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 I wear another thought of you [IDRIS]

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ΛΣTHΣR
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Bonnie Wilkes
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Message (#) Sujet: I wear another thought of you [IDRIS]   Jeu 1 Juin - 22:31

I wear another thought of you



Intriguant. Et terrifiant en même temps. Bonnie aimait sentir l'excitation monter en elle. Gravissant les échelons un à un. La même sensation, chaque fois. Elle avait tellement l'habitude des murs blancs, aseptisés, que rien que l'idée de pouvoir respirer l'air de l'extérieur la mettait dans un état second. C'étaient ces petits moments de joie qui lui permettait de tenir le coup à l'intérieur du bunker. Dans cette vie où tout était écrit. Où l'improvisation n'avait pas sa place. Où le hasard était proscrit. Elle ne se plaignait jamais de cette existence. Elle n'avait rien décidé, mais elle s'était laissée guider, sans s'opposer aux choix de ses parents. Sans jamais vraiment remettre en question les règles qui régissaient sa vie.

Bonnie était particulièrement conciliante. Bien plus que la majorité de ses collègues. Cela ne l'empêchait pas de rêver à un autre destin. Celui où elle ne serait pas obligée de parcourir les étroits couloirs du centre. Une vie où elle n'aurait aucun horaire à respecter et où elle pourrait découvrir l'île à sa guise. Au lieu de ça, elle était enfermée dans un laboratoire. Tentant de trouver la moindre excuse pour pouvoir aller observer un peu plus cette nature mystérieuse qui les entourait.

Elle avait fait une demande récente, pour aller chercher certaines plantes qui lui seraient utiles pour ses recherches. Rien de bien attrayant. Seulement pour vérifier comment elles réagissaient à certaines vibrations. Une minuscule étude qui lui permettrait peut-être de faire un pas dans la recherche de la provenance des capacités qu'octroyait l'île à certains habitants.

Ses supérieurs lui faisaient assez confiance pour lui accorder sa demande. Plus au moins rapidement. Elle avait dû attendre plusieurs jours. Trop même. Assise sur sa chaise pivotante, attendant impatiemment de faire de nouvelles découvertes. Elle avait déjà rencontré des rescapés et elle espérait secrètement que cela arriverait encore. Sa nature curieuse la poussait à savoir d'où ils venaient et comment ils se débrouillaient sur l'île. Mais surtout, elle ne rêvait que d'une chose; en apprendre plus sur le continent. Cette terre où elle ne mettrait probablement jamais les pieds. Ce lieu tellement intriguant pour son esprit de scientifique.

Sac à dos attaché, veste fermée, elle était enfin prête à laisser le soleil caresser son visage. Elle attendait seulement le soldat qui l'accompagnerait. C'était le seul bémol aux sorties à l'extérieur; l'obligation d'être accompagné. Surveillé comme un enfant. Elle entendit des pas résonner dans le couloir. Sourire aux lèvres, comme souvent, elle croisa le regard de son protecteur. Son visage changea malgré elle. Idris. L'un de ses meilleurs amis d'enfance. Un garçon gentil et bien élevé. Elle l'avait perdu de vu. Du moins, ils s'étaient éloignés. Trop d’événements les avaient séparés. Il avait changé. Elle avait continué à être une gentille fille parfaite sous tous rapports. « Salut Idris. » Elle sourit, très légèrement. Elle osait à peine croiser son regard. Elle avait l'impression d'être à nouveau cette petite fille timide qui n'aimait pas affronter les conflits.

Alors qu'ils avançaient tous les deux, sortant de ce bunker qui les retenait prisonniers, leurs bouches étaient closes. Bonnie s'en voulait, elle l'avait accueilli trop froidement. Mais elle ne savait quoi lui dire.

Les minutes défilèrent. Cela faisait une demi-heure qu'ils étaient dehors. A part quelques banalités échangées, elle ne savait pas comment lui faire la conversation, elle s'était donc légèrement éloignée. Un pot remplit de terre dans chaque main. La distance, qui les séparait, grandissait peu à peu. Elle se retourna et aperçue qu'il était hors de sa vue. Elle soupira. Elle n'aimait pas cette ambiance tendue. Celle où elle n'arrivait pas à s'adresser à l'ancien ami qu'il avait été, ni à l'homme qu'il était devenu et qu'elle ne connaissait plus.

