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 mathilda&sidney, haunted emptiness.

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TΣRRΛ
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Sidney-Rose Alvarez
psychokinésie
Messages : 95 L'objet qui ne me quitte jamais : mon pendentif. Je suis nostalgique de : d'une vie facile.


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Message (#) Sujet: mathilda&sidney, haunted emptiness.   Ven 7 Avr - 3:39



❝And maybe today
the wave hits the rocks❞
Mathilda & Sidney-Rose
Le lit de camp était dur, inconfortable. Chaque os de son corps se cognait durement contre sa surface, tendant ses muscles, la faisant grimacer à chaque mouvement. Le sommeil ne la trouvait pas, elle savait bien qu’on ne le cherchait pas, le coquin, il nous trouvait lorsqu’il en avait envie. Mais cette nuit-là, le marchand de sable avait oublié sa mince tente, ce morceau de toile qu’elle n’osait pas encore appeler ‘chez elle’. Elle y avait à peine l’espace de déposer ses vêtements, elle entendait le souffle de la nuit comme si elle dormait à la belle étoile, elle n’était pas protégée contre quoi que ce soit, un trop gros coup de vent l’aurait probablement laissé dénudée de toit… Et pourtant, c’était son petit cocon, ce lieu où elle pouvait être seule chaque nuit depuis un mois maintenant.
Ce soir-là, on aurait dit qu’elle entendait tout, chaque pas, chaque souffle, chaque ailes qui s’ébattaient. Elle sentait le pouls de la nuit comme elle ne l’avait jamais sentie. Un mois exactement. Un mois qu’elle n’était pas chez elle, même si elle n’avait pas vraiment eu de chez elle avant même qu’elle prenne l’avion. Un mois où ils avaient tant souffert, où ils s’étaient battus contre les vents, contre le manque de ressources, où ils tentaient tant bien que mal de survivre. Elle avait faim, Sidney-Rose. Et malgré ses connaissances, malgré cette intelligence qu’elle désirait étonnamment partager, elle se sentait un peu coupable. Oh, le poids de la culpabilité. Ce dur poids, qui pèse et pèse sur les épaules, sur le thorax, qui garde les yeux ouverts même dans les bras de Morphée. Elle aurait aimé être la sauveuse, trouver la solution miracle qui leur aurait permis de se nourrir, de fabriquer, de se doucher, d’être heureux. Oh, le bonheur était si loin d’eux. Elle se sentait nostalgique, triste peut-être. Ce genre de sentiment un peu gris qu’on ne sait pas expliqué, si ce n’est qu’ils vont bien avec les jours de pluie.
Ce groupe de survivants, ils se découvraient encore. Un mois à cohabiter, à voir qui allait être plus actif, à voir qui allait reculer. Sidney, elle n’attendait pas à la huitième rencontre pour se faire une idée. Oh non, dès le premier jour, elle avait des ennemis et des amis. Elle qui parlait fort, elle qui ne savait pas se taire. Elle se demandait où était sa place dans une telle communauté. Combien de temps allaient-ils rester ici ? Autant elle réfléchissait à une façon de survivre ici, autant elle ne pouvait s’empêcher de penser à un radeau, à une barque, quelque chose qui lui permettrait de flotter loin loin loin d’ici. Elle songeait à ses palmiers qui s’étendaient autour d’eux, elle testait parfois leurs résistances. Par moment, la brunette se demandait s’il ne valait pas mieux risquer sa vie sur un radeau que de finir sa vie sur une île déserte, probablement affamée.

