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 Regarde le ciel et dis moi ce que tu vois. // feat Mathilda

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TΣRRΛ
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Elias Jones
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Message (#) Sujet: Regarde le ciel et dis moi ce que tu vois. // feat Mathilda   Dim 23 Avr - 18:12

❝ Regarde le ciel et dis moi ce que tu vois. ❞Feat Mathilda.Bordel de… J'y crois pas. Qui est assez stupide pour laisser ça là ? C'est pas possible, on est déjà assez en galère comme ça alors, laisser traîner les outils en bordel ça va pas nous aider. Je ramasse rapidement les pelles et les marteaux pour les ranger. Je suis fatigué mais, je crois que tout le monde l'est. C'est plus dur que ce que je ne l'aurais pensé. Ça fait déjà presque un mois qu'on est bloqué sur cette île. Un mois que l'avion s'est crashé que des gens sont morts et qu'on tente de survivre du mieux qu'on peu. Je devrais être épuisé mais, pourtant ça va. J'ai connu pire. L'armée m'a peut-être servit plus que je ne l'aurais pensé. Je tente bien que mal d'organiser les choses, heureusement on s'est mis d'accord très vite. Je m'occupe de la sécurité du campement, je fais des rondes, j'aide les gens qui sont dans le besoin. Je donne également quelques astuces de survies, c'est toujours utile. Il y a tellement de chose à faire. On est toujours dans le besoin, on a pas assez de vivres, pas assez d'eau. Notre campement est dans une zone peu abritée, on est exposés à je-ne-sais-quel-danger. J'ai pas l'impression qu'on est seul, les autres rescapés sont forcément quelque part. Il faut qu'on les trouve déjà. J'espère que ce sera le plus vite possible, il y a déjà eu assez de morts comme cela. Je m'assois quelques minutes sur un tronc d'arbre. Je souffle un bon coup, j'observe un instant les rescapés. Je vois des visages perdus, des visages apeurés, des visage fatigués, des visages en deuil. Je n'ai jamais vu autant de tristesse en si peu de temps. Je devrais y être préparé pourtant, mais, là c'est différent. On est pas en mission, on est pas en guerre. On est juste perdu. Et personne ne peut nous aider. On a tout essayé pourtant, sans grand succès. Logiquement il devrait rechercher les débris de l'avion grâce à la boîte noir. Et bien que dalle. Rien, aucun signe. Donc les gens baissent les bras. C'est la première fois de ma vie que je ne sais pas quoi faire. Mais il faut que je reste fort, sinon qui le fera ? Je me lève et décide de marcher un peu. J'enlève le sable de mes chaussures, bordel que c'est chiant. J'enlève ma veste, j'ai chaud, je reste en débardeur tant pis. Je prendrais des coups de soleil au pire. J'avance et me dirige vers l'herbe, il fait beau aujourd'hui, c'est un avantage. Mes yeux se perdent, lorsque j'aperçois une silhouette au loin, près du cimetière. C'est une fille, Mathilda je crois si je me souviens bien. J'ai essayé de lui parler plusieurs fois mais elle s'en allait à chaque fois. Comme si elle m'évitait. Elle est toute seule au cimetière, c'est peut-être l'occasion de lui parler enfin.

