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 fucking tragedy ; Jillian

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Jersey Rose
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Message (#) Sujet: fucking tragedy ; Jillian   Sam 29 Avr - 16:24

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Jersey commençait sérieusement à croire que cette succession de coïncidences n’étaient pas que fortuites. Il se sentait comme victime d’une énorme blague, orchestrée minutieusement par toutes les personnes qu’il avait offensé durant sa miraculeusement longue vie, et dont il subissait désormais la colère. Il avait survécu à un crash où des centaines avaient perdu la vie, s’était retrouvé sur une île simplement placée là, et avait reconnu des visages familiers qu’il aurait préféré oublié. Tout cela en un laps de temps ridiculement court. Ce n’aurait pas été la chose la plus étrange qui lui était arrivé, s’il n’avait pas commencé à entendre des voix. Il n'avait pas l'air d'être le seul, mais la folie collective qui semblait s’être éprise des survivants avait mieux fait de l’inquiéter que de le rassurer. Quelques adolescents enragés en plus et ils auraient le droit à une Battle Royale en bonne et due forme. Dans tous les cas, même si la voix semblait dépendre de son interlocuteur, il n’osait se référer à ce qu’elle lui murmurait, tentant de l’ignorer en mastiquant le vieux paquet de chewing-gum fourré dans sa poche, et que l’océan avait épargné. Cela ne calmait pas sa faim, mais la distraction était la bienvenue, à défaut de s’emporter et laisser son tempérament avoir le meilleur de lui.

La raison pour sa colère, en plus de celle d’être coincé sur une île déserte entouré d’idiots incapables, était la vue d’une autre des rescapés. Un visage qui ne lui rappelait pas que de bons souvenirs, et qu’il associait trop facilement avec les dix pires années de sa vie. De toutes les personnes avec lesquelles il aurait souhaité se retrouver coincé, elle devait figurer en avant-dernière position, juste avant son connard de petit frère. A défaut d’avoir conservé ses cigarettes en bon état, ses maxillaires s’acharnaient rageusement sur la pâte rose, imprégnée par le goût salé de la mer. Il ne lâchait pas la procureur du regard, espérant secrètement que cette-dernière remarque sa tentative de meurtre par contact visuel. Il n’était pas contre une confrontation pour évacuer la tension et la nervosité.

Il tenta de repousser cette pensée, ravaler son venin, mais après de longues minutes d’ignorance, il ne put s’empêcher de se lever pour aller à la rencontre de la femme. Les autres passagers sifflèrent leur mécontentement entre leurs dents quand il interpella bruyamment la procureur. Serpents mécontents face à son irrespect – qu’est-ce qu’il en avait à foutre de leur deuil silencieux. Il n’avait rien perdu en vol. N’avait rien emmené non plus. Ce qui comptait était la rage qui faisait trembler ses mains et grincer ses dents. Une rancune face à cette moquerie divine, un doigt d’honneur à sa condition. Il était de nouveau piégé, enfermé dans un lieu inconnu, effrayant et froid, avec des gens qu’il ne connaissait pas et ne voulait pas apprendre à connaître.

Le sel lui démangeait le crâne et rendait sa peau sèche et sensible. Il se gratta distraitement la nuque, trop occupé à poignarder - Peterson ? Jefferson ? Robinson ? – du regard. Il passa sa langue sur ses dents avant de siffler de nouveau, tentant d’attirer son attention de la façon la plus impolie qui soit. Alice l’aurait fait dormir sur le canapé pour avoir sifflé une femme. Il plaqua un sourire sur son visage, faux et agressif.

« Eh bah putain, si c’est pas Mrs Justice. » Il passa une main dans sa barbe naissante. « Si c’est pas une putain de rencontre prédestinée ! Une vraie tragédie classique qu’on a là – Le beau et la bête, ou une autre connerie romantique. »

Il se passa du clin d’œil qui lui démangeait la paupière et se contenta de siffler l’air entre ses dents en guise de ricanement.

