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 ⊹ we save who we can save today #mathema

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IGΠIS
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Anathema Aeternalïs
chronokinésie
Messages : 123 L'objet qui ne me quitte jamais : lame brillante, tranchante, mordante. Je suis nostalgique de : Du temps où il était encore présent.


Carnet de bord
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Message (#) Sujet: ⊹ we save who we can save today #mathema   Dim 23 Avr - 6:28

we save who we can save today
mathilda ⊹ anathema
(la tanière de bêtes) #wemeetagain

Sometimes we are that fly in the house, that thinks it sees an open window. So it crawls to, or flies head-on into clear glass. At times getting stuck between the storm and pane, it dies in the windowsill under a tormenting, hot sun.

Elle est sur le chemin du retour Anathema. Elle a ramené des vivres à l'endroit habituel, comme elle le fait tous les deux ou trois jours. Elle dépose une besace pleine de viande séchée et de fruits sains, à l'attention de cette fille. Celle qui l'a sauvée, mais qui n'en a plus le souvenir. Lyzzie, ou quelque chose comme ça. En agissant ainsi, elle contredit les ordres, Anna. Ceux qui viennent d'en haut, ceux qui s'abattent sur elle et ses frères, ses sœurs, sans qu'ils n'aient leur mot à dire. C'est cette fameuse Lyz' qui lui a donné foi en eux, en ces autres, ces étrangers, à Anna. Elle aurait pu la laisser là, l'autre. La laisser crever étendue sur le sol, se vider de son sang jusqu'à sa mort. Mais elle ne l'a pas fait la jeune inconnue. Elle l'a rafistolée. Mais Anna a pris peur, et a tout effacé. Mais malgré tout, il y a cette reconnaissance, cette gratitude envers la blondinette. Alors elle veille sur elle à son tour. C'est une question d'honneur. Les dettes se doivent d'être honorées.

Depuis Lyz' et l'autre gamine, celle qu'elle a bien failli égorger peu de temps avant sa mésaventure avec Lyz', elle n'obéit plus vraiment aux ordres, Anathema. Elle le fait quand elle y est forcée. Obligée par la présence d'un confrère, mais autrement, elle fait de son mieux pour éviter d'avoir à les enlever. Elle leur fait oublier qu'ils ont croisé sa route, d'une dose de baie toxique bien ajustée, un petit délire, et tout est oublié. Mais il y en a qu'elle n'a pas le cœur à plus briser. Elle n'est certes pas pour leur capture, leur torture, et autres mésaventures, Anna, mais il faut bien avouer que ces étrangers ont un talent inouï pour provoquer leur propre malheur. Ils se jettent en travers des chemins de la tribu, ils s'agenouilleraient pieds et poings liés qu'ils n'en seraient pas des proies plus faciles. Toujours à errer sans le moindre sens de l'orientation. Pas non plus une once d'instinct de préservation. Et la voilà de retour à l'endroit maudit, à croire qu'elle cherche à perdre la vie. La jeune et frêle. La première qu'Anathema ait épargnée. La première qui lui a mis le pied à l'étrier. Avant elle, Anathema les avait tous ramenés, ces innocents, ces égarés. Elle les a tous condamnés. Prisonniers de trous profonds creusés à même le sol. L'humidité, l'obscurité, la saleté, mais surtout, surtout, les visites nocturnes. Les visites douloureuses.

Elle est coupable, Anna. C'est sur ses mains qu'il est, leur sang. Le sang de tous ces torturés. Alors elle lave sa conscience comme elle peut, en évitant à ceux qui croisent sa route, d'être les prochains. Mais cette fille-là, qui vadrouille au même endroit, cette fille-là, elle cherche les accidents. Qu'elle n'aille pas s'étonner s'il lui arrive malheur. Venir rôder au pied de la tanière c'est une mauvaise idée. Et ce n'est pas la première fois qu'elle la trouve là. C'est même à cet endroit précis qu'elle l'avait déjà rencontrée.

