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 Quand la mémoire fait défaut... [IDRIS]

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ΛΣTHΣR
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Tissia Fomentüm
guérison
Messages : 216 L'objet qui ne me quitte jamais : Une lame avec laquelle elle joue souvent...Une pierre bleue qu'elle porte au cou et à manger souvent... Je suis nostalgique de : Ma solitude parfois, j'ai eu une période de retrait de la société, parfois elle me manque.... I'm a warrior inside... Fire burn inside me...


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Message (#) Sujet: Quand la mémoire fait défaut... [IDRIS]   Ven 19 Mai - 14:49




Quand la mémoire fait défaut.

Êtes-vous parfois hantés par des songes semblant réels ? Je suis obnubilée par un trou noir dans mon esprit, un visage flou hantant mes nuits, un endroit surréaliste fait de fer et de roche. Je vois encore les lumières, je sens encore le métal, j’entends encore sa voix, son dialecte et pourtant tout est embrumé. Il faut que j'y retourne, il faut que je ressente, il faut que je stimule ma mémoire.

La route avait été longue et pleine de réflexion. A plusieurs reprises j'ai pensé rebrousser chemin et retrouver Lucas et les autres au campement mais une partie de moi refusait de passer outre ce trou de mémoire. Je ne pouvais pas, je devais savoir, je devais tirer un trait sur cet instant. L'épée en main, je tournais dans la forêt depuis un bon moment déjà, j'aurais juré n'avoir fait que tourner en rond. Je ne ressentais rien, je ne me souvenais de rien. Chaque feuille me semblait inconnue, chaque arbre nouveau...Pourtant j'avais le sentiment d'approcher de mon but.

J'avais gravis le gros rocher, tourné après le grand chêne et traversé le ruisseau, je ne pouvais qu'être prêt de cet endroit dont je semblais me souvenir et pourtant rien... Mon esprit restait calme. Je commençais à perdre patience, mes poings se serraient et je shootais dans une branche en jurant et soudain je le vis : cette arbre là. Et là mon esprit m'envoya des bribes d'images confuses, parfois même semblant mises dans le mauvais ordre : je voyais un homme, grand, brun mais son visage restait flou comme vide, puis je sentais une vive douleur dans mon cou et quelques secondes plus tard je courais, puis de nouveau des lumière et cette endroit sombre.. Ça sentait le métal, j'entendais des individus, une alarme, j'ai entendu une alarme. Les flash étaient si intenses que je m'agenouillais à terre, les mains sur ma tête. Je revoyais les images en boucle, c'étaient les images de mes rêves en plus précises mais je n'arrivais pas à les remettre dans le bonne ordre. Et encore une minute et mon regard se retourna de nouveau au alentour. Un oiseau vola vers la gauche, je me tapis, prenant appuie comme un prédateur et tâchant de saisir ma lame dans mon dos. Ma tête me brûlait mais je tâchais d'observer autour de moi... Puis un bruissement et je grognais. Je me retournais pensant que ça venait de derrière moi mais toujours rien.

Je n'étais pas seule... J'en étais sûre ! Les flash-back avaient disparut et je recouvrais mon esprit. L'adrénaline monta et mon sang bouillonna... << Ai know yu laik hir..>> Les mots volèrent brisant le silence, mon ton était dur et ferme. Je n'avais aucune idée de ce qui m'épiait, mais ce n'était pas un animal, celui-ci aurait déjà fondu sur moi. Et un natif... Je pense qu'il serait sortit de sa cachette à mes dires. Je me tournais encore, méfiante et vive, je ne me laisserais pas surprendre. Encore une minute de silence et je sentis ma patience voler en fumé. Je répétais dans ma langue natale puis ... Changeais pour une autre : << Les lâches se cachent... Et les espions sont plus discrets. Je sais que tu es là... >>. Oui je connais bien des langues, la vie avec les rescapés et celle avec les natifs. Les barrières linguistiques ne me font pas peur. J'attendis patiemment lors-qu’enfin je sentis du mouvement dans mon dos. Ma lame sonna, brisant l'air et venant se pointer vers ce bruit. Mes traits tirés, mon souffle court mais maitrisé. Mes sens étaient en éveils et j'étais prête à me battre s'il le fallait.

L'apprentissage des sons avait été rudes, aiguiser ses sens n'est pas chose facile, pratiquer et encore pratiquer, mais la nature n'avait de secret pour moi, les bruits et les sons savaient m'indiquer, savait me faire voir avec autre chose que mes yeux. Si cet être pensait pouvoir me surprendre, c'était loupé. De plus... Il n'avait réussit qu'a m'énerver en m'épiant.

