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 save me from the reality (ana)

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ΛΣTHΣR
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Cassyopée Blue
télépathie
Messages : 126 L'objet qui ne me quitte jamais : un pendentif qui avait appartenu à ma mère, gravé avec la constellation de cassiopée Je suis nostalgique de : lune le chaton sauvage qu'on avait adopté à l'orphelinat et les soirées playstation dans la salle commune


Carnet de bord
Feuille de route des Rps :
Relations du personnage :
Activité : je suis bien disponible ✔
Message (#) Sujet: save me from the reality (ana)   Lun 5 Juin - 17:07

EXORDIUM.
Les pleurs, les cris, les disputes et les guerres de pouvoirs avaient rendu l'atmosphère invivable sur le camp. Certains avaient enterrés des êtres chers et ne s'en remettaient pas, Cassyopée ressentait toute leur peine la transpercée de toute part, la déchiqueté, la poignarder en plein coeur. Mais elle n'avait pas le droit de pleurer, parce que ce n'était pas sa peine, ce n'était pas son combat. Alors elle restait silencieuse et solide auprès des rescapés brisés, amochés, terrassés. Elle tentait d'apaiser les plaies, d'être utile, mais c'était comme un immense chantier qui la dépassait, plus elle tentait d'apporter son soutiens, plus le désespoir s'emparait de ses semblables. La gamine entendait toutes leurs pensées les plus sombres, c'était d'ailleurs ce qu'elle percevait de mieux chez les autres, leur douleur. Mais c'était trop, trop pour ses maigres épaules, trop pour ses maigres forces, elle ne pouvait plus supporter à elle seule toute la douleur du camps. Sans compter les querelles de pouvoir qui commençait à se faire entendre, il y avait plusieurs situations de crises à gérer comme les enlèvements de certains rescapés par une tribu qui vivait visiblement sur ces terres depuis un moment, le manque de nourriture, les blessures qui s'infectaient, le manque de matériel médical et de médicament pour soigner tout le monde. Les plus fortes têtes s'improvisaient chef de fil, mais tout le monde n'était pas du même avis et les tensions se dessinaient lentement entre certaines personnes. Ça tuait Cassyopée, elle avait besoin de calme, retrouver un semblant de sérénité. Alors un matin, alors que le camp était encore endormi et que les rayons du soleil ne s'était pas encore montré, elle avait attrapé ses affaires et les avaient toutes fourrées dans son sac à dos, elle avait rempli une bouteille d'eau qui lui restait de son voyage et armée de ses carnets elle s'était enfoncé dans la forêt. Loin des voix, loin de la douleur, loin des larmes. Son idée était simple, continuer le travail qu'elle avait entamé depuis quelque temps maintenant: cartographier l'île. Son carnet était rempli de croquis, d'ébauches de chemins, de contours approximatifs de l'île.. C'était une gamine minutieuse, son travail était plutôt précis et assez intelligent, elle repérait les éléments les plus marquant pour ne pas se perdre, comme un arbre donc le tronc se séparait en quatre énorme pilier, ou cette source encastré dans des roches recouvertes de mousse. Elle faisait attention au moindre détail, écrivait le plus de détail possible. Ce qui lui manquait, c'était une boussole. Elle avait réussi à repérer très grossièrement les points cardinaux grâce au soleil, mais l'observation du soleil laissait une marge d'erreur non négligeable. La chaleur était écrasante, l'atmosphère lourde, moite, elle marcha plusieurs heures avant de rejoindre un point d'eau déjà repéré quelques jours auparavant. Son but était de s'aventurer le plus loin possible tant qu'elle pouvait s'approvisionner en eau. Elle était certaine qu'il y avait quelque chose au nord de l'île. C'était cette voix dans sa tête, une voix comme une encre sur laquelle elle pouvait s'accrocher. Une voix masculine, chaleureuse, apaisante. Peut-être qu'elle sombrait dans la folie, peut-être que la chaleur lui faisait perdre la tête, qu'elle ne faisait plus la différence entre le réel et l'imaginaire. Qu'est-ce qui était réel de toute façon? Cette île qui n'apparaissait pas sur son planisphère pourtant précis? Sa capacité nouvelle à s'immiscer dans la tête des autres? Ces hommes et ces femmes qui semblent vivre ici depuis toujours à l'écart de toute autre civilisation? Rien n'avait de sens. Alors autant suivre son instinct, c'était peut-être la seule chose à laquelle elle pouvait encore se rattacher. Après avoir reposé sa jambe blessée quelques heures, elle reprit son chemin, s'enfonçant dans une jungle qui semblait interminable. Une immense étendue d'arbres si hauts qu'ils auraient pu toucher le ciel, des troncs fins, interminables, tous semblables les uns des autres. La gamine avait de moins en moins d'indice pour se repérer, mais toujours cette détermination, cette obsession de vouloir trouver cette voix. Je t'entends. avait-elle soufflé alors que le songe l'encourageait à s'enfoncer toujours plus loin. J'arrive. lui avait-elle promis. Mais la fatigue et la douleur vive causée par sa blessure à la cuisse l'avaient obligé à s'arrêter plus tôt que prévu pour la nuit. Elle avait trouvé une cascade bordé de roches, et avait grimpé au plus haut de la roche pour y passer la nuit. D'ici, le ciel se dessinait entre les arbres, lui laissant assez de visibilité pour observer les étoiles qui scintillaient dans la nuit. La vue des étoiles l'avait toujours apaisé, et fasciné. C'était une passion qu'elle tenait de son père avant qu'il ne décède. Elle avait avec lui apprit à reconnaître plusieurs constellations, celle qui portait son nom la première. Cassiopée. L'astronomie l'avait toujours attiré, comprendre toutes ces choses qui la dépassait, la création et la mort des étoiles, les révolutions des planètes, les mises en orbites. Tout ces objets célestes. Quand elle était à l'orphelinat, elle s'arrangeait pour se retrouver enfermer dans la bibliothèque la nuit, pour échapper au couvre-feu, et pouvoir passer la nuit plongée dans ses bouquins. Elle s'était fait attraper quelques fois, ce qui lui avait valut quelques problèmes mais peu importe, elle avait soif de comprendre, d'apprendre. Bercée par ses pensées, elle sombra paisiblement dans le sommeil.