Encore et encore, elle tournait sur elle-même. La fatigue se faisait sentir pourtant, ses membres étaient lourds, ses paupières ne tenaient pas ouvertes. C’était sa tête qui ne voulait pas se taire, qui ressassait chaque instant, qui pensait à New York, à Sidney, à sa vie, en fait. Même au milieu de nulle part, elle n’arrivait pas à tourner la page, à oublier. Les humains pouvaient être tellement dysfonctionnels par moment… C’était ce qu’ils les rendaient humains, au final.
Une certaine distance séparait chaque tente afin qu’ils puissent tous conserver un peu d’intimité, mais il y avait des bruits qu’on entendait malgré tout. Ce soir-là, c'était un bruit particulier que son oreille tendue pouvait entendre. Des sanglots, sans aucun doute. Sidney songea qu’il valait mieux ne pas intervenir; elle n’aurait pas aimé que quelqu’un cogne à sa tente dans un tel moment d’intimité. Mais il y avait des murmures, des cris presque. Pas assez pour tout réveiller le camp, mais assez pour alerter la brunette. Se levant de sa couchette, elle décida d’investiguer, songeant qu’elle ne ferait que vérifier que tout va bien.
Marchant dans le sable en sandale, le vent était frais. La nuit, il semblait que tout devenait froid, sombre, bleu. Elle ne pouvait se l’expliquer, c’était comme si tout prenait cette teinte de bleu profond, presque rassurante malgré sa froideur et les frissons. Rien n’était jamais vraiment joyeux ici. S’approchant de la tente, elle remarqua que le vent y était plus fort, des bourrasques qui soulevaient le sable. Intriguée, elle ne se posa pas plus de question, élevant la voix un peu pour qu’on l’entende malgré le vent. Elle ne se souvenait plus de qui y logeait, n’ayant pas particulièrement noté ce genre de détails. « Hey, tout va bien ? »
Aucune réponse. Le vent semblait s’intensifier, si elle se concentrait assez, elle aurait pu dire que la terre tremblait. Elle soulevait la toile de la tente pour reconnaitre cette fille, Mathilda. Silencieuse, elle ne disait jamais un mot, et c’était probablement le plus d’émotions que Sidney ne l’avait jamais vu avoir en sa présence. Elle semblait terrifiée, comme si on la torturait. Et, le pire dans tout ça, c’était qu’elle semblait complètement endormie. Elle n’avait aucunement conscience de la présence de l’autre brunette. Sidney pensa à la réveiller, mettant sa main sur son avant-bras, mais l’autre jeune femme la repoussa fortement, n'ayant clairement pas apprécié le contact humain. La brunette se retrouva alors dans un dilemme malgré elle, hésitant entre rester jusqu’à ce qu’elle se réveille ou repartir sans que personne ne le sache. La tente de Mathilda était aussi étroite que la sienne. Sidney sortit de la tente, marcha quelques pas avant de revenir, décidant de s’asseoir devant la toile jusqu’à ce qu’elle se calme, malgré le vent et le sable. De toute façon, la brunette n’allait pas dormir de la nuit. Autant aider une rescapée, aussi étrange pouvait-elle être.


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ΛΣTHΣR
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Mathilda V. Ryder
psychokinésie
Messages : 54 L'objet qui ne me quitte jamais : un petit carnet emplis de mots conséquents, d'histoires sans précédents. Je suis nostalgique de : des films en noir et blanc, des drames oppressants, des thrillers béants.


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Message (#) Sujet: Re: mathilda&sidney, haunted emptiness.   Sam 8 Avr - 5:29