Elle serre les yeux, Anathema. Elle respire un grand coup. Ne pas s'énerver, ne surtout pas s'emporter. Ne comprend-elle dont rien? L'avertissement muet de la jeune guerrière n'aurait pu être on ne peut plus clair. Une lame sous la gorge, un regard sévère. Elle l'avait ramené jusqu'à son campement dans le silence le plus total. A l'orée de la nuit, mieux vaut éviter des étincelles de voix trop brutales. Elle a de la chance la gamine. La nuit est loin d'être là, elle est moins en danger aujourd'hui, qu'elle ne l'était la dernière fois. Elle serre les dents Anna, des fourches jaunes de l'agacement titillent sa vision. Elle respire un grand coup Anathema. Il va falloir qu'elle lui explique, qu'elle communique, sans que l'autre ne panique. Elle avouera, Anathema, qu'elle aurait pu être un peu moins rude et animale, précédemment. Mais il n'y avait pas dix huit manières de lui faire comprendre qu'il fallait qu'elle se taise et qu'elle la suive si elle voulait rester en vie. Malheureusement, maintenant, la réaction de la petite paumée serait certainement celle d'une effarouchée, à peine Anathema aura-t-elle franchie la barrière de buissons qui les séparent encore. L'allure de la native n'est pas vraiment faite pour rassurer.

Elle serre les poings Anathema. Il va bien falloir qu'elle se montre si elle souhaite lui expliquer. Épée rangée, poignards cachés, dents desserrées, poings relâchés. Elle compose son attitude. Le moins menaçante possible. La moins agressive. Douce Anna, tendre Anna. Tu parles. Elle soupire bruyamment Anathema. Elle est bien trop tendue depuis six mois, Anna, enfermée dans sa haine, emprisonnée par sa peine. Impossible de réellement détendre ses muscles. Alors elle se décide à sortir de là, dans la seule position que semblent comprendre ses étrangers, les mains en l'air, pour lui montrer, les mains tendues, pour lui prouver, qu'elle n'a aucune intention de lui faire du mal. Que tout ce qu'elle veut c'est la ramener en sécurité.

Aussitôt montrée, Anathema sent bien que la petite est stressée. Elle fait de lents pas en avant, et murmure : « izy, guer, izy. » comme elle le ferait avec un animal blessé qui refuse sa présence. Elle murmure pour ne pas l'effrayer, pour lui faire comprendre qu'elle n'est pas la pour se battre. Mais aussi parce qu'Anathema sait ce qui se cache dans la grotte un peu plus loin, et qu'elle a le bon sens d'en être effrayée. Quoiqu'il arrive, ne pas la laisser crier. C'est son seul objectif à Anna. La garder calme, et peu à peu l'éloigner.
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ΛΣTHΣR
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Mathilda V. Ryder
psychokinésie
Messages : 54 L'objet qui ne me quitte jamais : un petit carnet emplis de mots conséquents, d'histoires sans précédents. Je suis nostalgique de : des films en noir et blanc, des drames oppressants, des thrillers béants.


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Message (#) Sujet: Re: ⊹ we save who we can save today #mathema   Lun 24 Avr - 3:18