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Idris Fortescue
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Message (#) Sujet: Re: Quand la mémoire fait défaut... [IDRIS]   Sam 20 Mai - 22:48



Quand la mémoire fait défaut...

Idris n’arrivait pas à trouver le sommeil. Cela faisait maintenant une semaine qu’il arpentait inlassablement la minuscule superficie de sa chambre pendant tout son temps de repos. La moquette commençait à porter les cicatrices de ses semelles, à force de faire les cent pas aux mêmes endroits. Son esprit ne cessait de le torturer encore et encore : il revivait constamment la scène dans les moindres détails, et depuis le temps, il avait pu réaliser toutes les choses qu’il aurait dû faire pour ne pas que l’incident se produise. Et il s’en mordait les doigts. Ainsi, il savait qu’il n’y avait qu’une seule manière de trouver l’apaisement. La retrouver. Et vite.

Lui qui faisait partie des recrues les plus prometteuses de sa promotion, il était devenu la honte de ses supérieurs, et la risée de ses collègues. Il avait été immédiatement rétrogradé dans la hiérarchie, et il ne pouvait plus prétendre qu’à faire les missions de bas grade, comme accompagner les scientifiques de la station dans la jungle afin de les protéger pendant leurs prélèvements. Job palpitant. Il pouvait clairement dire adieu à ses rêves de responsabilités. Les remords le rongeaient. Tout ce travail anéanti en un battement de cil. Tout ce travail anéanti par une Native

Plus il ressassait ses idées noires, plus la tension montait en lui. Il n’était plus qu’une boule de nerfs, prête à exploser en détruisant tout sur son passage. N’en pouvant plus, il donna un coup de poing fracassant contre le mur de sa chambre, en poussant un cri de rage. Il avait probablement réveillé tout l’étage. Calme toi, Idris. Il respira un grand coup, mais rien n’y faisait. Il fallait qu’il bouge.

Il sortit discrètement de sa chambre, et serpenta silencieusement dans les couloirs tout en contournant les soldats qui étaient de ronde de nuit. Il parvint sans encombre jusqu’à l’une des sorties de la station et déverrouilla la porte d’un simple pianotage d’e lécran de contrôle.

Le soleil du petit matin l’éblouit et il dut prendre quelques secondes pour s’habituer à la lumière environnante. Une fois accoutumé, il inspira de grandes bouffées d’air frais dans l’espoir de calmer sa rage intérieure. Mais ça ne valait clairement pas son coup de poing dans le tronc d’arbre d’à côté. Il s’enfonça un peu plus dans la forêt, de peur que quelqu’un le surprenne dans cet endroit où il n'avait aucune raison d’être. Tout en prenant le soin de frapper tous les arbres qui croisaient son chemin.

Soudain, il entendit le craquement d’une branche à quelques mètres devant lui. Quelqu’un était là. Il se faufila sans un bruit dans la végétation pour identifier la source sonore. Il se cacha alors derrière un buisson touffu et aperçut une silhouette féminine de dos, munie d’une lame tranchante. Se pourrait-il que… ? Non, c’était impossible. Depuis une semaine, il n’avait cessé d’épier les caméras de surveillance, il n’avait jamais pu la retrouver. Elle s’était volatilisée dans la nature. Elle devait être loin à présent.

« Ai know yu laik hir. »

Une Native. Le rythme cardiaque d’Idris s’emballa. Ca commençait à faire beaucoup de coincidences... Après toute cette attente, la Terre lui avait-elle enfin accordé une seconde chance ? Il se rapprocha un peu plus dans l’espoir d’enfin apercevoir son visage et d’en avoir le cœur net.

« Les lâches se cachent... Et les espions sont plus discrets. Je sais que tu es là... »

Elle se tourna enfin. C’était elle. Il était tiraillé entre un mélange de joie et de haine profonde. Mais il savait que c’était le moment ou jamais de rectifier son erreur de la dernière fois, et de pouvoir se faire blanchir auprès des dirigeants et ainsi reprendre le fil de sa carrière.

Il sortit de sa cachette calmement, un sourire narquois sur les lèvres :

« Tu es revenue à ce que je vois. J’hésite entre t’admirer pour ton immense courage ou bien me désoler de ton manque cruel d’intelligence… Mais je crois bien que je vais rester sur le manque d’intelligence. »

Il devait la jouer fine, elle était armée, lui pas. Et il ne fallait pas qu’elle s’enfuie, elle était plus agile que lui, il le savait. Alors il n’allait pas la brusquer, juste parler. Jusqu’au moment où elle baisserait ne serait-ce qu’un peu sa garde. Et là il attaquerait. Elle ne lui échapperait pas une deuxième fois.