Le cimetière est proche de notre campement, on y a enterré les gens dès qu'on a pu. C'est la moindre des choses à faire après tout, on est pas des sauvages. Et c'est la seule trace d'humanité qui reste sur cette île. Est-ce qu'elle a perdu quelqu'un de proche ? Ça expliquerait qu'elle soit distante. Je me dirige vers le cimetière doucement, je ne veux pas l'alerter ou la faire fuir encore une fois. C'est peut-être moi le pas doué dans l'histoire. Elle semble observer les tombes, j'arrive enfin près d'elle. J'ose pas m'approche, je veux pas la déranger. Elle a pas remarqué que j'étais derrière elle. Alors, je m'avance pour arriver à sa gauche et je dis ; "hey tu vas bien ?" mes mots semblent hyper maladroit mais pourtant sincère. Si elle triste, vaut mieux pas qu'elle reste toute seule. Il faut jamais resté tout seul. Surtout pas sur cette île. Alors ouais, je m'incruste, je piétine sa zone de confort, je viens chambouler sa tranquillité. Mais, je préfère pas qu'elle soit toute seule. Même si je ne la connais pas. Je la regarde se retourner, elle a pas l'air de m'avoir entendu arriver. Elle est petite, j'ai l'air d'un géant à côté d'elle. Je lui dis ensuite ; "Tu as perdu quelqu'un ? J'imagine que ça doit pas être facile, enfin je peux pas imaginer, je n'avais pas de famille dans ce vol." Je mens un peu, je connaissais des gens dans le vol. Pas de la famille mais, mon meilleur ami. Jay. Je ne sais pas où il est, s'il est en vie. C'est flippant comme sentiment, être dans l'inconnu, dans l'ignorance. Je crois que je préférerais le savoir mort plutôt que d'espérer inutilement. Parce que je peux me faire de faux espoirs, imaginer qu'il est en vie. Penser le revoir un jour. Si ça se trouve il est mort depuis le crash et son corps est perdu sur cette île. Je préfère pas chercher. Il faut que je reste concentré sur la survie et la sécurité des gens. Je me tourne vers la fille et je dis : "Au faite, je peux savoir pourquoi tu m'évites depuis quelques jours ? J'ai fais un truc qu'il fallait pas ?" c'est pas forcement le moment ni le lieu pour lui poser cette question mais, je veux savoir. Après tout, j'ai jamais eu l'occasion de lui parler véritablement. Si elle se défile encore une fois, je laisserai tomber l'affaire. Je veux pas non plus lui forcer la main. Même si je ne comprendrai pas pourquoi elle m'évite. J'aurais au moins essayé.
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Mathilda V. Ryder
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Message (#) Sujet: Re: Regarde le ciel et dis moi ce que tu vois. // feat Mathilda   Lun 24 Avr - 4:10

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Fuir la vérité. S’échapper de cette morosité. De ces souvenirs forcenés, de ces cadavres rongés par la marée d’écume, écueil d’amertume. Poupée elle a les yeux fermés, le souffle bloqué par cette vision qui ne cesse de tourner, de danser entre ses pensées entremêlées. Première image de ce renouveau, première malédiction de cette condamnation à perpétuité. Liberté bafouée, prison dorée. La réalité est violente, cinglante. Dantesque et grotesque. Réalité à l’envers, univers de travers. Ils sont bloqués ces rescapés, ces captifs derrière des barreaux rouillés en forme de flots démontés. Damnés pour leurs vices, pour leurs supplices, pour leurs sacrifices. Sacrifice de vouloir abandonner une vie pour en recommencer une autre. Leur prière avait été détournée et ce Dieu s’était bien moqué de leurs choix égoïstes. Il avait lâché ces pions pour plus de divertissements les écrasant sur cette île non répertoriée. Juste pour se moquer de ses pantins désarticulés. Pantins infligés de leurs impuissances, de leurs convalescences. Ils se sont essoufflés sous le désir de l’inconnu et les voilà sur cette vaste étendue bien trop perdus. Et Mathilda elle s’efface, elle se cache cette lache. Loin des regards tenaces, moins des visages agaces. Pauvre gamine orpheline qui a besoin de se perdre dans cette ile vorace. Elle fuit comme elle l’a fait toute sa vie. Besoin de répit, besoin de sursis. Et elle se retrouve là où ses cauchemars prennent place dans sa tête lasse. Cet endroit où les carcasses ont trouvé un trépas sous cette terre ensanglantée, sur ce territoire qui ne leur