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 i do not need your careful handling (lyzwan)

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ΛΣR
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Roywan Creffield
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Message (#) Sujet: i do not need your careful handling (lyzwan)   Jeu 13 Avr - 13:37


I DO NOT NEED YOUR CAREFUL HANDLING

C’était un de ces jours. Un de ces jours où, en se levant, il savait que la journée allait être particulièrement longue. Pas que ces derniers temps, il ait de réelles bonnes journées. Disons que certaines étaient moins pire que d’autres. Clairement, celle-ci n’en serait pas une. Comme à l’accoutumée, il n’avait pas assez dormi, mais à cela, il y serait presque habituée. A la douleur cependant, fulgurante et lui brûlant un peu plus l’épaule à chaque mouvement, jamais il ne pourrait s’y faire. La chaleur n’arrangeait absolument rien, l’air humide ne faisant que renforcer l’horrible sensation. Pourquoi avait-il fallu que ce crash se déroule maintenant ? Pourquoi pas il y a quelques années, alors qu’il était encore parfaitement en forme ? Ou même jamais tien, cela aurait évidemment était mieux. Il serait déjà au près de sa fille, la couvrant de cadeaux et étant au courant de son état de santé et de son évolution. Désormais, il était dans le doute constant, s’accrochant à l’idée qu’il le sentirait s’il arrivait quoi que ce soit à la chair de sa chair. Il n’était même pas certain de cela, mais il ne pouvait penser à autre chose. L’idée de quitter cette île maudite et d’enfin rejoindre Sidney était ce qui lui donnait encore la force de se lever le matin et de chercher une solution pour quitter cette maudite île. Il voulait encore vivre lui, il avait encore des choses à faire, des gens à voir. Il ne pouvait pas abandonner maintenant, il devait s’en sortir, et pour cela il avait besoin que tout le monde mette la main à la patte et trouve une solution commune. Plus il y aurait de gens, mieux cela serait. Et donc, cela serait bien plus simple si certains n’essayaient pas volontairement de se faire tuer. Comme en s’enfonçant dans la jungle, par exemple.

Au loin, Roywan observa Lyzabeth pénétrer la luxuriante forêt, perché sur un rocher. Il roula des yeux, pesa le pour et le contre, et finalement l’inquiétude - non, le besoin d’avoir tout le monde en forme plutôt - finit par l’emporter, et il quitta son perchoir pour lui aussi pénétrer la forêt. Il ne voulait pas paraître désobligeant envers Lyzabeth, mais il doutait qu’elle était capable de se défendre si elle se retrouvait face à une bête sauvage. Du coup, dès qu’elle fut dans son champ de vision, il ne perdit pas de temps pour l’interpeller. “Ce n’est pas prudent de t’aventurer ici toute seule tu sais. Viens, on rentre.” Pour être tout à fait honnête, l’humidité était encore pire dans la forêt, alors il aimerait sortir d’ici le plus vite possible.

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ΛΣR
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Lyzabeth Scarborough
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Message (#) Sujet: i do not need your careful handling (lyzwan)   Mar 18 Avr - 0:11

I DO NOT NEED YOUR CAREFUL HANDLING

Roywan Creffield ⊹ Lyzabeth Scarborough. #lyzwan

Tight like a rope, try to not reach for memories. Lover, lover, what have we done ? We made our heart leap, then it gave up. Lover, lover, let me in. Make my heart leap under your skin. You came in the door like thunder, then hit the floor like thunder. Laying me down you wonder. You came towards like thunder.
Elle oublie trop souvent que cette l'île ne veut pas d'eux, qu'ils sont les intrus, en cette terre hostile, où la vie n'est devenue que misère. Les gens veulent se serrer les coudes, s'activer sur le camp, ne rien lâcher et survivre coûte-que-coûte, dans ce lieu qui semble s'amuser à leur offrir des conditions déplorables depuis le premier jour. Lyz' n'est pas particulièrement dérangée, à l'idée d'être bloquée ici, dans ce milieu sauvage, à tenter de trouver des ressources, pour ne pas mourir demain. On ne peut pas changer la fatalité de leur quotidien, la détresse de leur destin, la machination de l'univers, qui les laisse ainsi dépérir face à leur sort. Lyzabeth a toujours eu le contrôle sur tout dans sa vie, et quand elle voulait quelque chose, elle se donnait les moyens de l'obtenir. Aujourd'hui, elle n'a juste plus rien à contrôler, à planifier, plus de raison d'avoir de l'ambition, plus l'envie de vouloir se battre. Oui, c'est défaitiste. Mais, elle n'est ni optimiste ou pessimiste. Elle est juste indifférente. Elle prendra les jours sur l'île comme ils viendront et adviendra ce qu'il adviendra ; survivra bien qui survivra le dernier.

