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 you said ‘don't lie’ so i made the truth. ♒⚡️ scarborough (flashback)

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Lyzabeth Scarborough
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Message (#) Sujet: you said ‘don't lie’ so i made the truth. ♒⚡️ scarborough (flashback)   Lun 17 Avr - 18:17

You said “don't lie’ so I made the truth
Rory Scarborough ⊹ Lyzabeth Scarborough
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I’m giving up, this whole lie, this whole me, call it out like a family. Seemed like a lie to even you. Control your fear, it's clear that you do not know where you're going to. So, don’t you worry, you'll be my resolution, characters of no illusion. Oh I’m guaranteed to lose my mind, it's dangerous to speak and sigh, you might know what I’m trying to hide. I’m not you, nor you me. But we’re both moving steady.
Elle avançait au pas de course, dans les rues de New York. Ses petits talons claquant à chaque foulée , sur les trottoirs bondés de Manhattan. Ses lunettes de soleil Gucci, sur le haut de sa tête, et tous ses sacs entre les bras, bien embarrassée. Elle n'était pas spécialement pressée, mais l'idée de rendre visite à sa soeur, ça n'avait rien pour l'enchanter. Et ce n'était même pas une visite de courtoisie, plutôt une obligation, un service qu'elle lui rendait. Elles avaient un enterrement dans quelques jours, à Sydney. Tout le monde semblait stressé par ces préparations ; tout le monde, sauf Rory. C'est ce que Lyzie se disait, que sa sœur peut bien faire semblant d'être impliquer dans cette famille, elle ne se laissera pas berner. Et la preuve, c'est que c'est la cadette, la pauvrette, qui parcourt toute la ville, tout ça parce que leur mère lui a demandé de passer au pressing à la dernière minute, afin de récupérer leurs tenues pour l'enterrement. Et comme c'est arrangeant, que la gentille Lyzabeth ait accepté de s'en occuper, jusqu'à devoir aller apporter en mains propres la robe de cette chère Rory. Comme c'est agaçant, mais on la connaît Lyz, on la connaît sa générosité. Avec tout ça, elle en serait presque stressée ; comme si elle avait besoin de ça, à la veille de prendre l'avion, pour l'autre bout du Pacifique. La fausse calme, la petite brune, patiente jusqu'à un point, mais après elle a ses limites. La journée ne faisait que commencer, et elle ne l'avait même pas encore vue, que son aînée parvenait déjà à la mettre sur les nerfs.

Elle finit par apercevoir l'immeuble de Rory, là où cette dernière habitait apparemment avec son mari. Lizzie se rendit compte qu'elle n'était peut-être même jamais venu dans leur appartement. Elle n'en avait pas eu l'occasion, et c'est pas comme si ses relations avec sa soeur étaient du genre fusionnelles. Non, elles faisaient plutôt dans le formel, bonne entente officielle, en public, pour sauver les apparences familiales. Mais que savaient-elles vraiment l'une de l'autre ? Lyz' serait bien presque incapable de dire quoi que ce soit sur le métier de Rory, et quel intérêt ? Elle est déjà bien elle-même occupée, à essayer de terminer sa dernière année de résidence à l’hôpital. Après tout, ses études de médecine sont sa priorité, et si elle n'avait jamais vraiment eu de réels bons contacts avec sa sœur, ces six dernières années ne les avaient bien que davantage éloignées. Alors, elle vérifia l'adresse qu'elle avait notée sur son smartphone, puis elle alla prendre l’ascenseur, chargée de tous ses paquets. Elle finit par arriver devant l'appartement de Ro', et elle posa ses sacs au sol. Elle prit une minute, pour reprendre son souffle, pour se recoiffer, et c'est presque si elle n'aurait pas sorti de quoi se repoudrer le nez. Elle est loin d'être des plus coquettes ou sophistiquées, bien au contraire ; mais elle a commencé à sentir une boule se former au creux de son estomac. C'est quoi cette pression qu'elle s'inflige, à la simple idée de revoir sa sœur ? cet impensensable besoin de faire bonne figure ; Rory est-elle à ce point un modèle de perfection, que Lyza' éprouve ce besoin de faire ses preuves à chaque instant ? C'est stupide. Elle a fini par frapper à la porte, en faussant déjà un sourire, surement des plus hypocrites. Elle a attendu, quelques longues minutes. Puis elle a refrappé, non pas qu'elle veuille être mal-poli et insister. Mais, bon sang. Qu'est-ce qu'elle fait ? Elle veut bien, qu'elle débarque à l'improviste. Mais quand même, demain à la même heure elles seront dans un avion pour Sydney, qu'est-ce que Rory pourrait bien avoir d'important à faire, pour ne pas être chez elle ? Lyzabeth hésita à frapper une dernière fois, mais c'était bien inutile. Elle préféra sortir son téléphone et tenter de passer une coup de fil à sa frangine. Vous voulez rire ? C'est tombé directement sur la boîte vocale, et Lyz' se sentit bouillir. Elle ne va certainement pas pas lui laisser un message, pour lui dire ses quatre vérités. Elle est beaucoup trop cordiale pour ça, et ça ne résoudrait rien, qu'elle est déjà là, avec tous ses paquets. Alors, elle s'en va ?