❝ How unfair it's just our luck, found something real that's out of touch... ❞But there is a light in the dark and I feel its warmth in my hands... Lune en apesanteur, nuit d’horreur. Les paupières sont lourdes, la respiration de velours. Morphée vient s’épancher sur les rescapés reculés de toute société, avec un appétit gargantuesque, se nourrissant de la détresse de ces pantins dantesques. Pauvres pions balancés sur un échiquier bien trop bancal, infernal. Ils se tiennent sur un fil instable, leurs âmes criant au désespoir, leurs palpitants se peignant de noirs. Oh doux déni qu’était cette vie. Existence délabrée que jamais personne ne s’était permis de calculer par peur de voir leurs rêves s’effondraient. Ils se sont effondrés chacun de ces étrangers dans un océan démonté. S’engouffrant sous les vagues des regrets, sous les effluves salées. Se maintenant en respirant difficilement, gardant la tête en dehors de l’eau juste pour effacer ces maux. Ces plaies impossible à avouer, ces cicatrises immaculées mais si bien ancrées. Peur de la solitude, terreur de cette amertume. Cette poupée elle en est tachetée de ces hématomes bleutées, de ces douleurs insensées. On ne peut les voir sur sa peau constellée de grains de beauté mais il la brûle, il la consume de sa quiétude. Et lorsque la lune sort de sa cachette diurne, le mal s’éprend de cet ange éperdu face à une étendue distordue. Terrain de jeu si dangereux. Elle est paumée, elle est égarée Mathilda, elle est bourré d’éclats en fracas. Que des bribes de verres qui s’éparpille sur le sol en un tas désordonné. Elle n’arrive plus à songer, plus à se reposer sans redouter chaque nouvelle journée. Car elle vit dans cette terreur unanime. Paralysie d’une vie de mépris. Paralysie de cette putain d’ironie. Pauvre poupée qui s’éclate toujours dans cet univers de travers. Elle fait partie de la vermine, de ces victimes figées dans le temps. Ces blessés qui ne se laissent pas de moment pour montrer leurs sentiments. Vidée et fatiguée. Elle se rend dans cette tente figée sous le vent, la respiration saccadée, le besoin de s’évader de cette réalité. Elle cette poupée qui a si peur du rapport humain, de ces liens malsains. Elle se réfugie dans cette folie. Dans le calme de ces toiles agitées. Mais elle sait, elle le sait que ces nuits ne sont pas aisées. Et pourtant elle s’effondre la jolie contre les draps, un sourire presque las. Et Morphée ne tarde pas à la bercer dans le silence entier. Lui volant ses inquiétudes pour la taire de quiétude. Quiétude d’apparence, car la violence se fait démence dans ses rêves d’incohérences. Et elle en a bien conscience.

Mais l’univers se tait, le monde s’efface dans l’utopie de cette imaginaire bipolaire. Elle s’éteint Mathilda dans l’obscurité sans un bruit. Son souffle se défaisant tandis que le sommeil la prend. Et elle s’éprend, elle se défend déjà de ses cauchemars convalescents. Le corps indifférent, l’agonie s’étend. Bien éveillée et si bien endormie, les images s’enfilent, s’effilent. Et la mort se profile. Elle se dessine dans une danse lascive. Et elle les voit ces enfants qui ne comprennent pas vraiment ce qu’ils font vraiment. Ces gamins aux visages indifférents qui la fixent sans la voir. Souvenir amer, passé de colère. Elle sent déjà les mots qui découlent sur ses traits, les injures qu’on se permet sans se douter du mal que ça fait. Et ils tournent ces mots, ils se répètent, ils s’empêtrent dans ce crâne tempête. Ca la creuse, ça la ronge, ça la défonce. Mais Mathilda elle garde la tête droite, malgré son coeur qui bat, qui se perd dans ce fracas. Et soudainement la faucheuse revient, elle l’attrape sous le visage d’un orphelin qui lui prend les mains. Et ce contact extérieur, ce toucher bien réel qu’elle sent sur sa peau blanche. Elle n’est pas seule dans sa tente, mais elle ne peut se réveiller, elle ne peut bouger. Elle est captive de ce cauchemar aux reflets ensanglantés. Et l’orphelin reprend les rênes de cette agonie sans répit. Il l’enfonce Mathilda dans cette panique sublime. Les caresses reprenant mais sur ses poignets à présent. Et la gamine elle regarde ce contact humain avec cette anxiété si satisfaite. Mais les doigts cachent l’effroi et sous la douceur se vante la douleur. Le môme sous ses yeux il mute, il la percute. De ce contact froid, de cette lame glaciale qu’il dépose sur ses veines creusées, il coupe, il charcute. Et le sang gicle. Les gouttes s’écoulant trop rapidement dans un brouhaha incessant. Les yeux environnants se déposant sur cet art abstrait. Et Mathilda elle ressent ce trop plein, elle ressent ce mal serein tandis que son hurlement résonne dans le couloir béant. Et puis les visages s’éteignent mais les rires s’enchainent. Il ne reste plus qu’elle, elle cette carcasse frêle qui tombe dans cette rivière pourpre. Elle s’étend l’enfant dans des pleurs incessants. La douleur se taisant et le calme reprenant. Et le réveil instantané, la sueur qui s’écoule sur sa tempe humidifiée. Mathilda elle se relève dans cette terreur trop réelle et elle courre à l’extérieur, besoin d’air, besoin de respirer. Mais à peine eut elle le temps de s’échapper de l’obscurité de sa tente, elle s’effondre sur une rescapée qui se tenait au pied de cette dernière. Se retrouvant sur cette dernière, à une distance précaire, elle la dévisage reconnaissant cet air fier. Sydney. La grande gueule. La rescapée qui ne semble rien redouter. Et Mathilda elle ne supporte pas qu’on la voit comme ça, alors elle se relève pour courir loin d’elle, juste s’échapper de toute cette réalité à chier.
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Sidney-Rose Alvarez
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Message (#) Sujet: Re: mathilda&sidney, haunted emptiness.   Mar 11 Avr - 18:28



