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 appear weak when you are strong, and strong when you are weak (loevann)

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ΛΣTHΣR
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Leopold Winterbottom
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Message (#) Sujet: appear weak when you are strong, and strong when you are weak (loevann)   Sam 13 Mai - 10:09

Il se tient debout et si en soi, c’est un réel progrès, potentiellement inespéré lorsqu’on considère le crash, près d’un mois plus tôt, et l’état dans lequel il en est ressorti. Il se tient debout, l’épaule toujours enserrée dans une écharpe, dans un bandage de fortune. Il se tient debout, sa main libre appuyée sur une canne faite d’un résidu de l’avion qui l’a porté jusque-là. Et qui, assez ironiquement on en conviendra, le porte toujours. D’une certaine manière. Il se tient debout, mais aux yeux d’un homme comme Leopold, ce n’est pas suffisant. Il veut plus. Toujours plus. Bien évidemment qu’il veut plus. A son arrogance ne tient tête que son obstination, sa volonté d’acier qui l’a toujours poussé vers une et une seule fin possible : sa victoire pleine et complète. A son arrogance ne tient tête que sa détermination et actuellement, sa détermination est une flèche décochée en direction de son infirmité passagère et de ses capacités temporairement restreintes. Les choses ne dureront pas ainsi. Il marchera. Courra. Dirigera. Gagnera. Leopold se tient debout, lutte contre cette tendance primaire qui devrait conseiller à tout être humain de considérer la douleur comme un signal d’alarme ne pouvant guider qu’au repli, fait un pas, deux, estime qu’il en a fait suffisamment pour changer d’objectif. Et regarder autour de lui avec un regard nouveau.

Un regard de conquérant. Un regard grave, aux sourcils froncés lorsqu’il se rend compte de l’étendu de ce qu’il a perdu, de ce qu’il a à revendiquer, de ce qu’il a à organiser. Le chaos, c’est ce qu’il ne fait que voir autour de lui. Le chaos d’une organisation primaire, née des besoins les plus bestiaux de l’humain, d’un humain qui a tout d’abord pensé à survivre avant de ne serait-ce que songer à retracer le long chemin qui l’a conduit à la civilisation ces derniers quelques millénaires. Un soupir, Leopold s’éloigne davantage encore de l’endroit qui l’a vu dormir. Se réveiller. Délirer. Dormir encore. Sa survie ne relève pas du miracle, mais d’un coup de poker. D’un jet de dés particulièrement heureux. Ou osé. Mais tout ne fait que commencer. Il se tient debout, passons à autre chose. Comme, par exemple, se fait une idée de ce qui l’entoure, du nombre de survivants. Il a été patient, Leopold, le temps que l’infection ne menace plus sa jambe, le temps que les tendons de son épaule cessent de hurler au schisme et à la déchirure. Le temps qu’il reprenne pleinement le contrôle de son corps, de son esprit. Qu’il mette en cage cette inquiétude douloureuse dans sa poitrine, qu’il la dompte et la classifie avec le reste, non sans un certain dédain, teinté de mépris. Mépris. Le regard qu’il pose sur tout ce qui l’entoure n’est que mépris. Reprendre le contrôle, refonder une civilisation, s’organiser, diriger, se débrouiller par soi-même sans attendre les secours mais en les guettant, les choses sont simples de complexité dans son esprit, complexes de simplicités, brillante d’une lucidité troublée par un pied posé dans le limon d’une rivière. Un mélange, un équilibre précaire, un besoin de contrôle qui le pousse à avancer, à se leurrer, à chercher sans savoir ce qu’il cherche mais en se persuadant qu’il le sait. Il l’ignore encore, Leopold, mais son équilibre ne se situe pas uniquement entre la confiance inépuisable qu’il a en lui-même et en sa capacité à s’en sortir, et la situation dramatique dans laquelle lui et tous les cloportes aveugles qui l’entourent se trouvent, mais également dans un profond handicap affectif qui a été heurté plus fortement que jamais et qui se fendille, comme un barrage qui retiendrait depuis des années de l’eau accumulée et dans lequel on verrait se former des lézardes, invisibles à l’œil nu, mais qui présageraient sans doute possible d’un désastre à venir.

