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 ghost of the past (marcus)

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ΛΣR
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Noëlhyn Facëtiae
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Messages : 75 L'objet qui ne me quitte jamais : une dague fabriquée avec des débris trouvés sur l'île quand j'étais plus jeune Je suis nostalgique de : l'île avant l'arrivée des hommes du ciel


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Message (#) Sujet: ghost of the past (marcus)   Lun 22 Mai - 1:22

EXORDIUM.
Son maigre corps était recroquevillé dans le fond d'une cellule humide, tremblant de froid, se tordant sous l'effet de la faim. Elle refusait de se nourrir, elle refusait de parler, elle refusait même de boire. Ça faisait des jours qu'elle n'était plus sortie de sa cellule, elle avait fait de sacrés dégâts la dernière fois, alors les gens de la station avaient décidé de la punir. La gamine n'avait pas eu le droit de voir sa soeur, de savoir comment elle allait. La dernière fois qu'elle l'avait vu, la fillette était attachée à une chaise, et on lui infligeait des décharges électriques à chaque fois que son aînée refusait de coopérer. Elle avait vu sa petite soeur se tordre, hurler, puis s'effondrer sous la douleur, sous les décharges électriques. La pire torture qu'on pouvait infliger à Noë, c'était de faire souffrir sa douce Nahla. L'image de la fillette gisant sur le sol, saignant du nez, inanimée, hantait son esprit depuis la seconde où elle s'était réveillée dans sa cellule. La lourde porte en ferraille s'ouvrit enfin l'arrachant à ses pensées, et un adolescent apparut dans l'encadrement de la porte. Sa peau était mate, ses yeux noirs, son visage aussi dur que de la pierre. Il attrapa la gamine, elle tenait à peine debout, mais il n'en avait que faire. Il la força à avancer. Elle savait où il l'emmenait, elle savait qu'elle retournait dans la pièce aux murs blancs et à l'atmosphère aseptisé. La gamine savait qu'elle allait souffrir, encore. Son tout petit corps était épuisé, elle aurait voulu courir à l'opposé de cette porte, de cette pièce, de ces gens, mais l'adolescent à la peau brune était juste derrière elle, et il n'aurait qu'un geste à faire pour la maîtriser. Elle était piégée. Alors elle entra dans la pièce, et cette fois, c'était Nahla qui était sur la table d'opération, le crâne recouvert d'électrodes, et les bras perfusés. Ils prenaient son sang. La fillette était amorphe, inconsciente, Noë sentit la rage la submerger, voir sa soeur ainsi la révulsait, alors elle tenta de protester, de se débattre, mais l'adolescent à la peau brune attrapa fermement ses bras, et l'empêcha de bouger. Alors elle hurla, elle hurla de toutes ses forces, priant pour qu'on vienne aider sa soeur, priant pour qu'on arrête de se servir d'elles comme deux rats de laboratoire. Elle criait, s'époumonait, se débattait, se démenait, griffait, frappait, mordait.

L'adolescente se réveilla en sursaut, étouffée par l'angoisse. Des gouttes de sueurs perlaient sur son visage, et elle ne pu s'empêcher de tâtonner à côté d'elle pour vérifier que sa petite soeur était toujours à ses côtés. Elle attrapa la main de sa benjamine, et il lui fallut plusieurs minutes avant qu'elle ne parvienne à retrouver son calme. Noë? T'as encore fait un cauchemar? la voix fluette de Nahla apaisa son coeur qui battait douloureusement contre sa poitrine. C'est rien mon coeur, rendors toi.. souffla-t-elle en embrassant le front de la fillette. Noëlhyn faisait toujours les mêmes cauchemars depuis des années. Cette pièce, ces murs blancs, la douleur, la rage, et Marcus. Il était toujours là, présent dans chacun de ses cauchemars. Le visage du jeune homme hantait ses nuits depuis des années, bien avant encore qu'elle ne le rencontre. Tout cela n'avait aucun sens à ses yeux, ces machines, ce décor, ces objets, rien de tout ça n'existait. Mais pourquoi Marcus? Pourquoi était-il toujours là? Pourquoi avait-il toujours été là? L'adolescente était incapable de retrouver le sommeil après un tel épisode, alors elle s'éclipsa de sa cabane laissant sa petite soeur dormir, puis elle s'empara de son arc et de son carquois. Chasser était le seul exercice qui lui permettait de se calmer réellement, de reprendre pied. Le soleil n'était pas encore levé, les oiseaux n'avaient pas encore commencé à chanter et l'île toute entière était encore plongé dans le sommeil. Noë, elle, parti en direction du centre, s'enfonçant dans la jungle tropicale. Il fallait qu'elle s'isole, elle ne supportait pas ces moments de faiblesses, ces cauchemars qui lui rappelaient qu'elle n'était pas infaillible. Qu'elle pouvait être faible. Ça la révulsait, elle refusait d'être faible, elle refusait de ne pas avoir le contrôle, de ne pas comprendre. Alors elle partait, seule, et loin. Pour reprendre le contrôle.

