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 big father is watching you ♦ harkam family

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ΛΣTHΣR
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Markus Harkam
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Message (#) Sujet: big father is watching you ♦ harkam family   Sam 24 Juin - 23:08


Big father is watching you
markus & lulla harkam
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Il était extrêmement tôt. A la surface de l'île, l'aurore avait à peine percé la forêt d'arbres dissimulant les serres de la station Hémithea. Cette dernière était encore plongée dans l'obscurité que lui imposait son couvre-feu nocturne. Elle n'attendait que l'alarme matinale pour réveiller l'ensemble de ses habitants et se remplir telle une fourmilière au travail. Malheureusement, ce ne fut pas le signal habituel qui tira Markus de son sommeil avant l'heure, mais celui de son communicateur privé, installé dans ses quartiers. La veilleuse rouge se mit à clignoter avec vigueur, suivi par un bourdonnement sonore répétitif qui fit ouvrir amèrement les paupières au commandant. Celui-ci se redressa alors pour inspecter l'écran : l'appel provenait de la salle de surveillance vidéo. Il pressa le bouton de l'interphone pour décrocher. « Parlez » ordonna-t-il dans un grognement. D'un geste de la main, il alluma la lampe d’appoint qui illumina instantanément la pièce. L'horloge analogique accrochée sur le mur mitoyen indiquait 5h37 du matin. « Commandant. Nous avons enregistré trois demandes anormales d'accès aux plate-formes supérieures, du niveau 3 à 1... » annonça la voix d'un jeune soldat. Markus grimaça en passant une main sur son visage. « C'est-à-dire ? » demanda-t-il avec un certain sarcasme. Il n'appréciait guère les devinettes de bon matin. « Il semblerait qu'un membre de l'élite cherche à rejoindre la surface sans autorisation... » répondit le soldat, avant de reprendre d'un voix hésitante : « ...il s'agit de votre fille, Commandant ». Markus bondit alors de son lit pour aller allumer l'écran de contrôle installé dans son bureau. Être au commande de cette station lui donnait droit à de nombreux privilèges et d'équipements privés, que bons nombres des hémithes eux-mêmes ne soupçonnaient pas. L'accès au réseau des caméras internes depuis son bureau en faisait partie. Les rides de son front se creusèrent petit à petit, tandis qu'il fît défiler les différents niveaux de la station devant ses yeux. Puis la frêle silhouette apparue enfin dans le couloir du premier niveau. L'image avait beau être filmée avec une caméra infra-rouge, Markus n'avait aucun mal à reconnaître les traits de sa fille, ainsi que sa démarche. Elle se dirigeait à tâtons vers l'escalier de service, en jetant constamment des regards derrière elle. L'inspiration que prit le commandant à cet instant fût aussi bruyante que le craquement de ses phalanges lorsqu'il serra les poings. Il s'empara alors de son badge d'identité et sortit en trombe de ses quartiers, sans prendre le temps d'enfiler son uniforme.

Markus arrivât au sas qui permettait de rejoindre la surface de l'île, seulement quelques instants avant sa fille. Caché dans la pénombre, il l'observa s'avancer derrière le hublot. Son visage était déterminé, même si son regard était en alerte, comme parfaitement consciente des règles qu'elle enfreignait. Lorsqu'elle ouvrit enfin les portes, Markus alluma les lumières du sas et se planta devant elle. « Tu comptais aller quelque part ? » lui demanda-t-il en levant le menton d'un air interrogateur. Il la toisa de toute sa hauteur. Droit comme un i, les jambes symétriquement plantées dans le sol et les mains croisées dans le dos. Même sans uniforme, Markus gardait toujours cette posture militaire impeccable qui ne laissait aucun doute sur son autorité. « Dois-je te rétrograder ou restreindre tes accès pour être sûr que tu restes à l'intérieur de cette station ? » articula-t-il avec lenteur, en s'avançant d'un pas menaçant pour forcer sa fille à reculer dans le couloir. Une fois hors du sas, il referma les portes derrière eux et les verrouilla grâce à ses codes personnels. Il était hors de question qu'elle puisse lui échapper une fois de plus. Le regard qu'il posa sur elle lorsqu'il se retourna en dit long sur sa déception. Depuis des générations l'ordre faisait foi dans cette station où le règlement et la hiérarchie assuraient une harmonie parfaite entre les membres de celle-ci, mais également le bon fonctionnement du projet t.e.c.h. C'était la seconde fois que Lulla enfreignait le règlement, l'autorité parentale, mais aussi celle de son commandant. Car en plus d'être son père, Markus était aussi son supérieur. « T'aurais-je donné l'impression que l'interdiction que je t'avais faite, de remonter à la surface, n'était qu'un simple conseil paternel ? » ironisa-t-il en alignant un sourire peu rassurant. Il était furieux du comportement de sa fille et si celle-ci n'avait pas été ce qu'elle était, elle serait déjà escortée par des gardes à l'heure qu'il est. « Parce que ce n'était pas le cas ! » se mit-il finalement à hurler. Sa voix brisa le silence dans la station et résonna dans l'ensemble des couloirs environnants. Si les quartiers personnels ne s'étaient pas trouvés deux niveaux plus bas, il aurait presque pu réveiller l'ensemble du bunker par sa simple colère.