Le barrage, ce sont ses émotions, incomprises, minimisées, domptées. La ville, la métropole, située à son pied, c’est la psyché rigide, organisée, dirigée d’une main de fer par Leopold. Et ces petites lézardes, ces failles qui serpentent sur toute la hauteur de l’architecture humaine à la volonté demi-urge de retenir la nature, c’est cette inquiétude lancinante, ce doute qui le tourmente, à l’idée de ne retrouver de ses fils que des cadavres gonflés par la chaleur, la pourriture et la putréfaction d’une mort aussi écœurante que définitive. Leopold se refuse à considérer cette possibilité comme valable, s’affirme en son sein qu’il n’a qu’à chercher trace d’ordre et de civilisation pour en trouver à la tête River, il doute. Et ce doute… ce doute emballe son rythme cardiaque dans sa poitrine à chaque silhouette qu’il croit reconnaître et qui ne s’avère, après vérification, qu’un inconnu de plus. Qu’une silhouette de plus, qu’un être inintéressant au possible de plus. Il erre, Leopold, il erre dans ce qu’on aurait l’arrogance de nommer un camp. Il se traîne jusqu’à la périphérie. Se retourne pour y chercher un pattern, une cohérence, ne se heurte qu’à une absence qui l’insupporte. Un agacement symptomatique de tout le reste. Et le barrage se fendille davantage encore, dans un compte à rebours lancé sans qu’il n’en ait été mis en courant. Il s’apprête à faire demi-tour, revenir auprès de la jeune Matthews. Il se refuse à céder à la déception. Il se refuse à céder au chant des sirènes, au craquement du barrage. Il… une voix.

Lui parvient.
Comme un écho. L’homme fronce les sourcils sans plus tarder, le père reconnaît sa progéniture, mais Leopold, lui, reste immobile. Tétanisé. Dubitatif. Méfiant. Lorsqu’on crie au loup trop de fois… le berger devient plus circonspect. Et il se tourne lentement dans la direction de la voix. Distingue une silhouette vers laquelle son corps ne peut que se diriger, sans même attendre de consigner de la part de son esprit. Un souffle s’étrangle dans sa gorge. « Loevann… » Il espérait trouver River, c’est le cadet qui s’affiche le premier à ses yeux. Et bien soit. Il s’en contentera. Il boite, Leopold, mais ça n’a guère d’importance. Une faiblesse physique n’aura jamais le dessus sur la force du caractère. Et il le sait. Sa voix également. Une voix qui claque, comme s’il se contente d’interpeller son fils et non de le retrouver. « Loevann ! » D’un regard, il jauge de la santé du plus jeune de ses héritiers. « Je vois que tu as encore deux jambes. Deux bras. Eventuellement deux yeux et deux oreilles. Fonctionnelles. Alors… explique-moi. » Le regard du père est éloquent. Voilé de faux-semblants. Le barrage tient encore, ses faiblesses sont comblées, pour le moment, d’un mortier de soulagement qu’il s’interdira à reconnaître. « Est-ce une quelconque défaillance intellectuelle ? Je ne vois aucune autre raison qui aurait pu te tenir loin de moi tout ce temps. » Non, aucune, vraiment.

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Loevann Winterbottom
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Message (#) Sujet: Re: appear weak when you are strong, and strong when you are weak (loevann)   Ven 2 Juin - 22:25


appear weak when you are strong, and strong when you are weak (père & fils)