« Hey, c’est pas grave si tu te souviens pas d’ma sale gueule Jack McCoy. Attends, j’me re-présente. » Il tendit sa main, hypocrisie gravée sur son visage. « Jersey Rose. Tu m’as envoyé en taule pour une petite décennie. »


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Jillian K. Robinson
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Message (#) Sujet: Re: fucking tragedy ; Jillian   Dim 30 Avr - 15:23



❝Fucking tragedy❞
Jersey & Jillian
L'adaptation est un processus de modification chez l'être humain suite à un changement auquel il doit faire face. Chaque personne doit pouvoir être capable de s'adapter aux imprévus, à un nouveau milieu, c'est comme l'instinct de survie. Tout le monde en est doté d'un. Sauf que peu de gens, voir même personne, ne se prépare à subir une catastrophe de cette ampleur. Les crashs d'avion, on en voit souvent à la télévision, aucun survivants, l'avion en morceau et tout le reste calciné. C'est genre les accidents les moins répandus et les plus fatals. Et pourtant, Jill était bien vivante, ainsi que beaucoup d'autres, malgré la chute libre et la descente aux enfers qu'ils avaient vécu quelques jours auparavant. Elle avait refusé d'y croire au départ, elle restait persuadé que tout cela n'était qu'un putain de cauchemar à la con. Leur avion s'était crashé et qui plus est sur une île de malheur. Un remake de Lost en direct live. Jill avait du se rendre à l'évidence que tout cela était bien réel et qu'elle allait devoir trouver un moyen de s'adapter et de survivre. La jeune femme n'avait aucune foutue idée de ce qu'il fallait faire dans ce genre de situation. Les secours aurait déjà du se pointer depuis plusieurs jours et il n'y avait toujours personne à l'horizon. Pas super rassurant. La moitié de l'avion était porté disparue, aucune trace des autres passagers et des pilotes. Par déduction, la boîte était également aux abonnés absents. Pour résumé la situation en une phrase: ils étaient dans une merde sans nom. Voilà. Cette île, histoire d'en rajouter une couche, était flippante et il se passait de drôle de choses. Jill avait eu plusieurs fois l'impression de revivre une conversation ou une situation précise et ça lui tapait sérieusement sur le système. Elle qui était tellement posée, organisée et bien dans sa tête avait l'impression de perdre pied et de ne rien pouvoir y faire pour y remédier. Il y avait quand même quelques points positifs, sa cousine était vivante et elle se trouvait avec elle, et d'autres visages familiers avaient également survécu au crash.

Après trois jours d'isolement intense, à éviter les rescapés et à essayer de comprendre ce qui lui arrivait, Jill décida de sortir de son trou et elle commença à s'investir sur le campement de fortune qu'ils avaient mis en place. Aujourd'hui, le temps sur l'île varié dangereusement vite et elle s'activait avec d'autres rescapés à mettre en place des bâches pour récupérer l'eau de pluie si il venait à pleuvoir. Les ressources étaient pauvre et il était nécessaire de les rationner et d'en trouver de nouvelles. Son épaule lui faisait encore mal mais la douleur s'amenuisait au fil des jours. Elle était habitué aux bruits qui l'entouraient désormais, le premier sifflement elle ne l'entendit même pas. Le second par contre, et en voyant les sourcils de la femme en face d'elle se fronçait, la fit s'arrêter dans sa tâche. Elle interrogea la rescapé du regard sans se retourner mais celle-ci haussa les épaules. Elle ne tarda pas à avoir sa réponse quand l'homme derrière elle s'empressa d'ouvrir la bouche. D'abord abasourdie, elle se retourna la bouche semi ouverte, outrée par ce genre d'homme répugnant et vulgaire, sans gène qui se permettaient de profiter d'un drame pour faire leurs numéros et se faire remarquer. Son visage et sa barbe hirsute la fit repartir 7 ans en arrière, sa première affaire. Maintenant elle comprenait mieux cette arrogance, elle était face au spécialiste. Elle croisa les bras sans un mot, lui faisant face, le laissant déblatérer son petit discours. Un rire jaune s'échappa de ses lèvres et elle se passa bien de sa poignée de main d'hypocrite.« Monsieur Rose.. Toujours autant d'élégance dans vos propos. » Jill devait l'avouer, elle était prise de court de le voir ici. Elle ne l'avait pas remarqué, et lui avait pris soin d'attendre le bon moment pour faire son entrée fracassante. « Oui, le temps passe décidément trop vite c’est fou. » L'ironie dans sa voix s'accompagna d'un sourire en coin tout aussi hypocrite que le sien. « J'ai pas vraiment de temps à perdre avec vous. Alors allez droit au but. » Moins elle le verrait mieux elle se porterait.


