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 i'm searching for something i can't reach » keeias

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IGΠIS
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Keehna H. Vance
chronokinésie
Messages : 21 L'objet qui ne me quitte jamais : un pendentif qui te fut offert par l'un de tes anciens amants. tu ne sais trop pourquoi, mais tu n'arrives pas à t'en défaire.


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Message (#) Sujet: i'm searching for something i can't reach » keeias    Lun 17 Avr - 21:27

your ghost won't leave me alone

N’oublie jamais où tu te trouves, Keehna. Ne perds jamais le chemin des yeux. Quel chemin, c’est la question la plus pertinente à te poser. Tu te demandes bien pourquoi tu as eu l’idée saugrenue de quitter le campement sans même en avoir reçu l’ordre. Un besoin inexplicable, une envie que tu ne pus réprimer. Passer autant de temps avec tes frères, ce n’était plus dans tes habitudes. Non pas qu’ils te tombaient sur les nerfs, mais tu avais tellement peur que quoi que ce soit leur arrivent que tu faisais tout en ton pouvoir pour qu’ils soient en constante sécurité. T’évader, c’est ce dont tu avais besoin. Prendre du temps pour toi, en profiter pour explorer les environs. Te faire une propre idée de l’île sur laquelle vous aviez atterris pour être pleinement consciente de ce à quoi tu faisais face. En soi, ce n’était absolument pas une mauvaise idée. Dans les faits, par contre…

Dès le campement passé, l’humidité t’attrape à la gorge. C’est comme si tu venais de foncer dans un mur alors que, visiblement, il n’y avait rien devant toi, outre la végétation bien plus dense que tu ne le croyais. Tu fermes les yeux un instant, laissant ton corps s’habituer à la température ambiante, laissant ton esprit se perdre dans les méandres de tes pensées. Qu’est-ce que tu pourrais bien ramener qui serait utile à ton campement, mh? Du bois, ce serait inutile. Il prendrait des lustres à sécher. De la nourriture, si tu en trouvais, pouvait toujours être appréciée. N’importe quoi, en fait. Tout ce qui pouvait être utile était apprécié. D’un pas plus que prudent, tu t’enfonces dans cette jungle, regardant incessamment autour de toi. Tu n’as jamais pris le temps d’apprécier la nature. C’est sûr qu’en plein centre-ville de New York, c’est un peu plus compliqué. À part contempler la jungle de béton dans laquelle tu vivais, tu ne t’arrêtais jamais vraiment aux détails. Même lorsque tu allais promener tes chiens à Central Park, tu ne t’attardais pas aux détails. Tu avais tes écouteurs dans les oreilles et marchais en ligne droite, ne t’arrêtais que lorsque revenue à ton appartement.

Ici, personne ne t’attendait à la maison.

Du bout des doigts, tu pousses une énorme feuille et t’arrêtes après une longue marche, baissant les yeux sur un cour d’eau sillonnant la terre. Un moustique vole près de ton oreille, que tu chasses d’un coup de main, et tu t’accroupis sans même y penser à deux fois. Si l’eau provenant de l’océan est salée, celle qui court sur la terre ferme ne l’est certainement pas. Tes doigts plongent dans le liquide translucide et tu les portes à ta bouche, te désaltérant. Tu te sens revivre. C’est comme une bénédiction, un cadeau venu du ciel. Tu y retournes une deuxième fois, t’en asperges les joues, la nuque, les épaules. Tes prunelles rencontrent ton reflet et tu fronces le bout de ton nez. L’île ne te fait pas. Tu as des cernes assez prononcés, un teint bien plus basané qu’à l’habitude. Tu chasses cette image du revers de la main et redresses la tête, mais te fige en un instant. Cet homme qui se tient un peu plus loin, dans la verdure, tu le connais trop bien. Ces yeux qui te fixent. Combien de fois t’es-tu perdue dans ce regard qu’encore aujourd’hui tu trouves si envoûtant? La gorge serrée, tu te redresses le plus lentement possible, incapable de prononcer un seul mot, pas même son prénom que tu as sur le bout des lèvres. Un fantôme, une illusion. Il ne pouvait pas être vrai.