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Lulla Harkam
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Message (#) Sujet: Re: big father is watching you ♦ harkam family   Mar 27 Juin - 20:23

Elle a juste besoin de respirer, Lulla. De gorger ses poumons d'autre chose que de cet air constamment filtré qui l'étouffe. Elle s'est réveillée en sursaut, le peau luisante et le cœur en vrac. Ça battait si bruyamment dans sa poitrine qu'elle avait la sensation d'être sur le point d'exploser. L'angoisse avait rampé en elle jusqu'à empoisonner ses rêves. Elle avait vu son père, penchée au dessus de son corps entravé, elle l'avait regardé dans les yeux en le suppliant de ne pas lui faire ça. Il avait souri comme il ne l'avait plus fait depuis si longtemps. Tout ça, juste avant de planter l'aiguille dans son bras puis de rejeter son corps dans la forêt... Depuis qu'elle avait ouvert les yeux, l'angoisse ne la quittait plus. L'idée qui s'était insinuée dans son esprit tambourinait à présent contre ses tempes : de l'air. Il lui fallait de l'air ! Elle avait besoin de sentir le soleil chatouiller sa peau et la terre ferme sous pieds.

Niveau 3 : Mue par ce désir impérieux, la jeune hémithe parcoure les couloirs, s'évertuant à marcher le plus discrètement possible. Elle jette des regards inquiets derrière son épaule. À chaque pas qu'elle fait, l'adrénaline reflue dans ses veines. Chaque centimètre gagné lui semble être un encouragement silencieux.
Niveau 2 : Elle choisit soigneusement son itinéraire, préférant les couloirs les plus sombres et les moins empruntés. Après tout, il y a moins de chances pour qu'on la repère sur les caméras.
Niveau 1 : Enfin. Elle peut sentir ses poils se dresser le long de ses bras. Elle y est presque. L'étau autour de sa poitrine lui semblait moins lourd à porter.

Encore quelques mètres à parcourir. Elle repousse hâtivement la porte du sas sans prendre la peine de respirer. Elle a réussi. Elle a le temps de faire un pas de plus avant que les lumières ne brisent l'obscurité salvatrice. Envolé le cocon protecteur de la nuit. Envolé l'espoir de pouvoir respirer. Les bras de la gamine lui retombe le long du corps quand ses yeux croisent ceux de son père. Le frisson de crainte qui la saisit dès lors n'a rien d'aléatoire. Elle sait déjà que ça va mal se passer. Alors, son visage se ferme. Elle enferme soigneusement la rébellion qui couve dans un coffre au fond de son ventre. La partie est finie avant même d'avoir commencée.
Lulla ne baisse pas les yeux pour autant. Elle assume son erreur silencieusement. Parce que oui, se faire repérer aussi bêtement était une erreur. Elle aurait dû s'y prendre à un autre moment, elle aurait dû attendre l'instant propice pour s'évader. Son père adopte sa posture des mauvais jours... Celle qui ne le quitte quasiment plus depuis si longtemps. Sa prestance lui cloue les jambes au sol. Par mimétisme, elle fait glisser ses mains derrière son dos, serrant les poings, et se redresse. Qu'il ne compte pas sur un aveu de faiblesse. Si Markus maîtrise parfaitement le regard noir, sa fille a hérité celui de la neutralité à toute épreuve. Elle ne veut rien lui montrer, rien lui laisser paraître. Ce serait comme entrouvrir une porte scellée depuis des années.

Il a beau parler lentement, prendre le soin d'articuler, la jeune femme ne mord pas à l'hameçon. Elle connaît chacun des traits de son visage. Elle sait distinguer la crispation de sa mâchoire. La tempête couve, prête à se déchaîner. Quoi qu'elle dise, quoi qu'elle fasse, elle ne ferait que l'alimenter. De toutes façons, ses premières questions n'attendent pas vraiment de réponses. Comme lorsqu'elle était enfant, elle prétend être une statue alors que son âme tremble. Le jeu lui semblait amusant lorsqu'elle avait cinq ans. Il lui demande un effort incroyable maintenant qu'elle a grandi. Lulla cligne des yeux quand Markus sourit. Elle sait pertinemment que son sourire est un mensonge. C'est douloureux... Vexant. Ça lui écorche l'orgueil autant que l'âme. Comment ose-t-il lui faire ce coup là, à elle ? Sa fille !