❝And maybe today
the wave hits the rocks❞
Mathilda & Sidney-Rose
C’était de la folie. Qu’était-ce vraiment, la folie ? Des idées qui sortaient de l’ordinaire, quelque chose d’impossible, vivre dans la peur chaque jour ? C’était l’inordinaire, l’extraordinaire. L’irréel, le sentiment que rien n’était normal, même si on ne pouvait pas vraiment expliquer ce que c’était qu’être normal. C’était ce souffle toujours court, ce cœur qui tremblait et qui manquait un battement, qui se serrait. C’était ses paupières trop lourdes qu’on n’arrivait jamais à fermer complètement. Cette peur toujours. Leurs folies à eux, ces survivants, c’était de vouloir survivre. C’était de croire que peut-être quelqu’un les cherchait. C’était de penser qu’on viendrait les sauver un jour, c’était de garder cette lueur, cet espoir.
Cet endroit était… triste. Terriblement triste. Il puait la noirceur, la désolation. On n’y trouvait à peine quelques rares proies, les plantes qui y poussaient n’étaient que des mauvaises herbes, du poison. Le sable était noir, les galets leur déchiraient les pieds chaque jour. Et il y avait ces bêtes, ces prédateurs qu’ils ne savaient pas chasser. Ils étaient des enfants du monde moderne, ils achetaient leurs nourritures à l’épicerie, ils n’avaient qu’à sortir un peu d’argent pour avoir tout ce qu’il leur fallait. Ils n’avaient pas appris à survivre, à vivre dans des conditions inhumaines. Et chaque jour qui passait était une journée de plus où Sidney se sentait perdre. Son corps commençait à lui montrer les effets de la malnutrition, de la fatigue. Chaque levé de soleil lui rappelait ses douleurs et ses cauchemars. Chaque couché de soleil lui rappelait son insomnie et sa fatigue. Les quelques fois où elle fermait les yeux pour de bon, c’était par épuisement. Parfois, des bruits s’éveillaient dans les bois, lui rappelait qu’elle n’était jamais seule. Elle se sentait proie, Sidney. Elle sentait qu’on la chassait, qu’on attendait le moment qu’il fallait pour tout détruire. Elle ne savait pas si ce n’était que le résultat de cette folie, de cet endroit qui pesait lourd sur leurs consciences, ou si c’était son instinct qui lui parlait.
Oh, si seulement elle savait. Si seulement ils avaient un plan. Elle aurait aimé savoir où ils allaient, savoir qu’ils avaient une solution à ce monde horrible, cette terreur quotidienne. Elle voulait partir d’ici, désespérément. Elle voulait avoir une place dans cette communauté, étrangement. Elle détestait se sentir inutile. Ce soir-là, visiblement, elle avait décidé de se rendre utile en surveillant une autre rescapée. Une étrangère. Ils étaient tous des étrangers, après tout.

