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 everything is blue #HAXEMA

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Haxiom Ominatüs
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Messages : 143 L'objet qui ne me quitte jamais : une lame et des babioles


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Message (#) Sujet: everything is blue #HAXEMA   Lun 17 Avr - 14:34

EVERYTHING IS BLUE


You’re dripping like a saturated sunrise. You’re spilling like an overflowing sink. You’re ripped at every edge but you’re a masterpiece. And now i’m tearing through the pages and the ink
On pourrait croire que avec le temps, t’as pris l’habitude de vivre en communauté. Ouais, on pourrait croire ça, mais ce n’est pas pour autant que c’est la vérité. On se fait souvent de fausses idées. Tu n’aimes pas forcément être trop longtemps collé aux autres. T’es du genre à aimer ta liberté, pouvoir partir quand t’en as envie, prendre tes distances avec le reste de la tribu. Certains voient ça d’un mauvais oeil, mais tu t’en fous. Tu es un esprit libre. Si on te force à rester en captivité trop longtemps, tu te flétris. Un peu comme les fleurs qui essayent de pousser dans le fond d’une grotte. Elles finissent toujours par mourir, nourrissant les champignons. C’est une question de nature et la tienne n’est pas de rester sous le joug de qui que ce soit. Jusqu’à maintenant, on te laisse faire. Les gens ont du comprendre comment tu fonctionnes. C’est mieux comme ça. Astra sur tes talons, tu quittes la tribu. Il ne te faut pas longtemps pour trouver un chemin sauf pour guider tes pas. Tu as la chance d’être plutôt bien accoutumé à ton milieu et à force d’exploration, tu connais très bien les lieux qui t’entourent. On pourrait même croire que tu es né là-dedans, au milieu de tout ces végétaux. Enfant-loup. Pourtant, tu ne te souviens pas de comment tu es né, ni même de qui. Tu es né de parents inconnus. Ça aurait pu provoquer un manque chez toi, mais ça n’a pas été le cas. Tu n’es pas le seul à ne pas connaître de où tu viens. Tu préfères te dire que les dieux t’ont laissé tomber sur terre et qu’ils t’ont protégé jusque là. Tu ne peux que les aimer pour ce cadeau.

D’un pas assuré, tu marches et évite les pièges qu’a dressé la nature, Astra toujours derrière toi. Tu es fière de la louve et du travail que tu as accompli avec elle. Quand vous vous êtes rencontré, elle était tellement sauvage qu’on aurait pu croire que jamais tu n’aurais pu l’approcher et au final ta persévérance a gagné. Peu à peu, elle a baissé sa garde et un lien s’est formé entre vous. C’est à partir de là, qu’elle a accepté que tu l’approches et que tu l’a laissé te suivre. Une vraie réussite. Maintenant, vous êtes inséparables. Elle te suit partout où tu vas et t’es là pour prendre soin d’elle quand il le faut. C’est la seule compagnie que tu acceptes d’avoir en permanence avec toi. Même Anathema n’est pas « autorisée » à rester près de toi tout le temps. Tu l’apprécies bien la gamine, mais tu as l’âme d’un solitaire. Tu as besoin de te retrouver en tête-à-tête avec toi-même de temps à autre. Pour respirer, te ressourcer. Ça l’a fait souvent râler, quand tu disparais comme ça, mais ce n’est pas ce qui va t’arrêter. Bien au contraire. Ça t’amuse plus qu’autre chose. Tu as fini par te faire à son côté impulsif et sauvage. Elle n’est pas si différente d’Astra quand on y regarde bien. Sauf qu’Astra, elle, elle ne parle pas et n’essaye pas de mordre chaque personne qui veut lui tendre la main. C’est certainement ça la plus grande différence entre ces deux-là.

Cette fois-ci, tu te balades avec une seule louve, Astra et tes pas te mènent à l’un des endroits que tu préfères sur l’île : le lagon nimamu. Un petit coin de paradis où le silence n’est bouleversé que par le bruit des vagues qui caressent le sable. C’est d’un calme sans pareil et tu aimes te poser ici pour respirer l’air marin. C’est tellement vivifiant. Tu pourrais y passer des heures sans te soucier de ce qui se passe ailleurs. Une bulle de tranquillité que tu n’as pas envie de voir exploser. Après avoir pris une grande inspiration d’air salé, tu t’installes près des vagues, l’eau venant effleurer tes orteils. Astra s’allonge près de toi, essayant de temps en temps d’attraper un crabe ou un être vivant qui à le malheur de passer à proximité de son museau. Quelques minutes plus tard, un morceau de bois flotté s’échoue à proximité et tu te penches pour l’attraper. Tu l’observes un instant et sors la lame qui ne te quitte jamais avant de commencer à le tailler. Pas dans le but d’en faire une arme, mais plutôt d’en dessiner les traits d’un des animaux que tu aimes tant. Par instinct, c’est les aspects du loup qui se dessine tranquillement dans le morceau de bois blanchi par l’eau de mer. Tu ne sais pas trop combien de temps tu es resté là, à faire volé des copeaux autour de toi. Tout ce que tu sais, c’est que maintenant, le soleil est haut dans le ciel.

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Anathema Aeternalïs
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Messages : 149 L'objet qui ne me quitte jamais : lame brillante, tranchante, mordante. Je suis nostalgique de : Du temps où il était encore présent.


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Message (#) Sujet: Re: everything is blue #HAXEMA   Mar 18 Avr - 13:21

EVERYTHING IS RED BLUE

- haxiom — anathema - #haxema

I've never been a calm blue sea, i've always been a storm.
And they forgot it. So they cut the wrong parts of me.
They cut my wings, but i still have claws.

C'est presque en courant, complètement euphorique que tu parviens jusqu'à sa grotte. Il faut que tu lui montres! Il faut qu'il vienne avec toi. Tu es bien trop impatiente de lui faire découvrir tes trouvailles. Ça va lui plaire, tu en es persuadée! Alors avant même d'être parvenue à l'endroit où il vit, tu l'appelles : « eh! haxiom! » pas de réponse. Tu passes l'entrée de sa grotte. Il est peut-être endormi, si tel est le cas, tu attendras patiemment qu'il se réveille. Et plus calmement, à présent, tu le réclames. « haxiom? » Nulle part. Il n'est pas ici. Peut-être au camp? Peut-être avec Amatheïa? Peut-être... ailleurs? Tu te précipites vers la place centrale du village. Si quelqu'un l'a vu passer, c'est là-bas que tu as le plus de chances d'obtenir des réponses. Alors encore une fois tu cours, à grandes foulée, toute excitée, telle l'enfant agitée que tu as toujours été. Sur la place, tu aperçois Amatheïa qui a l'air de discuter avec un petit groupe de personnes. « amatheïa? il est où haxiom? » Amatheïa secoue la tête et hausse une épaule. Tu tournes la tête vers les autres autour de ta grande sœur. Personne ne répond. C'est à peine s'ils croisent ton regard. Mais tu comprends bien, qu'ils ne l'ont pas vu récemment non plus. Pas assez récemment pour savoir dans quel coin du village il pourrait bien se trouver. Il a encore disparu de la circulation.