•••

Le troisième jour, son avancée fut plus difficile, elle ne trouva pas d'eau de la journée et sa plaie s'était ouverte et s'était mise à saigner sous son Jean's. Pourtant elle avait l'impression d'être si près de son but. Son carnet, ses dessins, ses chemins devenaient de plus en plus précis. Elle refusait de faire demi tour aussi prêt du but. Elle s'accrochait à cette voix, elle voulait y croire. Alors elle continua. Les bruits, les craquements, les animaux autour d'elle, tout se faisait de plus en plus intense. Elle faisait attention au moindre bruit, elle était aux aguets. C'était imprudent de partir seule, mais Cassyopée était persuadée qu'il ne pouvait rien lui arriver. Qu'il lui suffisait de marcher, que ça irait. Mais elle n'avait pas bu depuis plus de vingt-quatre heures et la chaleur arasante de la jungle la faisait suffoquer. Sa plaie infectée l'avait rendue fiévreuse, et bientôt son environnement devint abstrait. Les arbres vacillaient devant ses yeux, lui faisant complètement perdre le fil de son avancée. Elle perdait du sang, et déjà affaiblit par le manque d'eau et de nourriture, son corps n'allait pas pouvoir résister très longtemps. La gamine tituba encore pendant ce qui lui sembla durer des autres avant de s'effondrer sur le sol moite de la forêt, à bout de forces. Son corps se mis à trembler, sa jambe lui faisait horriblement mal, son coeur résonnait d'une façon étrange contre ses tympans, elle était complètement déshydraté. Incapable de garder les yeux ouverts plus longtemps, elle sombra dans le noir, son maigre corps gisant seul et inanimé au milieu de nul part. Même la petite voix s'était éteinte, l'avait abandonné. Elle était seule.



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