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 RUNNING (IN)TO YOU (ft. Eneko)

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ΛΣR
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Miles Kendall
ubiquité
Messages : 35 Je suis nostalgique de : l'ambiance des nuits studieuses au laboratoire et du temps des rires simples.


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Message (#) Sujet: RUNNING (IN)TO YOU (ft. Eneko)   Sam 22 Avr - 23:32

running (in)to you

- eneko — miles -

down by the river by the boats, where everybody goes to be alone where you won't see any rising sun down to the river we will run. when by the water we drink to the dregs, look at the stones on the river bed. I can tell from your eyes : you've never been by the riverside. somebody calls you somebody says "swim with the current and float away" down by the river everyday...

Les racines dévalaient sous ses pieds pressés, pris dans une course qui ne connaissait ni répit ni fin. L'angoisse le prenait au cou, le strangulait, et seul la vue du bleu horizon lointain faisait luire assez d'espoir pour continuer d'avancer. La peur n'était peut-être pas la meilleure motivation, mais elle parvenait à donner assez de courage à quiconque s'y retrouvé plongé. Miles était pris au piège dans sa propre paranoïa, fuyant des démons invisibles mais pourtant bien réels. On le guettait, il le savait. Orphielle ne lâcherait pas aussi facilement, elle déploierait tout ce qu'elle a en réserve pour mettre la main sur lui. Elle pouvait être partout : l'épiant depuis un palmier ou sous un rocher, préparant le prochain ouragan qui le poussera dans les filets des hémithes.

Petit peloton expéditionnaire, ils étaient cinq à s'aventurer plus loin qu'à l'accoutumée dans l'espoir de sustenter les autres restés au camp sud. Les jours allaient et les esprits commençaient à s'échauffer. Cela faisait bien longtemps que l'île avait perdu son aura de petit paradis, peut-être cinq minutes après qu'ils aient enterrés les premiers corps. Depuis lors, les rescapés n'avaient fait que disparaître un à un, parfois dans leur sommeil, d'autres fois dans des circonstances douteuses. Tout cela ne sentait pas bon, que les ravisseurs soient des natifs ou des scientifiques à l'éthique douteuse. Mais l'humanité, aussi redoutable soit-elle, n'eut jamais été funeste que l'île elle-même. L'écosystème, aussi passionnant puisse-t-il être depuis les microscopes d'Hémithéa, réservait bon nombre de pièges mortels. Alors forcément, compter un biologiste au sein de l'équipe aurait dû leur éviter quelques déconvenues vénéneuses.

Il avait suffi d'un coup de feu, comme une hache déchirant le silence de part en part pour les faire déguerpir dans tous les sens, en proie à l'instinct primal de l'être vivant : la survie. Au bout de la course de Miles se trouvait le bleu, le bleu d'une petite crique. Son esprit acéré évalua la situation, fit la liste de toutes les issues et des différentes probabilités affiliées. Hors du groupe, il était une proie facile. Mais il ne pouvait pas pour autant se jeter dans la forêt à la recherche de ses camarades sans risquer de s'exposer inutilement. Au moins, se dit-il, la plage offrait davantage de vue que la végétation dense à l'orée de la jungle. Pris au piège entre deux solutions périlleuses, il opta pour celle qui lui semblait la plus cohérente. Reprenant son souffle, il fit quelques pas en direction des eaux turquoises, délaissant la mollesse des sables ardents pour une roche de certitude.

C'est là qu'il l'entendit, comme une hallucination. Le ressac des vagues, le clapotis de l'eau sur les rochers, et le bruit du papier claquant dans le vent. Miles s'immobilisa un instant, tantôt pour s'assurer de sa santé mentale, tantôt pour apprécier la direction dudit bruit. Il se laissa guider, sur la pointes des pieds, mené par le frottement des pages, jusqu'à quelques spécimens de plantes bien familiers. Là, sous quelques Agapanthus Riverii, une des créations de son laboratoire dont il aurait pu énoncer jusqu'aux propriétés pharmacologiques, gisait un curieux ouvrage. En y prêtant plus attention, le scientifique parvint à distinguer des nuances verdâtres et marrons, contrastant quelque peu avec le blanc jauni du papier parcheminé. Il s'agissait d'une sorte d'almanach, rempli d'espèces indigènes. L'identité du propriétaire ne demeura pas un mystère bien longtemps, le scientifique ne connaissait qu'un seul natif apte à réaliser un tel recueil : le sujet "Eneko".