appartenait. Cimetière macabre d’âmes effilochées, d’esprits bafoués. Toutes ses victimes non identifiées, sans noms à la clé. Ces étrangers, ces pauvres victimes de ce destin délabrée. Morts avant d’avoir lutter. Poupée t’es figée face à cette vision d’atrocité, tes yeux sont grands écarquillés mais ton coeur manque des ratés. Car toi aussi tu aurais pu te reposer ici sans avoir essayer, essayer de persister. Mathilda elle reste là, ses prunelles figées sur une tombe d’infortune, quelques morceaux de bois reposant à cet endroit. Et elle ne s’apitoie pas. Refusant de perdre espoir alors qu’elle détient encore ce droit. Ce droit de respirer. Ce droit d’exister. Elle ne ressent pas de la compassion, ni de la pitié seulement du respect pour toutes ces âmes damnées. Un respect profond pour tous ces étrangers. Et déjà elle se promet d’honorer leurs mémoires de sa présence pour ne pas oublier. Effacer là d’où ils venaient eux tous ces rescapés. Leurs corps étaient marqués, leurs coeurs effilochés, mais ils étaient entiers. Et petite poupée elle attrape son carnet, pour écrire quelques pensées. Besoin de s’exprimer, d’écrire une histoire enracinée à cette réalité. Mais une voix vient la stopper avant même que l’encre s’écoule dans le papier. Et Mathilda elle sursaute légèrement, elle range son cahier pour éviter de justifier ce qu’elle écrivait puis son regard étonné vient se reposer sur cet étranger. « hey tu vas bien ? » Mots maladroits, gamin à l’étroit. Elle le fixe la poupée ou plutôt elle le dévisage car elle le reconnait ce gars. Ce gars qui se perd parfois avec ce cafard dans des discussions blafardes. Un ami de ce déchet. De ce pauvre mec insupportable, faussement affable. Llewelyn. La rage vient déjà se creuser entre ses traits à la poupée mais elle reste impassible, presque livide. Encore étonnée par cette approche délabrée.

« Euh … oui. » Sa voix est timide, son regard fuyant. Et pourtant. Elle reste ici l’enfant, quelque peu alertée par les intentions de ce dernier. « Tu as perdu quelqu'un ? J'imagine que ça doit pas être facile, enfin je peux pas imaginer, je n'avais pas de famille dans ce vol. » Et cette tendresse, cette compassion, ce sentiment de pitié qu’elle refuse si bien cette damnée. La poupée elle est toujours en retrait, mais elle laisse sa gorge se dénouer pour simplement revendiquer la vérité. « Non je n’ai perdu personne… Je voulais juste… Juste ne pas oublier. » Elle est bancale, instable la jolie, un peu perdue face à ce contact si peu habituel. Car cette petite est faite de dentelle. Elle qui a peur de tout le monde, qui fuit toutes possibilités d’attachement. Elle ne sait comment s’y prendre pour parler, pour discuter sans passer pour une étrangeté. Oh douce peur du rejet qui l’habite, qui l’effrite. Oh frêles souvenirs qui viennent se recoller entre ses pensées, lui rappelant cette situation de damnée. Elle abaisse son regard la jolie prise soudainement par les effluves de son mépris. Mais le gamin reprend sa folie, venant toucher le seul sujet qui l’avait amené ici. « Au faite, je peux savoir pourquoi tu m'évites depuis quelques jours ? J'ai fais un truc qu'il fallait pas ? » Et de suite l’ambre de la poupée vient se répercuter dans les prunelles agitées du brun, quelque peu interloqué. Des rougeurs incontrôlées venant se marquer sur son visage de marbre, sans doute les marques de sa honte, dû à la raison de ses échappées à répétition. Car Mathilda elle a été jugée, mais elle se permet aussi de juger avant de cerner. Et lui était la victime même de ce qu’elle avait enduré, ce dommage collatéral qu’elle refusait d’affronter par peur de se faire blesser. La confiance était une denrée difficile à s’accaparer. Et la poupée elle se méfiait. « C’est pas toi… Enfin je veux dire c’est moi je suis pas quelqu’un de très sociable, je préfère plutôt rester en retrait et ne pas parler. » Et la voilà encore l’étrangeté, cette bizzarité qui restait toujours enfermée dans ces bouquins pour ne pas affronter la réalité. Cette réalité que simplement tous les gens l’effrayaient. « Je suis désolée… » Puis cette excuse injustifiée, ce besoin de ne pas passer pour une méchanceté. Elle ne dit pas la vérité Mathilda, car elle ne veut pas faire de fracas ou de dégâts. .