La journée touchait à sa fin, elle avait marché un bon bout de temps puis avait passé son après-midi à chasser. Faire corps avec la nature, se concentrer sur les bruits, les odeurs, les mouvements. La chasse, la traque, était un art dans lequel la jeune sauvageonne excellait. Ses jambes étaient solidement encrées sur une branche d'arbre, sa proie n'avait pas quitté son champs de vision une seule seconde. Perchée là haut, elle avait un point de vue imparable, et était totalement indécelable pour la pauvre bête qui s'abreuvait prêt d'une mince étendue d'eau. La gamine attrapa une flèche de son carquois, plaça la corde dans la fente de la flèche, banda son arc, verrouilla sa proie, et retint son souffle. Elle devait attendre d'avoir le meilleur angle. La meilleure visibilité possible. Elle resta plusieurs seconde figée, prête à délivrer sa flèche à l'instant qu'elle jugerait le plus opportun. L'animal était juste là, elle pouvait presque sentir son odeur, entendre son souffle. Il n'y avait plus qu'elle, et la pauvre bête. Encore une seconde. Crack. Des bruits de pas vinrent briser le silence absolue de l'instant, et l'animal s'enfuit à toutes jambes, sortant du champ de vision de l'adolescente qui baissa son arc pour savoir d'où venait le craquement. Toujours perchée dans son arbre, elle inspecta les environs. Cette démarche, elle la connaissait. Marcus. Il était là, juste sous son arbre. Et il avait fait fuir son diner. Furieuse, elle attendit qu'il passe sous l'arbre et avec une agilité féline qui la définissait tant, Noë bondit en sol, plantant ses pieds nus dans le sol meuble, juste devant le jeune homme. Qu'est-ce que tu fais là, Marcus? Tu fais fuir mon gibier. lança-t-elle, glaciale. Ses yeux étaient plantés dans le regard du jeune homme, comme si elle avait le pouvoir de percer son âme toute entière. Elle était là, plantée devant lui, l'air revêche, attendant une réponse. Bien qu'il soit largement plus grand qu'elle, et bien plus musclé aussi, elle n'avait aucune crainte à l'affronter du regard. Il ne l'impressionnait pas. L'entente entre eux n'a pas toujours été cordiale, et le fait que Marcus apparaissait dans chacun de ses cauchemars n'arrangeait rien à la situation. Son instinct et son âme toute entière lui criait de rester farouchement méfiante face à lui, et c'est ce qu'elle faisait, elle se méfiait. Depuis qu'il était arrivé parmi eux, elle n'avait jamais cessé de se méfier.