Tu le cherches des yeux, demoiselle, tu le cherches, et tu espères le trouver, là, surgissant de derrière un de vos bâtiments, soudainement, et croiser son regard chaleureux, entendre sa voix apaisante, et discerner sa silhouette rassurante. Non, rien, pas une trace. Rien. Personne. Peu à peu, ta respiration s'accélère, et ta poitrine se soulève plus vite, plus fort. Les battements de ton cœur s'affolent, jusqu'à cogner contre tes côtes. Pourquoi ne t'a-t-il pas prévenue? Souviens-toi, Anathema, respire, qu'il t'a dit. respire longuement. On inspire, on expire. Encore. Encore une fois. Tes paupières s'affolent aussi. Amatheïa bondit et attrape ton bras. Elle te parle, mais tu n'entends pas, tu n'entends plus. Tu as envie de la secouer, de la faire dégager, t'as qu'une envie c'est qu'elle te laisse tranquille, mais tu sais bien qu'elle cherche à t'aider. Alors tu la laisses faire, mais tu ne l'entends pas. Tu paniques et c'est plus fort que toi. Il part comme ça, sans prévenir, sans te dire. Il t'abandonne. Et s'il ne revenait jamais? Et s'il était fatigué de t'avoir sur le dos constamment? Et si t'étais un poids trop lourd à porter? Tu sais bien comment t'es, t'as connaissance de ce qu'ils pensent de toi, tous... La bête sauvage, la fille à éviter, t'es comme la peste, faut pas trop s'approcher. On sait jamais tes sautes d'humeur sont peut-être contagieuses, ou tes accès de folie, comme ils disent. Sait-on jamais.. Peut-être qu'Haxiom finit par penser comme eux? Peut-être bien qu'il en a marre de te voir? de t'entendre? de toi... tout simplement. Amatheïa entre dans ton champ de vision, mais tu ne la vois pas, pas vraiment. Tout est flou, et ta vue ne se focalise plus sur rien. Il n'y a que tes pensées qui tournent dans tête, tourbillonnent, résonnent. Comme un écho de plus en plus fort, de plus en plus présent, plus proche et plus tangible. Elle saisit ton visage entre ses mains, et c'est le froid de ses paumes sur tes joues qui te ramène enfin à la réalité, vers le monde réel, celui où tes émotions s'estompent, et se tempèrent. Tu la discernes enfin. Tes paupières clignent, et tu retrouves l'usage de tes sens. « Anna! » Tu secoues la tête. Tu la regardes pour de bon, cette fois-ci. Et vos regards se fixent enfin l'un sur l'autre. « oui... oui... je... » Mais tes pensées ne sont pas encore très cohérentes. « j'vais l'chercher. » Et soudainement, sans un mot de plus, tu t'extirpes de l'étreinte d'Amatheïa. A ton tour, tu t'enfonces dans l'obscure forêt indomptée.

Tu marches, sans but précis à la recherche d'une trace un peu fraîche. Tu sais ce que tu cherches, des empreintes d'homme, profondes, et celles d'une louve, plus superficielles. Tu es focalisée, complètement absorbée par l'idée de le retrouver. S'il t'abandonnait, tu serais perdue, telle une âme en peine, telle une âme errante. Et enfin, tu trouves la piste que tu cherchais, attendais, espérais. Là, deux lignes d'empreintes comme tu t'y attendais. Haxiom et Astra. Un peu plus calme tu suis la piste, mais au fur et à mesure que tes pas te conduisent plus proche de ton but, plus proche de la fin de la piste, tes pensées s'envolent encore, et ta panique, ton sentiment d'abandon se reprécisent. Plus forts, plus intenses. Là. Tes pas s'interrompent. Là-bas, au loin, au bord du lagon, Haxiom et Astra. Tu respires à nouveau. Mais à nouveau tes émotions s'emballent et ta colère prend le dessus sur le soulagement. Alors tu avances à nouveau, d'un pas ferme et décidé. et c'est presque arrivée sur lui, que tu le hèles « Eh! » avant de le pousser de toutes tes forces. « t'aurais pu m'dire! t'aurais dû me dire! » encore, tes bras agissent de leur propre chef et une nouvelle poussée contre son épaule. « tu m'as laissée, là-bas! t'aurais dû m'prévenir! » Tu lui assènes tes reproches, comme un marteau enfonce un clou. Et t'aimerais frapper, mais il ne te laisse pas faire et interrompt ton geste.

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Haxiom Ominatüs
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Message (#) Sujet: Re: everything is blue #HAXEMA   Mar 18 Avr - 19:41

EVERYTHING IS BLUE


You’re dripping like a saturated sunrise. You’re spilling like an overflowing sink. You’re ripped at every edge but you’re a masterpiece. And now i’m tearing through the pages and the ink
L’isolation est bénéfique parfois. Vivre les uns sur les autres, c’est marrant cinq minutes. Ça a quelques avantages, effectivement, mais au fond ça a aussi beaucoup d’inconvénient et toi, t’es incapable de les supporter bien longtemps. Alors, dès que t’en as l’occasion, tu t’échappes. Tu prétextes surveiller les environs, mais la plupart du temps, tu dis rien. Tu es assez discret pour pouvoir t’échapper sans éveiller les soupçons. Depuis aussi longtemps que tu t’en souviennes, tu les as toujours habitué à tes petites virées solitaires. T’es certain que la plupart n’y font même plus attention et c’est mieux comme ça. Au moins, on ne te pose pas de questions et tu n’as de compte à rendre à personne. Sur le coup, tu n’as pas pensé à Anathema. Elle n’était pas là, tu n’y as pas réfléchi plus longtemps. Vous n’êtes pas obligé de passer votre vie l’un à côté de l’autre. Elle vie sa vie, tu vis la tienne et s’il le faut, vous pouvez vous retrouver. Tu ne lui refuseras jamais ton aide ou ta compagnie, mais il faut aussi qu’elle comprenne que tu ne vas pas passer ton temps à lui courir après. Ce n’est pas comme si elle n’avait que toi. Elle s’en sortira bien pendant une heure ou deux. T’en ai même certain. Sans plus y réfléchir, tu es parti. Te laissant guider par tes envies du moment. Pour finalement atterrir près du lagon. C’est un endroit que tu aimes beaucoup. Très calme et reposant. Loin de l’agitation habituelle de la tribu. Juste ce qu’il te faut pour respirer et te ressourcer. Tu n’en demandes pas plus. Assis près de l’eau, tu tailles ton morceau de bois flotté, découvrant peu à peu un loup à qui le bois a offert un pelage blanchi par les eaux salées. Une fois terminé, tu poses ton oeuvre à tes côtés et range ta lame. Tes yeux se posent tranquillement sur l’eau translucide devant toi. La danse des vagues à quelque chose d’hypnotique. Tu pourrais l’observer des heures sans t’en lasser. Tu aimes cette ambiance. C’est paisible. T’as pas envie de détacher ton regard de l’étendu d’eau devant toi. Tellement obnubilé par les vagues que tu ne captes même pas que quelqu’un a fait irruption dans ton petit coin de paradis. On pourrait dire que ce n’est pas très prudent. Tu dois toujours être sur tes gardes, pour éviter les mauvaises surprises. Sauf que là, tu t’es laissé distraire.

Pourtant, son pas est lourd derrière toi. Tu aurais dû y faire attention et même si son pas ne t’avait pas alerté, tu aurais du voir qu’Astra s’agite près de toi. Des signes qui ne trompent pas et pourtant. Tu es resté là, sans bouger, les yeux dans le vagues. Dans les vagues plutôt, même. Ce n’est que quand elle te touche que tu redescends sur terre. Il te faut quelques secondes pour comprendre ce qui se passe. Elle a de la chance que tu la connaisses assez bien pour l’identifier aussi rapidement. Si ça avait été quelqu’un d’autre, ta lame serait certainement déjà sous sa gorge, pour savoir ce qu’il te veut. Néanmoins, elle n’est pas n’importe qui, elle n’est pas personne non plus. Elle, c’est Anathema. La lune de tes jours, la belle de tes nuits. Sauf que ça, bien entendu, tu le gardes pour toi. Ça ne se passe que dans ta tête. Tu n’as jamais mis de mots sur ce genre de sentiments. C’est quelque chose de particulier, quelque chose de différent et d’assez important pour que tu ne veuilles le partager avec absolument personne. C’est quelque chose qui ne t’appartient, qu’à toi. Elle te pousse. Tu soupires. Forcément, elle ne peut pas être venu juste pour s’asseoir près de toi et profiter du paysage. Il ne faut pas rêver. Elle te reproche de pas l’avoir prévenu. Elle est chiante. Ce n’est pas ta mère, tu n’es pas obligé de lui dire toujours ce que tu fais. Tu peux vivre ta vie sans lui donner le moindre compte. Si t’arrives déjà à le faire avec les gens qui sont sensé être tes supérieurs, tu n’as pas de raison d’agir différemment avec cette gamine. Elle te pousse à nouveau et tu attrapes son poignet au vol, l’empêchant de se reculer ou de recommencer. Tu ne vas clairement pas la laisser te frapper en toute importunité. Il ne faut pas déconner non plus. Dans un geste irréfléchi, tu la tires vers toi, la faisant à moitié s’affaler près de toi. Elle ne fait pas le poids, mais tu ne cherches pas à lui faire mal, tu amortis même sa chute pour qu’elle ne s’abîme pas en arrivant au sol. « Tu veux bien te calmer un peu. Je t’ai déjà dis de ne pas m’agresser de la sorte. » tu restes calme, même si au fond, tu bouillonnes. Seulement, contrairement à elle, tu sais te contrôler. « Je suis libre de faire ce que je veux. Depuis quand j’ai besoin de te faire un compte rendu de mes déplacements ? » tu hausses un sourcil en la regardant. Un mince sourire sur tes lèvres quand tu vois la position dans laquelle elle se trouve. « Puis, si tu m’avais dis où tu allais te balader, peut-être que j’aurai su où te prévenir. » après tout, c’est elle qui a commencé en se barrant on ne sait où sans prévenir personne. Elle s’attendait à quoi ? Que tu restes enfermer dans ta grotte jusqu’à ce qu’elle revienne. Non, mais puis quoi encore ? Parfois, elle a des réactions beaucoup trop excessives.