Depuis qu'ils étaient sur cette île, Loevann apprenait à survivre en se débrouillant tout seul. Il n'avait pas retrouvé son père, à vrai dire il commençait à se faire à l'idée de River qui pensait que ce dernier était mort, qu'il n'y avait plus aucun souci à se faire sur le sujet. Loevann avait été plus frileux que son aîné parce qu'il le craignait plus, il savait que leur père était imperturbable, il était indestructible et il n'allait pas perdre la vie bêtement. De plus, personne n'avait trouvé son corps, tous les cadavres avaient été brûlés ou enterrés afin d'éviter que les bêtes sauvages viennent attaquer le camp. D'autres avaient disparus sans doute dans l'océan ou en se déflagrant lors du crash. Quoi qu'il en soit, Loevann devait apprendre à survivre seul, à se débrouiller sans son père et encore plus sans River. Le jeune homme avait souvent été dans l'ombre de son aîné, Léopold n'avait des yeux que pour son fils prodige. Loevann avait toujours eu l'impression d'être une erreur de la nature, un accident de parcours entre sa mère et son géniteur. Jamais le patriarche avait éprouvé de l'admiration à son égard, il lisait dans ses yeux de la déception et même parfois de l'indifférence alors que pour River c'était un autre discours. Son aîné avait beau éprouver le même sentiment que lui concernant leur père, il n'en restait pas moins le préféré, celui qui avait le respect de leur père et une admiration secrète inavouée qui pourtant se voyait aux yeux de Loevann. Le jeune Winterbottom en avait longtemps souffert, il était contraint de s'éclipser au profit de River. Pourtant, il fut un temps où le cadet avait tenté de se démarquer, il avait été compétitif, cherchant à se montrer le meilleur de lui-même pour avoir l'attention de son père, il avait même accepté d'aller à l'encontre de ses désirs notamment en se mariant avec une femme qu'il n'aimait pas. Il était même allé contre sa nature puisqu'il n'était pas attiré par la gente féminine, mais masculine. Ce secret, il l'avait fait taire pour ne pas attirer les foudres de sa famille. Il savait que Léopold risquait de le renier. Au fond de lui même s'il éprouvait une certaine haine à l'égard de sa famille, il ne pouvait pas s'émanciper, couper tout contact avec eux dans la mesure où il se retrouvait seul sans rien. Loevann avait toujours eu peur de claquer du jour au lendemain la porte pour débuter une nouvelle vie qui malgré les inconvenants qu'il y avait, car cette vie là lui permettait de vivre dans le confort et le luxe. Aujourd'hui, Loevann pouvait voler de ses propres ailes puisque son père semblait avoir disparu de la surface de la planète et River se débrouillait de son côté. Le jeune Winterbottom décida donc d'être indépendant et il se débrouillait bien dans l'ensemble. En effet, le cadet avait eu l'intelligence de récupérer tous les objets importants qui se trouvaient à bord de l'avion pour les négocier contre tout ce qui pourrait lui être utile sur l'île comme des services, contrôler des personnes en échange de leur bien le plus précieux qu'il avait soigneusement caché. Loevann passait pour l'enfoiré de service, mais il n'en avait que faire, il fallait qu'il survive après tout. D'ailleurs, il ne pensait qu'à sa petite personne et ne pensait pas aux autres, il ne participait pratiquement pas au camp si ce n'est pas intérêt. Cependant, la solitude lui pesait. Il avait certes River, mais il ne souhaitait pas l'importuner et il savait que lui aussi avait besoin de vivre sa vie. Loevann décidait donc de prendre sa vie en main à l'abri des regards. Il revenait d'un rendez-vous donné à Aimery non loin des débris de l'avion, il fallait qu'il s'enfonce dans la jungle pour le retrouver dans leur petit cocon de plaisir. Personne n'était au courant de son penchant pour les hommes si ce n'est sa défunte femme – c'est en tout cas ce qu'il croit – et ses amants. Loevann les avait tous menacé de les tuer s'ils venaient à en parler ou à faire la moindre bourde. Le jeune héritier de l'entreprise Winterbottom arpenta les débris de l'avion pour retourner à son logement de fortune quand il manqua de tomber, il poussa alors un :

« Fais chier ! »

