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 welcome to fight club (mathilda)

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Marcus Vitalïs
psychokinésie
Messages : 88 L'objet qui ne me quitte jamais : un collier africain avec une étoile de david. Je suis nostalgique de : ma mémoire. murakami disait que les souvenirs, c'est quelque chose qui vous réchauffe de l'intérieur et qui vous déchire violemment le cœur en même temps.


Carnet de bord
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Relations du personnage :
Activité : je suis plutôt surchargé(e)
Message (#) Sujet: welcome to fight club (mathilda)   Ven 9 Juin - 19:34

Il avait passé la journée dans la crique, à l’abri des regards, enfoui dans ses pensées. L’anxiété le bouffait de l’intérieur; ça faisait trois ans qu’il était là, trois ans à se demander qui il était. Quand il était arrivé, il lui était arrivé de s’allonger par terre à chercher un sens dans les constellations. Il le fixait pendant des heures, son toit, le ciel. Il essayait d’y croire, à la mythologie des natifs mais il n’y était jamais vraiment arrivé. Il n’avait jamais été comme eux. Il avait une tête d’ange, un minois candide. Pourtant, c’était un sale gosse, une racaille à deux balles, un égoïste, une épave. Au sud, on n’aimait pas tellement sa grande gueule et sa fougue alors il les avait quittés. Il n’avait plus personne, il n’était plus personne alors il passait son temps seul, emprisonné dans cette âme qui lui était si étrangère et intime à la fois.

Il ne l’avait pas senti au début. Ça lui avait fait arracher un cri spontané, enragé, bestial. La lame avait transpercé son t-shirt avant d’écorcher sa chair. Il s’était retourné si rapidement que sa douleur au crâne avait été plus intense que celle qui émanait de sa plaie toute fraîche. Il n’avait pas vu de visage dans l’obscurité, il avait juste jeté des coups là où il pouvait. Il savait se battre, c’était tout ce qu’il connaissait. Il aimait le goût métallique du sang dans sa bouche. Il aimait les ecchymoses sur ses phalanges. Il aimait avoir le contrôle. Dans un mouvement, il avait récupéré la dague de l’ennemi entre ses doigts ensanglantés. L’ombre, qu’il n’avait pas pu identifier, avait pris la fuite alors il l’avait suivi. Il était enragé, agacé qu’on vienne l’attaquer et assoiffé de vengeance. Le vent lui fouettait le visage pendant sa course mais il serrait la mâchoire, l’adrénaline masquant sa souffrance. Alors, en quelques minutes, il s’était retrouvé devant le récif corallien à reprendre son souffle, les pieds sur le sable froid. On l’avait blessé, on l’avait semé. Il ne pouvait pas s’empêcher de grogner. Putain de lâches. Il avait retiré son haut avant d’inspecter sa peau pourtant, entre le son des vagues, il avait distingué une présence humaine. Des pas, un souffle dans les buissons. ”Ai will fucking kill yu”, il avait hurlé, la dague dans la main gauche, prêt à poignarder son agresseur. Son abdomen saignait encore, il pouvait sentir le sang couler sous son oeil droit, son torse bougeait rapidement en suivant son souffle mais il n’avait jamais été du genre à abandonner. Sous le crépuscule, il pouvait voir des cheveux onduler au rythme du vent. À quelques mètres, il y avait des yeux bleus qui le fixaient. Une fille. Tout de même méfiant, il laissait retomber son bras, à moitié à cause de la fatigue, à moitié parce qu’il savait que ce n’était pas elle qui l’avait attaqué. L’agresseur était plus grand de taille et il était sûr qu’il l’avait heurté à l’épaule avant qu'il, ou elle, ne s’échappe. ”Chon yu bilaik?”, qui est tu?, il avait proféré assez fort pour qu’elle puisse l’entendre. Il n’était pas sûr que ce soit une native mais il ne parlait pas parfaitement le langage des gens du ciel de toute façon.
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Mathilda V. Ryder
psychokinésie
Messages : 54 L'objet qui ne me quitte jamais : un petit carnet emplis de mots conséquents, d'histoires sans précédents. Je suis nostalgique de : des films en noir et blanc, des drames oppressants, des thrillers béants.


