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 Ghost ♦ Marcus

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ΛΣR
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Frida Nascimento
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Messages : 31 L'objet qui ne me quitte jamais : Mes lunettes, souvent dans ma poche, au sommet de ma tête, dans la ceinture de mon pantalon... rarement sur mon nez Je suis nostalgique de : La présence de Marcus à mes côtés


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Message (#) Sujet: Ghost ♦ Marcus   Mar 27 Juin - 17:31


Memory is more indelible than ink
Frida Nascimento & Marcus Vitalïs

Un pas devant l'autre, se faufiler, se faire discrète, oreilles aux aguets et corps tremblant de nerfs et d'anticipation. Prendre la fuite, se glisser entre les portes, esquiver les caméras et les gens, retrouver le goût de l'adrénaline et de la liberté. Encore une requête refusée, encore une expédition de recherche qui ne se fera pas, encore une soirée avec ses parents qui lui sourient et lui demande si elle n'a pas envie de se poser, d'épouser un des autres botanistes avec qui elle a tant de points communs, de se fixer. La bonne blague. Soupir, discret, son au loin qui la fait se tendre, si peu, sans pourtant s'arrêter d'avancer. C'est trop visible, les mouvements qui se figent, ça attire l'attention et elle ne le souhaite pas. Elle se force à mettre un pied devant l'autre à la place, toujours, jusqu'à attendre l'objectif. Surface, brise dans ses cheveux, soleil qui l'aveugle plus avant et la fait rire légèrement alors que ses doigts se referment sur ses lunettes. Un instant, le monde se fait cruellement précis, pression à l'arrière de son crâne augmentant. Les couleurs sont aveuglantes, les détails sont omniprésents, impossible de déterminer ce qu'elle voit. Les feuilles ne sont plus que des réseaux de veine et de chlorophylle, les troncs des labyrinthes d'écorce, le sol une toile abstraite, avant que tout se trouble et s'assombrisse. Trente secondes de clarté aveuglante, avant de se rendre à son statut d'aveugle, de laisser ses épaules basculer en arrière et ses yeux se clore, soupir soulagé glissant d'entre ses lèvres. Les rouvrir, accepter, concentration reprenant, instinctive. Couleurs qui reprennent vie, formes qui oscille, brume devant ses rétines qui ondule comme une vague de chaleur avant de disparaitre. Elle n'y voit pas bien, rien qui ressemble au miracle microscopique de l'instant d'avant. Elle y voit. C'est un miracle en soi, alors qu'elle avance enfin dans la jungle, escalade un arbre et opte pour se déplacer telle un singe, de branche en branche. Pour le plaisir des feuilles contre sa peau, des branches qui la fouettent, pour la sécurité d'être plus difficile à identifier par les caméras.

Une branche après l'autre, jusqu'à atteindre une de ces zones qu'elle sait dépourvue de surveillance et de se laisser glisser au sol, pieds dénudés heurtant les feuilles et genoux ployant. Chaussures glissées dans le sac, monde qui se refait trouble, doigts traçant l'air et oreilles aux aguets, flaques de couleurs devant ses yeux. C'est familier, c'est reposant, tandis qu'elle avance, jusqu'à sentir la fraicheur de l'eau émaner devant elle et se laisser glisser devant. Inspiration, tête qui fend sa surface, avant d'en émerger et de se secouer. C'est froid, elle est trempée. Elle en rit, doucement, avant de se rendre à la vue, et d'observer ce qui l'entoure. Feuillages, buissons, arbres aux troncs épais et mousseux, lianes formant des ponts et barrières, eau claire et fraiche devant elle, qui a alourdit ses cheveux et ruisselle le long de ses mains tandis qu'elle les essore. Ciel bleu et pâle parcouru de nuages cotonneux, herbe épaisse et verte aux longues tiges, terre battue et sombre qui colle aux pieds en masse riche de nutriments. Et une silhouette qui lui fait face, qui lui fait cligner les yeux, qui lui serre le cœur et lui vole son souffle, qui trouble sa vue sans autre raison que l'émotion.