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Anathema Aeternalïs
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Message (#) Sujet: Re: everything is blue #HAXEMA   Mer 19 Avr - 2:11

EVERYTHING IS RED BLUE

- haxiom — anathema - #haxema

I've never been a calm blue sea, i've always been a storm.
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They cut my wings, but i still have claws.

Ton poignet enserré, enfermé dans sa grande main large et enveloppante, tu te rends compte seulement maintenant qu'il est largement en capacité de te casser le bras si tu l'embêtais un peu trop longtemps. Alors tu te tiens immobile un instant, debout, sans protester et tu serres les dents. Tu tentes de ravaler toute cette négativité. Tu tentes de faire comme il t'a appris. Une respiration après l'autre. Puis soudain, d'un seul geste il te fait perdre totalement ton équilibre et tu t'écroules, petit poids plume, à moitié sur le sol à moitié sur lui. Tu t'étales de tout ton long avant d'essayer de te débattre. Tu tires de toutes tes forces sur tes bras prisonniers de ses paumes, mais il ne bouge pas d'un centimètre. Pas un seul de ses cheveux n'est perturbé par ton agitation, pas un seul de ses muscles ne semble bouger tandis que tu uses de toutes tes ressources pour te défaire de l'étau de ses mains, de défaire de cette étreinte.

Ce n'est pas parce que tu ne l'apprécies pas, cette étreinte... Au contraire. Tu l'apprécies certainement un peu trop. Tu es certainement bien trop émue lorsque son regard croise le tien, lorsque ses mains touchent tes mains, lorsque sa respiration s'entremêle à la tienne. C'est certainement bien trop. Son effet sur toi, ce pouvoir qu'il a sur toi... C'en est presque étouffant pour toi. C'est une réaction immédiate à sa proximité. Dès qu'il est proche, tu te sens bien, calme, rassurée, euphorique. Il ne t'arrivera rien, parce que lui te ramènera, parce que lui veille sur toi. Mais tout ça se mélange, et ne laisse en toi qu'un amalgame de sentiments. Une ébullition de sensations diverses et variées qui s'entrechoquent, et soulèvent ta poitrine. Mais c'est trop. Trop d'un coup. Toujours trop d'un coup. Et c'est aussi certainement à cause de toutes ces émotions inadéquates que tu réagis comme tu le fais au quotidien, c'est à cause de tout ça que tu agis sur le moment. Parce que c'est trop. Trop fort, trop intense. Mais tu n'y peux rien. Et de ce fait, tu ne parviens pas à te défaire de lui. Certes, tu n'en as pas particulièrement envie, mais tu aimerais ne plus paniquer lorsqu'il n'est pas là où tu le cherches. Tu aimerais ne plus t'affoler lorsqu'il n'est pas à proximité. Tu aimerais qu'il ne soit pas la seule personne dont tu dépendes. Tu voudrais ne dépendre que de toi même. Tu voudrais être en contrôle de tes émotions, et ainsi de tes réactions. Tu aimerais pouvoir te contenir seule. Plus que tout au monde, tu aimerais avoir un comportement plus normal, qui ressemble plus aux autres membres de la tribu, ceux qui gèrent leurs montées de colère, ceux qui sont en possession de leurs moyens à tout instant... Ne pas être comme les autres, c'est une chose. Souffrir des réactions que tu ne parviens pas brider en est une autre. Mais ce n'est pas une question de volonté. Parce que ta volonté est là.. Mais tu ne peux pas. Et peu à peu, tu perds espoir d'y parvenir un jour. Réussir à prendre de la distance avec tes émotions bien trop intenses et incontrôlables, là est le réel but de ta vie.

Puis sa voix résonne à tes oreilles. Sa voix si rassurante, réconfortante, apaisante. Il t'ordonne de cette voix néanmoins agacée de te calmer, et avec une moue insatisfaite, tu arrêtes de te débattre et lui lances un regard furieux. Si tu avais encore été une enfant, cette enfant que tu étais autrefois, tu lui aurais certainement tiré la langue, mais ces comportement infantiles ont tout de même fini par passer, et tu te contentes seulement de le foudroyer du regard. Lorsque ses lèvres pleines énoncent une question, tu entrouvres les tiennes, prête à répondre mais son sourcil levé te fait clairement comprendre que ce n'est une question qui appelle à une réponse. Comment Maära appelle-t-elle ça? De la rhétorique, non? Peu importe, tu fermes à nouveau la bouche comme une enfant punie et boudeuse, mais ne détaches pas ton regard du sien. Tu n'as pas la parole pour l'instant, et tu te trouves dans l'incapacité de bouger, mais ce n'est pas pour autant que tu es calme. Tu es clairement contrariée, furieuse même. Mais pour l'instant tu tentes de la contenir. Un sourire étire ses lèvres. Petit, certes, mais néanmoins présent. Il ne doit pas t'en vouloir autant que tu t'en veux de t'emporter ainsi. Alors ton regard s'adoucit également, et soudainement toute ta colère à son égard s'évanouit. Soudainement tu retrouves un peu de cette joie qui t'animait en début de journée. Et tu lui souris en retour.

Mais son dernier commentaire te fait rapidement baisser les yeux vers le sol. Embarras. Culpabilité. Contrition. Il a raison, tu es partie la première. Tu regrettes tellement à présent de t'être une fois de plus emportée. C'est de ta faute s'il est parti sans prévenir, puisque tu es partie sans prévenir. Tu as tellement honte. Honte de toi. Tu détestes tellement celle que tu peux être parfois. Celle que tu es quand il n'est pas là. Tu hais cette personne faible et sans avenir. Celle qui ne peut se passer de son appui. Tu es un lourd fardeau pour ses épaules. Et ta haine débordante de se changer brusquement en désespoir. Un désespoir prompt, et profond. Un abîme. Un gouffre. Un trou noir. Un vide immense. Un manque déchirant. Une crevasse à vif. Une plaie béante. « mais t'étais plus là... je... j'fais quoi, moi, sans toi? » Ta voix est faible, tremblotante, presque larmoyante. Mais tu ne pleureras pas. Tu es forte. Du moins c'est ce qu'il dit, parfois. Alors tu ne pleures pas, mais il s'en faut de peu pour que dévalent sur tes joues les diamants humides de ta peine brutalement insoutenable et débordante. « j'suis désolée, haxiom... mais je suis perdue sans toi. » Tu relèves lentement tes yeux brillants de ces larmes que tu refuses de verser. Et tu cherches, misérable, un peu de réconfort au fond de ses yeux verts. « tu n'm'abandonnerais pas, pas vrai? » Tu soutiens son regard un court instant de plus, avant de détourner le regard et fixer Astra qui est repartie à ses occupations. Admettre tes faiblesses est douloureux. Tu le sais très bien que sans lui tu ne tiendrais pas longtemps. Tu finirais enchaînée pour éviter tes éclats de colère, ou certainement ensevelie six pieds sous terre.