Certains la trouve trop renfermée. Pourtant, elle est un minimum utile à vrai dire, et elle se fond dans la masse, elle ne dérange personne. Elle veut bien aider, à chercher de la nourriture, à faire des lessives, faire à manger ou construire des abris ; elle fait ce que vous voulez, du moment qu'en échange, on lui foute la paix. Pourquoi ne veut-elle donc pas s'attacher ? Pourquoi ne pas profiter de la cohésion du groupe ? apprécier le soutien, les nouvelles relations, les instants de partages dans la difficulté... Mais, ce n'est simplement pas pour elle. Ça ne l'a jamais été. Elle est peut-être trop individualiste, opportuniste, ou réaliste. Pas de désillusion sur les personnes, si tu fais attention de garder tes distances et tes émotions. Froide, désagréable, elle s'en fiche de donner cette impression. Et tout naturellement, c'est en solitaire qu'elle a choisi de s'aventurer dans la forêt aujourd'hui. Un peu téméraire, elle mentirait si elle disait ne pas avoir peur ; mais, de l'adrénaline pour bousculer cette nouvelle routine, ça fait pas de mal - ou peut-être que si. Un peu suicidaire, mais non, du calme, elle sera prudente, promis ! Alors, elle est entrée dans la jungle, pour explorer, s'éloigner, possiblement découvrir de nouvelles choses. Elle a avancé, entre les arbustes sauvages, et les lianes, les arbres imposants. Difficile de se frayer un chemin, et déjà quelques branches sont venues écorchées ses bras frêles. Un peu aventurière, elle ne s'est pas découragée, et intrépide, sa randonnée la remplissait soudainement d'un sentiment de liberté, mêlant excitation et inquiétude, comme si elle se sentait revivre.

Ca aurait été trop beau. Sans qu'une voix masculine vienne soudain mettre un frein à son périple à peine entamé. Bien sûr que "ce n'est pas prudent", elle le sait, elle n'est pas stupide. Elle pourrait se vexer. Mais, elle a reconnu la voix de Roy, grand jeune homme ténébreux, ancien militaire mystérieux, un peu trop ronchon à ses heures, et apparemment avec un côté sur-protecteur que Lyza' aurait dû prévoir. Elle eut envie de le remballer, mais elle décida de ne pas tout de suite s'énerver. Elle réussit à prendre sur elle et lui répondre, avec une certaine désinvolte légèreté : « c'est juste une petite promenade. et je vais faire attention. c'est promis, monsieur l'inquiet. » Peu importe ce qu'il en pense, elle tiendrait bon et elle ferait sa petite escapade. Elle ne lui adressa même pas un regard ; elle se baissa pour passer entre des branches, à avancer presque à quatre-pattes sur le sol, puis elle continua sa route. Elle l'apprécie bien au fond, le beau Roywan. Il l'intrigue, et ça lui redonnerait presque le sourire, de le taquiner un peu. Alors, par pur provocation, elle en rajouta une couche, non sans une certaine subtilité : « je comprends, tu sais. c'est dangereux, et tu préfères resté tranquillement en sécurité. je te ne juge pas, je te pensais peut-être un peu plus avide d'aventures. mais je ne sais pas, à croire que tu es devenu trop vieux pour ça. » Sûrement cherche-t-elle les embrouilles, sans doute oui. Enfin elle se retourna pour lui lancer un regard, presqu'amusée. Qu'il en profite, c'est rare qu'elle soit de si bonne humeur. Mais elle pourrait vite déchanter, et si Roy en venait à trop insister, elle pourrait être irritable. En aucun cas elle ne tenait à le convaincre qu'il la suive. Qu'il fasse comme bon lui semble. Mais, qu'il ne tente pas de la dissuader. Elle était décidée, et c'est clair que pour une fois, elle réussirait à avoir le contrôle sur cette journée. Oui, quand elle veut quelque chose, elle se donne les moyens de l'obtenir, c'est finalement toujours bien vrai.
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Roywan Creffield
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Message (#) Sujet: Re: i do not need your careful handling (lyzwan)   Mar 16 Mai - 15:05