Dans un dernier doute, elle décida de tourner la poignée de la porte. Et là, miracle, c'était ouvert. Pas certaine qu'elle doive vraiment s'autoriser à entrer, mais ce serait trop bête de repartir maintenant. Elle pénétra dans l'appartement, à première vue désert. Elle déposa ses sacs dans le salon, et les housses de leurs robes d'enterrement sur le canapé. Elle fouina un peu du regard, ce qui l'entourait ; c'est donc ça, le lieu de vie de sa sœur. C'est pas mal, appréciable. Grand, et bien rangé. Timidement, Lizzie chercha d'autre pièces, mais toujours personne. Puis, elle entendit des bruits, apparemment du côté de la chambre. Elle toqua brièvement, avant de pousser la porte qui est entre-ouverte. Devinez quoi ? Rory était là, dans son lit, entre les draps. Mais pas vraiment endormie. Non, elle était en train de s'envoyer en l'air, et Lyza crut qu'elle allait faire un arrêt cardiaque. En tachycardie, au bord de la syncope, partagée entre la surprise et la gêne, elle resta là, à regarder les deux corps enlacés, sans pouvoir bouger. Bon dieu. Puis, ils remarquèrent sa présence, et elle marmonna alors, confuse : « pardon. je cherchais... je n'ai rien vu ! » Bien sûr. Et elle referma la porte derrière elle, avant de retourner dans la salon. Quelle idiote. Vraisemblablement, il lui en fallait peu pour la choquer. Elle est bien du genre super prude, mais ce n'est pas la fin du monde. Pourtant, mal à l'aise, plus que jamais, elle commença à paniquer, à l'idée de trouver quoi dire à Rory après ça. Elle s'appuya nerveusement contre le dossier du canapé. Et éventuellement, elle attendit que sa sœur sorte de la chambre. Elle était énervée la petite Lyz', et en rien la situation ne pourrait l'amuser. Sa sœur était donc tant une étrangère, qu'elle ne parvenait à prendre la chose avec un peu de légèreté. Il ne lui resterait plus qu'à s'excuser, se justifier, puis s'enfuir d'ici, comme si rien de tout ça n'était jamais arrivé. C'est plutôt sa façon de procéder oui. Alors, à la seconde où elle aperçu Rory débarquer dans le salon, elle se justifia : « ce n'est que moi. désolée de te déranger. maman m'a dit de passer, te déposer ta robe pour sydney. ça sort tout juste du pressing. » Elle réussit à peine à croiser le regard de sa soeur, et elle ajouta expressément : « je m'excuse pour.. tout ça. j'vais y aller, j'ai des tas de choses à faire encore. on se voit demain dans l'avion. » Tout était dit. Et dans la gêne la plus complète, sans réussir à penser, si ce n'est à ces images qui vont surement la hanter un petit moment, elle récupéra ses sacs et elle se redirigea vers la sortie. Qui est-elle, pour s’immiscer dans la vie de sa sœur ? La connaît-elle assez, pour pouvoir comprendre ce qu'il venait réellement de se passer ? Sont-elles si peu proches, qu'elle ne peut même envisager se permettre de la juger ? Tout va bien, elle va passer cette porte et très vite oublier cet incident. Et pourtant, si ce n'est pas par son instinct de sœur, quelque part au fond d'elle, qu'elle se retourna finalement. Elle fit face à Rory, et ce fut bien plus fort qu'elle, quand elle lança, non sans une pointe d'accusation : « la prochaine fois, aies au moins l'intelligence de fermer les portes à clefs. et je veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas ; juste pour que tu saches. on est d'accord que, j'sais pas qui est le bond qu'est dans ton lit, mais ce n'est pas ton mari... »
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Rory Scarborough
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Message (#) Sujet: Re: you said ‘don't lie’ so i made the truth. ♒⚡️ scarborough (flashback)   Ven 21 Avr - 21:41