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Marcus Vitalïs
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Message (#) Sujet: Re: ghost of the past (marcus)   Mar 23 Mai - 16:53

La petite blonde dans la cellule d’isolement, on t’avait ordonné. Ça faisait quelques mois déjà que tu avais rejoint la brigade; les forces militaires tu en rêvais depuis que tu étais gosse. Depuis que tu pouvais marcher sur tes deux pieds, tu t’étais entraîné incessamment. Tu savais comment ça marchait ici. Kill or be killed; If you can’t beat them, join them. Ça allait être ta vingt-septième prisonnière de la journée. C’était toujours pareil. Ils criaient, suppliaient, se débattaient, te crachaient au visage. Alors, tu avais appris à faire ton travail, le regard froid, le coeur et l’âme éteints; ils n’étaient plus qu’une masse qu’il te fallait déplacer et tu n’étais plus qu’une machine. Depuis que tu avais vu le jour on te répétait la doctrine utilitariste de tes ancêtres. Pour le bien-être de l’humanité, pour le progrès, une poignée doit être sacrifiée. Alors quand tu avais ouvert la porte de la cellule et que tu pouvais voir le corps chétif de l’enfant par terre, l’écho de la voix de chaque membre de ta famille résonna dans ton crâne. Votre mantra. Plus jamais. “Plus jamais le monde comme je l’ai connu dans les années 1940. Si ce que nous faisions ici nous garanti l’évolution et l’amélioration de la condition des générations futures alors je suis convaincu que les mesures que nous prenons sont nécessaires”, ton arrière-grand-père avait écrit. Pour toi, c’était surtout plus jamais la faiblesse et l’impuissance, ici tu pouvais être maître de ton destin. Ainsi, alors qu’elle essayait de se libérer, tu ne bougeas pas d’un cil, l’attrapant fermement, un vide prenant place en toi.

*

Tu t’étais encore réveillé avec ce sentiment de colère qui te brûlait l’estomac. Tu avais été proche, tellement proche de retrouver ta mémoire. C’était toujours pareil, tu savais que tu avais rêvé de ton passé mais tu ne pouvais jamais t’en rappeler au petit matin. Encore allongé, tu donnais un coup de poing par terre qui provoqua un petit tremblement de terre, un résultat de ton aptitude; parfois les éléments te rejoignaient dans ton état d’esprit. Le soleil ne s’était pas encore levé mais tu n’étais plus d’humeur à dormir. Tu t’étais levé machinalement avant de te mettre à courir. Le sprint t’avait toujours soulagé alors tu avais parcouru la forêt, affrontant les obstacles devant toi sans même y réfléchir. Après ce qui pouvait être des minutes ou des heures tu t’étais arrêté. La sueur perlait sur ton front, les veines sur tes avants-bras étaient apparentes et tu reprenais ton souffle en marchant doucement. Tu avais presque manqué de remarquer la jeune femme qui apparaissait brusquement devant moi. Tu fis un pas en arrière; il fallait dire qu’elle était discrète et agile. Noë. Elle avait un regard perçant et tu levais les yeux au soleil avant de souffler, agacé, l’air de dire j’ai pas le temps pour tes conneries. Tu continuas ta marche comme si elle n’était pas là. “Ne me blâme pas pour ton manque de dextérité, Noëlhyn.” Tu n’avais pas pu t’en empêcher, quelque chose en elle t’exaspérait et tu savais que c’était réciproque. Tu n’avais pas tellement fait attention à l’animal mais tu te disais qu’elle avait sûrement trop pris son temps si elle n’avait pas réussi à le tuer.

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Noëlhyn Facëtiae
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Message (#) Sujet: Re: ghost of the past (marcus)   Dim 4 Juin - 16:20