Il y aurait pu y avoir mieux, comme lieu de crash. Lorsque l’on parlait d’île abandonnée, on pensait immédiatement à une plage de sable fin, de l’eau turquoise appelant à se baigner, un soleil et éblouissant et des cocotiers apportant un peu d’ombre. C’était censé être comme ça, une île déserte. Mais non. Eux, ils tombaient sur la seule île hostile, la seule avec une jungle menaçante, une eau clairement pas attirante et des foutus galets loin d’être confortables. Sans parler évidemment du manque de ressources, et Roywan commençait vraiment à s’inquiéter du stock de ces dernières. Rien qu’au niveau de l’eau potable, il fallait rationner, et il n’était pas certain de la viabilité de cet endroit. Il allait falloir bouger à un moment, et il n’avait pas spécialement envie de s’enfoncer dans cette île. Si des secours arrivaient, ils les trouveraient bien plus facilement près de l’épave de l’avion, sur la plage, et non pas au fin fond de la forêt. Et bon sang, ils allaient faire comment la nuit ? Cette foutue jungle était carrément terrifiante une fois la nuit tombée, et il fallait être fou pour s’y aventurer sans la lumière du soleil pour s’éclairer. Et selon Roywan, il fallait déjà être légèrement dérangé et un peu irresponsable pour s’y aventurer seul de jour. Il aimerait bien voir la tête de Lyzabeth si elle se retrouvait nez à nez avec une bête sauvage.

Il ne pouvait définitivement pas s’empêcher de vouloir s’assurer que les autres étaient en sécurité. Ce sentiment, ce devoir même, il le ressentait en lui depuis qu’il était gamin, depuis qu’on lui avait montré à quel point les plus faibles pouvaient être mis en danger, à quel point on pouvait s’en prendre à eux pour n’importe quelle raison. A quel point la vie était cruelle, tout simplement. Il fallait bien des gens pour tenter de protéger les autres, ceux qui ne pouvaient pas forcément se protéger eux-mêmes. Il avait toujours voulu faire ça, aider, protéger. Et vu son niveau scolaire, vu sa classe sociale, vu d’où il venait, s’engager dans l’armée avait été une sorte d’évidence. Il n’avait jamais regretté son choix, même si cela lui avait coûté son mariage et de s’éloigner de sa famille. Il avait toujours aimé ce qu’il faisait, et maintenant qu’il était en retraite forcée, cela lui manquait terriblement. Peut-être que sur cette île, il allait avoir l’impression de retrouver cette passion qu’il avait, peut-être qu’il allait renouer avec ce qu’il savait faire de mieux. Il donnerait énormément de choses pour une arme à feu, il devait l’avouer, même s’il n’était pas certain d’avoir autant de réflexe qu’avant à cause de cette foutue épaule. Pour le moment, dans tous les cas, il se contentait d’un pauvre canif qu’il avait récupéré. Il ferait mieux de prospecter pour trouver quelque chose de plus efficace. Ou créer une arme tiens, cela lui était déjà arrivé, et ce n’était pas bien compliqué non plus.