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Message (#) Sujet: Re: Regarde le ciel et dis moi ce que tu vois. // feat Mathilda   Mer 26 Avr - 23:06

❝ Regarde le ciel et dis moi ce que tu vois. ❞Feat Mathilda.J'ai l'impression d'avoir été un peu trop direct. Je suis arrivé comme un cheveux sur la soupe. Elle ait rien demandé. De toute manière c'est trop tard. Je suis planté devant elle, à la regarder comme si c'était une étrangère. Elle a l'air paniquée, je suis venu perturber sa tranquillité. J'aurais peut-être du m'abstenir de jouer au curieux. Sauf qu'elle finit par me répondre, après avoir fuit mon regard quelques instants. Un son est enfin sortit de sa bouche. Elle n'a perdu personne, elle est simplement venue se souvenir. Se souvenir. C'est admirable. Peu de personne le fait réellement. Moi le premier, je suis juste passé sur ce cimetière pour arranger les croix et creuser quelques tombes. Mais je ne suis jamais venu véritablement me recueillir. J'aurais peut-être du le faire. Par respect. Mais, j'ai été trop occupé à faire des rondes, à trouver un moyen de quitter cette île plutôt que de pleurer pour les morts. Je me sens égoïste d'un coup. Ces personnes avaient forcément de la famille et moi j'ai juste creusé leur tombe plutôt que de laisser leur corps pourrir à l'air libre. Je tente de chasser ces pensées sombres. C'est pas le moment de m'apitoyer sur mon sort. "Oh je vois, c'est vrai que l'on ne pense pas assez aux vies perdues." Elle semble perdue, elle baisse les yeux. Mais ma deuxième question la fait rougir, elle est gênée. Je le remarque aussitôt. Je voulais pas la mettre dans cet état. Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu une fille aussi gênée. Ça remonte facilement jusqu'au lycée. J'ai eu ma période de timide aussi. Je faisais pas trop le malin au début, mais j'ai très vite grandit, un peu trop grandit. Il y avait ces clans au lycée, ces stupides clans. Les populaires, les geeks et les nuls. Je faisais partit des populaires sans vraiment le vouloir mais ça je ne l'ai compris que bien plus tard. Heureusement, la vie ne se résume pas au lycée mais, c'est un aperçu à la méchanceté que le monde peu offrir. Certains gamins prennent la défensive et se referment sur eux. D'autres prennent l'attaque et trace leur chemin. J'étais au milieu. Et je n'ai pas trop fais gaffe aux autres, je l'avoue. C'est peut-être pour ça que je suis devenu militaire. Pour rattraper le temps perdu. Elle me fait penser à cette période ingrate. Elle paraît si fragile. Lorsqu'elle réponds enfin à ce qu'il m'intéressait, mes pensées sont confirmées. Elle en a probablement bavé ou peut-être qu'elle y est encore. Ou bien je me fais des idées. Peut-être qu'elle est tout simplement sous le choc du crash. C'est sûrement ça. "Oh ne t'en fais pas, je comprends ça peu être difficile parfois d'aller vers les gens. Surtout à vue de notre situation."