Il grogna et marmonna, c'était dans ces moments-là qu'il en avait marre de cette île et qu'il était à deux doigts de s'emporter, crier à l'injustice pour le malheur qui leur arrivait à tous. Néanmoins, une voix et pas n'importe laquelle le calma immédiatement parce qu'elle lui faisait froid dans le dos. Loevann se retourna et croisa le regard de son père. Le cadet eut l'impression de faire face à un mort qui venait de ressusciter. Loevann ne savait pas comment il devait réagir, s'il devait éprouver de la joie ou bien au contraire de la peur. Bizarrement, ce fut le second sentiment qui l'emporta sur le premier. Il savait que son père ne pouvait pas mourir comme ça, River avait crié trop vite victoire et ils allaient en payer les pots cassés. Le jeune se contenta de dire à son paternel un bref : « Père. »Loevann ne l'avait jamais appelé papa, Léopold ne lui aurait jamais permis une telle superficialité. Il lui arrivait même de l'appeler par son prénom. Winterbottom ravala sa salive lorsque le patriarche lui fit le reproche cinglant de ne pas l'avoir retrouvé plus tôt. Loevann ne savait pas par où commencer, à vrai dire il n'avait même pas envie de se justifier, car il savait que se serait une bataille qu'il ne gagnerait pas. Délicatement, il passa une main dans ses cheveux, une manie qu'il faisait lorsqu'il était mal à l'aise.

« Je t'ai cherché de partout, mort ou vivant, je n'ai jamais abandonné...j'en ai juste conclu que tu étais peut-être disparu mais que tu t'en sortirais avec brio comme à chaque fois. »


Loevann se doutait qu'il aurait dû chercher davantage, qu'il aurait dû continuer jusqu'à ce qu'il le trouve. Si son père apprenait qu'au lieu de ça il batifolait avec des hommes, il ne lui pardonnerait jamais. Également, le cadet évita de dénoncer son frère qui lui l'avait pensé mort, mais il savait que River obtient toujours le meilleur rôle. Voyant dans l'état dans lequel était son père, il demanda par courtoisie des nouvelles de sa santé, il connaissait cependant déjà la réponse :

« Tu t'en sors de ton côté ? Tes blessures se remettent en place ? »
Loevann ne le quitta pas du regard.


EXORDIUM.

hj : je suis sincèrement désolée pour le retard han j'espère que ma réponse ira han
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Leopold Winterbottom
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Message (#) Sujet: Re: appear weak when you are strong, and strong when you are weak (loevann)   Mer 14 Juin - 22:33

« Fais chier ! » Une déception sans pareille, un reflet déformé dans une vitre, une ombre projetée sur un miroir, sans rien de semblable avec son original : Loevann n’a toujours semblé pour son père n’être un brouillon inachevé, une esquisse abandonnée, une déception n’inspirant qu’un étrange mélange de pitié, de résignation et de regret à l’idée d’avoir engendré ça alors que River aurait pu suffire, finalement. Si soupçon de fierté il y a, et il y a ce soupçon de fierté malgré tout, alors il est dissout dans un large océan de désillusion. Il est dissout mais toujours présent. Et omniprésent dans ce soulagement qui s’empare du père lorsque son regard croise, enfin, la stature de son cadet. Au loin. Un sur deux, c’est déjà mieux que rien ; un sur deux, c’est déjà tout ce qu’il lui fallait, au père. Un sur deux… Il boite, Leopold, mais il avance, les yeux rivés sur son fils. Un soulagement étouffé, froissé dans la paume de sa main, rejeté pour ne laisser place qu’au regard du père, qu’à sa voix qui claque. Et qui porte. Qu’à cette agressivité dans son regard et dans ses mots, dans cette distance imposée, naturelle, nourrit des cendres de ses émotions sacrifiées sur l’autel de l’ambition. Leopold ne s’embarrasse pas de ce qui peut le blesser, plus de ce qui peut l’affaiblir. Les yeux noirs du père se heurtent à ceux du fils. « Père. » Au moins n’a-t-il pas oublié la politesse la plus élémentaire, voilà qui n’est pas perdu. Reste à savoir, selon Leopold, ce qui a bien pu le tenir éloigné de son devoir, ce qui a bien pu le pousser à laisser son aîné dans l’incertitude. Deux bras, deux jambes, une tête encore sur les épaules à défaut d’être remplie, non vraiment, Leopold ne voit rien qui puisse justifier le silence. Rien si ce n’est la déception. Encore. Le reproche est cinglant, d’autres auraient juste souhaiter prendre leur descendance dans leur bras pour remercier un quelconque ciel de les avoir fait se retrouver, en vie, après un crash mortifère. Le reproche est acide, d’autres se seraient contentés de pleurer de joie, de murmurer des merci en continu pour mieux se convaincre de la réalité des retrouvailles. Le bras de Leopold, enfermé, enchaîné, maintenu dans un bandage de fortune, sa jambe à la douleur lancinante, en arrière-plan mais pourtant bien présente, il sait, pourtant, le père, ce qu’ils auraient pu subir. Il sait, pourtant, le père, qu’il reste encore une incertitude. Une incertitude qu’il refuse de considérer, que son inconscient bloque avec détermination. Il a retrouvé Loevann. Mais il a deux fils, et pas uniquement celui-là.