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Haxiom Ominatüs
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Message (#) Sujet: Re: everything is blue #HAXEMA   Mer 19 Avr - 17:02

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Anathema est toujours trop impulsive. Beaucoup trop. Elle agit et fonce sans même prendre le temps de réfléchir une seconde. Elle est insupportable, mais la plupart du temps tu la trouves amusante. Elle est un peu comme ces animaux sauvages que tu aimes dompter. Pleine de fougue. Prête à mordre au moindre mouvement brusque. C’est certainement ce qui fait son charme. C’est une partie d’elle que tu apprécies. Même si parfois ça te fatigues. Toutefois, tu passes outre, parce que c’est ce qui fait ce qu’elle est. Tu ne supporterais pas qu’on essaye de te changer, toi, alors pourquoi tu voudrais le faire avec quelqu’un d’autre ? Ce ne serait pas juste et même si tu n’es pas forcément un modèle de justice, tu ne veux pas partir dans ce genre de travers. Alors, tu l’attires contre toi et tu râles, plus pour la forme qu’autre chose. Juste pour qu’elle comprenne qu’on n’arrive pas vers les gens comme ça pour les frapper, même si on est énervé et même si ce n’est pas fort. Pas étonnant qu’elle se retrouve souvent mise de côté si elle continue à agir comme ça. Ce n’est pas la première fois que tu lui fais remarquer, mais Anathema n’est pas comme la glaise, elle n’est pas malléable. Elle aurait plutôt tendance être comme la roche, solide et têtue. Il faut prendre le temps de la travailler, pour ne pas la briser. Tu aimes ce trait de personnalité. Même si ce n’est pas facile à vivre pour elle au quotidien, tu sais que c’est un trait de personnalité rare. La plupart des personnes deviennent mous avec le temps, pour s’adapter aux gens qui les entourent ou à leur environnement, mais pas Anathema. Elle reste là, solide et sauvage, peu importe ce qui se passe autour. Ça, c’est une force de caractère que ça plaise ou non. Le résultat est là. Alors, bien sûr certains n’osent pas l’approcher, pensant qu’elle est dangereuse, mais qu’ils ne s’avisent pas à dire du mal d’elle ou de vouloir la blesser. C’est toi qui risques d’entrer en jeu. Tu n’acceptes pas qu’on puisse lui vouloir du mal et tu es prêt à te mettre sur le chemin de la moindre personne qui essayerait. C’est comme ça. Tu la protèges, même si ça la fait râler. Peu importe.

Une fois à moitié sur tes genoux, elle se calme doucement. Tu ne lui laisses pas le choix de toute façon. Il faut qu’elle se reprenne. Inutile qu’elle s’agite dans tous les sens. Tu as largement assez de forces pour l’en empêcher. Tu la sers un peu plus fort quand elle te demande ce qu’elle ferait sans toi. Tu n’y as pas vraiment fait attention, mais cette question te touche plus que tu ne l’imagines. Tu ne comprends pas comment elle peut penser que tu la laisserais se débrouiller seule. Tu es toujours là pour elle, même quand elle tape des colère à faire trembler les murs de ta grotte. Tu la gardes contre toi quand elle s’excuse enfin. Ça te fais plaisir, d’une certaine façon, mais là encore jamais tu ne l’avouerai à haute voix. Tu es attaché à la fougueuse Anathema. Elle fait partie intégrante de ta vie désormais, tu n’imagines plus ta vie sans elle. C’est étrange, mais c’est comme ça. L’une de tes mains vient effleurer sa joue. Avec une douceur qui ne te ressemble pas forcément. Peu importe. Vous n’êtes que deux ici. Trois, avec Astra, mais tu doutes qu’elle aille le raconter à qui que ce soit. Tes doigts caressent la peau douce de ses joues, noircie par son petit voyage jusqu’ici, certainement. « Tu es purement insupportable, Anathema. » un mince sourire se dessine au coin de tes lèvres. « Jamais je ne t’abandonnerai volontairement, je te le promet » ce n’est pas une promesse en l’air, tu ne dis pas ça juste pour la rassurer et qu’elle te laisse tranquille. Non, ce n’est pas le genre de promesses que l’on fait à la légère. Tu as bien l’intention de la tenir et tu lui as déjà prouvé. T’aurais déjà pu l’abandonner bien des fois, la laissant se débrouiller avec son sale caractère et ses problèmes relationnels, mais tu ne l’as pas fait. Depuis que vous vous connaissez, jamais tu ne l’a laissé tomber. Tu as toujours été là pour toi et ça, elle ne peut pas le nier, même avec toute la mauvaise foie du monde. « Puis, je suis là maintenant. Plus besoin de t’emballer de la sorte. » tu relâches doucement ton emprise sur elle. Toutefois, tu ne la lâches pas entièrement. Tu n’as pas envie de la voir fuir ou s’énerver d’un coup. Les coups de colère ce n’est pas une rareté chez la jeune Aeternalïs. Et il faut avouer que ce n’est pas si désagréable que ça de l’avoir contre toi. Tu n’es pas des plus tactile en général, mais tes habitudes changent quand elle est dans les parages. Tu ne t’en rends pas forcément compte. Tu souris finalement. « On dirait que tu t’es amélioré d ans le pistage. Je suppose que c’est comme ça que tu m’a retrouvé. » personne d’autre t’a vu, donc il n’y a que comme ça qu’elle a pu te retrouver. Tu trouves ça plutôt drôle. Elle fini par mettre en pratique ce que tu as bien pu lui dire. Comme quoi, ce n’est pas totalement inutile de lui répéter plusieurs fois la même chose.
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Anathema Aeternalïs
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Message (#) Sujet: Re: everything is blue #HAXEMA   Jeu 20 Avr - 19:09

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- haxiom — anathema - #haxema

I've never been a calm blue sea, i've always been a storm.
And they forgot it. So they cut the wrong parts of me.
They cut my wings, but i still have claws.

Astra sait jouer toute seule. Astra sait s'occuper seule. Elle suit Haxiom sans arrêt, certes, mais elle doit être moins étouffante que tu ne l'es. Tu ne te rends pas compte. Tu ne comprends pas, toi, qu'il puisse préférer sa compagnie silencieuse. Toi qui ne peut vivre sans lui. Toi qui a du mal à ne serait-ce que respirer sans lui. Petite fille indomptable est encore là. Tu as grandi, tu as mûri, mais tu n'as pas beaucoup changé. Tout est comme avant, seulement plus fort, encore, plus intense, plus bouleversant. Plus prisant, grisant, brisant. Fracassant. Ces sentiments qui prennent leur emprise sur toi, tour à tour, sans que tu n'aies rien demandé. Tu ne peux pas en faire abstraction. Tu ne peux pas imaginer ce que c'est d'être à la place des autres, il n'y a aucune latitude à ce genre de pensée en toi. Pas assez d'espace, pas le moindre écart. Tu es envahie de toutes parts. Submergée par des vagues, des vents, des tempêtes, des ouragans sur lesquels tu n'as aucune prise. Alors ce sont eux qui te possèdent, pauvre petite fille impuissante.

Son étreinte s'intensifie, et te réconforte. Tu sens son corps contre le tien. Tu sens ses bras qui t'enserres. Il est là. Il est là, et tu respires. Tu peux respirer enfin, et la panique de son absence, de son éloignement ressentie jusqu'à présent s'efface peu à peu. Ta culpabilité également commence à s'estomper, lorsque sa main effleure doucement ta joue, presque tendrement. Ces démonstrations d'affection sont rares, et tu savoures chaque instant où sa peau touche la tienne. Lorsque sa chaleur te fait prendre conscience de sa proximité. Ce sont tes seuls moments de calme et de sérénité. Bleu. Bleu couleur du ciel. Rose. Rose couleur de quartz. Ce sont les deux couleurs qui pourraient au mieux illustrer tes ressentis présents. Cet état de quiétude qu'il sait si bien instaurer en toi. Mais il y a autre chose. Quelques touches de rouge. Rouge couleur safran. Pas ce rouge sanglant qui s'assorti à ta colère. Un rouge moins profond, plus calme, plus rassurant. Tu ne saurais pas mettre de nom sur ce sentiment si particulier, mais tu sais qu'il est là. Et tu sais qu'il ne va qu'avec Haxiom. Pendant quelques secondes tu arrêtes le temps, tu figes Haxiom et sa main sur ta joue, et savoures la sensation de ses doigts sur ta peau. Tu apprécies à sa juste valeur cet instant qui ne durera jamais assez longtemps. Puis à regrets, tu rend sa liberté au temps, tu ne peux pas le laisser figer indéfiniment. Tu priverais de sa vie de son souffle, cet homme qui te tient encore dans ses bras malgré que tu aies nettement arrêté de te débattre depuis plus bien longtemps qu'il ne lui aurait fallu pour te lâcher.