Et Lyzabeth, elle, elle trouvait cela drôle. Elle ne comprenait pas pourquoi il voulait la dissuader de s’aventurer par-là toute seule. « c'est juste une petite promenade. et je vais faire attention. c'est promis, monsieur l'inquiet. » Il ne put s’empêcher de rouler des yeux, ronchonnant un peu dans son coin. Il avait tendance à faire ça souvent en ce moment. “Je ne m’inquiète pas, je suis rationnel. Ce n’est définitivement pas le meilleur endroit pour une ballade. Tu es armée au moins ?” Elle ne semblait clairement pas intéressée par ce qu’il pouvait lui dire, et continua de s’enfoncer un peu plus. Il roula des yeux encore une fois, poussa un soupir, et fit rouler son épaule légèrement. C’était douloureux, comme d’habitude, mais il se força à ignorer la douleur et à suivre Lyzabeth. Définitivement, il ne pouvait pas la laisser toute seule, il s’en voudrait trop s’il lui arrivait quelque chose et qu’il l’avait abandonné. « je comprends, tu sais. c'est dangereux, et tu préfères resté tranquillement en sécurité. je te ne juge pas, je te pensais peut-être un peu plus avide d'aventures. mais je ne sais pas, à croire que tu es devenu trop vieux pour ça. » “Haha, très drôle. Au moins je vois que tu n’as pas perdu ton sens de l’humour. Tu comptes t’en servir pour faire mourir de rire une bête sauvage ?” Il raille, car c’est le genre de chose qu’il s’est trop bien faire désormais, surtout ici, avec la fatigue, la faim, la douleur et l’inquiétude. Il serait normalement un peu plus sympa, mais en même temps, vu les circonstances, il ne fallait pas non plus trop lui en demander. Il accéléra un peu le pas, la rattrapant, entourant son poignet de ses doigts. “Sérieusement Lyzabeth, c’est dangereux. C’est pour ta sécurité que je te dis ça.”
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Lyzabeth Scarborough
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Message (#) Sujet: Re: i do not need your careful handling (lyzwan)   Mar 30 Mai - 2:48

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Roywan Creffield ⊹ Lyzabeth Scarborough. #lyzwan

Tight like a rope, try to not reach for memories. Lover, lover, what have we done ? We made our heart leap, then it gave up. Lover, lover, let me in. Make my heart leap under your skin. You came in the door like thunder, then hit the floor like thunder. Laying me down you wonder. You came towards like thunder.
Que faire, pour résister à cette envie de se confronter à un peu de danger ? de sentir la peur et l'excitation raviver cette âme terne, à chaque bruit suspect ? de serrer les poings et se sentir un peu plus existante, à chaque écorchure ? Cette île est une prison, des limbes en perdition. Et après avoir échappé au pire, les journées ici n'apportent qu'un gout amer de désespoir, dans l'attente d'un rien, d'un lendemain, où la seule option sera de dépérir. Ainsi, Lyz' se mure dans son silence, comme si la vie lui avait été arrachée ; mais c'est bien stupide, parce qu'elle a survécu en effet. Et alors, comment faire pour ressentir à nouveau ? qui ? quoi ? où ? comment, retrouver quelconques sensations ? Il lui est bien égal, d'avoir peur, d'avoir mal. Ca lui importe peu, de se diriger droit vers une mort certaine. Si en chemin, elle parvint à revivre pleinement, la bonne aubaine. C'est téméraire, suicidaire. N'était-elle pas encore qu'une enfant, demoiselle pourrie gatée, qui ne connaît rien au danger ? ni n'a jamais connu la moindre vraie difficulté. Ce crash, ça a été la toute première vraie épreuve de son existence, une vraie épreuve dans sa vie jusque là trop bien rangée. L'île aura au moins eu l'avantage de lui rappeler combien elle s'est trop longtemps attachée à des choses trop éphémères, à des espoirs sans valeur, à des rêves qui ne sortent pas de l'ordinaire. La petite friquée de Manhattan qui voulait devenir médecin et suivre la route toute tracée par ses parents, bonjour le vieux cliché. Elle a cru en ce qu'elle faisait, elle pensait avoir l'étoffe pour ça, l'ambition, la passion. Mais n'était pas juste passée à côté des vingt-cinq années de sa vie ? Elle n'a rien accompli, elle n'est personne, qu'une coquille vide, individualiste, présomptueuse, sans réelle satisfaction. Coincée ici, dans ce coin du monde, bien plus grand qu'elle et ses prétentions. Elle n'a même pas su secourir les blessés, elle n'a même pas su ouvrir un peu son coeur et mettre ses connaissances au service d'un vrai besoin des gens. Est-elle à ce point superficielle, ou juste trop impressionnée, qu'elle se cache comme une lâche, incapable d'aider ? incapable de s'aider soi-même, le souffle coupé, à chercher comment réussir un jour, à respirer ; pour les bonnes raisons cette fois, pour simplement subsister. Et elle a encore trop l'impression d'être détachée de tout, de ne vivre qu'en surface, comme une ombre au dessus de son propre corps, incapable d'empatir, incapable d'être là pour les autres, comme si rien ne la concernait. Comme si rien ni personne ne pouvait la sortir de cette vague d'indifférence dont elle ne parvint s'extirper. Elle se sent froide, fausse, incapable de s'intéresser aux autres. Elle sent ce voile, qui la retient de l'autre côté. Cette distance, incompréhensible, presqu'imperceptible, entre elle et la réalité.