EXORDIUM.
Marcus l'agaçait, Marcus l'énervait, Marcus la rendait méfiante. À chaque fois qu'ils se croisaient, et bon sang que ça arrivait bien trop souvent au gout de la jeune fille, elle sentait tous ses muscles se tendre, comme si son corps réagissait à la présence du jeune homme. Un instinct animal dicté par son subconscient. Elle n'avait jamais compris pourquoi elle se méfiait plus de lui que des autres, peut-être son regard un peu trop sombre, ses muscles un peu trop saillant, ou son attitude un peu trop arrogante. La jeune sauvage n'avait pas peur de lui, elle n'avait peur de personne, mais il y avait un mystère autour de lui, elle ne parvenait pas à mettre le doigt sur ce qui la froissait tant et ça la rendait dingue. Il la rendait dingue. Et pourtant inlassablement leurs chemins se croisaient encore et encore, comme deux arbres qui vivent enchevêtrés l'un dans l'autre, leurs branches s'entremêlant inexorablement. Leurs deux vies s'entremêlaient. Et plus elle le détestait, et plus il apparaissait dans ses cauchemars. Elle resta plantée à l'endroit où elle avait sauté, laissant le jeune homme continuer son chemin comme si elle n'avait pas existé, mais son regard resta fermement accroché à la silhouette musclé de Marcus qui s'éloignait. Ne me blâme pas pour ton manque de dextérité, Noëlhyn. Noë était bien trop fière pour accepter qu'on doute de ses capacités. Marcus le savait. Il l'exaspérait, guidée par la rage qui bouillait en elle, elle attrapa une flèche de son carquois et en une fraction de seconde la décocha. La flèche siffla en tranchant l'air, frôla la joue du jeune homme avant de se planter violemment dans un arbre à quelques centimètres seulement du visage du jeune sauvage. Le frôler, jamais le blesser. Bizarrement, malgré toute la haine qu'elle éprouvait, Noë était incapable de s'en prendre à Marcus. Il y avait cette loyauté envers la tribu, on ne s'entre-tue pas chez les natifs, mais pas que. Il y avait autre chose. Marcus était pareil qu'elle sur bien des domaines. Dans la manière d'être, dans leur indépendance. Dans leur quête de réponses aussi. Au fond, il l'exaspérait autant qu'il la fascinait, mais ça jamais elle n'admettra le penser une seule seconde. Non, c'était beaucoup plus facile de le détester. Je ne rate jamais ma cible. Tu le sais très bien. Noë, elle fait parti de ces acharnés, ceux qui ont toujours dû prouver de quoi ils étaient capable, qui ne lâchent rien même s'ils doivent y laisser la peau. Plus petite, plus maigre que les autres, elle a dû se faire une place dans un monde qui n'accepte pas les faibles. Elle s'est battu sans relâche, jusqu'à gagner sa place dans les rangs des guerriers natifs. Alors elle ne supporte pas qu'on la rabaisse. Encore moins quand c'est un homme. La tension entre les deux jeunes sauvages était palpable, Noë parti récupérer sa flèche se rapprochant ainsi de Marcus. Et pourquoi tu es partout où je vais? Si je ne te connaissais pas aussi bien je jurerai que tu me suis. Évidemment pas. Elle lança un regard noir au jeune homme. Il était aussi méfiant vis à vis d'elle qu'elle ne l'était vis à vis de lui. Aucun des deux ne voulait croiser l'autre, et pourtant. Puis il y avait cette question, une question qu'elle ne pouvait pas poser. Pourquoi Marcus se retrouvait dans chacun de ses cauchemars? Poser cette question revenait à admettre qu'elle avait une faille, une faiblesse, et ça elle était bien trop fière pour le montrer, surtout à Marcus. Plutôt mourir.




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Marcus Vitalïs
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Message (#) Sujet: Re: ghost of the past (marcus)   Jeu 8 Juin - 1:18