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Message (#) Sujet: Re: Quand la mémoire fait défaut... [IDRIS]   Lun 22 Mai - 15:47




Quand la mémoire fait défaut.

Ma lame pointait sa carotide, ma mise en joue avait été précise et ferme. Mes mains serraient le pommeau de ma lame comme si ma vie en dépendait, mais alors que je levais mon regard vers le visage de cet inconnu... Tout devint confus, il m'était étranger et pourtant pas tout à fait. A en juger par son apparence il n'était pas un natif... Ni un rescapé du camp ou je vis. Mon sourcil s'arqua et ma mine farouche fit place à une moue d'incompréhension, mes traits se radoucirent quelques peu.. Mon esprit m’étouffait encore d'images, elles recoupaient toutes avec ce visage flou... Ce visage flou ? Je me laissais un instant envahir quand il prit la parole et si mes traits avaient changés, ils reprirent bien vite leur férocité lorsqu'il ouvra la bouche.
Grossière erreur que de me provoquer, me prendre de haut ... Je n'aimais pas qu'on agisse de la sorte, il était définitivement stupide, oubliait-il seulement que je n'avais qu'un geste à faire pour qu'il se vide de son sang ?... Si c'était un rescapé de l'autre partie de l'avion alors il n'avait rien a voir avec ceux que je connaissais....
Mon épée vint brutaliser la peau, piquant de son tranchant bout l’épiderme afin de laisser rougir et perler d'un goutte de sang son cou, mes dents se serrèrent, il était trop à l'aise pour quelqu'un de menacer... Est-ce que c'était un piège ?

<< Le manque d'intelligence ? C'est toi qui me menace alors que je n'ai qu'un geste à faire pour te réduire au silence... >>. Mon sang ne fit qu'un tour, je sentais déjà l'envie de le violenter me tirailler, il est typiquement le genre de personnage que j'aime remettre a sa place. Mais ces mots m'avaient intrigués encore plus qu'ils n'avaient entamés ma patience. Comment ça revenue ? Se pourrait-il que j'approche du dénouement de mes rêves ? Est-ce lui ce visage flou que je voyais dans ma tête ? << Comment ça revenue ? Qui es-tu ? Comment me connais-tu ? >> . Mon expression faciale se raffermit, ma tête me brûlait des images de ce jour dont je n'avais que de bref souvenirs. Je l'observais, détaillais les lignes de son visage, plongeais mon regard dans le sien pour tenter d'y déceler quelque chose. L’adrénaline montait dans mes veines, je pourrais le tuer là sur le champs, mais je ne suis pas ce genre de sauvage. Soudain mon esprit m'apporte une image claire, je me souvenais d'un couloir de pierre étroit et sombre qui sentait le fer et le sang, je me souvenais sentir des liens enserrer mes poignets. Je reculais d'un pas, gardant ma lame tendu pensant soudain à mes avants bras... à mes poignets, il y avait bien des marques de détention... Je découvris un poignet du cuir de ma tenue de chasse et tendis mon bras vers l'inconnu : << C'est toi qui m'a fait ça ? Tu es l'homme du couloir... >>.

J'observais les alentours, tout devenait clair et en même temps pas tant que ça. Je me souvenais avoir traîné dans les coins puis un couloir mais pas plus... Tout cela était si étrange, mais ce pourrait-il que cet homme soit en faite un habitant de l'île ? Que j'ai trouvé sa cachette ? Pas n'importe quelle cachette, celle d'un homme du dessous comme les miens les appellent, certains disent qu'ils sont une menace, qu'ils sont apporteur de mort et de désolation. Je me reculais encore... Il était peut-être plus dangereux qu'il n'y paraissait: << Réponds moi... QUI ES-TU ? Et pourquoi tu m'espionnais ? >>. Je commençais à perdre patience et une partie de moi n'était pas rassurée, les alentours étaient calmes, mais peut-être n'était-il pas seul ? Peut-être qu'il n'était qu'une ruse et qu'un tireur allait m'anéantir de loin... Ma respiration s’accéléra, mes doigts agressèrent fermement le pommeau de mon arme... Peut importe le nombre, ils ne m'auraient pas si facilement.

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Idris Fortescue
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Message (#) Sujet: Re: Quand la mémoire fait défaut... [IDRIS]   Dim 4 Juin - 22:32



Quand la mémoire fait défaut...