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Jersey Rose
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Message (#) Sujet: Re: fucking tragedy ; Jillian   Mar 2 Mai - 20:15

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Jersey les voyait s’agiter autour de lui – bande de moutons, fourmis servant la colonie. Certains avaient déjà perdu intérêt en son interpellation bruyante, habitué à ses coups de gueule et à ses constantes provocations. D’autres les fixaient avec méfiance, prêts à intervenir si l’interaction dégénérait. Comme s’il était assez con pour frapper une nana. (Non pas que l’envie lui manquait). Le sourire narquois qu’il avait abordé quelques minutes plus tôt s’était effacé quand Robinson lui répondit, semblant à peine concernée. Elle devait avoir l’habitude de ruiner des vies en s’auto-désignant Justice. Six longues années pour trafic de drogue tandis que violeurs et meurtriers se prenaient deux années avec sursis en soudoyant juges et procureurs. Il grinça les dents, agacé par le manque d’attention et d’intérêt pour sa rancune, à ses yeux, parfaitement justifiée. Elle osait lui rire au visage, lui balancer à la gueule ces années perdues derrière les barreaux. Et sa première réplique fut celle de lui rappeler sa vulgarité avec cet air moqueur et plein de dédain –

Il retint les insultes qu’il mourrait d’envie de cracher et siffla entre ses dents, signe de son agacement. Elle avait du cran, ça il pouvait lui accorder. Elle était peut-être une garce de haut niveau, mais ça ne l’empêchait pas d’avoir des couilles de la taille d’un ballon de football. Il garda le silence pendant de longues minutes, ne la quittant pas du regard, le visage inexpressif. Il l’admirait, en un sens. Pouvoir garder son calme face à un ancien détenu, possiblement dangereux. Il n’était pas un meurtrier, mais il pouvait très bien revoir ses projets de carrière. Il n’était pas assez naïf pour penser que quelqu’un viendrait les chercher – une île au milieu de l’océan, un crash d’une violence inouïe et une boîte noire disparue ? Les chances se faisaient minces. Il admirait sincèrement toutes ces personnes s’agitant sur la plage sombre, torches à la main, mais il avait très vite compris que le cynisme était la meilleure des attitudes face à ce genre de catastrophes. Alors qui l’empêcherait d’exercer sa bonne vieille vengeance sur la raison pour laquelle il avait perdu dix ans entre quatre murs de bitumes gris ?

L’idée le fit doucement rire – un rictus sombre accompagné d’un raclement rauque. Il devenait peut-être fou, mais pas assez pour commettre ce genre d’actes. Même si le ton de ses rétorquassions lui tapait sur le système, il n’allait pas la noyer près des débris parce qu’elle avait fait très –trop- bien son boulot. Il lâcha un soupir exagéré et insista en lui présentant sa main gauche, signe (amer) de paix. Son ton baissa d’un volume, agacé de l’attention qu’il avait attiré en premier lieu. Il jeta un regard noir aux derniers curieux, puis le reposa sur son interlocutrice.