Agenouillée, les mains pleines de terre, Bonnie crut entendre un bruit venant de derrière un arbre immense. Elle se releva brusquement. « Idris ? » Il s'amusait peut-être à l'effrayer ou la cherchait tout simplement. Les soldats avaient pour habitude que les chercheurs les sèment, mais lui n'avait pas l'habitude d'accompagner les sorties extérieures. Les feuillages bougeaient vite. Trop vite. Elle n'entendait plus de sons suspects, mais les piaillements des oiseaux pouvaient très bien les atténuer. Elle se retourna pour ramasser ses pots et partir à la recherche du soldat. Trop tard. Elle sentit une main venir se poser brutalement sur ses lèvres, une autre lui saisit fermement le poignet droit. Le pot remplit de terre tomba et se brisa sur le sol. Le bruit fît s'envoler les oiseaux à proximité.
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Idris Fortescue
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Message (#) Sujet: Re: I wear another thought of you [IDRIS]   Jeu 8 Juin - 21:08



I wear another thought of you

Idris se réveilla en sursaut, le souffle court et dégoulinant de sueur. Il jeta un regard apeuré aux alentours. Ce n’était rien, il était dans son lit. Il prit quelques secondes pour calmer son rythme cardiaque affolé, en inspirant de grandes bouffées d’air frais. Les souvenirs de son cauchemar ne semblaient pas décidés à quitter son esprit. C’était le même rêve. Toujours le même depuis trois jours.

Il était assis sur un piédestal dans la salle d’audience de la station, seul face à tous. Ses poignets et ses chevilles étaient liés à la chaise, si serrés qu’il commençait à ne plus sentir le sang affluer dans ses extrémités. Le commandant en chef de la Brigade était face à lui, le fixant d’un air déçu et plein de dégoût. Les autres soldats ricanaient en le montrant du doigt, et le reste des habitants semblaient le mépriser de tout leur être. Le jugement était alors prononcé, et Idris avait le sentiment d’une guillotine tranchant son cou, de manière brutale et nette : il était banni de le station. A l’annonce de cette décision, l’ensemble des gens crièrent de joie et commencèrent à lui jeter œufs, tomates, et tout ce qu’ils pouvaient trouver d’autre. Puis le commandant se métamorphosait et prenait l’apparence de la Native. Et elle le regardait en riant. Un rire démoniaque. Un rire qui hantait ses nuits.

Il jeta un regard vers l’horloge de sa chambre. 7h48. Il poussa un juron. Il était en retard. Levé du mauvais pied, il était encore plus agacé à la perspective de sa journée. Accompagnateur de sortie extérieure. Et pourquoi pas animateur de colo aussi ? Depuis sa faute professionnelle avec la Native, il avait été rétrogradé aux missions de bas grades, les missions que n’importe quel soldat en formation pouvait remplir. Et cela le mettait hors de lui. Il avait tant travaillé pour gravir les échelons de la Brigade, et tout ceci était anéanti en un éclair à cause de cette sauvageonne qui l’avait pris par surprise. Une seconde d’inattention lui avait valu des années d’effort et de dur labeur. Mais il comptait bien se faire racheter auprès de l’Elite, quoi qu’il lui en coûte. Alors il devait prendre son mal en patience, suivre les ordres et se faire petit jusqu’à ce qu’on puisse lui faire de nouveau confiance.

Il alla prendre une douche et s’habilla rapidement en veillant à paraître aussi séduisant que possible : il n’avait aucune idée de la personne qu’il devait protéger ce matin, il n’aurait voulu perdre ses chances si cela s’avérait être une ravissante demoiselle… Il piqua un morceau de pain dans le réfectoire qu’il glissa dans sa poche, puis passa par la salle d’armement afin de s’équiper pour cette excursion qui s’annonçait absolument palpitante. Ô qu’il avait hâte.

Il se dirigea vers la grande porte d’entrée de la station, ses bottines de cuir claquant contre le carrelage froid du couloir. Il aperçut au loin une jeune femme blonde de dos, qui semblait trépigner d’impatience en l’attendant. Il eut un sourire en coin. La matinée allait peut-être s’illuminer finalement…

Soudain, elle se retourna et leurs sourires respectifs s’évanouirent simultanément en se découvrant. Bonnie Wilkes. Miss Perfection. Vie de rêve, aimée de tous. Un modèle pour beaucoup. Elle avait été une des meilleures amies d’enfance d’Idris. Mais à la mort de sa mère, les choses avaient vite changé. Son étalage de bonheur et d’excellence le dégoûtait, lui qui avait tout perdu du jour au lendemain. Il ne supportait plus de la voir se pavaner, toujours heureuse de vivre. Il fallait croire qu’ils ne partageaient plus rien, qu’ils avaient simplement changé de monde. Idris était bouffé par la jalousie et était devenu détestable à son égard. Alors rapidement, ils avaient coupé les ponts et se vouaient une rancœur tenace.