Envie de l'appeler, de se jeter contre lui, de se blottir contre son côté comme avant. Joie de retrouver ses traits, de le savoir en vie, de pouvoir s'imaginer lui parler. Amertume du temps perdu, de l'anxiété face à sa réaction, de la terreur certaine de ne plus être rien, de ne pas même être un visage familier. Le processus est trop familier désormais aux leurs pour qu'ils aient pu mal effacer sa mémoire. Ils ne l'auraient pas laissée transparaître dans ses souvenirs. Ils ne lui auraient pas laissé un morceau d'identité. Fantôme devant elle, qui porte les traits plus familiers encore que les siens, qui porte son odeur, ses gestes, et pas ses souvenirs. Reflet sorti d'un miroir, du passé, auquel ne peut s'empêcher de sourire, heureuse et désespérée, soleil dans l'expression et pluie dans les commissures. Rester, partir ? Se rapprocher, fuir ? Incertitude. Elle l'a enfin retrouvé, mais...

Qu'est-ce qu'on est censé dire à quelqu'un qui a tout oublié du passé ? Qu'est-ce qu'elle est censée lui dire, à Marcus qui ne connait plus Frida ?
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Marcus Vitalïs
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Messages : 88 L'objet qui ne me quitte jamais : un collier africain avec une étoile de david. Je suis nostalgique de : ma mémoire. murakami disait que les souvenirs, c'est quelque chose qui vous réchauffe de l'intérieur et qui vous déchire violemment le cœur en même temps.


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Message (#) Sujet: Re: Ghost ♦ Marcus   Ven 30 Juin - 14:54





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Elle se dit quoi la personne qui s’apprête à mourir? C’était ce qu’il s’était demandé parfois en les observant, tous petits dans leurs cellules. Il n’avait jamais compris ceux qui ne bougeaient pas, ceux qui attendaient sagement, le regard dans le vide, la mort dans l’âme. Quand elle était sortie, il avait cru sentir son coeur sortir de sa poitrine. Il s’était jeté sur le mur, les poings enfoncés dans l’acier, la mâchoire serrée, les larmes se mélangeant à la transpiration. La douleur le confortait. Il passait tellement de temps à se contrôler qu’il oubliait de ressentir. La souffrance lui arrachait des grognements, il se sentait vivant. Et puis il s’était arrêté, s’était laissé glisser par terre. Le sang coulait sur ses mains mais il ne voyait que ses yeux; l’iris aussi sombre que la peau de sa génitrice, les cils longs, le regard brûlant. Il y a quelques moments, elle s’était accroupie devant lui et il avait passé son doigt au-dessus du grain de beauté sur son menton. ”Je ne sais pas qui je serais sans toi.” C’était tout ce qu’il avait besoin de lui dire. Il savait qu’elle avait compris. Elle était sa part d’humanité, celle qui l’empêchait de basculer dans l’inconscience, le chaos, la psychose. Ce soir, ce n’était pas un nouveau départ, c’était une mise à mort. C’était ses adieux. Il avait peur; il ne voulait pas qu’elle le retrouve, il ne voulait pas vivre dans un monde où il pouvait poser ses yeux sur les siens et ne pas la reconnaître, la blesser. Avant qu’elle ne parte, il avait attrapé ses mains chaudes comme la braise et les avait placé sur son visage à lui, glacial. Elle avait ri et il avait ri avec elle. Comme quand on était petits. Maintenant, lui, qui s’apprêtait à mourir, il ne se disait plus rien.