« Pas la peine de faire cette tête sweetheart, je viens juste faire la paix. » Profitant de sa hauteur et de sa position supérieure, il se pencha vers la procureur, comme s’il lui faisait une confidence. « Parce que je suis sympa comme ça. »

Sa main restait tendue, déterminé à ce qu’elle lui la serre. Il était patient, Jersey. Patient et insistant. Et elle devait savoir qu’il n’abandonnerait pas avant qu’elle n’ait accepté sa proposition. Et putain, il se trouvait vachement généreux, le Jersey, parce qu’il aurait très bien pu faire de la vie de Robinson un véritable enfer.


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Jillian K. Robinson
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Message (#) Sujet: Re: fucking tragedy ; Jillian   Mar 2 Mai - 23:30



❝Fucking tragedy❞
Jersey & Jillian
La scène de Jersey avait jeté un froid et attiré les regards sur eux, rien d'étonnant venant de lui. Même après un crash, sur une île, il savait se donner en spectacle. C'était limite un don chez lui. Surement pour ça que Jill se souvenait de lui comme si c'était hier, l'affaire et le dossier ne ressemblaient en rien à ce à quoi elle s'attendait. Le procès avait connu quelques rebondissements mais rien qui n'avait découragé la jeune avocate à cette époque. Coupable. Sa première affaire remportée avec succès et elle en était fière. Sa carrière avait pu se lancer et elle avait grimpé les échelons aux fils des années. Une belle réussite professionnelle désormais foutu en l'air. L'ironie du sort avait voulu qu'elle se retrouve coincé avec Jersey. Jill ignorait encore comment elle devait prendre cette coïncidence mais il était hors de question qu'elle se laisse faire par cet homme. Il ne l'avait pas intimidé par le passé, ça ne serait pas le cas aujourd'hui. Clairement si il décidait de péter un câble et de se jeter sur elle, elle n'avait aucune chance. Le petit bout de femme qu'elle était ne faisait que la moitié du grand barbu qui se tenait devant elle. Il l'écraserait comme un vulgaire insecte. Jill effaça cette image de sa tête, elle ne se démonta pas, elle attendit face à lui, les bras croisés, déterminée à sortir les crocs et ses petits poings si elle le devait.

Jersey lui tendit à nouveau sa main. C'était quoi cette plaisanterie à deux balles ? Jill fronça les sourcils en guise d'incompréhension devant son comportement. D'abord il débarquait en lui aboyant dessus avec ces remarques cinglantes et maintenant il tenait à hisser le drapeau blanc entre eux. Les lèvres pinçaient elle le fixait fermement du regard, essayant de déceler une once de quelque chose qui la ferait retourner à ces activités sans continuer à perdre son temps. Sauf que Jillian elle était bien trop droite, elle pouvait pas se comporter de la sorte malgré sa répartie à son égard. Elle se pencha à son tour, après un moment de silence et lui murmura à l'oreille en capitalisant, lui serrant la main. « Sweetheart, vous évitez ». La tempête passée, les curieux encore présents s'éloignèrent et retournèrent à leurs occupations. Jill restait perplexe face à Rose, elle n'avait jamais imaginé avoir une conversation normale avec lui, les mots étaient donc compliqué à trouver. Il fallait sans doute mieux éviter le sujet "Case prison" qui devait être encore sensible vu son interpellation quelques minutes plus tôt. Mais alors quoi dire? Conversation civilisée avec un ex taulard à nous pour les nuls s'il vous plait? Sans déconner elle n'avait pas la moindre idée, les échanges qu'ils avaient pu avoir par le passé n'avaient jamais été très amicaux. Professionnelle de son côté et sarcastique du sien. Elle se racla la gorge et attrapa la bâche qui se trouvait au sol. « Un coup de main? » Quand faut y aller, faut y aller Jacquie. Et puis jamais elle n'y arriverait toute seule, pour le coup tout le monde s'était barré à la fin du spectacle. « Qu'est ce que vous.. Puis merde. Qu'est ce que t'amènes sur cette île paradisiaque? Une envie de voyager? » Elle esquissa un faible sourire tout en s'attelant à sa tâche. Au diable le vouvoiement, ce n'était plus son client et ils étaient au milieu de nulle part.