Idris la salua d’un air froid. « Bonjour Bonnie ». La jeune femme paraissait gênée, presque anxieuse. Il la scruta rapidement, à la recherche d’une quelconque imperfection. Mais non, Bonnie était toujours impeccable. Toujours. Il leva les yeux au ciel d’un air las. Il était déjà au bord d’une crise de nerfs. Ca allait être long.

Lorsqu’ils quittèrent le bunker, le silence était plus que pesant mais ni l’un ni l’autre ne parvint à le rompre. Il suivait la jeune femme au fil de ses pas dans les méandres de la forêt tropicale, une arme contre son torse. Plus le temps passait, plus son agacement s’amplifiait. D’une, il devait se coltiner un accompagnement, comme un bleu. De deux, il fallait que ce soit l’une des seules scientifiques qu’il connaisse personnellement et qu’il déteste. De trois, elle le menait par le bout du nez et il devait la suivre comme un petit chien. Ca commençait à faire beaucoup à encaisser. Expirant un grand coup pour calmer sa tension croissante, il s’arrêta en chemin pour la laisser partir devant. Il n’allait pas non plus lui coller aux baskets jusqu’à ce qu’elle trouve le bon brin d’herbe. Non mais. Il partit donc faire un tour, tapant contre quelques arbres au passage pour se défouler.

Une vingtaine de minutes plus tard, Idris se rapprocha de l’entrée de la station, pensant la retrouver là-bas. Personne. Que pouvait-elle bien faire ? Fallait-il vraiment autant de temps pour ramasser trois cailloux ? Il soupira un grand coup. Décidément, elle n’avait pas changé. Toujours à se prendre pour le centre du monde, sans penser aux autres qui attendaient autour. Tapant frénétiquement du pied, il s’arrêta soudainement en entendant au loin un bruit sourd et le piaillement d’oiseaux qui s’envolaient dans le ciel. Ce n’était pas bon signe.

Il courut sans réfléchir vers l’origine du bruit. Il se terra derrière un buisson en arrivant à destination. Un Natif retenait prisonnière la jeune femme, qui tentait de se débattre en vain. Un pot en terre cuite reposait en mille morceaux à leurs pieds. Il les contourna silencieusement afin d’être derrière eux. Il posa alors délicatement le canon de son arme contre le crâne du sauvageon.

« Qui t’a éduqué ? On ne t’a donc jamais appris à ne pas attaquer les demoiselles ? Tu vas la relâcher délicatement, comme un gentleman que tu n’es pas, et tu vas te tourner vers moi doucement, c’est compris ? Au moindre geste brusque, tu meurs.»

Le sauvageon obtempéra et libéra Bonnie. Il commença à se tourner lentement vers le soldat, quand soudain, il dégaina une lame de sa manche et la planta dans l’épaule d’Idris. Le jeune homme hurla et tira sans le vouloir un coup de feu contre un arbre à proximité, avant de laisser tomber son arme. Le Natif l’éloigna d’un coup de pied sec puis brandit sa lame à nouveau, vers son cœur cette fois-ci. Mais c’était sans compter le talent d’Idris pour le combat au corps à corps. Il esquiva le coup et en profita pour donner un coup de coude puissant dans le dos de son adversaire, qui se raidit. Il éjecta la lame des mains du sauvageon d’un coup de pied précis et lui colla son poing au niveau de la glotte. Désarmé, le souffle difficile, le jeune homme profita de l’accalmie pour détaler comme un lapin. Idris ramassa alors sa lame au sol, et la lança au loin pour la planter dans son flanc. Le sauvageon hurla mais continua à courir jusqu’à disparaître dans les profondeurs de la forêt.

Idris leva alors un regard vers Bonnie. « Il ne devrait plus revenir à présent… ». Puis il porta une main contre sa blessure à l’épaule, en jurant contre son auteur. Il levait son bras difficilement, grimaçant de douleur.

La matinée si morose et ennuyante venait de prendre un tout autre tournant finalement…

(c) sweet.lips
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