Ne pas bouger. Surtout. Ne pas bouger. Ignorer la colère qui bouillonne.

L'orage éclate au rythme de ses mots. Instinctivement, Lulla fait un pas en arrière. Elle aurait pu rester stoïque si sa tête n'avait pas été empoisonnée par un mauvais rêve. Elle aurait sans doute dû, d'ailleurs. Mais la peur a pris le dessus. Ça lui aurait éviter d'avoir à cacher cet instant de faiblesse derrière de l'insolence. " C'est vraiment nécessaire de me hurler dessus ?" Même si son ton n'est pas agressif, sa bouche se tord dans un rictus farouche. Il serait bon d'inventer un mensonge sauf que rien ne vient. Rien qui ne risquerait d'aggraver les choses, d'alourdir sa sentence. Parce que punition, il y aura. Il y en a toujours. "Je n'allais pas loin." lâche-t-elle dans un souffle, comme si ça pouvait changer quoi que ce soit. Ses yeux cherchent une issue auprès des murs nus. "J'avais juste besoin de...." respirer ? Cela lui semble assez ridicule maintenant. Elle lève les yeux vers son père avant de secouer la tête. "Laisse tomber." Il ne comprendrait pas. Instinctivement, elle ramène ses bras contre sa poitrine et les croise. Comme si ça pouvait la protéger, lui donner une contenance. "Je suppose que tu ne vas pas me donne l'autorisation de sortir." Elle finit par tenter le diable et soutenir son regard. " Comment tu as su que j'étais là ? Tu ne dormais pas ?" On ne sait jamais... Des fois qu'il réponde à cette question. Cela pourrait lui éviter de commettre la même erreur deux fois.
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Markus Harkam
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Message (#) Sujet: Re: big father is watching you ♦ harkam family   Jeu 29 Juin - 8:39