you said “don't lie’ so i made the truth #SCAR'SIST

L’australie. Sydney. Des kangourous, du soleil, du sable et possiblement de beaux corps en maillot. Ca semblait être une destination de rêve pour des vacances hautes en couleur, et possiblement chaudes… Sauf que l’idée rebutait particulièrement Rory. Elle voulait pas y aller, dans cet avion de malheur. Déjà, l’idée de devoir prendre des jours de congés l’avait gonflé, parce que son affaire risquait pas de marcher toute seule. C’était une excuse bien bidon qu’elle avait balancé à ses parents, et en fait, ça avait plutôt bien fonctionné : la petite fille modèle, qui réussit tout ce qu’elle entreprend, ne voulait pas abandonner son entreprise. Se sentant à l’aise face à cette immunité, elle en avait profité pour tirer sur la corde, jusqu’à en entendre les premiers craquements. C’est son père qui avait commencé à lui gueuler dessus, parce que la famille ça se respecte, on a des valeurs, nous les Scarborough. Elle avait bien cru pouvoir se sortir de tout ce merdier, se répétant que, si jamais elle voulait prendre des vacances, elle pouvait bien le faire, à peu près n’importe où dans le monde aux vues du patrimoine de ses parents, et pour des circonstances bien plus réjouissantes. Sauf que ses parents avaient fait front, un peu comme à chaque fois que la demoiselle tentait d’emprunter un sentier un peu différent de celui qu’ils lui avaient tracé. Toi et ta sœur, vous partirez ensemble. Mais vous ne raterez pas cet enterrement ! Encore une occasion de se pavaner, à l’autre bout du monde, lunettes accordées à la belle robe noire, occupée à faire semblant d’être triste. Oh, tout ça, ça l’avait soulé au moment même où elle avait commencé à comprendre : les filles étaient le faire-valoir de leurs parents, il était bien inacceptable qu’elles ne se rendent pas à cet enterrement. Même si absolument aucune d’elles deux ne connaissaient, autant de près que de loin, ce vieux, probablement tout rabougri, qui avait claqué de l’autre côté du globe. Alors elle avait accepté, avec son plus beau – et surtout son plus faux – sourire, et c’était passé comme une lettre à la poste. Sauf qu’en fait, bah ça la faisait vraiment chier.

C’était rare mais, parfois, Rory se trouvait bien contrainte de faire des choses qu’elle ne désirait pas. Suivre un cursus à peu près correct pour faire plaisir à ses parents, participer à des soirées hypes ou des galas réservés aux gens fortunés, se marier ou encore participer à un enterrement… Dans tous ces moments là, lorsqu’elle sentait le contrôle lui glisser entre les doigts, elle adoptait une stratégie, la même depuis de longues années maintenant : celle de l’autruche. C’était bien simple : quand ça la gonflait, elle faisait simplement comme si ça n’existait pas. Comment pouvait-elle bien être embêtée par un quelconque choix de robe, si elle décidait de ne pas choisir ? De la même manière, comment elle pouvait bien être emmerdée par le décalage horaire et les contraintes qu’il imposait, si elle ne s’occupait pas des billets d’avion ? Elle ne pouvait pas – tout simplement. Dans ces moments, elle se laissait donc flotter au gré du vent et, éventuellement, les choses finissaient par rentrer dans l’ordre. Ce n’était pas tout à fait ça, dans le cas de son désastreux mariage ; mais, la plupart du temps, ça marchait plutôt bien. Elle avait donc pris le parti de faire abstraction de tout ça, d’autant plus que la semaine s’annonçait très bien. Son cher mari absent, pour Dieu savait quelle raison, elle disposait d’un immense appartement pour elle toute seule. Soyons clairs, en ces temps difficiles, il lui était tout bonnement inimaginable de rester seule, enfermée dans tous ces mètres carrés. Elle devait occuper le temps, mais aussi son esprit. Rien de plus simple : elle avait appelé Logan. Tout était si facile avec lui – ils ne parlaient généralement pas ; quand ils le faisaient, il ne lui prenait jamais vraiment la tête, et en plus il était à peu près toujours d’accord avec elle. Puis, elle était franchement pas tombée sur le plus moche… Distraction des plus avantageuses pour la demoiselle qui, bien loin de songer à ce mariage, passait le temps d’une manière parfaitement réjouissante.