Et puis, il a saisi son poignet. Comme si il était venu la rattraper, venu la chercher, dans sa dimension faite d'illusions. Comme pour lui rappeler, qu'elle n'est pas si seule, qu'il y a encore quelqu'un, prêt à la retenir, prêt à l’empêcher de se laisser aller, dans ces limbes en perdition. Qu'elle n'est pas seule, finalement, dans cette prison. Et Roywan veut la sauver, pret à dévoiler un peu de bonté dans son coeur qu'il est aussi doué à camoufler. Elle aura beau s'en moquer, se cacher de la joie que lui procure l'idée de le savoir sur ses traces, préoccupé. Elle se sent flattée, reconnectée, mais il a surtout cet effet, de lui procurer en un instant cet infini sentiment de sécurité. Son coeur s'est accéléré, tandis que ce banal contact humain, ce cette main contre sa peau, l'a faite soupirer ; d'abord d’agacement, mais mélé d'un grand soulagement, un bonheur intense, comme si elle espérait que plus jamais il ne relâcherait son poignet. Elle fit volte-face, elle se senti obligée de lui porter une réelle attention cette fois. Et elle le voulait, de le regarder enfin, de le dévisager, d'essayer de mieux comprendre ses ténébreuses pensées. Elle avait toujours envie de l'embêter, de rigoler, et elle était blasée, de devoir prendre les choses au sérieux. Elle en a plus qu'assez, de toutes ces limites, ces inquiétudes. Roy' ne peut-il pas envisager qu'ils pourraient lacher prise et profiter du peu qu'il leur est donné, au moins le temps d'une journée ? Elle tente de masquer sa malice, qui la rendait tant intrépide aujourd'hui, et elle se mordialle la lèvre inférieure, avant de répondre enfin, un peu plus sérieusement : « Je m'en fais plus trop pour ma sécurité, si t'es à mes côtés. » Bien sûr qu'elle ne voulait pas le forcer à rester, qu'elle avait dit ne pas le faire se sentir contraint de l'accompagner. Mais, l'invitation était sincère, et elle ne souhaitait presque pas lui laisser le choix. Car, il n'aurait pas dû se mêler de ses affaires, et maintenant qu'il était là, c'était bien fait pour lui, il ne pouvait plus reculer. Si bien qu'elle fit glisser sa main entre ses doigts, et finalement c'est elle qui l'attira, pour qu'ils se remettent en chemin, dans cette jungle mystérieuse, parfait exutoire pour leurs âmes en peine.