Le jour où Markus apprit le suicide de sa femme fut aussi le jour où il perdit émotionnellement sa fille. Après avoir perdu toute autorité sur elle suite à l'emprisonnement de Poleen, il perdit finalement la faveur du lien paternel, pour ne plus être que son géniteur. Plus le temps passa, plus Lulla ne cessa de grandir en défiant l'autorité militaire que Markus tentait d’asseoir sur sa fille pour en reprendre le contrôle. Il était beaucoup facile pour le commandant de donner des ordres, dissimulé derrière son uniforme que de lui avouer qu'il avait détruit leur vie à tout les deux. Aujourd'hui, les seules choses qu'ils partageaient étaient un sentiment de colère infini et ce même regard bleu perçant qui ne laissait aucun doute sur leur lien de parenté. « C'est vraiment nécessaire de me hurler dessus ? » lâcha Lulla avec l'insolence dont elle avait fait son arme depuis des années. Un sourire était apparu sur le coin de ses lèvres durant une fraction de seconde, augmentant le poids de sa nonchalance face à la colère paternelle. Les phalanges de Markus craquèrent à nouveau, tandis qu'il fit un second pas en avant vers sa fille comme pour l'avertir de ne pas recommencer. « Utilise un autre ton avec moi » trancha-t-il d'une voix ferme. Mais la menace ne sembla pas fonctionner, car le respect que lui devait Lulla avait disparu depuis bien longtemps. « Je n'allais pas loin. J'avais juste besoin de.... » lui dit-elle dans un souffle avant de relever les yeux vers lui. Pendant un instant, Markus eut l'impression d'avoir Poleen en face de lui et fut parcouru d'un frisson. Finalement, sa fille secoua la tête en rompant le contact visuel. « Laisse tomber » lui dit-elle d'un ton résigné. Elle croisa alors les bras devant sa poitrine, en signe de défense. L'image de Poleen se dissipa pour faire apparaître celle d'une petite fille boudeuse que Markus avait un jour tenu dans ses bras. Il aurait presque pu en être attendrit si elle n'avait pas osé reprendre la parole. « Je suppose que tu ne vas pas me donner l'autorisation de sortir » lança-t-elle avec impertinence. L'espace d'une seconde, le commandant crut avoir mal entendu ou du moins, il aurait préféré que sa fille n'ait jamais prononcé cette phrase. Mais sa nonchalance n'avait d'égal que son audace visiblement. « 'Toute sortie est strictement interdite à l'ensemble des occupants de la station : article n°1 du code d'Hémithea'. Qu'est-ce qui est difficile à comprendre pour toi dans ces mots ? » se mit-il à nouveau à articuler avec insistance. Bien sûr qu'il n'allait pas lui donner l'autorisation de sortir et même s'il avait un jour pressenti à le faire, Lulla avait perdu ce droit au moment où elle l'avait fait d'elle-même en enfreignant le code de la station. Ici-bas, le prix de la trahison était de le prix de la liberté et sa fille semblait naïvement l'avoir oublié. « C'est la seconde fois que tu enfreins le règlement intérieur et que tu désobéis à un ordre de ton supérieur, Lulla. En théorie, je devrais te conduire en cellule immédiatement pour insubordination ! » s'énerva à nouveau Markus sans pour autant se mettre à hurler. Il voulait qu'elle ressente la gravité de ses actions dans le ton de sa voix. En tant que commandant, il se devait de faire régner l'ordre et la discipline à l'intérieur de cette station. Celle-ci ne garderait un équilibre que si chacun de ses occupants assumait son rôle et respectait les principes établis. Toute infraction devait être sanctionnée, peu importe le rang de chacun, sous peine de créer le chaos. Lulla devait comprendre qu'être sa fille ne la faisait pas passer outre le règlement, ni même les sanctions encourues. Le sort que Markus avait réservé à sa mère en était la preuve. Cependant le père ne bougea pas. Une force nichée à l'intérieur de sa poitrine l'empêcha de mettre sa menace à exécution. C'était peut-être le fantôme de Poleen flottant au-dessus de Lulla qui le paralysait ou simplement le cœur aimant du père pour sa fille. « Comment tu as su que j'étais là ? Tu ne dormais pas ? » le questionna-t-elle, visiblement convaincue d'avoir le droit à la parole. Markus la dévisagea un moment sans dire un mot, cherchant quoi lui répondre. Elle était maligne, mais elle s'attaquait à beaucoup plus manipulateur qu'elle. Sa formation de militaire lui avait appris à non seulement diriger des interrogatoires, mais également à pouvoir les subir. Aucune torture psychologique ni physique ne pourrait ne le faire flancher. « Je suis le commandant de cette station, je n'ai aucun compte à te rendre sur mes agissements, par contre toi si » lui répondit-il avec aplomb. Il était temps que cette petite rébellion prenne fin. « Donne-moi ton badge » lui ordonna-t-il, en levant une main pour recueillir l'objet. Markus regarda sa fille sans cligner des yeux, puis agita les doigts en signe d'impatience. Cette sentence valait mieux que l'emprisonnement.


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Lulla Harkam
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Message (#) Sujet: Re: big father is watching you ♦ harkam family   Jeu 29 Juin - 18:44

Les mots sont puissants. Ils sont comme des gifles que son père lui assène. Plus encore que ses propos, il y a cette colère acerbe qui les enrobe. A-t-il vraiment conscience de l'impact de ce qu'il dit ? Du raz-de-marée qu'il provoque ? Il répète les règles en la traitant comme une idiote. On lui a répéter les interdits tant de fois qu'elle pourrait réciter chacun des articles du codes d' Hémithéa. Ça la fait bouillir de l'intérieur. Le rose de la colère et de la honte commence à animer ses joues. Lulla se retient. Elle essaie si fort de contenir le venin qui lui brûle déjà la langue. Aurait-il voulu qu'elle dépose une requête en bonne et due forme comme les autres occupants ? C'est qu'à ses yeux, elle n'est que ça. Une résidente supplémentaire dans la fourmilière dont il est le roi légitime. Oui... Forcément. Être la fille du commandant de la station n'implique pas de traitement de faveur, juste une plus lourde responsabilité. La jeune femme trésaille sous la pression. Elle se mord l'intérieur de la joue pour ne pas hurler que c'était une urgence, qu'elle n'avait pas le choix ! Il fallait qu'elle aille dehors. Il le fallait ! Pourquoi ne peut-il pas faire l'effort de l'écouter pour une fois ? D'écouter réellement en laissant de côté ses avis tranchés et ses idées préconçues. Comme il peut être borné, son père ! Au moins, elle sait avec certitude de qui elle a hérité cette capacité à n'en faire qu'à sa tête. Après l'insulte, vient la menace. Ses yeux clairs s'ouvrent grand quand il mentionne la possibilité de l'envoyer en cellule. C'est chaque fibre de son corps qui se débat contre cette idée. Non ! La prison, c'est la mort ou la folie. Sa mère s'y est suicidée, l'abandonnant ici.