ANATHEMA
&
MATHILDA
Chimes at midnight will you come and play you can hide but if you run away I will find you ...
Lune inquisitrice aux milieux des astres obscurcis par cette nuit abrutie. Les âmes s’endorment, sous les remords de leurs torts, sous la négligence de leurs choix, sous l’impossibilité, sous la morosité de se retrouver ainsi coincés. Pauvres pions d’échiquiers qui s’étaient faits envoyer valsé sous une rafale délabrée. Ils n’avaient pas choisis leur destinés, ils l’avaient subi dans leurs dénis. Se retrouvant démunis, abasourdis face à une telle folie. Prisonniers d’un îlot sans horizon, captifs d’une liberté omise, soumise. Il n’y avait plus de repères auquel se raccrocher. Juste une nouvelle opportunité pour oublier le passé, renaitre dans un présent esquinté, bafoué, mais simplement s’adapter. A la survie, à cette hérésie de se battre pour respirer encore un peu d’air frais. Et ces rescapés, ces carcasses ankylosées, ils se refusent à abandonner cette lutte vaine, s’apitoyant ou priant pour se faire rapatrier dans ces contrées où les familiarités n’étaient que banalités. Mais la réalité était ancrée sous leurs pieds, une simple étendue perdue au milieu des flots déchainés, de cet océan aux multiples excès, ils y étaient figés, paralysés sans le pouvoir de s’en détacher. Juste bloqués, paniqués, défaits. Et elle était là cette poupée, dans cette nuit déjà bien entamée. Elle avait les prunelles noires, le sourire aiguisé par l’ironie de cette vie. Les doigts enracinés à cette lame rouillée. Elle était déconnectée, sans doute un peu trop pour se soucier du danger dans lequel elle allait s’empêtrer. Elle la jolie Mathilda qu’on prenait trop de fois pour un fragile petit éclat. La vulnérable, la minable, l’instable… Les mots s’enchainaient comme dans ses mauvais souvenirs qui faisaient d’elle cette pitoyable martyr. Et la rage venait s’ancrer à ses veines creusées. Douce colère qui rompt son inactivité pour la renfermer dans ce désir ensanglanté de juste se venger, de juste prouver qu’elle n’est pas qu’un simple boulet. Elle a besoin de le prouver la beauté, de justifier qu’elle n’est pas qu’une poupée qu’il faut protéger. Et pour cela, elle s’enfonçait dans cette nature hostile pour se faire moins futile. Elle se rendait là où elle avait rencontré cette étrangère rancunière. Rencontre d’infortune remplie d’amertume. Cette inconnue elle l’avait tourmentée, elle l’avait soumise à sa volonté. La ramenant dans son camps à la rescapée la gorgé nouée sous une lame bien trop aiguisée. Simplement pour que sa curiosité se taise à jamais. Mais Mathilda elle était bien trop intéressée, bien trop révoltée pour se laisser amadouer par un visage marqué. Et dans cet interdit était né le mépris. Le déni d’oublier cette mésaventure.

Poupée qui ne réfléchit plus, qui abandonne sa vertu pour créer une cohue. Sa maigre silhouette vogue entre les troncs élancés, les ombres contrastées. Elle file entre les bruits, les murmures de la nature. Les pensées détournées sur ce but particulier, elle se repère dans cette environnement austère. Les oreilles à l’affut, la lame bien en vue. Elle est discrète, elle est obstinée, bien trop entêtée. Mais elle arrive déjà à destination cet affront, le souffle paniqué mais léger. Et son attente est de courte durée, alors que déjà ces traits familiers viennent l’enraciner à son besoin de s’imposer. Elle est là, cette brune impulsive, corrosive. Elle cette sauvage qui autrefois l’avait simplement attrapé pour la déposer comme un simple déchet. Sa démarche est légère, ses pas lents, mais la poupée, bien que paniquée, garde sa droiture, la lame aux bouts de ses jointures. « izy, guer, izy. » La voix est douce, le murmure à peine audible, le timbre mélodieux, les mots incompréhensibles mais l’approche est tacite. Mathilda elle la regarde la jolie sauvage de ses yeux naufrages. Ne comprenant pas la démarche, ni la candeur de ces gestes calmes. Et à son tour, elle ouvre les vannes à ce discours muet, à cette incompréhension délabrée. «  Je comprends rien à ce que tu dis pas la peine de t’essouffler. » Elle est bourrue cette distordue, ne cherchant pas la quiétude dans son amertume. Elle voudrait des explications sans doute, ou peut être rassasier sa curiosité pour éteindre toute cette méfiance entremêlée. Ou juste se venger… Et sans penser, à son tour, c’est son corps qui se met à bouger, se rapprochant avec lenteur de cette rancoeur. Les doigts toujours agités, tremblants sur son canif, elle se permet de crever cette distance enracinée, tout en gardant un périmètre de sécurité, dévisageant ce qu’elle ne peut juger ce qu’elle ne connait.

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Anathema Aeternalïs
chronokinésie
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Message (#) Sujet: Re: ⊹ we save who we can save today #mathema   Ven 14 Juil - 17:15

we save who we can save today
mathilda ⊹ anathema
(la tanière de bêtes) #wemeetagain

Sometimes we are that fly in the house, that thinks it sees an open window. So it crawls to, or flies head-on into clear glass. At times getting stuck between the storm and pane, it dies in the windowsill under a tormenting, hot sun.