Ses prochains mots te font bondir, mais tu ne peux t'échapper de son étreinte, alors tu n'as qu'un vague mouvement de recul. Le rouge reprend sa place et s'obscurcit, en même temps qu'il brouille ta vision des alentours. Tu savais bien que le calme ne durerait pas. Comment ça insupportable? C'est son nouveau sourire qui te fait douter et te retient d'exploser. Un sourire que tu n'oublieras jamais. Mais c'est sa promesse qui éclaircit à nouveau ta vision, la rend plus nette et moins obscure. Lilas. Gratitude. Un élan de reconnaissance t'envahit, et le soulagement suit. Entraînant un retour au calme. Et tes petites mains enserrent son vêtement. Tes petits poings serrés sur les peaux de bêtes qui recouvrent son torse. Il ne t'abandonnera pas. Jamais. C'est tout ce que tu retiens. C'est tout ce que tu as besoin de savoir. Et sa promesse résonne et tourne dans ta tête. En boucle, encore et encore. Et plus elle tourne, plus tu sers. Ne jamais avoir à le lâcher. Ne jamais devoir t'en séparer. Ne jamais te détacher. Tu as certainement l'air ailleurs. Ses bras se font plus lestes et son mouvement pourtant presque imperceptible ramène ton attention sur lui juste avant qui ne te fasse remarquer tes progrès.

Un petit sourire en coin se dessine sur tes lèvres. Malice et fierté s'entremêlent. Tu es loin d'être stupide, et tu comprends vite ce qu'on t'explique. Seulement, il te faut du temps pour faire en sorte que tes sentiments ne viennent pas obscurcir son jugement, ou du moins pour faire la part de ceux qui t'assaillent et sélectionner celui que tu dois retenir et qui doit effacer, ou tempérer les autres. Et ainsi mettre en pratique ce que tu apprends. Tu t'extirpes doucement de son étreinte et te relèves un peu, les bras croisés sur ta poitrine, la tête penchée sur le côté, et un sourire railleur sur tes lèvres.« tu pensais quoi? que tout ce que tu me dis rentre par une oreille et sort par l'autre? » Tu pointes un doigt facétieux vers lui, et le secoues doucement, comme un maître donne une leçon : « détrompe-toi cher haxiom. j'écoute! » puis après une pensée qui file à toute vitesse dans ta tête, et un léger froncement de sourcils tu ajoutes : « du moins... j'essaye. » Puis ta mine se renfrogne un peu, mais c'est bref. Très bref. Et tu t'exclames. « mais faut pas croire, c'pas toujours facile... »

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Haxiom Ominatüs
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Message (#) Sujet: Re: everything is blue #HAXEMA   Ven 21 Avr - 0:08

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Anathema est ton exception. Sur bien des points. Tu n’es pas sûr qu’elle s’en rende compte. Tu doutes qu’elle comprenne ce dont tu es capable pour elle, ce que tu as déjà fais pour elle jusqu’à maintenant, mais ça t’importe peu. Tu ne fais pas ça pour recevoir une reconnaissance quelconque. Tu n’as jamais cherché à attirer la lumière sur toi. Pourtant, tes talents de pisteurs et tes liens avec la faune qui vous entoure pourraient faire de toi un homme important dans la tribu, mais ça ne t’intéresse pas. Tu sais que ce genre 'd’avantages' attire toujours un tas de responsabilités et ça, ça ne t’intéresse carrément pas. Tu n’as pas envie que quelqu’un soit toujours derrière toi, pour te rappeler que tu dois faire ça ou ça. Tu risquerais de vite t’énerver et tout envoyer paître. Ce n’est pas forcément la meilleure des solutions. Tu préfères garder ta liberté, rester loin des autres. C’est la vie qui te plaît. Puis, tu n’es pas seul. Tu as Anathema, Astra, Améthea et bien d’autres. Juste que tu aimes pouvoir prendre tes distances quand l’envie t’en prend. C’est peut-être ce qu’Anna ne comprend pas. Ton besoin d’être un peu tranquille de temps en temps. Pas qu’elle te tape sur le système ou quoique ce soit. C’est juste que tu aimes avoir un peu de temps pour toi, pour réfléchir, pour te ressourcer, pour te calmer aussi, parfois. Ça n’a rien à voir avec elle ou avec qui que ce soit d’autre. C’est ta façon d’être, tout simplement. Astra est une exception, parce qu’elle te suit tout le temps et partout où tu vas. C’est une habitude qu’elle a pris et tu te vois mal lui refuser ça.

Anathema t’a retrouvé. Ce n’est pas plus mal comme ça. Ce n’est pas comme si tu cherchais à te cacher. Même si ça ne te dérange pas tant que ça qu’on ne te trouve pas. Toutefois, Anathema est l’exception qui confirme la règle. Tu te doutais bien qu’elle n’allait pas te laisser tranquille bien longtemps. Elle en est incapable. Toujours à proximité de ton ombre. Tu as fini par t’y faire, même si au début ça te faisais grincer des dents. Cependant, il s’avère que malgré son côté sauvage, elle est plutôt attachante, la gamine. Elle est si fragile derrière ses grands yeux clairs. Elle le cache bien. C’est qu’elle ne veut pas qu’on apprenne ses faiblesses. Elle joue les fortes, celle qui est prête à affronter les tempêtes sans même sourcilier. Tu as appris à regarder à travers ce masque. Tu la gardes près de toi. Tu n’as pas envie de la lâcher. Tu prends pour excuse que tu ne veux pas qu’elle s’énerve de nouveau, mais tu n’as juste pas envie de la voir s’enfuir loin de toi. Ce genre de contact, tu ne l’autorises que très rarement. Tu as tendance à garder tes distances. Tu trouves ça plus sûr. Tu la taquine un peu. Lui faisant croire qu’elle te tape sur le système. C’est le genre de choses qui te font beaucoup rire. Tu vois déjà sur son visage les prémices de la colère, mais la proximité l’empêche de s’emballer tout de suite. Lui laissant assez de temps pour comprendre que tu avais plus à dire. Tu lui fais la promesse de ne jamais la laisser tomber. C’est quelque chose qui te tient à coeur. Tu ne veux pas qu’elle pense que tu serais capable de l’abandonner. Tu tiens beaucoup trop à elle pour penser un jour la laisser se débrouiller seule. Tu tiens trop à elle pour ça, mais tu préféreras dire que tu fais ça pour son propre bien.