A peine la pensée s'était-elle imposée à lui, que des pas étouffés par le sable approchèrent de sa direction. Le jeune homme se hissa sur les pieds, les mains en avant, prouvant ses bonnes attentions malgré une furieuse envie de déguerpir, une nouvelle fois.
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ΛQUΛ
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Eneko Ominatüs
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Message (#) Sujet: Re: RUNNING (IN)TO YOU (ft. Eneko)   Jeu 27 Avr - 10:57

running into you
miles & eneko


À ce temps de la saison, je ne peux m'empêcher de me lever à l'aube pour aller méditer devant l'endroit le plus somptueux de l'île. Même sous la brise du matin, les premiers rayons de soleil réchauffent le sable et viennent découvrir peu à peu les verges de la forêt adjacente. Je m'installe toujours les yeux fermés, la tête droite en direction du bleu infini et je me laisse guidé, inspiré par Aqüa. À chaque respiration, mes poumons se gorgent d'air frais et mon âme s'apaise à chaque échange gazeux. Tranquillement, les rayonnements s'intensifient et expose la couleur azur lumineuse du lagon, c'est à ce moment que je me sens le plus près de la Déesse et de sa sagesse. Je la remercie avant de terminer mon rituel pour ensuite me nourrir d'un poisson chassé avec regrets. Produit de l'océan, ce sacrifice permet la survie de la nation et des natifs de l'Eau. 

Au bord de la dense forêt qui agit comme porte d'entrée du lagon, se tient le terreau le plus fertile que j'ai pu examiner sur le territoire de l'île. Malgré l'appréciation partagée du lagon pour la tribu, je suis bien le seul à partager un lien si particulier avec l'océan et la terre du lagon. Dans des coins plus discrets de la bordure de la forêt, j'y ai installé des bulbes et des pousses de plantes les plus rares que j'ai recueillis dans la section nord. Ce petit coin magique me permet d'éviter de traverser les sentiers qui mènent aux espaces moins fréquentés. J'attendais ce jour impatiemment pour voir éclore mes douces Dianthus superbus, que j'ai soigneusement fait croire à l'abris de ses prédateurs. Je n'avais pas terminé de compléter sa fiche dans mon recueil et ses particularités guérisseuses m'étaient très chères lorsqu'un natif s'empoisonnait ou se faisait mordre par une bête. Ses cinq pétales rosés en filaments étaient complètement ouverts, prêts à être retirés. J'ouvris ma première fiole lorsque je figea quelques secondes. Complètement immobilisé, une vision traversa mes iris vivement. Je vis les pages de mon recueil se laisser porter au vent et des pas inconnus s'en approcher. Je ne pris pas soins d'essayer d'en voir plus, je cueillis mes échantillons rapidement pour faire demi-tour. 

De retour sur les particules sableuses chaudes, j'avança lentement. J'ai observé plus d'une fois les comportements des nouveaux arrivants, leurs peurs, leurs angoisses, leurs rêves, leurs habitudes, mais jamais ils ne s'étaient aventurés jusqu'au lagon. La densité de la végétation les effrayait et la proximité avec le campement principal n'attirait pas la bienveillance. Je devais garder mes états d'esprit calmes pour ne pas alerter des télépathes natifs qui seraient prêts à rappliquer pour capturer un rescapé de plus. Face à la scène, je vis un fugitif particulièrement anxieux. Je te sens très anxieux, tu as peur? Je m'apprêtais à visualiser ses actions à venir, mais je ressentais une peur différente chez lui, un stress bien plus grand que le désarroi des autres rescapés. Je fis défilé plusieurs scénarios dans mon subconscient pour savoir s'il était armé ou agressif. Rien à signaler. Tu as faim? Comment as-tu fait pour traverser la forêt?  Je fis seulement quelques pas vers l'avant, pour tendre la main vers mon spicilège. Je ne pouvais m'empêcher de garder un contact visuel les yeux gris pétillants de l'inconnu. Voudrais-tu me dire ton nom? Je suis Eneko, je suis natif de l'île où tu te trouves. Une fois l'encyclopédie en main et l'avenir sous contrôle, je m'assoie au sol, bien en contact avec les sons de chaque claquement de vague et des feuilles qui s’entrechoquent.

Emi Burton
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