Je ne sais pas pourquoi je dis ça, j'essaie de la rassurer mais, j'ai plus l'impression de venir l'embêter. La voilà maintenant qui baisse la tête et qui s'excuse. Ça me fou mal pour elle. Je suis pas très doué pour remonter le moral des gens en plus, surtout avec une fille. Elles sont tellement délicates et fragiles, bien plus qu'on ne le pense. "T'en fais pas, c'est pas grave, t'a pas à t'excuser… Mathilda c'est ça ?" J'ai eu un eu un doute, même si je sais très bien comment elle s'appelle. J'essaie de pas en faire des tonnes, ça aurait pu être bizarre si j'avais dis son prénom alors que je ne lui avais jamais officiellement adressé la parole. "Moi c'est Elias, mais tu as déjà du entendre mon prénom sur le camp." Les présentations sont faites. Je ne veux pas trop la déranger, elle semble mal à l'aise et assez impressionnée. Je ne veux pas lui faire peur, je suis pas venu pour ça. J'espère juste qu'elle viendra vers moi la prochaine fois, si elle a envie de parler. Je lui souris lorsque ses yeux remontent et que son visage me fait face. "Si tu veux parler, je suis disponible n'importe quand et je mors pas. Je vais te laisser, tu as sûrement envie de rester tranquille." Je préfère reculer et la laisser respirer. Pourtant c'est moi qui suit venu la déranger. C'est pas très logique. Je la regarde un dernier instant avant de commencer à reculer doucement. Sa douceur me rappelle celle de ma mère, c'est étrange. Elle a le même regard tendre et apeuré en même temps. J'ai comme une sensation de déjà vu en la regardant, c'est vraiment bizarre. Pourtant je ne connaissais aucunes Mathilda sur le continent. C'est peut-être la fatigue qui me joue des tours. Ou bien l'île en elle même. Peut-être qu'elle m'a trop intriguée, à force de la voir m'éviter, je dois me faire des idées oui. Je lui parlerai une prochaine fois, j'ai envie d'en savoir plus sur elle mine de rien. Apprendre à la connaître. Mais bon, un cimetière n'est pas un lieu approprié pour ça. Même si on est perdu sur une île et qu'on est loin de toute civilisation. Je pars doucement à reculons, tout en gardant un œil sur elle. Comme si j'avais peur que quelque chose lui arrive. Je me retourne une dernière fois. Comme pour faire mes derniers adieux mais, j'arrive pas à partir. Bordel qu'est-ce qu'il m'arrive ?
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Mathilda V. Ryder
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Message (#) Sujet: Re: Regarde le ciel et dis moi ce que tu vois. // feat Mathilda   Mar 16 Mai - 14:21

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Petite poupée intimidée aux rougeurs prématurées. Elle a les couleurs de la honte, les teintes rosées de cette timidité qui lui coute toute sa sociabilité. Prisonnière de sa propre captivité, elle a choisi de s’exiler dans cette bulle de sécurité pour éviter que quiconque puisse la blesser. L’attachement n’étant qu’une lame bien trop tranchante, qu’une arme trop virulente. Et sur cette terre de misère, elle avait fuit les regards précaires injectés de verres. Rescapés faits d’éclats et de dégâts. Ils survivent dans leur trépas. Mort insipide d’une vie de confort, de remords. Alors la poupée elle se fait morbide, ou bien subtile. Elle s’efface loin des carcasses avides pour se retrouver près des cadavres bien enterrés. Esprits démunis à qui on avait volé la vie. Et elle se repose au milieu du silence macabre, comme une enfant qui ne trouve que le bonheur dans une dose de malheur. Lorsqu’elle comprend vraiment à quoi tient l’existence dans cette déchéance. Mais ce repos n’est qu’écho puisque son échafaud se tient en port-à-faux. Silhouette curieuse, envieuse de vérités savoureuses. Elle s’approche, elle la décroche de son calme éphémère pour la ramener sur la terre. Et petite Mathilda, elle reste là, les yeux vers le bas, le souffle en fracas. Prise dans ce manège tambourinant de cette peur tremblante. Et l’étranger se fait intérêt pour