*

Trop plongé dans ses pensées, il ne l’avait pas vu au début. En temps normal il aurait remarqué le bruit ou la silhouette inconnue dans l’eau mais son rire faisait presque partie du décor. Au milieu de la nature, elle semblait être à sa place. Leurs regards s’étaient croisés pendant une fraction de seconde. Ses longs doigts se referment sur ses longs cheveux, l’eau ruisselle sur ses épaules. Ses sourcils sont épais, noirs, uniques. Il ne l’a jamais vu auparavant alors il disparait instantanément. Il court rapidement, silencieusement, se faufile, se cache. Son visage n’était pas familier. Il attend, recréant ses traits dans son esprit. Il ne sait pas si ça prend une seconde ou plusieurs minutes mais elle apparaît. Il scrute, contrôle sa respiration et quand elle s’approche il émerge de derrière son arbre pour placer un couteau devant sa gorge. L’autre bras tatoué empoigne les bras de la jeune femme pour l’empêcher de bouger. ”Where laik yu com?”, d’où est-ce que tu viens?, il demande brusquement. Il se tient derrière elle, respire dans son cou, ne comprend pas pourquoi son coeur bat étrangement vite. Il ne sait pas s'il compte lui faire du mal; pour le moment il veut des informations. Elle a l’air trop propre pour être une native ou une rescapée et ça l'intrigue.


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Message (#) Sujet: Re: Ghost ♦ Marcus   Dim 2 Juil - 18:02


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Dilemme qui se prolonge, regard se décrochant de lui un instant avant de se relever, constatant l'absence. Plus de Marcus, plus de présence, et elle se redresse, observe son environnement, fronce les sourcils. Parti, ou disparu, ou traquant. Elle le connait, elle savait prédire chacune de ses réactions avant, aussi aisément qu'elle pouvait prédire les siennes. Elle devrait le pouvoir toujours. Sauf qu'il n'est plus celui qu'elle connait, juste un inconnu qui a volé son visage. Main qui se porte à son visage, qui frotte, vainement, pour chasser le trouble avant de décider de simplement s'immerger pour se changer les idées, eau qui la gèle avant qu'elle émerge et essore de nouveau ses cheveux, masse rejetée dans son dos qui pèse alors qu'elle retourne au cœur des arbres, doigts errant le long des troncs. La jungle est calme, trop calme pour son coeur qui bat trop vite, pour ses yeux qui accommodent et se troublent sans raison autre que l'esprit trop entier consumé par MARCUS pour pouvoir seulement se concentrer sur autre chose, même quelque chose de si presque-instinctif.

Elle le voit venir, du coin de l’œil. Un mouvement dans les ombres des feuillages et des branches, un jeu d'ombres et de lumières sur les tatouages, trop vite pour pouvoir réagir, lame de couteau contre sa gorge et bras qui maintient les siens, qui l'immobilisent. Muscles qui protestent, sang qui bat dans ses oreilles, larmes qui brouillent sa vue sans couler, fières. Question qui résonne le long de ses tympans. D'où est-ce que tu viens. De son passé, de sous la surface, de là où il vient, de là où elle n'a pas le droit de lui dire, et elle ferme les yeux un instant, se laisse aller malgré contre lui, juste un peu, corps incapable de rester tendu quand il est si près, avant de secouer la tête. Gauche, droite, gauche. Non. Refus, de parler, de lui dire. Pas cette question, pas même à lui. Elle est consciente du froid humide de ses cheveux entre eux, de la cruauté de la lame contre sa gorge, alors qu'elle renverse la tête en arrière et lui offre son cou, regard noir qui s'accroche aux yeux familiers. Ça fait si longtemps déjà. Tout ce temps pour le retrouver. Est-ce qu'il connait seulement son réel prénom ? Est-ce qu'il a toujours le collier ? Est-ce que certaines choses remontent parfois, instinctives ? Est-ce qu'il sent la moitié de son corps plus froide que l'autre parfois, comme si il manquait une présence à ses côtés ?