La peur lui grignote le ventre. Sa bouche se ferme en un pli serré. Il faut qu'elle se contienne car il n'hésitera pas, n'est-ce pas ? Si elle gratte l'allumette, mettant le feu aux poudres, il la fera brûler. Il pourrait l'envoyer là-bas juste pour qu'elle se brise. Parce qu'une fois cassée à l'intérieure, elle deviendrait enfin la parfaite marionnette qu'il rêve qu'elle soit. C'est tellement triste à dire : son père ne l'aime pas. Il ne l'aime plus depuis si longtemps. Peu importe à quel point elle essaie, il y a toujours ce genre de scène. À un moment ou à une autre, elle finit par le décevoir. Par n'être pas assez. C'est injuste, tellement injuste ! L'angoisse parvient de justesse à retenir la verve de son impulsive révolte. Elle serre ses doigts noirs autour du cou rougeoyant pour la faire taire. Ne pas bouger. Laissez la tempête se calmer. Le silence se fait naturellement, érigeant un mur entre le père et la fille. Serait-ce une faille qu'elle entr'aperçoit dans son regard ? Autant se saisir de l'occasion. Elle reprend la parole, cherchant à faire diversion.

L'échec est cuisant. Loin de s'attendrir ou de s'apaiser, Markus reprend contenance. Il lui semble plus grand tout à coup, plus imposant aussi. Cette fois-ci, elle ne peut pas se retenir. La jeune femme s'offusque. "Ce n'est pas de ça qu'il s'agit !" Inutile de dire ça. Inutile de protester. Arrête de t'acharne, Lulla. La partie est perdue d'avance. Il a tout les pouvoirs et il le sait. Comment pourrait-elle oublier que son père est le commandant alors qu'il n'est plus que ça ? Cette sensation d'impuissance est si forte qu'elle pourrait la paralyser. Elle pourrait oui, si la gamine en question n'était pas aussi obstinée. Si sa nature n'était pas aussi revêche. « Donne-moi ton badge » Lulla en perds son souffle. Ses traits se durcissent. "Non ! " crie-t-elle comme le ferait une enfant capricieuse face à la frustration. Instinctivement, elle glisse sa main dans la poche de son pantalon et resserre ses doigts autour de l'objet convoité. Elle s'agite. "Tu vas me punir pour quelque chose que je n'ai même pas fait ? Alors quoi ? Tu vas me cantonner aux salles communes ou à mes quartiers ? " Elle devrait le savoir, pourtant, qu'à force de jouer avec le feu, on finit toujours par se brûler. C'est plus fort qu'elle, cette rancœur qu'elle ressent. Puisqu'il ne reste entre eux que la possibilité de se faire la guerre, elle s'y accroche tant qu'elle peut. Mieux vaut la rancune que le néant absolu. La rébellion a plus d'attrait que la reddition. La fuite n'est pas non plus une optione. À peine a-t-elle jetée un coup d'œil à la porte du sas qu'elle rejette cette possibilité. Il la retiendrait de force. Quant à sa cacher ici, c'est tout aussi vain. De toutes façons, son orgueil ne le supporterait pas.

Lulla se sent prise au piège. Son impuissance l'enveloppe toute entière et lui compresse la poitrine. Elle voudrait que sa voix ne se brise pas quand elle parle. Elle voudrait garder son air fier accroché au visage. Tout plutôt que ce rictus de douleur qui déforme ses traits. Tout plutôt que les larmes qui menacent de surgir avant de refluer. "De toutes façons que je sorte ou pas, tu t'en moques ! Tu te fiches bien de ce qui peut m'arriver ! Il te suffirait de me donner une autorisation mais non ! Ce serait trop te demander que de me faire confiance !"

Ça ne sert à rien de se battre n'est-ce pas ?
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Markus Harkam
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Message (#) Sujet: Re: big father is watching you ♦ harkam family   Ven 30 Juin - 15:23