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Jersey Rose
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Message (#) Sujet: Re: fucking tragedy ; Jillian   Sam 6 Mai - 1:23

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Evidemment, Jersey se faisait rembarrer – mots doux et surnoms affectifs ne semblaient pas atteindre la procureur. C’était une dure ; le genre à te montrer son majeur au lieu de baisser les yeux et tenter de t’ignorer. Jersey pouvait apprécier ce genre de comportement et de réponse face à son harcèlement. Elle lui fit comprendre que les pseudonymes étaient un non-non incontestable, et il lui répondit par un sourire amusé, parce que vraiment ? Il siffla un semblant d’admiration pour le tempérament de la femme. En un sens, elle lui rappelait son Alice : prête à lui arracher les couilles s’il faisait un pas de travers. L’atmosphère semblait s’être détendue avec sa proposition de paix, même s’il pouvait lire l’incompréhension et l’hésitation sur le visage de Robinson. Ce n’était pas pour autant que toute la tension s’était évanouie. Il était aussi méfiant qu’elle, ne quittant pas la plus jeune des yeux et essayant d’appréhender un quelconque changement d’humeur. Elle semblait plus stable que lui, mais il préférait être prudent. D’un autre côté, elle n’était pas vraiment celle qui avait le droit d’être rancunière ici – et il se montrait particulièrement conciliant à ce moment même.

« Est-ce que « Mme Le Procureur » ça passe mieux ? »

Il ricana silencieusement à sa propre blague, attendant une réaction de l’autre. Il ne voulait pas la titiller plus que cela, au risque d’avoir l’empreinte de ses chaussures à jamais engravée dans son cul, mais il pouvait toujours s’amuser sans hostilité. Il l’observa ramasser sa foutue bâche, ne bougeant pas un muscle pour l’aider parce que Jersey restait Jersey, et le moins pouvait-il faire, le mieux se portait-il. Surtout si son intervention profitait à cette bande d’idiots qui s’agitaient comme des fourmis autour d’eux. Malheureusement, Robinson ne semblait pas être d’accord avec son manque d’action et elle le rappela à l’ordre, consciemment ou non, en lui réclamant poliment son aide. Il en fit un spectacle de soupirer et de grogner en se baissant, mais il était un putain de gentleman et il ramassa l’autre bout de la bâche pour la tendre entre deux poteaux de fortunes. Il lâcha un petit rire amusé face à l’abandon évident de sa désormais partenaire quant à sa tentative de l’envoyer chier. Il pouvait se montrer bien plus persistant que cela quand il voulait obtenir quelque chose ; en l’occurrence, une nouvelle alliée.

Il pensa au reste du campement et à ses habitants, clairement hostiles envers lui. Personne ne l’appréciait vraiment, avec sa grande gueule et ses provocations. Jersey s’en fichait un peu, trouvant l’avis des autres moutons sans grande importance. Malheureusement, l’union faisait la force, et pour le moment il était en clair sous-nombre. En plus de son frère, qui ne comptait que comme une demie aide à cause de leur hostilité respective, il était parvenu à rajouter quelques « amis » à sa collection. Majoritairement de jeunes naufragés un peu paumés, parce qu’il était sympa comme ça Jersey, et que la barbe et l’allure de père célibataire les attiraient comme des mouches à merde.

Il releva les yeux vers la procureur quand cette dernière tenta de plaisanter. Il lui lâcha un rire bruyant, parce qu’un bide aurait sûrement plombé l’ambiance déjà pesante, et lui sourit de toutes ses dents.

« Nan, je suis juste venu ici pour faire chier le monde et garder un œil sur – Sur quelqu’un. »

Comme s’il allait avouer surveiller Jesse. Ce petit con était aussi reconnaissant qu’un ténia envers son hôte, mais il était son petit frère. Et si jamais Jersey retournait dans le Montana sans lui, sa mère risquerait de lui en foutre une dont il était pas près de se remettre. Il décida d’éviter les questions et retrouva son air insouciant habituel, dirigeant son regard et ses questions vers l’autre survivante.