Et le fils qu’il devant lui, n’est que le plus piètre des deux, comme une plaisanterie du destin. Un fils qui se passe la main dans les cheveux, d’un geste prouvant son malaise, qui ne suscite chez Leopold qu’un rictus agacé. Grandira-t-il donc jamais ? « Je t'ai cherché de partout, mort ou vivant, je n'ai jamais abandonné...j'en ai juste conclu que tu étais peut-être disparu mais que tu t'en sortirais avec brio comme à chaque fois. » Un claquement de langue, le père ne se fait pas prier pour rétorquer un « Inutile de chercher à me lécher les bottes, tu vaux mieux que ça. » acide. Un réflexe. Tu vaux mieux que ça, combien de fois, les deux enfants ont-ils dû entendre cette affirmation ? Ils valent mieux que ça. Ils valent mieux que le tout-venant, ils valent mieux que le reste parce que leur nom, leur sang, leur éducation les ont élevés au-dessus du reste. Même Loevann. « Tu t'en sors de ton côté ? Tes blessures se remettent en place ? » Le regard de Leopold se fait perçant. Voire agressif, encore une fois. Comme celui d’un prédateur blessé, subissant le regard amusé de la proie joueuse. « Bien évidemment que je m’en sors. Après tout, je m’en sors avec brio à chaque fois, n’est-ce pas ? » Le sarcasme suinte de sa mâchoire crispée. « Où est ton frère ? Et qu’est-ce que tu étais en train de faire ? Si c’est ainsi que tu m’as cherché, je cite, de partout, je comprends que tu m’aies laissé croupir sous une toile de tente crasseuse pendant tout ce temps. » Et ce n’est pas peur dire. Un soupir. La fatigue manque d’atteindre le père, l’effleure même, presse sur ses épaules pour le faire flancher, lui faire regretter son errance dans le camp. Il laisse son regard traîner sur les débris de l’avion. Les débris du contrôle qu’il a un jour pu avoir sur la situation. « Sais-tu au moins si les pilotes sont-ils en vie ? » Il a besoin de reprendre ses marques, le père, il a besoin, viscéralement besoin, d’avoir un endroit stable où poser les pieds, dusse-t-il pour cela niveler le terrain. Et s’il doit pour cela s’appuyer sur Loevann, et bien il le fera. Son fils ne peut pas être pire qu’un autre, après tout.