Ainsi, Lyzie était sereine. Et puis, elle fut prise d'une petite gêne. En se rendant compte, qu'entraîner cet homme avec elle, ce quasi-inconnu encore pour elle, ce n'était pas correct. L'ancienne Lyzabeth refaisait surface, pleine de bonnes manières et de faux semblants. A quoi jouait-elle ? Tout cela était-il prudent ? Evidemment que non, ce cher Creffield le lui avait même rappelé plusieurs fois, malgré son entêtement. Et dans ce moment de doute, elle relacha cette main qui lui inspirait confiance. Elle se déconnecta de lui, comme si une barrière invisible revenait se poser entre elle et le reste du monde. Elle avait entrevu un fébrile instant de réconfort, mais comme toujours, sa raison et ses craintes la faisaient se renfermer de tout, à faire taire ses émotions, pour ne pas risquer de trop ressentir. Et Roywan avait raison depuis le début, elle qui n'était pas armée, et elle serait bien embêtée, de croiser une bête sauvage, c'était inconscient de sa part. Ainsi, elle en eut finit de l'humour, et elle afficha de grands yeux désolés, limite trop polis, tandis que de son regard éteint, elle fit comprendre à Roy qu'elle avait fini de jouer à l'immature, qu'elle se ravisait et qu'elle était prête à faire demi-tour. Ca faisait mal, de renoncer. Mais elle avait le coeur bien trop froid, pour laisser paraître quoi que ce soit. Son visage devint grave, comme si elle était soudain une toute autre personne. Et elle répondit enfin, l'air fatalement désintéressée : « T'as raison, je fais n'importe quoi. Pardonne-moi. Rentrons juste au camp. » Et c'était triste, parce qu'elle tentait de se convaincre, et elle y croyait désormais dur comme fer, que c'était la bonne chose à faire. Pourtant, son coeur et chaque pulsation dans son corps lui avait dicté le contraire. Mais l'ennuyeuse et sage Lyza' n'était pas faite pour l'aventure. Tout comme elle n'allait pas s'ouvrir à Roywan et s'amuser à mettre sa vie entre ses mains, alors qu'elle le connaissait à peine. Ca c'était dangereux, peut-être même plus que tous les dangers sur cette île. Il avait eu raison d'elle, d'une manière qu'il n'imaginait sûrement même pas. C'était à plus rien n'y comprendre. Mais elle décidait de couper court à tout ça. De plus faire de pas vers lui, de reculer même, de s’échapper presque. Et la voilà donc, sa façon à elle, de se mettre en sécurité.
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Roywan Creffield
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Message (#) Sujet: Re: i do not need your careful handling (lyzwan)   Mar 6 Juin - 14:55

Elle est têtue, au moins au tant que lui. Enfin, en temps normal. Parce qu’il a tendance à un peu trop facilement laisser tomber ces derniers temps, à ne pas se prendre la tête avec un des membres de l’île, à ne pas s’entêter. Il était fatiguée, et il préférait garder son énergie pour d’autres choses bien plus intéressantes. Si la situation avait été différente, s’il l’avait trouvé en train de s’escrimer à pêcher un poisson inexistant ou avec le mauvais outillage, et qu’elle refusait de l’écouter, il aurait laisser tomber. Il aurait haussé les épaules, rouler des épaules peut-être, et il se serait détourné pour retourner à ses propres affaires. Mais là, ce n’est pas une affaire de poissons. Ce n’est pas elle qui perd simplement du temps et de l’énergie. C’est une expédition seule et non armée dans une forêt dangereuse, et c’est sa santé voire même sa vie qui est en danger. Il ne peut pas simplement se détourner car elle refuse de l’écouter. Il serait quel genre d’homme, s’il faisait cela ? Si il préférait ne pas se prendre la tête, qu’il retournait sur la plage, pour ne jamais la voir revenir, ou du moins pas en pleine santé ? Il savait qu’il ne pourrait jamais se le pardonner. Et il se disait qu’il insistait car il ne voulait pas porter sur la conscience. C’était plus simple de dire ça que de reconnaître qu’il ne voulait pas la voir se blesser. Alors qu’il aurait peut-être pu l’empêcher. Alors qu’il aurait pu la protéger.