Mathilda. Elle avait le même âge qu’elle, mais elle lui semblait plus jeune. Elle avait ce quelque chose dans le regard que Sidney ne pouvait pas expliquer. Une vieillesse mêlée de terreur, une sagesse qui se cachait derrière l’irrationnel. Elle était tout ce que la brunette n’estimait pas. Quelqu’un qui évitait, qui se cachait. Quelqu’un qui choisissait de fuir, plutôt que d’affronter. Elles ne s’étaient jamais vraiment parlé toutes les deux, Sidney préférant n’accorder de l’attention qu’aux sujets les plus importants et probablement que Mathilda ne l’estimait pas beaucoup de son propre côté.
Mais ce soir-là, Sidney avait décidé de rester. Étrangement. Peut-être était-ce simplement cette fatigue, ce besoin de se sentir utile, de faire quelque chose d’elle-même. Elle n’était pas vraiment du genre à aider quelqu’un, la brunette. Assise devant cette tente, écoutant d’une oreille distraite la respiration saccadée, la terreur qu’elle ne pouvait aider, elle observait ces vagues qui s’échouaient, fatiguées, sur le rivage, lourdes de tout le poids qu’elles trainaient sans arrêt. Elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elles lui ressemblaient. Les genoux ramenés contre elle, les paupières de plus en plus lourdes de cette nuit sans sommeil, la brunette se sentait tomber dans les bras de Morphée. Ce fut au moment où elle se laissait finalement aller qu’un coup l’assailli, un corps tombait sur elle, elle sursautait violemment, glissant sa main sur ce couteau de poche qu’elle avait toujours, prête à se défendre. Au même moment, son regard rencontrait un bleu qui ne trompait pas, ce visage fragile. Toute la situation revenant à la brunette, elle laissa tomber sa main, s’apprêtant à parler, cherchant des mots en fait. Prise au dépourvue, elle observa, à court de mots, l’autre rescapé se relever et courir loin d’elle, dans une direction sans destination.
La fuite, encore. Sidney l’observa quelques instants partir, hésitante. Pourquoi la suivrait-elle ? Mais, cette Mathilda, elle lui semblait mal en point. Était-ce vraiment une bonne idée de la laisser seule à ce moment ? Surtout au milieu de la nuit, dans ce campement où rien n’allait jamais vraiment. La brunette était partagée entre l’idée que ce n’était pas son problème et celle que peut-être que si elle aidait un peu plus les autres, elle pouvait y gagner quelque chose. De toute façon, qu’avait-elle de mieux à faire ? Se relevant, elle marcha dans la direction qu’avait prise l’autre jeune femme, ne sachant pas exactement jusqu’où elle était allée. Elle marcha pendant quelques minutes, sur ses gardes du moindre bruit suspect. Ce fut lorsqu’elle se rapprocha de la forêt qu’elle entendit les feuilles qui s’ébattaient et des bruits de pas. Mais Sidney n’était pas une chasseuse encore, elle ne savait pas reconnaitre la différence entre un humain et une grosse bête. La main sur le couteau qu’elle trouvait soudainement minuscule, elle murmurait un très simple. « Mathilda? » Espérant une réponse de l’autre jeune femme, effrayée de son imagination qui lui donnait des idées de tout ce qui pouvait se cacher dans cette noirceur profonde.