"Je suis Frida. Et toi ?" Marcus, Marcus, Marcus. Il faut se mordre la lèvre pour ne pas laisser échapper son nom, pour prétendre qu'elle ne le connait pas, pour ne pas écouter son corps qui veut juste se retourner dans ses bras et se presser contre lui, écouter son pouls, essayer de réveiller ses souvenirs. C'est douloureux, qu'il ne la reconnaisse pas, plus douloureux encore que les muscles de ses bras qui se crispent et qui brulent, plus douloureux que la menace du couteau si près de sa jugulaire et sa carotide, assez douloureux pour que quelques larmes parviennent à glisser au coin de ses yeux et le long de sa peau en sillons brûlants. Le soleil est aveuglant, son esprit est trop bruyant, obscurité qui envahit de nouveau sa vision sans qu'elle s'en trouble. Elle rit, sans raison, parce que le stress, parce qu'il l'a oubliée, parce qu'elle ne sait pas quoi lui dire, parce qu'il pourrait la tuer et ne jamais réaliser qu'il a tué un morceau de son passé, parce qu'ils sont bel et bien des étrangers l'un à l'autre désormais, le son fragile, le son un peu brisé, le son un peu hors d'haleine. "J'aime tes tatouages. Ils sont beaux." Stupide. Stupide. Stupide, Frida. Ses yeux qui se ferment de nouveau, résignés. Elle attend.
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Marcus Vitalïs
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Message (#) Sujet: Re: Ghost ♦ Marcus   Ven 7 Juil - 19:52





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Le soleil brûle sur sa peau. Les vagues s’échouent lentement à l’extérieur de la forêt. Les éléments ne lui prédisent rien d’atypique. Dans les oreilles, il a le son des feuilles dans les arbres, il discerne à peine le souffle de la jeune femme qui vient s’y mélanger. Le système semble parfaitement intact, pourtant son cerveau sait ce que n’est pas le cas. Elle n’est pas censée être là. Il n’est pas censé être avec elle. Pourtant, il a une curieuse sensation de déjà vu. Ses doigts tremblent si légèrement qu’il ne s’en rend pas compte, ou du moins il choisi de ne pas y faire attention. Il ne l’entend pas; son inconscient qui le prévient, qui l’appelle. Ses cheveux longs égouttent contre son abdomen. Il ne se rappelle pas, n’identifie plus l’angoisse qui l’avait empêché de dormir, les cauchemars où il la blessait, où elle oubliait qui il avait été, où elle l’abandonnait. Quand elle bascule les tête, il ne reconnaît pas ses yeux; les même pupilles qui l’avaient observé alors qu’il se réveillait et se rendait compte qu’elle avait pris place dans son lit pendant la nuit. Cette fois, il ne sourit pas en voyant ses iris, il fronce les sourcils, le regard sauvage, froid, méfiant.

Frida. Sa mémoire s’acharne, en vain. Les cinq lettres flottent en apesanteur dans son esprit, seules, distantes, étrangères. Dans le reflet de la lame, il voit une larme perler dans ses yeux. Il n’a jamais pitié, jamais; mais, ça le perturbe. Elle rit et il appuie plus fort sur ses bras. Tatouages. Il connait ce mot. Kacy l’avait prononcé en montrant du doigt les dessins sur ses avant-bras. Il relâche automatique son emprise avant de la retourner vers lui, le couteau toujours dangereusement entre eux. Il l’interprète comme attaque. Est-ce qu’elle sait qu’il ne connaît pas leurs significations? Qu’il passe des heures à les observer, incapable de savoir pourquoi ils parsèment son corps? "Ai said where laik yu com”, il répète, plus violemment cette fois. Il ne sait pas si elle comprend la langue des natifs mais il refuse de parler anglais; pas avant qu'il ne soit sûr. J’ai dit d’où est-ce que tu viens. Avant même qu’il ne découvre sa psychokinésie, son premier jour en tant que botaniste, il avait été se faire tatouer. Quand elle avait fini, il lui avait décrit les arbres sur son avant-bras droit et les roses sur son avant-bras gauche. Jada pense que la tête de lion sur ma main représente ma loyauté envers le projet, il avait dit en riant. Il ne disait jamais les choses explicitement. Il savait qu’elle comprenait alors il cachait ses sentiments. Maintenant il aurait voulu lui dire. Si seulement il s’en rappelait.



(c) naehra.


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