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Loevann Winterbottom
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Message (#) Sujet: Re: appear weak when you are strong, and strong when you are weak (loevann)   Dim 18 Juin - 16:53


appear weak when you are strong, and strong when you are weak (père & fils)

Au fond de lui, Loevann avait espéré ne jamais avoir de retrouvailles avec son paternel. River le pensait également, mais comparé à River, Loevann avait été plus réaliste. Leur père était vivant et il risquait de leur faire payer l'absence de recherches. Rien n'était suffisant pour Léopold, il fallait que tout soit parfait, qu'ils réussissent, il ne supportait aucun échec. Par malaise, Loevann ne pu s'empêcher de faire l'un de ses tics : la main dans ses cheveux. Son père le connaissait suffisamment bien et il était le seul à le déstabiliser autant. Petit il n'avait pas peur du grand méchant loup, du croquemitaine et autres monstres, il avait toujours eu peur de son père qu'il redoutait terriblement. Face à lui, le jeune Winterbottom savait qu'il allait passer un sale quart d'heure en sa compagnie. Il ignorait également la suite des événements, devrait-il suivre son père ? Pouvait-il mener sa vie comme il l'entendait ? Il en était moins sure...Loevann répondit à aux accusations du patriarche du mieux qu'il le pouvait. Ce dernier le trouva lèche-bottes, il n'avait pas tort, il faisait en sorte de bien faire pour lui plaire. Il valait mieux que ça, son père le leur disait toujours. Parce qu'ils étaient des Winterbottom ils devaient être les meilleurs. Le cadet avait toujours essayé de suivre cette valeur, faire la fierté de son paternel, il n'aimait pas le décevoir, il faisait même tout pour être le meilleur des deux frères. Au lieu de ça, il recevait seulement la déception constante de Léopold ainsi que son sarcasme. Ce dernier reprenait les mots de ses phrases pour qu'il s'en prenne plein la figure ce qui était gagné. Loevann ne releva pas, il se contenta d'être gêné tout en essayant de faire bonne figure. Après tout ce n'était qu'une remarque parmi tant d'autres et elles auraient pu être pire, son père l'avait habitué à pire. Leopold posa ensuite des questions, il lui faisait littéralement un interrogatoire. Rien n'échappait à ce dernier, les deux frères avaient du mal à lui mentir. Loevann se démenait pour cacher son attirance pour la gente masculine. Il faisait tout pour se sentir hétérosexuel y compris se marier avec une femme que son père a choisie pour lui. Le cadet se retint de lever les yeux au ciel lorsque son père demanda où se trouvait River. Tout tournait autour de River, Leopold n'avait des yeux que pour son fils aîné. Il se doutait que la première personne qu'il aurait aimé croiser en premier est River et non lui.

« Mon frère ? » Dit-il avec un goût amer. Son comportement était même paradoxal puisqu'il aimait son frère, mais à la fois il ne pouvait s'empêcher de le jalouser, lui en vouloir parce que leur père alimentait les différences et les préférences entre eux. Il haussa les épaules : « Sans doute au camp à jouer les leader, après tout tu dois être fier il suit ton exemple. » Il ne pouvait s'empêcher d'être sarcastique. Loevann essaya ensuite de réfléchir à un mensonge valable concernant ce qu'il était en train de faire. Il n'allait pas lui dire qu'il était en train de s'envoyer en l'air avec leur avocat marié et père de famille. La seule explication logique qu'il réussit à trouver dans un bref temps fut le suivant :

« Je cherchais des champignons ou autre chose à manger. »

Il avait les mains vides, son père allait encore penser qu'il n'avait pas réussi sa mission une fois de plus. Avant qu'il ne réagisse à cette excuse, il rajouta : « Mais bon je n'ai rien trouvé c'est sans doute pour ça que je t'ai laissé croupir sous une toile de tente crasseuse pendant tout ce temps. » Loevann jouait au même jeu que son paternel en reprenant les phrases. Soudain, Leopold lui demanda si les pilotes étaient vivants. Il le dévisagea se demandant ce que cela pouvait bien faire puisqu'ils étaient condamnés à rester sur cette île.

« Le pilote est décédé, mais le co-pilote a survécu. Pourquoi une telle question ? »

Le co-pilote ne pourrait pas les aider, à l'heure qu'il est, il devait même se faire lyncher par les rescapés. Loevann l'observa, il voyait bien qu'il était affaiblit. Il se demanda si son père allait lui lâcher la grappe sur l'île ou si au contraire il allait être encore prisonnier de ses ambitions de père.

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