Elle n’avait simplement jamais compris que, si sa technique de l’autruche fonctionnait si bien, c’est simplement car elle n’était jamais vraiment seule. Derrière elle, à marcher dans son ombre, il y avait cette petite chose, toujours prête à passer au pressing quand la situation – et maman – l’exigeaient. Bien-sûr que Rory le savait : quelque part, dans ses traces, marchait Lyzabeth. Il était souvent arrivé à la brune de réaliser la chance qu’elle avait, d’être née la première ; parce qu’alors, elle, elle pouvait imposer tout ce qu’elle voulait à la cadette. Et cette dernière rappliquait. Point à la barre ligne.

Sauf que parfois, elle ne débarquait pas exactement au bon moment. Ce n’était jamais vraiment une partie de plaisir, leurs échanges ; mais quand elle venait déranger les parties de plaisir de sa sœur, là, c’était le pire. Rory n’entendit pas la cadette se faufiler dans l’appartement, parce qu’en fait même son esprit refusait de décrocher son attention de ce corps musclé dont elle aurait pu profiter encore longtemps si cette foutue porte ne s’était pas ouverte aussi subitement. La demoiselle ne sursauta même pas, et même qu’elle hésita à prêter attention à sa sœur pour continuer ses petites activités plus très secrètes. C’est lui qui la força à se bouger, à rattraper sa sœur et, pourquoi pas, à s’habiller un minimum avant de quitter la chambre. Elle enfila un short en pyjama qui trainait au sol, un tee-shirt qui n’était apparemment pas le sien et, bien qu’hésitante, aligna ses pas sur ceux de sa sœur. Ca la faisait bien rire, de voir la plus jeune si prude. Rory, elle, elle s’en foutait pas, en fait. Elle n’avait simplement pas réalisé à quel point sa sœur risquait d’en faire toute une histoire… Cool, merci d’avoir ramené ça, lança-t-elle sans la moindre trace de sincérité dans la voix. Elle s’en foutait toujours autant, et même que ça l’énervait de nouveau, maintenant qu’elle y repensait. Par contre, elle avait le même sourire en coin depuis qu’elle avait quitté sa chambre. Ca va aller ? Tu sais, c’est ce que font les adultes hein, c’est pas grave. Lyz, elle avait toujours été tellement prude que s’en était tordant. Pour le coup, ça l’arrangeait bien, qu’elle écourte la discussion, au moins son lit n’avait pas du trop refroidir… Elle s’apprêtait à la raccompagner, bien trop gentille, lorsqu’elle découvrit une facette bien cachée de sa sœur. Les sourcils froncés, elle hésita un moment – mais, bien vite, ne put s’empêcher de lui répondre honnêtement. Mais ouais Lyz’, t’as raison, de quoi tu te mêles ? Tu connais pas ce blond, mais est-ce que tu connais ma vie ? J’aimerais bien savoir pour qui tu te prends, pour me juger comme ça. Ah, la parfaite petite Lyz’ qui ne supporte pas de voir des adultes faire des choses interdites aux moins de 16 ans… T’as rien à m’apprendre.
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Lyzabeth Scarborough
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Message (#) Sujet: Re: you said ‘don't lie’ so i made the truth. ♒⚡️ scarborough (flashback)   Jeu 1 Juin - 2:57

You said “don't lie’ so I made the truth
Rory Scarborough ⊹ Lyzabeth Scarborough
(fashback) #onedaybeforethecrash

