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 Headaches ♦ Lance

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ΛΣR
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Frida Nascimento
perception
Messages : 31 L'objet qui ne me quitte jamais : Mes lunettes, souvent dans ma poche, au sommet de ma tête, dans la ceinture de mon pantalon... rarement sur mon nez Je suis nostalgique de : La présence de Marcus à mes côtés


Carnet de bord
Feuille de route des Rps :
Relations du personnage :
Activité : je suis bien disponible ✔
Message (#) Sujet: Headaches ♦ Lance   Mar 4 Juil - 20:39


and nothing can be more captivating than the waves hitting the shore
Lance Valen & Frida Nascimento

Lagon devant elle. Masse de crème et de sable devant elle, aveuglante de soleil, qui se perd dans la masse mouvante du bleu que forment ciel et océan aux mêmes nuances agressives d'être saturées de soleil et de chaleur. Jungle derrière elle. Même masse de sable qui se heurte au mur de bruns et de verts des arbres et des lianes, aux tâches éparpillées de fleurs et de fruits qui parviennent à percer à travers la densité de la chlorophylle. Des flouteurs brunes répandues sur la plage, bois flotté par les vagues après avoir été dérobé à la jungle ou à la mangrove par la pluie et le vent qui ont travaillé de concert pour les emporter. Le soleil est cruel dans le ciel, haut et brillant, masse de feu qui chauffe la peau et la dessèche, qui trouble plus avant sa vue. Elle sort trop peu le jour, elle fuit trop peu la restriction de la Station le midi, elle voit trop peu le zénith, et sa force lui vole les siennes, la confine à la lisière du lagon, là où l'ombre des arbres persiste encore et donne l'illusion de la fraicheur.

Elle peut entendre le vent qui siffle et qui hulule alors qu'il danse dans les branches, elle peut sentir les grains de sable et la terre et l'herbe qui se mêlent et se séparent sous la plante de ses pieds, elle peut percevoir le goût de l'iode dans sa bouche et celui minéral du sable collé à ses lèvres par l'air en éclats de quartz. Elle peut entendre le ressac, le rythme si régulier des vagues qui s'échouent et se retirent le long de la plage, sur lequel son cœur se calque en un instinct primitif et apaisant. Elle peut sentir la chaleur sur sa peau, et les rayons qui jouent le long de ses yeux à peine entrouverts pour se protéger de la luminosité du lieu. La lumière artificielle n'a rien de la lumière du jour, la lumière du jour n'a rien de celle du zénith réfléchi sur l'eau et une infinité d'éclats de quartz. Elle n'est pas prête, ses yeux ne sont pas prêts. Ne le seront jamais, oscillant entre l'obscurité et la précision microscopique comme ils aiment à le faire. Ils n'aiment pas tant de lumière, elle le découvre aujourd'hui. Elle savoure quand même l'odeur de l'océan apportée par le vent, celle des algues et du bois attaqué par l'iode, celle du sable humide, des coquillages et crustacés échoués et brisés, des plantes débordantes de vie et de sève. Elle essaie d'ignorer le poids d'un regard dans son dos, refuse de se retourner, crainte illogique de croiser l’œil cyclope d'une caméra. Si elle l'ignore, il disparaitra. Elle fait un pas, à la place, puis un autre, émerge dans la lumière. Le sable est brûlant sous ses pieds, crissant, presque coupant dans son omniprésence. Bizarrement réel. Elle ne déteste pas la sensation. Sourit. Rit. Le son emporté dans le vent jusque dans l'océan.

Elle peut toujours sentir une présence mais continue de l'ignorer, d'avancer sur la plage. Jusqu'à se sentir trébucher, bois partiellement couvert par le sable qui retient son pied et la fait basculer, main se tendant pour se rattraper. Jusqu'à sentir un choc à l'arrière de son crâne, qui blanchit sa vision et explose dans sa tête, qui lui tire un son instinctif de douleur et fait tenter de se redresser son corps, se lever ses mains pour sentir la bosse et se protéger. Gestes incompatibles, qui la laissent s'échouer sur le sable sans pouvoir amortir la chute, corps sur le côté qui empêche le sable de pénétrer la barrière de cils et paupières abaissées, qui ne permet d'entendre que les pulsations du sang à l'arrière de sa tête comme un second cœur palpitant. Il n'y a que le voile brûlant de la douleur alors qu'elle se recroqueville sur elle-même et referme ses mains sur son crâne, vulnérable. Ça fait mal. Moins mal que perdre la moitié de son être, mais mal. Une autre douleur. Brutale, vivante, brûlante. Une douleur comme un être vivant qui s'empare de son cerveau et consume tout le reste jusqu'à ne laisser que des larmes glisser le long de ses joues. Une douleur qui cherche sa cause et sa raison d'être, et qui change son souffle en halètements agonisants et en gémissements blessés entre temps.

© HELLOPAINFUL


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