☆☆☆ Beerus
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ΛΣR
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Tobias Heymsfield
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Messages : 45 L'objet qui ne me quitte jamais : mon couteau suisse. Je suis nostalgique de : ma famille, mon travail, ma vie d'avant.


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Message (#) Sujet: Re: i'm searching for something i can't reach » keeias    Dim 23 Avr - 18:53

i'm searching for something i can't reach

Je marche, je déambule dans la verdure sombre. Les branches m'écorchent les jambes, parfois même le visage, mais je m'en fiche. Je me sens vidé de toute énergie, de toute envie. Je veux juste m'isoler, ne plus les entendre parler dans mon dos. Les rescapés ; ils ne comprennent pas que je ne suis en rien la cause de leur malheur, de cet avion qui s'est crashé, et dont j'ai été le malheureux co-pilote. Je ne tenais même pas les commandes, comment aurais-pu être le responsable ? Mais il faut bien que quelqu'un prenne pour tout ce qu'il s'est passé, et je semble être la victime idéale, pour ne pas dire parfaite. Si Mes yeux sont atrocement cerné, j'ai les cheveux en bataille. Lorsque je passe le bout de la langue sur mes lèvres, je les sens sèches et gercés. Ma gorge me brûle atrocement, et je ne sais même pas si je serais en mesure de formuler un mot correctement vu que je n'ai pas ouvert la bouche depuis des jours. En tendant l'oreille, je crois entendre ce qui se rapproche très certainement à un ruisseau. Me désaltérer devrait me permettre de me sentir mieux, parce qu'en y pensant, je n'ai rien bu ni avaler depuis un moment. Je continue donc d'avancer dans la forêt, je sens mes membres tirer, hurlant de douleur pour un peu de repos. Je ne sais pas depuis combien de temps j'ère ainsi, une minute, une heure, une journée. J'ai perdu la notion du temps sur cette maudite île. Je ne suis pas croyant, mais si le paradis et l'enfer existe, ce bout de terre est la parfaite incarnation du dernier des deux.

Je finis par arriver à hauteur du petit ruisseau. C'est à ce moment-là que je sens que l'intérieur de ma bouche est véritablement sèche, à tel point que même me racler la gorge est devenue impossible. Je m'accroupis et apporte l'eau à mes lèvres à l'aide de mes mains. Mais ce n'est pas assez. Je déglutis difficilement, et les quelques gouttes qui arrivent à traverser ma trachée ne me permettent pas de me sentir mieux. Je finis par m'allonger au côté de filet d'eau et d'y poser directement mes lèvres juste sur la surface. Mes bras supportent mon poids de façon à ce que seulement ma tête soit en contact l'eau. Bordel, ça fait du bien. Je me fiche bien de l'image qui se reflète devant moi, d'à quel point je peux être affreux avec ces poches sous mes yeux, ces traces de fatiguent ici et là sur mon visage ; cette peau affreusement pâle, ces pommettes qui ressortent plus que d'ordinaire. La seule chose qui m'importe à ce moment est la sensation de l'eau coulant dans ma gorge, comme une renaissance. Puis je soulève la tête d'un seul coup. J'entends un bruit, plus exactement celui des branches qui bougent. Comme si quelqu'un s'approchait dangereusement de moi. Je reste immobile durant quelques secondes, la peur au ventre que l'un des rescapés me surprennent ici, me coince et commence à me bassiner avec ses accusations. Ou qu'un animal sauvage me saute à la gorge. Je me relève en moins de temps qu'il le faut pour le dire après cette dernière pensée, m'étonnant moi-même de l'agilité avec laquelle je suis revenue sur mes deux pieds. Et je me cache comme une pauvre bête apeuré. Parce que j'ai vraiment peur. Je suis trop faible pour courir et échapper à un animal assoiffé de sang. Et aussi trop fatigué pour écouter les reproches d'un des rescapés. Derrière ce tronc d'arbre, j'ai l'impression que personne ne me voit, et c'est peut-être vrai. J'entends les bruits de feuillages se faire de plus en plus insistant, jusqu'à ce que je puisse enfin distinguer une silhouette de la pénombre. Des cheveux blonds, brillants malgré l'environnement sombre et humide de la forêt tropicale ; des yeux clairs et une gueule d'ange que je reconnaitrais entre mille. Elle est là, comme une apparition, comme une hallucination ; je clignote plusieurs fois des yeux pour être bien sûr qu'elle est réelle. Et pourtant elle l'est belle et bien, c'est ce que je me dis. Après tout, c'est bien son nom que j'avais vu dans la liste des passagers, c'est bien son visage que j'avais aperçu à l'embarcation. Et elle est vivante. J'y avais pensé une bonne partie du vol, à Keehna. À quel point c'était étonnant qu'elle se retrouve dans cet avion dont j'étais le co-pilote. Elle avait hanté mes jours et mes nuits pendant des mois, des années. Je l'avais pleuré, je l'avais silencieusement imploré de me revenir à chaque fois que je me couchais seul le soir. Et elle était de nouveau là, dans cet avion, à quelques mètres de moi. J'avais pensé à tout ce que je pourrais lui dire en descendant de l'appareil. Et puis il y avait eu le crash, et tellement d'autre chose à penser. Je l'avais totalement éjecter de mes pensées, jusqu'à cet instant.