« Et toi Saul ? Envie d’échapper à l’enfer des dossiers, ou en train de fuir un ancien détenu ayant juré de se venger ? »


Il haussa les sourcils d’un air entendu et lui offrit un clin d’œil, lui indiquant la plaisanterie, juste au cas où la blague passait pour une menace. Elle semblait avoir un véritable soucis avec l'humour, alors mieux valait-il qu'il précise le running-gag.



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Jillian K. Robinson
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Message (#) Sujet: Re: fucking tragedy ; Jillian   Lun 5 Juin - 23:11



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Non, Jillian n’était pas du tout le genre de femme à se laisser attendrir avec des petits surnoms plus ridicules les uns que les autres, ni même les yeux doux et les sourires ravageurs. Toutes ces techniques supposés efficace pour baisser la garde d'une femme, la rendre presque vulnérable et lui faire mouiller sa petite culotte ne fonctionnaient pas sur la procureur, plus maintenant. C'était un roc depuis son divorce, les amis, les soirées rigolades, les plaisanteries, les plaisirs, la vie elle même, elle avait tout laissé derrière depuis six mois. Elle se contentait de se noyer dans son boulot, la seule chose à laquelle elle pouvait se fier les yeux fermés. Bien sûr qu'elle avait tord, bien sûr qu'elle était entrain de gâcher sa vie, mais aller dire ça à une des femmes les plus têtus de la planète sans vous prendre un coup de pied dans les testicules en guise de réponse.

Aujourd'hui c'était Jersey qui se tenait devant elle, et même si elle décida de jouer la carte de la courtoisie, elle n'en restait pas moins méfiante. Après tout, elle ne savait rien de lui, de ses intentions, de son caractère et de tout ce qui pouvait bien lui passer par la tête après 7 années au trou. Mais ils étaient deux adultes, perdus sur une île au milieu du pacifique après un crash d'avion totalement improbable, alors pour une fois elle se laissa aller à discuter avec un ancien taulard. « Jill » Hors de question qu'il s'amuse à l'appeler Madame la Procureur ici, Madame Justice, Jack McCoy ou je ne sais quoi d'autre puis qu’apparemment il ne manquait pas d'imagination sur le sujet. Elle ne lui laissa pas le temps de rêvasser et lui demanda rapidement son aide pour mettre en place ces bâches qui étaient censés récupérer l'eau de pluie, si il pleuvait un jour.

L'étonnement se lit sur son visage quand il parla de veiller sur quelqu'un et bien qu'elle l'interrogea du regard elle ne s'attendait pas vraiment à ce qu'il lui raconte sa vie en long, en large et en travers. S'en suivi l'exaspération quand un énième surnom sortit de ses lèvres, Jill roula des yeux et se retient d'une remarque qui ne servirait à rien à priori. «Plutôt entrain de laisser un beau salaud se barrer pendant que je suis .. coincé .. ici ! » répliqua t-elle en tirant une bonne fois pour toute sur cette foutue bâche avant de s'en éloigner. Son absence au tribunal allait permettre à ce salaud d'échapper à la prison et de rentrer tranquillement chez lui pour continuer de tabasser sa pauvre femme et ses gosses. Elle était la seule ligne de défense de cette femme et en étant coincé ici elle l'avait tout bonnement laissé tomber. Elle essayait de ne pas y penser mais elle s'imaginait la détresse dans les yeux de sa cliente à l'annonce du verdict et ça la tuait de l'intérieur. «Enfin, ça n'a plus d'importance maintenant. »Son regard se perdit au loin, tout ses rescapés qui s'activaient à mettre en place un camp fonctionnel pour survivre le plus longtemps possible, c'était juste insensé, insensé qu'ils se soient crashé et que personne ne les aient retrouvé. « Et moi, comment je dois t’appeler Rose? » Elle se souvenait de lui et de son nom mais maintenant qu'elle y repensait, elle n'arrivait plus à se souvenir de son prénom.


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