Anathema semble se détendre de nouveau entre tes bras et tu préfères donc changer de sujet. Ça ne sert à rien de la pousser sur un sujet glissant. Tu lui parles de ses progrès en pistage. C’est un compliment, d’une certaine façon, à ta manière. Il ne faut pas trop t’en demander, non plus. Tu hausses les épaules quand elle te demande si tu penses que ce que tu lui dis entre dans une oreille et sort par l’autre. Parfois, tu te poses la question. Il semblerait qu’elle ne t’écoute pas toujours très bien. « Tu caches bien ton jeu, gamine. » le surnom est là pour la taquiner. Tu aimes jouer avec ses nerfs. Elle te dit que ce n’est pas toujours facile et tu veux bien la croire. « Peut-être que tu devrais faire quelques efforts. » parce que tu veux bien comprendre qu’elle a un peu de mal à se canaliser, mais parfois tu as l’impression qu’elle n’est pas très concentrée sur ce que tu lui racontes. Ce qui est parfois très frustrant. Tes bras se relâchent un peu, sans pour autant lui laisser totalement l’opportunité de se sauver. Tu attrapes la louve que tu as fais plusieurs minutes plus tôt. Tu l’observes un instant et fini par le lui tendre. « Cadeau. C’est un être hybride, Astra & toi. Les deux louves qui tournent toujours autour de ma personne » un mince sourire s’étire sur tes lèvres. C’est aussi ta façon de sceller la promesse que tu as fais un peu plus tôt. Le loup est un peu ton totem. L’animal qui te représente. Celui qui aime vivre sa vie, tout en ne s’éloignant pas trop de sa meute. C’est un peu ce que tu es.
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Anathema Aeternalïs
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Message (#) Sujet: Re: everything is blue #HAXEMA   Ven 21 Avr - 5:22

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En l'entendant te conseiller de faire des efforts, tu n'es pas certaine qu'il comprenne ce que c'est d'être dans ta peau. Tu aimerais bien l'y voir, tiens! Mais tu ne dis rien. Tu rumines vaguement en arrière plan au fin fond de ton esprit. Noire, la rengaine. Ce refrain lancinant, incessant qui tourne en boucle dans ta tête. Pourquoi ne suis-je pas comme les autres? Cette question perpétuelle qui t'embête, qui te gêne. Ce leitmotiv qui te ronge de l'intérieur. Cette jalousie des autres, cette envie qui te travaille. Ils sont résistants tous. Ils résistent à leur sentiments, leurs émotions, leurs emportements. Tu n'es certes pas la seule à être impulsive, tu leur concéderas bien cela. Néanmoins personne n'est aussi incoercible que toi. Il n'y a rien qui puisse t'empêcher de faire quoique ce soit. Rien ni personne. Pas même... toi. Haxiom te dompte, lui, parfois. Mais il s'en est parfois fallu de peu parfois pour qu'il ne rejoigne les rangs des morts-vivants. Ils sont six jusqu'à présent. six personnes qui ont péri de ta main pour un emportement sanglant. Six personnes que tu as ramenées à la vie en effaçant tes actes grâce à ton don. Qui sait ce que tu as modifié? Est-ce qu'Haxiom sait? Il y a bien Freyïa qui doit s'en douter. Elle a du le voir dans ton esprit, Freyïa. Tu essayes de le lui cacher. A tous, tu tentes de le cacher. Mes tes victimes le savent elles en leur for intérieur. Elles ne croisent même pas ton regard. Jamais. Elle s'écartent de ton chemin, même lorsque ton humeur est joyeusement verte.

C'était une chose lorsque tu étais enfant d'être impulsive, c'était une chose quand tu étais adolescente d'être rebelle. On pouvait comprendre que tu réagisses à l'instinct. Mais avec le temps, les gens apprennent la vie en société, et s'adaptent à leur société. Pas toi. Toi tu es restée plus ou moins comme tu l'étais avant, comme les nourrissons à qui il faut tout, tout de suite. Toi tu n'as rien d'autre en tête que l'instant présent et les ressentis qui vont avec. Tu peux salement te vexer pour une blague un peu déplacée, ou t'enjouer pour une simple phrase optimiste, pour une remarque sur le ciel bleu. De la colère pour une broutille, de la gratitude pour une baliverne. Tu as peur de l'abandon au moindre reproche que l'on te fait. Tu réagis trop fort, tu prends toujours tout trop à coeur. C'est trop intense. Tout est trop intense. La moindre émotion t'étrangle et te fait suffoquer.

Et il n'y a que lui pour t'aider à respirer. Il n'y a que lui depuis que tu es arrivée, pour combler ce gouffre, combler ce vide. Une absence peut-être. Mais cet abîme sombre au fond de ton être. Un manque. Comme un trou noir qui se nourrit de tout sans jamais laisser voir la lumière. En toi il y a une véritable singularité gravitationnelle. Et comme tu n'as aucun centre, tu as trouvé un centre. Le centre de ton monde, le centre de ta vie, de tes jours, de tes nuits. Ce centre c'est lui. Lui, qui est toujours là pour toi, quoiqu'il lui en coûte quoiqu'il puisse en dire, bien qu'il râle parfois. Bien que ce soit difficile. Il reste là, fixé en toi. Il est ton seul repère. Le seul point fixe de ton univers. Le seul soleil de ton monde. La planète Anathema tourne autour du soleil Haxiom. A-t-il au moins conscience de l'ampleur de ta dépendance? A-t-il conscience de ces sentiments qu'il remue en toi? A-t-il conscience que tu ne vis plus que par sa présence? Certainement que non.. Comment pourrait-il? Tu ne lui as jamais avoué à quel point tu l'aimais. A quel point il est important pour toi. Pas seulement pour t'aider et te guider, mais simplement parce qu'il est lui...

« eh! j'suis plus une gamine! merci! » objectes-tu vaguement! tu sais bien que lorsqu'il t'appelle ainsi, c'est qu'il veut te voir réagir, alors tu entres dans son jeu et proteste ce surnom ridicule. Tu n'es plus une gamine depuis longtemps. Il n'y a que lui pour ne pas vraiment le voir. Pour ne pas vraiment le comprendre. « et figure-toi que je fais des efforts! J'aimerais bien t'y voir, moi! » Vermillon blagueur. Faussement indignée, tu sautes sur tes pieds et t'éloignes de quelques pas. Face au lagon, tu admires le calme des vagues azures. Ce remous incessant, mais régulier. Comme les battements d'un cœur humain. Puis sans prévenir, dans une envie soudaine, un besoin d'activité, tu ôtes la plupart des tes vêtements et t'enfonces doucement dans l'eau fraîche. Pas à pas, jusqu'à ce que le niveau de l'eau couleur du ciel atteigne tes épaules. Tu te tournes vers Haxiom resté au bord de l'eau « Viens! » Sans attendre de réponse, ni même guetter pour savoir s'il va venir te rejoindre, tu fais quelques brasses vers le centre du lagon.

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Message (#) Sujet: Re: everything is blue #HAXEMA   Ven 21 Avr - 9:47

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Les réactions de la brune en font pâlir plus d’un. Certain ont carrément peur d’elle, préférant garder leurs distances. Toi, ça te fais plutôt rire. Elle ne te fait pas peur. Bien sûr qu’elle est imprévisible la plupart du temps, mais il t’en faut plus pour te faire frémir. On t’a déjà mis en garde. On a même été te souffler que c’était un jeu dangereux. Ils n’ont souvent eu de toi qu’un éclat de rire ou un grognement catégorique. Qu’ils s’occupent de leurs affaires. Toi, tu t’occupes d’Anathèma et ça te va très bien comme ça. Elle n’est pas si dangereuse qu’elle en a l’air, une fois qu’on a compris ce qui l’anime. Elle n’est pas plus dangereuse qu’un animal sauvage. Logique que si elle se sent attaqué, qui ne le ferait pas ? Alors, oui, peut-être qu’elle se sent souvent attaqué, mais ça c’est une autre histoire. Comme Astra, tu as appris à la connaître, à savoir ce qui l’a rendait nerveuse, ce qui lui donnait l’impression d’être attaqué et tu t’es débrouillé pour éviter de reproduire ce genre de comportement et ça se passe très bien entre elle & toi. Ce n’est pas si compliqué. Il faut juste accepter d’y mettre un peu du sien. Toi, ça ne te dérange pas tant que ça. Maintenant, tu peux même te permettre d’en jouer un peu. La taquiner, appuyer là où tu sais qu’elle ne pourra s’empêcher de réagir. Ça t’amuse. Tu t’arranges pour ne jamais aller trop loin. Tu ne veux pas non plus déclancher l’une de ses colères par maladresse. Tu veux juste lui montrer qu’on est pas toujours obligé de monter sur nos grands chevaux pour pas grand-chose. Elle manque de mesure, mais avec un peu de chance, ça viendra avec le temps.