Elle a la malice dans les yeux et le sourire aux lèvres, et il ne comprend pas d’où vient cette espièglerie, cette bonne humeur qui semble si peu à sa place dans cette île, dans cette jungle emplie de bruits inquiétants. Elle est comme une étoile brillant trop fort dans la nuit noire. Elle ferait presque mal aux yeux. Elle ferait presque mal au coeur. Roy il est pas habitué à ce genre de sourires dans sa vie. Il est habitué à ceux de sa fille, reproduit par l’écran de son ordinateur, et il les aime plus que tout au monde. Mais il ne compte pas retrouver quelque chose de cette intensité ici. Alors la chaleur qui irradie de Lyzabeth, ça le mettrait presque mal à l’aise. Il est pas censé ressentir ce genre de choses ici. « Je m'en fais plus trop pour ma sécurité, si t'es à mes côtés. » Il a le coin des lèvres qui gigotent face à cet aveu auquel il ne s’attend pas, et il se sent un peu con à sourire à une telle phrase. Comme quoi, au milieu de nul part, la moindre chose peut apporter un peu de joie. Mais ça aussi, ça le met mal à l’aise. Il a l’impression de pas être à sa place. Il a l’impression qu’elle devrait pas dire des trucs comme ça. Pas à lui. Alors il préfère hausser des épaules un peu, faire comme si ça ne l’atteignait pas. “Ca aurait été plus vrai il y a quelques années.” Avec des rides en moins, une épaule en pleine santé et des réflexes aiguisés. Désormais, il ne savait pas trop ce qu’il était encore capable de faire. Plus qu’elle, certainement, mais il ignorait si cela serait assez selon le danger face à eux.

Y’a son coeur qui fait un bond dans sa poitrine alors qu’elle glisse ses doigts entre les siens, et il se retrouve comme un débile à regarder leurs mains liées alors qu’elle l’entraîne un peu plus loin. Il ne sait pas du tout quoi penser de ça. Enfin si, il se dit bien que la sensation est agréable parce qu’il a l’impression qu’elle l’apprécie malgré le fait qu’ils se connaissent si peu, et c’est le genre de sentiments qui réchauffent le coeur, surtout sur ce pauvre caillou isolé au milieu des eaux. Tout ce qu’il peut ressentir est un peu décuplé par ici, et ça aussi ça le met mal à l’aise. Il est pas doué pour ressentir, Roywan. Il l’a jamais été. Pour autant il sait pas vraiment s’il est soulagé qu’elle relâche sa main ou non, et il sent qu’il va se poser la question encore de nombreuses fois dans les jours à venir, pour parvenir à donner une réponse correcte. Il lève les yeux vers elle, étonné de la voir finalement cesser sa marche déterminée vers les profondeurs de la forêt. « T'as raison, je fais n'importe quoi. Pardonne-moi. Rentrons juste au camp. » Il la regarde dans les yeux, et il a l’impression de voir l’écho des siens. Ce regard qui a perdu la lumière, la chaleur qui le mettait mal à l’aise, la malice qu’il ne retrouve plus dans ses prunelles. Et il n’y a plus cette étincelle, cette étincelle d’aventurière, de curiosité. Cette étincelle qu’il avait lui aussi, avant qu’on lui retire uniforme et armes et qu’on le prive de sa passion. De l’aventure qu’était sa vie grâce à celle-ci, cette armée dont il avait besoin pour continuer à vivre et à se sentir utile. C’était comme si il n’était plus qu’une coquille vide au regard éteint depuis son rapatriement, et d’une certaine façon, ce crash avait légèrement rallumer la flamme. Et même si ce n’était pas le cas, même si sa flamme était éteinte, il ne pouvait pas simplement regarder Lyzabeth se brider elle-même et étouffer le feu voulant brûler en elle.

Il ne lui répond pas, et ses yeux se mettent à fouiller les environs. Il tombe finalement sur une branche assez longue et épaisse, et il contourne Lyzabeth pour l’atteindre. Il sort son canif, et à l’aide de la lame, prend quelques instants pour tailler l’extrémité du bout de bois en pointe. C’est rudimentaire, et clairement il y a meilleur travail, mais c’est bien mieux que rien. Il tend finalement la lance improvisée à Lyzabeth, plonge ses yeux dans les siens. “Tiens. Tu l’as dis, t’es en sécurité avec moi, même si je suis clairement pas aussi réactif qu’il y a quelques années. Tu pourras toujours compter sur ça, au cas où.” Il est un peu mal à l’aise à nouveau, et avant de réfléchir un peu plus, il attrape de nouveau sa main, un peu trop brutalement, mais il a jamais vraiment été délicat. Il l’attire vers l’intérieur de la forêt, s’éloigne du camp, les isolant du reste du groupe un peu plus. Et pourtant, il ne se sent pas vraiment seul.

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