Sous le soleil qui venait tout juste de se lever, tu pouvais voir ses yeux bleus scintiller. Il y avait quelque chose de sauvage dans son regard. Elle n’avait pas peur, même si elle était plus jeune, plus petite, plus mince. Elle te défiait toujours, t’attaquait à coup de remarques sanglantes qui faisaient bouillir le sang dans tes veines. Quand tu l’avais vu la première fois tu avais eu un mauvais pressentiment, comme une petite voix dans ton crâne qui te disait de ne pas t’approcher. Pourtant, tu n'avais pas pu t’empêcher d’aller voir pourquoi ça ne passait pas avec elle. Tu n’avais jamais vraiment aimé les autres, mais avec elle c’était différent, instinctif, presque intime. Elle te faisait serrer la mâchoire et les poings et pourtant t’avais toujours du mal à rester trop loin. Alors, tu avais décidé de partir avant que ça ne dégénère. Tu savais que tu la provoquais en t’attaquant à ses capacités. Tu t’y prenais souvent comme ça; cibler les faiblesses pour mieux pouvoir blesser. Alors, t’avais prévu la flèche qui venait se planter juste à côté de ton visage; tout comme t’avais prévu de ne pas bouger d’un cil, un petit sourire aux lèvres. C’est ce que tu voulais, lui faire perdre son self-control. L’agacer, lui faire perdre ses moyens. Elle n’allait pas te faire du mal physiquement. Elle était loyale envers la tribu et sa doctrine. Toi, tu t’en foutais pas mal. Tu te battais quand tu voulais, brisais les règles quand ça t’arrangeait. Elle s’approche et tu la regardes rapidement arracher la flèche de l’arbre. Bizarrement, tu n’avances plus. Tu laisses échapper un rire en l’écoutant. “Exactement, j’ai rien de mieux à faire que de suivre une gamine dans la forêt.” Tu savais qu’elle ne le pensait pas vraiment mais ça t’énervait tout de même. Tu tombais beaucoup trop souvent sur elle. Elle te lançait un regard noir et ça te faisait presque rire. Elle était tellement décidée à te tenir tête que ça en devenait ridicule; et pourtant sa haine envers toi t’effrayait en quelque sorte. Elle sait quelque chose. Tu te frottais les mains avant de les passer sur ton menton, effleurant tes lèvres qui arboraient un petit sourire narquois. ”Écoutes Noë, je te recommanderais de prendre tes distances. La forêt est déjà hostile, il vaut mieux que tu ne te mettes pas un autre ennemi à dos”, tu avais dit en t’avançant dangereusement d’elle. Tu avais laissé tomber ton air moqueur. Tu savais que tu pouvais être terrifiant; tu n’avais rien à perdre, rien ni personne pour qui t’inquiéter à part ta propre personne. Ça ne marchait peut-être par sur elle mais tu aimais lui rappeler qu’elle affrontait la mauvaise personne. Tu avais détruit des vies et des coeurs. Tu ne t’en rappelais juste pas.
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Noëlhyn Facëtiae
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Message (#) Sujet: Re: ghost of the past (marcus)   Jeu 8 Juin - 13:07

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Noëlhyn avait tout oublié de son passé dans le bunker, pour elle toute sa vie s'est déroulée dans la forêt, sur cette île. Mais si les images s'étaient volatilisées de son esprit, son corps lui n'avait rien oublié, son subconscient non plus. Ce sont ces souvenirs perdus qui lui ont donné la rage nécessaire pour se battre, dès son arrivée ici alors qu'elle n'était qu'une enfant elle n'avait qu'une obsession, être capable de protéger sa petite soeur. Comme si elle se rappelait de son impuissance dans le bunker, alors même qu'elle était incapable de se souvenir de l'existence de cette fichue prison. Alors, avec ses frêles épaules et du haut de sa dizaine d'année, à peine plus, elle était partie voir les guerriers de la tribu, et avec une détermination étonnante pour une gamine elle leur avait demandé de l'entrainer. Comme un guerrier. Ils avaient accepté, à une condition, elle n'aurait le droit à aucun traitement de faveur. Elle encaissa les coups, se relevant à chaque fois, parfois elle finissait les combat en titubant, sa peau de porcelaine s'était retrouvée couverte d'hématome, parfois ses os se brisaient. Alors elle a dû apprendre à être plus rapide, plus agile, à se servir de son don pour anticiper les mouvements de l'ennemi. Elle avait l'âme d'une battante, une acharnée, elle n'avait jamais renoncé malgré la douleur, elle se battrait jusqu'au bout, pour ne plus jamais se sentir impuissante. Pour pouvoir se défendre, et protéger sa petite soeur. Elle ne voulait avoir besoin de personne, ne dépendre de personne. Mais cet entrainement drastique l'avait rendu bien plus froide et renfermé qu'elle ne l'était déjà, si c'était possible. Elle s'était endurcit, enfermée dans un écrin de glace. S'attacher, c'était s'affaiblir, qu'elle se répétait. Après tout ce qu'elle a encaissé pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui, il était hors de question qu'elle laisse quelqu'un comme Marcus penser qu'il pouvait avoir le dessus aussi facilement sur toi. Exactement, j’ai rien de mieux à faire que de suivre une gamine dans la forêt. elle lui lança un regard noir, glacial, Noë détestait qu'on la considère comme une gamine. Ce n'en était pas une, elle n'était plus une gamine depuis bien longtemps. Écoutes Noë, je te recommanderais de prendre tes distances. La forêt est déjà hostile, il vaut mieux que tu ne te mettes pas un autre ennemi à dos Il était là, tout près d'elle, comme s'il voulait se montrer menaçant. Qu'il la menace, la gamine n'avait pas peur. Et pour le lui prouver elle s'avança à son tour, un peu plus près de lui, comme pour le narguer, le provoquer. Son regard était planté dans celui de jeune homme, scintillant de haine et de détermination. Tu ne me fais pas peur Marcus. Leur deux corps se tenaient dangereusement près l'un de l'autre, la tension était électrique, écrasante, étouffante. Et je te recommanderais de ne pas faire de moi ton ennemi. Ça serait un bien mauvais calcul de ta part. Elle aurait voulu attraper sa dague, lui sauter dessus et effleurer sa carotide, mais au corps à corps frontal elle n'avait aucune chance, notamment à cause de la capacité de Marcus. Son coeur résonnait dans ses tympans, la haine qu'elle nourrissait envers lui était presque surnaturelle, et un instant elle se demanda pourquoi, pourquoi lui, pourquoi autant d'aversion, de dégout? Pourquoi?