Comme prévu, ton surnom la fait râler. Elle n’est pas une gamine qu’elle dit. Parfois, tu te demandes si elle a raison. La maturité semble avoir oublié quelques partie de sa personnalité. « T’es sûre de ça ? » que tu demandes quand elle t’assure qu’elle n’est plus une gamine. Tu sais bien qu’elle n’en est plus une et depuis longtemps déjà. Toutefois, l’idée que tu puisses croire le contraire semble l’embêter bien plus. Tu n’as jamais dis que tu étais très mature, toi. Parfois, tu te comportes comme un gosse, un peu chiant sur les bords, mais t’assumes plutôt bien ce trait de ta personnalité. Elle aimerait bien t’y voir. Toi, tu as du te débrouiller seul dans ton apprentissage. Tu n’as demandé l’aide de personne pour connaître tout ce que tu sais. Peut-être que ça aurait pu être plus rapide si l’un des « anciens » t’avait soufflé ce qu’il savait déjà, mais tu as préféré prendre la route la plus longue et te débrouiller seul. Tu t’en es plutôt pas mal sorti. T’es même assez doué dans ton domaine, donc on peut dire que tu as choisi la bonne voie. Seulement, avec Anna c’est plus compliqué. Elle n’arrive pas à se poser assez longtemps pour faire ses propres suppositions, ses propres expériences. Elle est bien trop impatiente. Toujours vouloir avant même d’avoir essayé. Tu sais qu’elle a besoin de ton aide et tu la lui offres avec plaisir.

Avant même que tu ne puisses dire quoique ce soit, elle s’est déjà échappé. Elle a profité de ton relâchement pour partir loin de toi, la bougresse. Tu la regardes s’éloigner, parce que c’est plus fort que toi. Elle s’enfonce doucement dans les eaux couleurs d’apathie. L’image qui s’offre à toi est d’une beauté certaine. Tu restes là, à l’observer un instant alors qu’elle t’invite à la rejoindre. Tu poses les yeux sur Astra, qui n’a pas vraiment bougé depuis l’arrivée d’Anna. Tu souris et te redresses finalement, défaisant les quelques peaux qui te servent de protection la plupart du temps. Tu ne tiens pas à les abîmer. Une fois débarrassé, tu rejoins l’eau sans hésiter. Ce n’est pas comme si elle pouvait te faire peur. L’eau est chaude contre ta peau et t’arrache même un frisson alors que tu continues d’avancer. Tu vois Anna un peu plus loin. Tu irais bien la rejoindre, mais tu ne nages pas très bien. On va dire que tu es plus à l’aise sur terre que dans l’eau. Tu ne vas pas non plus couler en trois secondes, mais tu préfères éviter de jouer à ce petit jeu, surtout que tu sais que tu risques de le perdre. « Chercherais-tu à me noyer ? » ton ton est léger, aucun reproche là-dedans. Tu la vois s’éloigner d’avantage et tu décides de la suivre quand même, t’enfonçant dans le lagon. T’es pas forcément très rassuré, mais tu devrais pouvoir t’en remettre. « Si je coule, c’est toi qui deviendra venir me chercher » perspective qui te fait plutôt rire, quand tu sais que tu dois au moins faire deux fois son poids ou quelque chose comme ça. Elle risque de bien avoir du mal à te sortir de là, si jamais tu venais à couler.
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Anathema Aeternalïs
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Message (#) Sujet: Re: everything is blue #HAXEMA   Ven 21 Avr - 20:46

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L'eau glisse sur ton corps et caresse tes courbes. C'est agréable l'eau. C'est apaisant. Le remous régulier des vagues, le bruit doux du vent à la surface, le mouvement qui roule sur ton corps. Tu as toujours aimé nager. C'est une des rares choses que tu as appris seule, sans aide aucune, sans personne pour te dire que faire, quand comment. Sans personne pour essayer de te contrôler. L'eau c'est ta liberté. Et tu es désormais aussi à l'aise qu'un poisson lorsque tu te retrouves dans l'élément liquide. L'eau est exactement ce qu'il te faut pour tempérer ta flamboyance. Apaiser tes tensions intérieures et te vider l'esprit. Te faire oublier ce que tu ressens, te faire tempérer tes émotions, et t'aider à peser le pour et le contre d'une décision. Mais tu n'as pas toujours la possibilité de venir te baigner pour te calmer, seule... C'est dommage, car il n'y a qu'au milieu d'une de ces vastes étendues bleues que tu sois en mesure de prendre des décisions calmes et posées, que tu te sentes bien. En plein cœur d'un lac, ou avec Haxiom. Et si les deux conditions sont réunies, alors tu ne peux pas être plus comblée.

L'instant que tu vis à présent est un pur moment de bonheur. Béatitude dorée. Contentement métallisé. Lagon d'azur, ciel pastel, et Haxiom. Haxiom brun. Brun chaud. Brun enveloppant. L'eau qui effleure ton corps, Haxiom les pieds dans l'eau prêt à te rejoindre. En le guettant du coin de l’œil, tu te rends compte qu'il a l'air un peu hésitant. Tu fronces les sourcils. Il n'est pas vraiment du genre à hésiter en temps normal. Puis il fini tout de même par te suivre, et s'exclamer que s'il coule tu seras celle qui devra le récupérer. Tu ne répondras pas par la négation, ce serait un mensonge. Et tu ne mens pas. S'il lui arrivait quelque chose tu serais bien embêtée, tu ne le laisserais jamais couler. Jamais. Tu en mourrais en essayant de le sauver, plutôt que de le laisser s'enfoncer dans les profondeurs de l'eau abyssale. Tu te dis que c'est parce que tu as besoin de lui, mais au fond, tu n'en es pas vraiment convaincue. Ce n'est pas la seule raison qui te pousserait à le sauver. Certainement pas. « C'est qui le gamin, maintenant!? » lui lances-tu rieuse. Il n'y a pas de raison qu'il soit le seul à te taquiner, ça ne lui fera pas de mal d'être un peu la cible de tes railleries, pour une fois. « Me dis pas que t'as peur de l'eau!? » Enjouée et espiègle, tu fais rapidement demi-tour sous l'eau pour le rejoindre à mi-distance. Mais lorsque tu ressors la tête de l'eau. Plus personne. Plus d'Haxiom.


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Message (#) Sujet: Re: everything is blue #HAXEMA   Lun 8 Mai - 13:31

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Les moments de calme ne durent jamais très longtemps.

C’est peut-être ce qui les rend magiques. La fragilité. L’instant éphémère. C’est souvent comme ça avec Anathema. Le bouillonnement de la jeune femme n’est jamais contenue très longtemps. Il faut savoir profiter des rares moments d’accalmie. Au fond, vous n’êtes pas aussi différents. Toi aussi tu as été volcanique, mais l’âge t’a appris à te tempérer. Peut-être qu’il se passera la même chose avec la belle Anathema. L’espoir fait vivre à ce qu’il paraît. Quoiqu’il en soit, tu profites du moment présent, peu importe ce qui pourra se passer ensuite. Si tu n’en profites pas maintenant, tu le regretteras plus tard.

Tornade brune dans tes bras, échappé la seconde d’après. Ça te fais sourire. Ce ne serait pas elle si elle se faisait docile. Elle s’éloigne vers l’étendue opaline devant vous. L’image qui se dresse devant toi est plutôt plaisante. Tu hésites un moment avant de la rejoindre. L’eau n’est pas ton élément naturel. Le feu n’a jamais aimé l’eau. Ce n’est pas une association naturelle. Pourtant, tu te laisses attiré par le chant des sirènes et bientôt, tu peux sentir la sensation rafraîchissante de l’eau contre ta peau chauffée par le soleil. Tu as connu plus désagréable comme sensation, mais elle s’enfonce dans les eaux et idiot, tu te décides de la suivre encore et toujours. Tu aurais dû savoir quand t’arrêter, ne pas trop t’éloigner du bord, juste au cas où. Une folie latente t’a fait la suivre, t’enfonçant un peu plus dans les eaux du lagon.