I’m giving up, this whole lie, this whole me, call it out like a family. Seemed like a lie to even you. Control your fear, it's clear that you do not know where you're going to. So, don’t you worry, you'll be my resolution, characters of no illusion. Oh I’m guaranteed to lose my mind, it's dangerous to speak and sigh, you might know what I’m trying to hide. I’m not you, nor you me. But we’re both moving steady.
Quand on y pense, c'est tellement dommage, que les choses entre les deux soeurs ne soient pas plus simples. Si elles cherchaient un peu, elles sauraient qu'elles ont des tas de points en commun, et qu'il pourrait leur être facile de s'entendre. Si elles cessaient de se bouder, de se prendre de haut, de jouer à une sorte de compétition qui n'a tellement pas lieu d'être ; si elles n'accordaient pas tant d'importance à leurs quelques différences. Elles pourraient être des soeurs qui s'apprécient, comme ça se fait dans toutes les familles oui. Mais il semblerait qu'elles soient bien loin de tout ça, et qu'il est tout bonnement impossible de revenir sur cette distance qui les sépare, de combler ce fossé qui ne cesse de se creuser ; pire que l'érosion du temps, on croirait qu'elles ont toutes deux sorti pelles et pioches afin d'aggrandir ce trou béant qui se charge résolument de les diviser en tous points, et jusqu'où ? jusqu'au point de non-retour. Et tout ça pour quoi ? Aucune des deux ne semble prête à admettre que la présence d'une soeur aurait pu avoir du bon, dans cette famille bien trop chiquée et médisante. Puis, les faux semblants et l'hypocrisie, ça a marché pendant un temps. Mais parfois, attiser un bon gros scandale, pour causer quelques déflagrations mal-venues, qui remonteraient aux oreilles de leurs parents et feraient le tour de tout leur entourage à l'heure du thé, voilà qui semblait être la bonne opportunité à se mettre sous la dent. Ne se le cachons pas. Que Rory fasse des infidélités à son mari, ça n'avait rien d'aberrant. Mais qu'elle fasse entrave à son mariage et à l'arrangement prononcé par leur paternel, voilà qui pouvait bien rendre curieuse, de savoir ce qu'en dirait ce dernier. Non pas que ça lui semble être le pire des péchés ; mais, causer du tort à sa soeur, de quelque manière que ce soit, semblait soudain être une petite vengeance sur laquelle Lyzie pourrait être prête à compter. Elle n'avait jamais pensé que ça pourrait lui procurer autant de satisfaction, d'imaginer jouer la carte de la méchanceté, sans réelle raison apparente, mais l'occasion semblait trop belle, de prendre avantage de la situation et d'aller souiller un peu la réputation dorée de sa chère grande soeur. Quel plan machiavélique à planifier, peut-être même trop osé, pour la petite Lyz', qui aurait pu se contenter de filer en douce, courir dans les jupons de sa maman, pour déballer cette scandaleuse histoire. Encore faudrait-il en avoir vraiment le cran, ou du moins ressent-elle à ce point une telle haine pour sa frangine ? ce n'est pas si clair. Mais, sans l'ombre d'un doute, ne souhaite-t-elle pas ressentir une once de culpabilité. Et qu'est-ce qu'il la rendrait coupable ? Garder le secret de Rory, en jouant les ignorantes. Ou tout déballer aux parents, parce qu'elle éprouve soudainement des intentions sadiques envers son ainée qui n'a pourtant rien demander ? Et qu'est-ce qu'il la rend moins complice ? A y réfléchir, Lyza' aurait préféré ne rien savoir. Parce que, la voilà mêlée, d'une façon ou d'une autre, aux frasques de sa soeur, et c'est un poids inutile dont elle aurait voulu se passer tout court. Vraisemblablement, il n'y a pas trop d'option-solution, et elle fait face à une inévitable impasse. Comme si cette journée n'avait pas déjà assez joué avec ses nerfs, Rory venait, sans le savoir, ajouter son lot de soucis à la pile. Et Lyz' n'avait pas besoin de ça, d'être impliquée dans les coucheries de sa soeur. Tout, mais pas ça ! L'ainée avait le don de lui pourrir son existence, de près ou de loin. Comme ça, Lyz' parvenait à la haïr, pour ce genre de détails, sans grande importance, qui prenaient soudain une ampleur considérable aux yeux de la plus jeune. Pour le dire en moins poli, Rory se démerdait toujours pour venir foutre la merde dans la vie de Lyzie. C'est comme ça qu'elle le voyait, et ce n'est que la pure vérité. Si Lyz' avait été fille unique, voilà qui aurait résolu bien des problèmes à son existence, ça c'est une évidence en effet.