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Message (#) Sujet: Re: welcome to fight club (mathilda)   Lun 12 Juin - 3:48

Journée futile. Soirée lisible. Quotidien lassant. Morosité prenante. Les sabliers s’écoulaient sur cette île, les grains de sables voguant sous le vent. Poussière du temps. Poussière de cet enfer béant. Calvaire empli de galères, les errants tournoyaient lentement, cherchant des repères dans cet environnement oppressant. Besoin de survivre, de découvrir dans cette existence de martyr. Car leur vie se termine ici, et autant trouver de la poésie dans cette tragédie. Mais elle, elle se refuse de s’attacher aux détails invariables, car elle se sent vulnérable. Elle aussi n’est rien qu’un de ces grains qui se déploient sur cette plage d’écume, d’amertume. Le temps la dévorera bien avant qu’elle finisse en éclats. Alors elle se déploie, elle s’enfuit loin cette sécurité hasardeuse pour s’aventurer dans les contrées dangereuses. Besoin de respirer, de s’enfuir un instant de cette réalité. De juste se réfugier dans ce bout de papier. Ce petit carnet qui ne quitte pas ses doigts entremêlés. Roman des histoires noires de ces déboires. De ces rescapés qui se nourrissent de leur pêchés. Vices de l’humanité de vouloir piller ce qui ne leur appartiennent. Besoin de montrer leur supériorité. Il est le parfait résumé de ces survivants, emplis de sentiments débordants. Et pourtant la poupée elle veut conter des merveilles sans les teintes vermeilles. La vérité sur cette société qui autrefois la bordait dans son lit délabré. Ce monde là, ce monde d’autrefois. Cet univers dicté par des hommes à l’envers qui préparaient leur fait de travers pour un peu de richesse, d’allégresse. Elle a besoin d’écrire Mathilda pour se rappeler qu’elle est bien là. Encore vivante bien que suffocante. Alors elle se pose la jolie sur cette terre démunie entre les silhouettes des arbres abrutis. Et ses phalanges viennent s’éparpiller sur ce papier consumé par les péripéties. Les mots venant au grès du vent, elle perd de son temps pour se sentir exister vraiment. Mais soudainement la brise la ramène à cette réalité. Celle qu’elle ne peut pas s’échapper, qu’elle n’est qu’en captivité.

Hurlement tremblant, cri vibrant. Elle sursaute soudainement l’orpheline sous ce grincement alarmant. Et prise d’un élan, elle se soulève dans un tremblement, accourant trop près de ce déchirement. Curiosité malsaine, elle en perd son haleine. Croyant pouvoir aider, pouvoir sauver avec sa carcasse décharnée. Et elle l’entend encore la proie qui s’agite sous l’écho des vagues lasses. ”Ai will fucking kill yu” Simple menace tenace. Promesse de violence, promesse de démence. Malgré les intonations de cette élocution, Mathilda elle avance encore sans remords. Et sous la lune qui s’agite, qui s’effrite, la poupée elle apparait sous les reflets de l’orbe argenté. S’avançant prudemment, marchant vers cette silhouette musclée. Elle est concentrée pour ne pas faire se chopper, mais déjà le regard de l’étranger vient se plonger dans les prunelles dilatées de rescapé. Et pourtant le bras s’abaisse, la lame avec. ”Chon yu bilaik?” Et Mathilda elle regrette déjà. De se foutre dans un merdier comme celui là. Car elle croyait en ce gars. Elle croyait qu’il était comme elle, un frêle dégât. Et l’injure glisse entre ses lèvres, vulgarité qu’elle ne peut retenir entre ses lèvres rosées. ” Putain. ” Pourtant, elle reste là. La gamine en planche à pain, elle l’observe cet étranger de ses yeux bleutés. Admirant les courbes mais surtout les effluves rougeâtres qui parcouraient son abdomen. Sang purulent qui maculait sa peau tachetée. Et la brune elle se précipite sans penser à la suite. Elle s’avance trop près du corps sanglant, les mains en l’air pour prouver ses bonnes intentions, elle s’attarde avec attention. Et enfin elle passe à l’action, ses doigts glissant sur la peau de l’inconscient. ” Je vais t’aider.” Elle sait que ses mots sont sourds mais elle se fait la plus douce possible, et lentement elle arrache un pan de son t-shirt pour venir le déposer sur la chair à l’air. Elle prend ce rôle d’infirmière pour évacuer la misère, pour se faire moins précaire.
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