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Message (#) Sujet: Re: ghost of the past (marcus)   Jeu 22 Juin - 13:43

Quelque part, tu n’étais pas si différent de la petite blonde en face de toi. Comme elle, tu avais été un gamin qui avait grandit trop vite. Tu ne t’en rappelais peut-être plus maintenant mais tu n’avais pas eu une enfance ordinaire; depuis que tu étais né, tu avais été conditionné à servir un projet dans lequel tu n’étais pas sûr de croire. Tu avais été obligé d’abandonner ton humanité pour rester en vie. Alors, au milieu de l’anxiété qui t’habitait, tu avais appris à contrôler ton esprit, à éteindre cette partie en toi qui pouvait ressentir de la compassion ou de la pitié. Tu étais devenu une machine, un robot qui se nourrissait de violence. Ton corps entier était marqué par le passé que tu ne reconnaissais plus. Tes bras étaient tatoués, les cicatrices parcouraient ton abdomen et tes muscles saillants témoignaient de tes combats incessants. Ta formation te revenait souvent par réflexe; à l’âge de cinq ans, tu pouvais toucher une cible avec ton couteau à plusieurs mètres de distance, à huit ans, tu avais parfaitement maîtrisé les sports de combat. Avec le reste de la brigade, tu avais passé des nuits entières à perfectionner ta rapidité et ton habilité. Ça te confortait, te rassurait, de savoir que rien ne pouvait t’atteindre. Elle s’avance et tu maintiens le regard. Elle ne te faisait pas peur, tu savais que tu pouvais facilement la battre au duel, mais ce n’était pas son physique qui te perturbait. Elle était forte mentalement. Puis, elle te regardait comme si elle te connaissait. Elle te haïssait, tu l’avais compris dès qu’elle avait déposé son regard sur le tien pour la première fois. Pourtant, bien qu’elle semblait méfiante envers ta personne, tu avais pu décerner un soupçon de peur quand tu montrais trop les crocs. Une peur à peine visible, presque instinctive, subconsciente. C’était étrange. Elle était étrange.Tu pouvais presque entendre son coeur battre pendant que tu essayais de contrôler le rythme du tien. Ne pas faire d’elle son ennemi, tu ne pouvais pas t’empêcher de sourire. C’était déjà le cas. Et tu t’en foutais pas mal; pas vrai? ”C’est mignon”, tu disais avant de tapoter sa joue, l’air condescendent. C’était toujours pareil; elle t’envoyait des piques et tu la provoquais. Tu t’éloignais, lui tournant le dos mais restant néanmoins vigilant. ”Viens me voir quand tu attrapera ce gibier”, tu disais en levant la main.
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