La rage qui bouillonnait en lui n'était que le reflet de la frustration qu'il emmagasinait en présence de Lulla et de son refus catégorique de se soumettre à son autorité. Pourquoi ne lui obéissait-elle pas ? Chaque jour, du plus loin que sa mémoire lui permettait un accès, Markus avait été formé à la discipline militaire et à ses codes. Au contact de son père, il avait appris à mener des hommes, à se faire respecter, à instiller l'ordre et la peur. Tous lui obéissait, car tous le craignait. Personne ne remettait jamais en cause ses ordres ou ses décisions, au risque d’encourir sa colère et Markus n'était pas réputé pour sa maniabilité ou sa clémence. La diplomatie ne faisait pas partie de ses qualités premières, d'ailleurs rares étaient les hémithes à la compter. Son pouvoir était total sur les habitants de cette station, sur tous...à l'exception de Lulla. Elle était incontrôlable, indomptable, insolente. Pourquoi ne lui obéissait-elle pas ? Pourquoi n'avait-elle pas peur de lui ? Markus enrageait devant le comportement de sa fille, dont l'éducation avait été un échec. Mais le commandant n'avait pas dit son dernier mot et s'il ne pouvait contrôler ce qui se passait dans la tête de Lulla, il pouvait au moins contrôler ses allers et venues à l'intérieur de la station. Il lui demanda alors de lui rendre son badge. A partir d'aujourd'hui, elle n'aurait plus le plein accès des élites. « Non ! » protesta-t-elle, en portant la main à sa poche pour se protéger. Les yeux du père semblèrent s’écarquiller à l'infini. « Non ? » répéta-t-il, comme pour être certain d'avoir bien entendu. Il fit un pas de plus vers elle, pressé par l'impatience. Aucun refus de sa part n'était acceptable. Ses poings se serrèrent à nouveau et se redressèrent dangereusement devant son poitrail. Il ne voulait pas avoir recours à la force pour la faire obéir. « Tu vas me punir pour quelque chose que je n'ai même pas fait ? Alors quoi ? Tu vas me cantonner aux salles communes ou à mes quartiers ? » s'offusqua-t-elle, en voulant jouer à la plus maligne. Markus eut un léger sourire en voyant qu'elle comprenait enfin ses paroles. « Précisément. Puisque tu persistes à profiter de ton statut de privilégiée pour enfreindre le règlement, tu n'auras plus d'accès illimité jusqu'à nouvel ordre » affirma-t-il en levant à nouveau la main pour lui faire signe de rendre son badge. Il ne voulait pas se répéter.

Mais l'entêtement de Lulla ne faiblissait pas. Pire, elle se lança dans une tirade de détresse ouvertement pathétique. La jeune femme rebelle laissait maintenant place à l'enfant surprotégé qu'elle avait été durant son enfance. Markus ne compatit pas, loin de là. Il pouvait presque entendre des cordes jouer un air de classique derrière elle, tellement son discours était exagéré. « De toutes façons que je sorte ou pas, tu t'en moques ! Tu te fiches bien de ce qui peut m'arriver ! Il te suffirait de me donner une autorisation mais non ! Ce serait trop te demander que de me faire confiance ! » scanda Lulla, dont le visage trahissait son émotion. Même si la formule n'était pas bonne, l'intention était là. Sa rancœur, sa peine et sa colère étaient palpables. Cependant, Markus n'était pas prêt à entendre ce couplet. Elle ne le prendrait pas par les sentiments, en tout cas pas pour se défendre de désobéir aux directives. Il ne se rendrait pas coupable de vouloir faire régner l'ordre dans cette station. C'était son rôle en tant que commandant et elle devait trouver le sien. « Tu n'as rien à faire là-haut ! Ta place est ici-bas, comme tout les hémithes ! Tu n'as ni les compétences, ni la maturité pour avoir accès à l'extérieur, quant à la confiance tu ne l'auras jamais en te comportant ainsi ! » s'emporta Markus comme une tempête. Assez. Il en avait assez de ses discussions. Il en avait assez de son insolence, de son jugement, de son refus d’obtempérer. Elle n'avait pas l'autorisation de débattre. « Maintenant, donne-moi ton badge Lulla. C'est un ordre ! » gronda-t-il, les narines gonflées comme un buffle. Sa patience s'était envolée.


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Lulla Harkam
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Message (#) Sujet: Re: big father is watching you ♦ harkam family   Sam 1 Juil - 11:46

Évidemment, non ! Que croyait-il ? Qu'elle allait se laisser faire sans réagir alors qu'il voulait lui enlever une des seules choses lui apportant un peu de réconfort ? À croire qu'il ne la connaissait toujours pas après toutes ces années passées à la recadrer sans cesse. Lulla ne lâche jamais rien. Même quand elle a l'air de céder, la gamine s'acharne à trouver un moyen d'arriver à ses fins autrement. Montrer patte blanche lui semble parfois utile. Dans cette situation, emprunter cette tactique aurait sans doute été plus efficace pour réduire sa peine. Peut-être qu'elle aurait pu si quelqu'un d'autre que son père s'était trouvé en face d'elle. Markus dispose d'un talent incroyable. Il provoque chez elle une réaction épidermique, irrationnelle et disproportionnée. La logique et la ruse s'efface au profit d'un tourbillon de sensation. Elle n'est plus une fière jeune femme prête à tout, il ne reste que la fillette révolté, écorchée vive. Quant à cet homme en face d'elle, tout propos sortant de sa bouche demande à être contesté. Elle se fait un devoir de désobéir à chacun des ordres directs qu'il lui assène. Elle déteste le commandant à mesure qu'elle a aimé son père. Qu'elle l'aime encore.