ce petit ange paumé, il ose la bafouer de ses questions prématurées. Et elle y répond cette étrangeté avec un inconfort rempli de remords. Remords d’un jugement déjà attaché à ce visage aux traits si particuliers. Car elle le connait ce gamin au sourire léger. Elle le connait pour avoir trainé avec le diable incarné. Pauvre orphelin altéré par la méchanceté et l’hypocrisie d’une vie à chier. Et pour cela elle s’en était échappée de ces yeux ambrés, ne préférant pas s’y intéresser pour mieux chuter par après. Mais le voile tombe quand sa voix se fait entendre entre les bruits grouillants dans cette nature démente. Elle n’était pas venue ici pour pleurer une perte prématurée, seulement se rappeler. Et le brun il a les yeux grands écarquillés, un peu interloqué par cette petite à l’innocence souffrante. "Oh je vois, c'est vrai que l'on ne pense pas assez aux vies perdues. " Il acquiesce mais elle est déjà égarée la poupée. Elle a les yeux abaissés n’osant pas affronter la vérité. Intimidée, ou tout simplement effrayée comme une proie apeurée. Alors elle s’échappe sans vraiment se douter, se déconnectant de la réalité. Essayant d’effacer l’image de ce gars un peu trop empli d’intérêt. Mais il continue de la questionner et la honte n’est plus éphémère mais bien constante voir oppressante. Et les rougeurs se font de velours sur ce visage éteint. Taches de cette ignorance ou de sa souffrance. Mais le brun il ne la laisse pas s’empourprer refusant sa timidité cherchant plutôt à la réconforter. "Oh ne t'en fais pas, je comprends ça peu être difficile parfois d'aller vers les gens. Surtout à vue de notre situation.  » Et elle sourit la folie, un petit rictus discret qui s’efface assez vite de ses lèvres rosées. Alors qu’elle se confond, se morfond dans des excuses incohérentes."T'en fais pas, c'est pas grave, t'a pas à t'excuser… Mathilda c'est ça ?  » Mais une fois de plus, il vient lui voler ce rictus guilleret, lui montrant que quelque part elle n’était pas que c’était pas qu’une gamine apeurée. Elle faisait partie de cet échiquier, et elle n’était pas qu’un pion facile à déplacer. Elle acquiesce doucement Mathilda, cachant encore les rougeurs terreurs sur son visage. "Moi c'est Elias, mais tu as déjà du entendre mon prénom sur le camp. " Elle relève enfin son regard ivoire Mathilda. Sur ce visage au charme distrait. Et elle s’en veut un peu. Puis férocement tandis que les mots tombent soudainement. "Si tu veux parler, je suis disponible n'importe quand et je mors pas. Je vais te laisser, tu as sûrement envie de rester tranquille.  » Il fuit, il s’enfuit. Et elle elle reste ainsi. Les bras ballants, les yeux brillants. Un sourire pétillant. Déception de cet abandon. Car pour une fois, la poupée elle a envie de mettre sa méfiance de côté, d’apprendre à connaître avant de s’échapper. Mais peut être que celui ci avait d’autres préoccupations qu’une pauvre meuf qui préférait se cacher qu’exister. Pourtant il s’efface, son regard doré toujours juxtaposé sur la silhouette frêle de la poupée. Et plus il avance, plus il recule. Ses pas rapides se chevauchant de pas lents. Et Mathilda elle a un espoir dérisoire, un minuscule espoir qui lui empêche de boire du noir. Et il s’arrête, il ne bouge plus comme perdu. La poupée elle le regarde face à cette immense étendue, et un pas. Un pas terrifiant. Un pas navrant qui lui coûte vraiment. Mais elle efface son audace pour se faire fugace. Elle s’approche de l’égaré avec ce même sourire léger et c’est elle qui vient l’aider ce coup ci. «   Enchantée Elias.  » Elle lui tend la main la petite ingénue avec une certaine tendresse, puis elle réenchaine comme si la moindre seconde pouvait stopper son élan de courage. «  Si tu veux parler, on peut le faire maintenant.  » Et elle s’impose cette osmose. Toujours avec cette même étincelle dans le regard, et ce retroussement sur ses lèvres hagard.

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