devoir présenter des excuses. Les seuls responsables étaient Peterson et Markus. L'un devrait répondre de ses actes. L'autre les réparer.

Il ne fallu pas longtemps à Markus pour tomber à nouveau dans un profond sommeil. Les cachets que lui avaient donné l'infirmière firent progressivement leur effet, pour le transporter dans les bras de Morphée. Une bonne heure passa avant qu'il n'émerge à nouveau. Il entendit la porte claquer, mais ce ne fût pas le visage d'Esme qu'il découvrit en rouvrant les yeux, mais celui de sa fille : Lulla. « Tu es là depuis longtemps ? » lui demanda-t-il, en se redressant dans le lit. Elle s'était assise sur la chaise à la place de l'infirmière, détaillant ses blessures d'un regard inquiet. « C'est le Conseiller Grishaw qui t'a prévenu je suppose ? » demanda Markus, en voyant qu'elle avait du mal à parler. Elle releva subitement la tête, visiblement surprise pas sa question. Ses yeux étaient plus brillants qu'à l'habitude. « Non, toute la station est au courant » réfuta-t-elle en secouant la tête. Elle fuit à nouveau son regard pour s'intéresser au plateau repas encore présent sur la table à roulettes. « Après avoir entendu le bruit de l'explosion, on m'a dit que c'était dans le laboratoire où tu étais et... » lui confia-t-elle, la voix tremblante. Elle semblait au bord des larmes, du moins, c'est ce que trahissait le tremblement de ses lèvres. Markus en fût décontenancé, mais Lulla se leva brusquement avant qu'il n'ait pu faire la moindre remarque. « Il faut que je retourne à la salle des machines. Je me suis échappée de ma pause... Prend soin de toi, papa » lui dit-elle en essuyant ses larmes d'un révère de la main. Elle attrapa un sandwich sur le plateau, puis l'engouffra dans sa bouche. Venait-elle de l'appeler papa ? « Lulla ? Lulla ! Reviens ici ! » l'interpella Markus, en vain. Sa fille avait déjà tourné les talons pour sortir de la chambre aussi vite qu'elle était entrée.

L'infirmière réapparut une bonne heure après le passage en coup de vent de sa fille. S'il n'avait pas été dans un si mauvaise état physique, il aurait sûrement tenté de la rattraper. Même s'il se doutait qu'elle n'aurait pas souhaité converser avec lui, d'où sa fuite. Voilà des années qu'il n'avait pas vu Lulla verser une larme, encore moins à son égard. Mais ce n'était pas ce qui l'avait le plus chamboulé dans la visite de sa fille. Pour la première fois, depuis une éternité, elle l'avait appelé papa. « Voilà, il n’y a plus rien normalement. Pas de gêne, de tâche ou autre ? » lui demanda la jeune femme, en lui enlevant son bandage à l’œil. Markus papillonna plusieurs fois pour essayer d'ajuster sa vue. Tout était encore flou, ce qui était certainement normal vu le choc qu'il avait reçu. Finalement, il fit non de la tête. « Vous vous êtes blessé aussi ? » demanda-t-il, en désignant son poignet frêle. Il était couvert d'ecchymoses encore rouge, donc récentes.


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Esme Saddler
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Message (#) Sujet: Re: Rencontre imprévue ▬ FB with Markus   Hier à 0:06



► Infirmerie | début d’après-midi
Rencontre imprévue
Markus & Esme

La phrase lâchée avec colère par Markus la fit légèrement sourire. Elle ne faisait que compatir, la demoiselle mais, elle ne releva pas, elle comprenait bien ce que ça signifiait. Esme passa un très long moment à nettoyer les deux corps sans vie qu’elle n’avait pas pu sauver. Bien sûr que l’infirmière n’aurait rien pu faire, ils étaient morts sur le coup mais… Mais, elle espérait sincèrement qu’ils n’aient pas trop soufferts. Longtemps, elle passa la main dans leurs cheveux avec tendresse, comme pour les couver d’un dernier amour, d’un dernier geste d’apaisement. Puis, après avoir versé quelques larmes, avoir observé une minute de silence, elle les rhabilla et les couvrit avec douceur. Suite à ça, sans prendre sa pause journalière, Esme retourna voir le commandant de la station pour lui retirer son bandage.

Elle avait préparé un plateau avec une paire de ciseaux, un nouveau bandage au cas où ainsi qu’un peu de désinfectant. L’infirmière avait frappée, totalement inconsciente de la venue de la sœur de l’homme alité puis, elle était rentrée et lui avait retiré son pansement avant de se reculer pour le laisser cligner plusieurs fois des yeux pour faire le point. Une fois qu’il lui signifia que non, elle parût soulagée et hocha la tête, contente. Mais, lorsque Markus la questionna sur les provenances des bleus sur son poignet, elle eut comme réflexe parfaitement idiot, de cacher les bleus à l’aide de sa blouse blanche, haussant les épaules avec une fausse désinvolture. « Non. Ce n’est rien, je suis juste quelqu’un de très maladroit. » Après une petite moue désolée, elle rangea le plateau et le posa sur la commode avant de se réinstaller sur le siège en face de Markus. « Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ? » La demoiselle eut un profond soupire, secouant la tête pour chasser l’image des cadavres allongés sur la table d’opération, ensanglantés et couverts d’e plaies.

Elle eut un léger sourire avant de hausser les épaules et de se frotter le visage avec ses mains. « Les corps sont prêts. Je les ai nettoyés et préparés pour être montrés aux familles. » Cette image, elle refusait de sortir de sa tête. Elle allait en rêver pendant des nuits entières avant que ça ne se calme et qu’elle réussisse à occulter ce moment de son esprit. Elle eut un profond soupire avant de se lever finalement et de s’approcher de la porte. « Il y a des personnes qui cherchent à vous voir. Pour le moment, je les tiens à l’écart de votre chambre mais, ils risquent de revenir à la charge rapidement. Vous voulez que je les appelle ? » Elle avait même envoyé balader le conseil en leur disant expressément qu’ils n’étaient pas médecins et qu’entre les deux, c’était elle la plus compétente. Et, étrangement, ils avaient acceptés sans sourciller mais, Esme s’attendait à des représailles plus ou moins importantes.

« Je crois, personnellement, que vous ne devriez pas trop vous blâmer pour ça. Vous avez eu votre punition. Je vais m’occuper de prévenir les familles quand vous vous serez rendormis. » Parce que mademoiselle comptait bien le garder jusqu’au lendemain matin. Minimum. Mais, elle doutait fortement de réussir à le retenir plus longtemps. La demoiselle eut un doux sourire pour son patient avant de s’adosser à la porte pour le regarder, une question s’échappant de ses lèvres fines et roses. « Qu’allez-vous faire maintenant ? Qu’est-ce qui va se passer ? Et si… Si les autres ne survivent pas… ? » La jeune femme plissa les yeux avant de soupirer et de retenir un vertige. Elle avait oublié de manger aujourd’hui, c’était con quand même.
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