Profiter de son statut de privilégiée ? Bien sûr que oui ! C'est même une maigre consolation par rapport aux obligations inhérentes à sa positions sociales. Elle se rappelle encore de tout ce qu'on lui a appris. Tu dois tout connaître du projet, Lulla. Il est nécessaire que tu connaisses chacune des familles de la station, Lulla. Il faut que tu te rendes utile. Ne sois pas trop impertinente. Fais en sorte qu'ils t'apprécient à défaut de te respecter. Sois gentille avec les autres enfants. Sois digne. Arrête de courir, tu n'es plus une enfant. Autant de contraintes restrictives, l'empêchant d'être totalement elle-même avec qui que ce soit en dehors de son cocon familiale. "Parce que tu ne le fais pas, toi, peut-être ?" s'insurge-t-elle avec insolence, un peu injustement. Il a beau s'astreindre à des règles strictes, là, tout de suite, elle trouve qu'il abuse de son pouvoir sur elle. À aucun moment, elle ne se dit que peut-être, sous un certain angle, il lui offre un traitement de faveur en ne la renvoyant pas immédiatement. C'est trop difficile à concevoir tant la colère l'aveugle.

Alors, elle pigne, Lulla. Elle abat sa dernière carte. Pour la première fois depuis longtemps, sa rancune dévoile une certaine faiblesse. Une douleur si profondément ancrée qu'elle est devenue composante de sa personnalité. En une année, elle a perdu toute sa famille passant du statut d'enfant chérie à orpheline. Lui, écorche encore son égo, appuyant sur sa plus grande angoisse : ne pas être à la hauteur. Il la regarde comme si elle était un boulet attaché à sa cheville l'empêchant lui, d'avancer convenablement. "Tu ne sais RIEN de moi ni de mes compétences !" Elle s'offusque. Fétu de paille balloté dans une tempête. Elle a envie de lui hurler qu'elle A les capacités pour sortir. Qu'en fait, il est le seul à ne pas le voir puisqu'on l'a même missionnée pour prendre en charge le cas Hamilton. Cette fois-ci quand son père réclame son badge, elle sait qu'il est temps de mettre fin à son numéro. Il n'en tolèrera pas davantage. Elle tire rageusement l'objet convoité de sa poche et le tend en avant. C'est sa liberté qui s'envole autant que son honneur. "Voilà !"

Son regard n'a rien perdu de sa hargne. Markus remporte la partie. Il gagne toujours, quoi qu'elle fasse. Lulla pousse un soupir tremblotant. Si seulement ça pouvait évacuer un peu de toutes ces émotions qui l'agitent et tourbillonnent. Maladroitement, elle cherche à retrouver un peu de calme. "Tu ne pourras pas me garder enfermée indéfiniment." Ceci devrait l'atteindre à défaut de le blesser. Si les hémithes ne la voient plus dans les couloirs, ils vont commencer à jaser, ce qui n'est jamais bon en politique. Il suffit parfois d'un grain de sable pour faire s'enrailler une machine bien huilée.
Elle profite de l'absence de spectateur pour révéler son caractère bien trempé, celui qu'elle dissimule en présence de tiers.

Lulla observe le visage de son père. Elle analyse son regard, le plis de sa bouche et la courbe de sa mâchoire. C'est un monstre de rigidité qui lui apparaît, un peu comme un golem de guerre. Il incarne sa prison. Il la tue lentement en étouffant à chaque fois un peu plus le brasier qui couve chez sa fille. "Tu es bien le seul à ne pas voir que je peux être utile là-haut. " Lui qui était supposée l'aimer et la protéger... Dans sa tête, des images idiotes d'un passé lointain s'agitent. Sur les épaules de Markus, elle était invincible. "Je te déteste." lâche-t-elle à mi-voix. Pour tout ce qu'il lui a pris et lui prend encore.
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Markus Harkam
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Message (#) Sujet: Re: big father is watching you ♦ harkam family   Dim 2 Juil - 18:29