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Mathilda V. Ryder
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Message (#) Sujet: Re: mathilda&sidney, haunted emptiness.   Ven 21 Avr - 2:56

❝ How unfair it's just our luck, found something real that's out of touch... ❞But there is a light in the dark and I feel its warmth in my hands... Poumons compressés. Coeur en apnée. L’air, cette denrée, cette drogue si essentielle, elle lui manque à cette poupée agonisante, tremblante. Petite prisonnière d’un calvaire carnassier, elle ne peut s’y échapper, figée derrière ses paupières refermées. Paralysée par tous ses membres ankylosés, elle est juste coupée du temps qui s’écoule limpidement. De ces minutes, de ces heures létales, infernales. Le sablier s’écoulant tout comme sa vie lentement. Douce ironie qui rythme si bien cette existence démunie. L’enfant subissant toujours les antécédents de ses plaies sanglantes. Mais ces nuits n’avaient rien d’une poésie, ces nuits elle les subissait dans ce maigre sursis. Morphée l’attrapant à moitié seulement. Morphée la berçant pour l’offrir à Satan. Victime collatérale qui s’essoufflait sous le mal. Mal persistant, suffocation insistante. Mathilda elle est faite d’éclats et ces éclats s’enfoncent toujours plus précipitamment dans son coeur las. Mais elle essaye la poupée de se réveiller de cette léthargie de folie, de bouger, de manifester toute cette horreur qui la percute de plein fouet. Pauvre poupée, spectatrice de son supplice. Elle est tétanisée sous les images insensées, sous les reflets de son passé. Détruite par les années elle paye toujours les frais de l’inhumanité. Les préjugés ne s’oubliant pas, les mots persistants sur ce visage d’opale. Malédiction aux airs de condamnation. Mathilda tu n’étais pas de ce monde là. Mathilda ils ont fait de toi une frêle paria. Elle refuse la gamine abusée, elle s’interdit d’y songer, mais ses insomnies suffisent à taire ses pensées. Elle est juste piégée dans un grand échiquier. Incapable de s’échapper, subissant l’avancée du roi avec effroi.

Et la voilà à nouveau sous les regards noirs, les sourires macabres. Elle revit sa calomnie cette folie. Les rires s’enchainant dans le couloir oppressant. Le sang giclant. Le visage larmoyant. Mathilda elle n’est plus que dégât. Elle essaye de fuir la martyr mais son corps est de béton, son esprit en putréfaction. Sali par l’hérésie, détruit par le mépris. Elle est vide cette livide, vidée de sa fierté, vidée de sa poésie. Et elle sombre, elle abandonne la lutte vaine cette vaurienne. Le coeur en sang, la carcasse pendant. Elle se laisse crever Mathilda car à quoi bon se battre? Lutter pour persister ? Que restait-il dans cette existence bafouée? Sauf cette survie délabrée… Cet univers n’était qu’un monde à l’envers, qu’une vie de travers. Il ne restait plus que des espoirs noirs, qu’une lueur infaillible à laquelle se raccrocher dans cette réalité. Mais la poupée elle ne voulait plus s’y ancrer à cet éclat de clarté. Elle se laisse bouffer par les démons outrepassés, offrant son âme au diable face à sa vulnérabilité. Mais Morphée vient l’expulser de ce cauchemar damné, il vient la réveiller de cette léthargie apeurée. Et le pion se met à bouger complètement paniquée. Pantin désarticulé qui essaye de reprendre son souffle sous le manque d’air. Elle va se foutre en l’air cette précaire. Et la poupée elle se lève et elle accoure dehors, besoin de respirer, désir de souffler, de juste reprendre cette condition de rescapée. Alors elle fuit la jolie loin de sa tente emplie d’obscurité mais elle chute à peine sortie. Tombant sur une carcasse à moitié endormie.