Si ça n'avait pas été dans ce contexte, j'aurais foncé pour aller lui parler. Mais en soit, je n'étais pas sûr d'avoir envie qu'elle me voit ainsi. Je ne suis plus que l'ombre de moi-même. C'est à peine si je me rappelle du timbre de ma propre voix ; cela fait bien des jours que je n'ai pas prononcé un mot. Et pourtant, comme une envoutante attirance, je ne peux pas me résoudre à la laisser filer une nouvelle fois. Peu importe l'image que je renvois, peu importe ce qu'elle pourra penser de moi. Ça fait bien trop longtemps que j'attends ce moment. Alors je sors de ma cachette doucement, sans gestes brusques, et je m'avance vers elle. Elle finit de relever la tête, et elle me fixe. Je ne sais pas quoi faire. Je reste aussi bouche-bée qu'elle. J'ai envie de faire un pas de plus, mais j'ai peur qu'elle s'enfuit en courant. Alors on reste là pendant quelques secondes, peut-être même une minute ; le temps de s'adapter à la vision de l'un et de l'autre devant sois. Je me décide à faire un nouveau pas, et puis un autre. Je ne sais pas quoi dire. « Kee-Keehna... » Finis-je par dire dans une murmure. Ma voix est étonnement rauque, rouillée. Je me racle la gorge. Sortir ces quelques sons de ma bouche me donne une impression étrange de tournis, comme si tout cela n'était pas vraiment réel. Je m'approche un peu plus d'elle, jusqu'à ce que seulement une vingtaine de centimètres nous sépare, peut-être moins. Je porte l'une de mes mains sur sa joue ; l'une des choses les plus douces qui m'ait été donné de toucher ces derniers temps. Je ne sais pas ce qu'il me prend, mais je reste comme ça pendant un instant, et je caresse la peau de sa pommette à l'aide de mon pouce. « Keehna c'est bien toi ? » Et puis, comme une prise de conscience, je m'éloigne d'elle. Parce que oui, elle est bien là devant moi;mais non ce n'est pas le genre de chose qu'on fait quand on est bien élevé. Alors je fais un grand pas en arrière, et je baisse les yeux. « Pardon, je ne... Pardon. » C'est tout ce que j'ai trouvé à dire. Pardon pour quoi ? Pour lui avoir caressé la joue ? Pour l'avoir faite s'écraser sur cette île de malheur comme tous les autres rescapés ? J'imagine qu'elle aussi sera terriblement en colère lorsqu'elle saura que c'était moi le co-pilote de l'avion. Si ce n'est pas déjà le cas, parce que ça se trouve, elle est déjà au courant. Au fond, même si je sais que ce n'est pas de ma faute, je ne peux m'empêcher de culpabiliser, de ressasser ce vol en boucle, comme si en faisant quelque chose différemment, j'aurais pu arranger les choses.


☆☆☆ Beerus
@keehna h. vance
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