Elle se tient là, Anna. Les bras ballants, les yeux perçants. Les mains plaquées contre ses cuisses pour s'éviter de fermer les poings. Desserre les dents, qu'elle se dit encore et encore, pour être certaine de garder sa mâchoire détendue. Elle fait peine à voir l'odieuse, qui se force à adopter une posture moins menaçante. Pauvre dévastée qui ne sait plus rien faire le cœur léger. Six mois d'errance l'ont ravagée. Six mois d'absence l'ont désolée. Il y a six mois, elle savait encore rire. Mais voilà, qu'on entend plus les éclats de sa joie lilas. Les couleurs partent en fumée. Il ne reste plus que des nuances oxydées. Des teintes ternes aux reflets embrumés. Une variété d'encres perlées.

Et la voilà, raide carcasse. Comme un cadavre qui tente de faire passer sa pâle face pour celle d'une fille enjouée. Mais rien à faire, elle sait, rien ne pourra atténuer ses traits tirés. effrayant squelette aux joues creusées. Ses humeurs sombres aux ailes d'ébène qui couvrent toute éclaircie qui tente de se faufiler au dedans de son âme désabusée. Quoiqu'il arrive, elle terrorise. Elle n'inspire pas les sourires, elle n'insuffle pas l'envie de vivre. Tout ce qu'elle sait faire, Anathema, c'est assombrir les humeurs déjà glauques.

Elle avait raison, Anathema. Elle l'avait prédit, Anna. Elle avait nul besoin d'un don pour ça. A peine leurs regards se sont-ils croisés, que la douce poupée effarouchée s'est mise à trembler. Le bout de ses doigts d'albâtre presque bleuis par la pression exercée sur la lame qu'ils enserrent. Elle fait quelques pas, la libellule aux ailes brûlées, en direction de cette amazone au cœur lynché. Deux âmes perdues, au creux de cette verdure infinie, deux filles foutues dans cette vie pourrie. Leur rencontre ne laissait pas augurer de meilleures retrouvailles. Anathema ne présageait rien qui vaille. C'était forcé que la princesse soit effrayée. C'était certain qu'elle se trouve alarmée. Elle ne voulait pas l'apeurer, la maudite. Elle souhaitait simplement la protéger, la déconfite. Mais leur première entrevue a tout gâché. Bien trop brusque la première fois, elle s'attendait, Anna, à ce que cette nouvelle audience ne soit pas plus clémente. L'abominable a pourtant tout fait pour détendre ses traits. Mais rien à faire, la première impression toujours s'accroche telle une infection. Elle ternie tout, elle bousille tout.

Tout.
Tout ce qu'effleure, Anna, tout ce qu'elle voit, tout ce qu'elle touche du doigt.
Tout.
Tout s'effrite.
Tout se délite.

Noir désespoir, tel le corbeau funeste qui annonce le jugement des dieux.

Noire. Abyssale Hemïthea, déesse du froid, déesse qu'on prend pour celle du mal. Déesse obscure s'il en est, et pourtant si douce, si accueillante, si bienveillante. Elle s'en veut, Anna. Anathema, anathème. C'est elle, qu'elle voit la damnée, la réprouvée. Cette déesse aux ombres charnelles, cette déesse qui la protège. Cette déesse paradoxale, qui sur terre ne cherche ni bien ni mal. Le reflet même d'Anathema, qui ne suit que les accents irrépressibles du palpitant. N'ayant qu'un but, agir sur sur ordre de ses instincts, préserver en chacun, l'écarlate fluide d'une vie d'humain. Elle ferme les yeux, Anna. Elle s'aveugle un instant. Elle respire, Anna. Un long doigt opalin posé sur ses lèvres carmin, elle ordonne d'un murmure, la paria. Elle lui fait signe de se taire, Anathema. Elle l'enjoint au silence, Anna. « shhh! » Puis d'un geste doux, bien que forcé, elle lui fait signe de la suivre, et sans un mot lui tourne le dos. Signe de confiance s'il en est : l'échine d'un guerrier présentée. Elle n'a pas peur, Anathema. Elle n'a plus peur, Anna. Elle marche sans crainte. Il ne peut plus rien arriver de pire que de voir son centre arraché, écrasé, écartelé. L'écorchée vive, qui déambule au bord du gouffre. Tenter la mort. Tenter la vie. Osciller entre deux états. Et elle avance, sans se retourner, sans un coup œil en arrière pour s'assurer que la frêle demoiselle suit derrière elle, au travers des arbres couverts de mousse.

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