« Voilà ! » avait-elle enfin capitulé en lui tendant son badge. De quelle froideur avait-il du faire preuve pour en arriver là ! Quelles menaces avait-il été obligé de proférer pour qu'elle lui obéisse enfin ! Tout aurait été plus simple et plus rapide si son entêtement à vouloir questionner chacune de ses requêtes n'avait pas été aussi ardu. Un véritable incendie de rébellion brûlait à l'intérieur de Lulla et Markus peinait à l'éteindre, puisqu'il en était lui-même le déclencheur. D'un geste vif, il récupéra son badge, sans se rendre compte qu'il venait de rajouter de l'huile sur le feu. « Je te déteste » lui avoua Lulla à demi-mots. Le poing de Markus se referma brutalement autour du badge qu'il tenait dans sa main. Sous la violence de la poigne, la carte explosa entre ses doigts, faisant rebondir des débris sur le sol. Il n'avait pas contrôlé ce geste. Son corps avait réagit tout seul au pique que venait de lui lancer Lulla. Sa colère se mua en peine, malgré l'apparente neutralité qu'il afficha. Un long moment passa durant lequel le père fut incapable de répondre le moindre mot. Le silence qui s'installa dans le couloir de la station, lui renvoya l'écho brutal de cette révélation. Il observa sa fille attentivement. La posture de son corps, l'expression de son visage, le regard qu'elle lui lançait. Rien ne trahissait chez elle le moindre trouble ou la moindre gêne. Non. Lulla avait pensé chaque mot qu'elle venait de prononcer. Elle avait cessé de lui mentir. Elle s'était libérée. L'orgueil de Markus se fissura à l'intérieur de sa poitrine. Qu'était devenue la petite fille qu'il avait si longtemps chéri ? A quel point était-il arrivé pour que la chair de sa chair en vienne à le haïr ainsi ? Le commandant tenta de combler le vide installé dans ses entrailles, en prenant une grande bouffée d'air. D'un hochement de tête, il accepta le jugement de sa fille à son égard et replaça ses mains derrière son dos pour éviter que ses membres ne le trahissent à nouveau.

Le regard qu'il posa sur Lulla fût éteint de l’agressivité qui l'avait animé jusqu'alors. Les hostilités n'avaient plus lieu d'être, puisqu'il venait de gagner la partie. A quel prix... « Prouve-moi que je peux te faire confiance et tu retrouveras tes droits » lui dit-il, en recouvrant enfin l'usage de la parole. Sa voix s'était à nouveau posée, bien que toujours ferme et assurée. Il avait l'harangue qu'il servait aux nouvelles recrues de la base lors de l’entraînement. Le ton fière et moralisateur du patriarche étant le seul à posséder la vérité. « Il ne tient qu'à toi de faire tes preuves, Lulla. Fais-toi une place au sein de cette station et peut-être qu'un jour tu n'auras plus besoin de mon aval pour faire quoi que ce soit » lui confia-t-il, comme s'il venait de lui révéler le secret de la toute puissance. Loin d'exagérer, Markus faisait preuve d'une parfaite honnêteté envers sa fille. S'il avait entreprit de la former pour prendre sa suite à la tête de la station, ce n'était pas pour faire d'elle un second. Un jour – bien encore loin pour le moment – elle deviendrait son égal et pourrait se libérer de son oppression. Mais pour y arriver, il faudrait qu'elle le subisse jusqu'à ce qu'elle soit prête. Jusqu'à ce qu'elle gravisse tout les échelons, qu'elle connaisse cette station, ses hommes et l'ensemble du projet t.e.c.h sur le bout des doigts. Jusqu'à ce que chaque personne s'adresse à elle, comme l'on s'adresse à lui en ce moment et non plus, comme l'on s'adresse à la petite fille chérie du commandant. « Si tu cesses de te comporter comme une enfant gâtée, peut-être que ce jour arrivera bien plus vite que tu ne le penses, mais pour l'instant j'ai peu d'espoir pour toi » finit-il avec une certaine amertume dans la voix. Il ne voulait pas lui laisser croire que la tache pouvait lui être facile. Par ailleurs, elle n'avait été qu'une source de déceptions jusqu'à présent. Au lieu de s'entêter à vouloir le défier dans la rébellion, pourquoi ne pouvait-elle pas le défier dans l'excellence ? Pourquoi ne mettait-elle pas tant de hargne à lui prouver ses capacités, plutôt qu'à sans cesse le contredire ? Markus n'attendait que cela. Sa fierté serait éclatante si Lulla lui prouvait son efficacité. Sa réussite serait pour lui l'un des plus grands plaisirs. Mais pour le moment, tout cela n'était qu'une illusion futile. Les chances pour que père et fille siègent un jour côte à côte au Conseil étaient réduites à peau de chagrin. « Je te raccompagne jusqu'à tes quartiers » instigua Markus, en désignant le couloir devant lui pour indiquer à sa fille de se mettre en route.


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by Wiise
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big father is watching you ♦ harkam family
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