Sa remarque acérée avait eu l’effet escompté : la Native semblait piquée au vif. Son regard meurtrier et sa lame aiguisée contre le cou du soldat le laissaient deviner. Idris ressentait un picotement désagréable à l’endroit où la pointe pénétrait sa peau, mais il ne pouvait ôter le léger sourire narquois qu’arboraient ses lèvres. Il prenait un tel plaisir à la voir ainsi. C’était d’ailleurs un de ses jeux favoris : lancer une remarque acerbe sur un ton désinvolte et faire monter petit à petit la colère de ses interlocuteurs, laisser la haine gronder de plus en plus fort jusqu’à n’en plus pouvoir et voir enfin le tonnerre retentir chez eux. Qu’ils comprennent un tant soit peu ce qu’il vivait lui-même jour après jour, qu’ils comprennent cette rage qui bouillonnait en lui constamment et qui le consumait à petit feu. Du moins, ils en avaient un mince aperçu.

Il devait au moins lui reconnaître une chose : elle était vive et douée de son arme. Son attaque avait été d’une précision extraordinaire. Il était clair qu’elle pouvait être véritablement dangereuse. Lui avait beau être un talentueux combattant, apte aux esquives et endurant, il risquait de peiner si jamais elle se mettait en tête de lui trancher la gorge. Mais il vit dans son regard que malgré sa poigne ferme et déterminée, elle était troublée. Elle ne se souvenait pas de lui.

Lorsqu’elle demanda qui il était, le visage moqueur d’Idris se mua en incompréhension. Se pouvait-il qu’elle ne le reconnaisse pas ? Ce n’était pas un épisode banal qui s’était passé entre eux deux, pas vraiment le genre d’échange cordial que l’on peut oublier facilement. En tout cas, lui avait passé de nombreuses nuits à ressasser les formes de son visage pour mieux la retrouver et lui rendre la monnaie de sa pièce. Et il semblait inconcevable du côté de la Native que le souvenir de son ravisseur, qui ne l’avait pas ménagé dans les cellules d’Hémithea, se soit volatilisé de son esprit. A moins que…

Le sourire narquois d’Idris reprit de plus belle. Il n’y avait qu’une seule explication à cela. Avant qu’elle lui assène un coup de coude violent dans les côtes et s’échappa à l’allure d’une gazelle, il avait eu le temps de planter la seringue dans son cou et de lui injecter quelques gouttes de sérum amnésiant. Il était persuadé que cela n’avait eu aucun effet devant la si petite concentration qu’elle avait dans le sang. Mais finalement, l’efficacité devait être bien supérieure à ce qu’il avait imaginé. Et si elle avait perdu la mémoire, ça lui donnait un sacré avantage sur elle.

Elle sembla s’en rendre compte elle aussi, car elle recula d’un pas, sa lame toujours tendue vers lui. Idris en profita pour se passer une main sur son cou sanguinolent et faire craquer ses cervicales ankylosées, d’un air serein. Soudain, elle parut retrouver quelques bribes de souvenirs. Elle se souvenait de lui comme “l’homme du couloir”. Plutôt réducteur. Mais il voyait dans ses yeux que ce rôle lui donnait l’ascendant sur elle…

Le jeu devenait de plus en plus excitant. Elle ressemblait à une petite brebis apeurée, guettant de tout côté la menace, ne sachant à qui se fier. Même ses souvenirs lui faisaient défaut. De quoi devenir folle… Il jubilait à la voir se torturer l’esprit ainsi, et il voyait que son propre silence la faisait écumer encore plus. Il plongea son regard dans le sien, d’un air railleur. La garde de la sauvageonne ne baissait pas, mais elle était de moins en moins confiante, et ça c’était un bon point pour Idris.

« Je suis assez vexé d’être catalogué à l’homme du couloir. Moi qui pensais laisser un souvenir inoubliable dans le cœur des jeunes femmes… »

Il s’avança d’un pas vers elle sans la quitter des yeux une seconde.

« C’est plutôt dangereux de s’aventurer seule dans les bois quand on perd la tête, tu ne trouves pas ? Et surtout quand on ne sait pas à qui on a à faire… »

Il porta un regard aux alentours, pour lui faire croire qu’ils étaient plusieurs à guetter le moindre de ses mouvements, et attiser encore un peu plus la crainte qui montait en elle. Il se rapprocha encore un peu plus, de manière à chuchoter ces quelques mots.

« Tu penses réellement que je me serai découvert, seul et désarmé, si je n’avais pas du renfort ? Personne n’est assez bête pour cela. Je te conseille donc de faire attention à tes faits et gestes. Surtout que tu dois te rappeler que je ne suis pas très commode… Ah mais suis-je bête, non tu ne t’en rappelles pas. »

Il comptait bien la faire languir comme il se devait, la faire baigner dans son inquiétude et ses ruminations, jusqu’à ce qu’elle perde sa concentration vacillante et qu'il puisse enfin la désarmer. Ce n'était plus qu'une question de temps.


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