Au début, tout se passe bien. Tu sais quand même nager, même si tu ne pourrais rivaliser avec le plus petit des poissons qui peuple l’endroit. Tu râles un peu, mais plus pour la forme qu’autre chose. « J’ai pas peu… » Tu aurais pu continuer comme ça encore un moment, mais quelque chose a basculé. Un truc s’accroche à ta jambe et soudainement, ta vue est brouillée. Le ciel turquoise disparaît pour devenir vitreux. Tu clignes des yeux, mais rien y fait. L’air se raréfie dans tes poumons. Tu arrêtes de battre des paupières, quelques bulles d’air s’échappent de tes lèvres. Tu essayes de les retenir, mais c’est trop tard. Ton corps s’alourdit, alors que tu tentes de remonter à la surface. Les rayons du soleil sont juste au-dessus de ta tête. Tu peux les voir briller à travers la surface vitré de l’eau. Tu te débats. L’eau n’a jamais été ton élément. En voilà encore une preuve. Tu arrives à te défaire de l’emprise malveillante quand tu vois apparaître Anathema au-dessus de ta tête.

Soudain, l’oxygène revient jusqu’à tes poumons. Violente inspiration vitale. Tes paupières battent l’air, alourdies par les goutes d’eau qui s’y sont accrochés. Tu flottes à la surface. Tu te sens vidé, étrangement. « J’étais sûr que tu voulais me noyer » lâche-tu pour essayer d’oublier ce qu’il vient de se passer.
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Anathema Aeternalïs
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Message (#) Sujet: Re: everything is blue #HAXEMA   Ven 14 Juil - 17:16

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I've never been a calm blue sea, i've always been a storm.
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They cut my wings, but i still have claws.

Mais lorsque tu ressors la tête de l'eau. Plus personne. Plus d'Haxiom. Rien ne perturbe la surface ondulée du lac. Seules quelques bulles s'échappent des profondeurs. Un instant, tout se fige. Juste assez longtemps pour que la panique envahisse ton corps. Juste assez longtemps pour que ton esprit soit engouffré par l'effroi qui saisit ton corps. L'eau ne bouillonne plus de l'air relâché. Le vent ne souffle plus dans les arbres, et plus rien ne bouge. Pétrifiée, la nature. Plus un son ne se fait entendre. Cristallisés, les bruits. Plus rien. Rien que ta respiration qui s'accélère, rien que ton palpitant qui s'emballe dans ta poitrine et qui résonne à tes oreilles. Froide frayeur, qui prend l'emprise de tes sens, de ton corps, de tes pensées.. te glace. Bleu de brume. Blanc blizzard. Gris fumé. Bleu. Bleu...

Respire, Anathema.
Souffle, Anna.
Prends deux secondes.
Respire.


C'est sa voix dans ta tête. Son intonation patiente et empressée à la fois. C'est le son rauque de sa voix chaude et brune. Les accents rocailleux et gutturaux de son langage. C'est lui qui t'enjoint au calme, alors qu'il est sous l'eau, plongé, pris par la jambe. Et tu obéis. Il a besoin de toi, Anathema. Il compte sur toi, Anna. Ecoute ses conseils, et ressaisis-toi!

Le temps toujours sous ton contrôle, tu prends une dernière grande inspiration pour descendre sous la surface chaude, et t'enfoncer un peu plus vers les profondeurs glacées. A travers ta vue troublée par l'eau nébuleuse, tu aperçois la vague silhouette d'Haxiom, comme tirée vers le fond. Mais tu as respiré, tu as vaincu l'affolante épouvante qui te figeait quelques instants auparavant. Tu as vaincu l'emprise sur son être. Et alors que tu remontes précipitamment à la surface, le temps reprend son cours.

Haxiom remonte lui aussi à la surface. Et malgré les bas fonds, tu sautes à son cou, tout simplement pour être rassurée. Tout simplement parce que tu es effrayée. Il te parle, mais tu n'écoutes plus les mots. Tu n'entends que ses accents qui chantent à ton oreille. Douce berceuse réconfortante aux reflets fauves.. Sans un mot tu t'avances vers les berges du lagon, sans jamais lâcher sa main.

Tu termines ta nage à la périphérie moins obscure, là où le sable caresse vos pieds, et où l'eau danse encore à votre taille. Nouvelle et soudaine étreinte. Une caresse suffocante chatoyant d'incarnat. Brillent tes émotions, brillent les soubresauts, les échos de ta peur qui capture une nouvelle fois ton corps. Et tourne, tourne dans ta tête, cette crainte redoutable. Étanchée par ses bras caramel, apaisée par son souffle alezan, haletant, étourdie par son buste aux éclats terre de sienne.

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Message (#) Sujet: Re: everything is blue #HAXEMA   Ven 11 Aoû - 2:23

EVERYTHING IS BLUE


You’re dripping like a saturated sunrise. You’re spilling like an overflowing sink. You’re ripped at every edge but you’re a masterpiece. And now i’m tearing through the pages and the ink
Ce qui semblait être un petit jeu amusant fini en catastrophe. Tu ne t’es jamais caché, l’eau ce n’est pas ton truc. Tu ne nages pas très bien. Ce n’est pas ton élément. Tu es bien plus à l’aise sur la terre ferme. Et la situation te le prouve. Tu te retrouves happé vers le fond sans que tu puisses y faire quoique ce soit. L’air s’échappe violemment de tes poumons, alors que les rayons du soleil s’éloigne.

Tu te débats. Tu n’hésites pas à dépenser tes derniers souffles pour retourner à la surface. Hors de questions que tu meurs sous l’eau. Anathema apparaît au-dessus de toi. Jolie sirène. Silhouette qui cache les rayons du soleil. Tu pourrais presque croire que tu rêves, jusqu’à ce que tu arrives à te détacher. Tu bats des pieds pour te rapprocher de la belle.

Quelques secondes plus tard, tu retrouves la sensation du vent sur ta peau mouillée. L’air qui entre dans tes poumons est douloureux. Si bien que de petites étoiles dorées de dessine contre ta vision. Il te faut quelques secondes pour reprendre tes esprits. Bordel, tu as bien faillit y passer. Ça t’apprendra à vouloir suivre Anathema. Tu sais qu’elle te mènera à ta perte et pourtant, tu ne peux t’en empêcher. La belle te saute au cou et de nouveau tu repasses sous l’eau, l’espace d’une seconde. Tu la sers contre toi, l’espace d’un instant. Peau douce au goût salée. Épiderme rassurant. Elle s’éloigne, mais ses doigts accrochent les tiens. Tu n’essayes pas d’échapper à sa prise et la suis jusqu’à la rive. Tu as assez trempé pour aujourd’hui de toute façon.

L’eau t’arrive encore à la taille quand elle se tourne de nouveau vers toi pour te sauter dessus. Tu n’es plus surpris, parce que c’est devenu une habitude chez elle et tu dois avouer que tu apprécies. Unique personne à avoir le droit de te toucher de la sorte. Seulement, c’est devenu un besoin vital entre vous deux. Ce contact familier, rassurant. Le besoin de s’effleurer, se serrer l’un contre l’autre. Tu ne t’en lasses pas. Ta main s’accroche au creux de ses reins et tu ris. Parce que tu es heureux tout simplement. Tu n’as pas besoin d’autre raison. L’odeur de ses cheveux mouillés, le contact de sa peau, le simple fait d’être en vie, ça te rend heureux. Et sans lui demander son avis, tu la gardes contre toi et retournes sur la terre ferme. Corps frêle dans tes bras puissants. Tu as presque l’intention de sentir son coeur battre contre ta poitrine. Vous êtes en vie, il n’y a pas de meilleure sensation au monde.

Tu la poses délicatement sur le sol, caresse subtile à peine masqué. Puis tu te laisses tomber au sol, sur le dos, à faire l’étoile. Tu préfères sentir la terre sous toi que de nager à l’aveugle. « Plus jamais je ne te suis là-dedans. » clairement, la prochaine fois tu t’abstiendra. Tu profiteras du spectacle à distance. « A moins que tu n’es d’autres idées pour me faire tuer sur la terre ferme ? » tu tournes la tête vers elle, un mince sourire aux lèvres.
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everything is blue #HAXEMA
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