Et elle aurait pu se contenter de filer en douce, faut l'avouer. Elle s'en serait surprise elle-même ; à se retourner, pour confronter sa frangine, à lui dire que maintenant elle était au courant. Comme si mettre Rory au pied du mur, allait aider à changer la finalité des événements. Rory avait-elle seulement conscience que Lyz' n'aurait pas la gentillesse de garder son secret, et qu'elle se ferait un malin plaisir de faire éclater la vérité ? Pourtant, elle prenait encore ce ton condescendant avec sa cadette, de ce sourie en coin, qui avait le don d'insupporter Lyz' au plus haut point. Madame J'ai toujours raison qui croit tout savoir, mais elle est pas si irréprochable, la grande Scarborough. Et Lyzie regagna en fierté, en sentant tout à coup sa chère soeur quelque peu sur la défensive. N'auraient-elles pas pu tout bonnement se contenter d'écourter cette conversation qui n'engageait rien de bon ? Mais, Rory n'avait pas mâché ses mots, et Lyz' ne sut comment se contenir. Elle n'était certainement pas d'humeur à se faire rabaisser, et ça lui vint droit du coeur, quand elle lui lança, sur le ton le plus indifférent du monde : « je te juge pas, mais… p’t-être qu’au lieu d’organiser des mariages, tu devrais te débrouiller pour déjà faire tenir le tien. » Et elle savait qu'elle avait raison, qu'elle eut du mal à cacher dans son regad combien elle était fière de cette réponse. Un peu naïve, certes, la Lyzie. Mais c'est Rory qui avait commencé la provocation, et la cadette ressentait soudain un besoin fou de ne pas laisser le dernier mot à son ainée. C'en serait presque ridicule, pourtant elle décida qu'elle ne pouvait en rester là. Et elle enchaîna : « tu m’apprends rien non plus, me prends pas pour une idiote. et j’suis plus ta “petite lyz”. arrête de croire que j'ai encore quinze ans. » Elle se fit vite gagner par l'émotion. Parce qu'elle est habituée à avoir davantage le contrôle sur la situation. Et ça ne lui ressemble pas, de s'énerver. Mais cette confrontation avec Rory, c'était comme un absé qu'il aurait fallu percer depuis des années. Alors, ça la touchait, pour de vrai, et c'était bien stupide prendre la chose tant à coeur, mais elle ne laisserait pas sa sœur chercher à avoir le dessus une fois de plus. Ça elle pouvait le promettre. Comme si elle avait des choses à prouver, à celle qu'elle venait de trouver dans les bras d'un inconnu et qui tentait de dédramatiser. Mais Lyz' ne serait pas la fautive dans l'histoire.

Et bien sûr, qu'elle s'embllait un peu vite, mais la jeune futur médecin ne connaissait pas vraiment de juste milieu entre le blanc et le noir ; c'est tout ou rien, et si elle perdait son calme, comme c'est rare, elle ne passerait pas par quatre chemins. Elle tenta de se maîtriser tout de même, avant que ça ne tourne au mélo-drame. Elle hésitait à partir enfin de cet appart'. Mais elle dévisagea encore la brune, si médiocrement vêtue, dans sa petite tenue, à jouer la débauchée ; c'était plus fort qu'elle, Lyzie eut ce regard, cet air des plus hautains au possible. Et elle ne résista pas de lancer finalement : « et donc, il nous accompagne à sydney, ton mystérieux blond ? j’sais pas, je peux peut-être en parler aux parents. au moins, il sera directement invité au prochain événement familial, ce serait merveilleux ! » Elle en fit presque un sourire, tellement elle se plaisait à devenir si drôlement méprisante. Mais, ça devenait suffisant, qu'au final elle reprit enfin le chemin de la sortie, avant que Rory ne puisse davantage la contredire. Sauf que, une nouvelle fois, son instinct bloquait son élan. Et elle ne put s'empêcher de refaire face à sa soeur, comme si elle avait cet insupportable besoin de lui faire définitivement part de son avis. Ainsi, elle se munit d'un ton des plus sérieux, ou des plus regrettables. Et elle termina plutôt sur ces paroles, comme si la déception venait désormais prendre le pas sur son énervement : « je reconnais même pas ton attitude en fait. ou j’te connais pas tout court, c’est clair... regarde-toi, c’est toi la gamine. grandis un peu, ro'. »
Qui est-elle pour juger ? Personne. Ou juste une petit soeur, qui a laissé sa grande soeur sortir des sentiers battus, tandis qu'elle était trop occupée à suivre la voie toute tracée. Et à quel moment ont-elle juste oublié, qu'il était aussi possible, que la grande soeur prenne la petite par la main, pour qu'elles explorent plutôt ensemble, le même chemin ?

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