Les yeux grands écarquillés, cernés par ses poches délavées, elle reste étonnée la poupée face à ce visage particulier. Charme troublant d’une enfant bienveillante. Mais elle ne perd pas de temps la convalescente, ne cherchant pas de l’aide dans son agonie. Ni de la compassion et encore moins de la pitié. Pauvre Mathilda qui ne veut pas de l’apitoiement et encore moins de jugements. Elle s’enlise dans sa peur cette rancoeur. Et elle se relève pour éviter la moindre erreur. Elle s’active la frêle martyr, les jambes dénudées, la peau à découvert. Elle est recouverte d’un simple t-shirt et d’un bas de sous vêtement, mais elle s’en fout complètement. Du temps, du froid brûlant. Elle veut simplement s’effacer sous les astres étincelants. Se cacher de tous regards méprisant. Alors elle s’enfonce la jolie dans cette forêt où le danger n’est pas qu’une éventualité. Elle se perd dans ce calvaire. Entre les troncs et leurs ombres menaçantes, entre les murmures de cette nature mordante. Elle se taillade la poupée sous les ronces, sous les branches cachées par l’obscurité, mais elle continue d’avancer, ne perdant pas son but à la clé. Et enfin alors que son coeur s’essouffle de toute cette agitation, elle se laisse le temps de respirer, n’entendant plus que les battements de son palpitant. Puis la brise ramène cet écho lointain, son prénom enfantin. « Mathilda? » Douceur dans toute cette horreur. Comme un réveil, un appel loin de tout ses rêves vermeilles. Mais la poupée elle se tait, elle n’écoute plus que les palpitations de son coeur. Car elle ne veut pas parler, elle ne veut pas se justifier, elle veut juste qu’on la laisse en paix. Dans ce coin reculé. Mais sa respiration est saccadée, son corps encore paniqué et le vent ne cesse de s’agiter. Comme inspiré par la tornade intérieure de la poupée. Il s’abat avec une violence incohérente tout autour d’elle, saccageant, sifflant entre le silence pesant. Et pendant un instant, Mathilda elle reste comme ça, scrutant son environnement sans comprendre vraiment. Sa peau s’élevant sous la chair de poule, elle ne réfléchit plus à toute cette cohue, elle reste perdue dans cette vaste étendue. Et elle s’avance un peu cette ingénue, les pieds nus. Car les bruits de pas se rapprochent et qu’elle ne veut pas être vue. Mais la silhouette de Sydney se découpe sous ses yeux écarquillés et la poupée elle cesse de respirer. Et soudainement, elle se met à bouger, perdant le sens de ses priorités. Elle vient attraper la poupée sans douceur, la plaquant contre un arbre avec rapidité. Et elle crache son venin avec toute sa rancoeur. «  Laisse moi tranquille. » Les mots sont durs, mais la jolie on l’a eu à l’usure. Et seules les meurtrissures peuvent encore la toucher à cette ordure.
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Sidney-Rose Alvarez
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Message (#) Sujet: Re: mathilda&sidney, haunted emptiness.   Jeu 4 Mai - 23:00



❝And maybe today
the wave hits the rocks❞
Mathilda & Sidney-Rose
Peur. Un mot dont elle pensait connaitre la signification. Les tremblements du bout des doigts jusqu’aux dents, la bouche qui s’assèche, les yeux qui figent, les muscles qui se contractent, l’adrénaline qui s’étend dans le sang, prête à sauter, à fuir, à réagir. La peur. C’était tellement relatif pourtant. Elle avait eu peur, le jour où elle avait trouvé sa vie qui tombait à l’eau. Pas peur d’un prédateur, pas une peur qui pousse à fuir. Une peur qui s’emmêle aux idées, une peur qui sommeillait en soi depuis longtemps. Une pensée tout le temps, la peur d’échouer, de ne pas réussir, de ne pas convenir. Cette petite peur qui pousse à suivre la mode, à faire quelque chose qu’on n’a pas envie de faire, mais que tout le monde fait, à ‘souffrir pour être belle’, à chercher l’amour quand on veut être seule, à vivre le rêve américain, alors qu’en fait c’est une course à la mort. Ce n’était pas la peur qui fait figer, la peur qui fait trembler, c’était la peur qui détruisait. La peur d’être seule, la peur qu’on ne pouvait rien faire, quand on ne peut vraiment rien y faire. Cette peur irrémédiable d’être un enfant à nouveau, fragile et sans défense.
Oh, Sidney avait ses défenses. Elle avait son armure, ses murs et une rivière à traverser avant d’atteindre un semblant de fragilité, un peu de réalité derrière cette apparence un peu frivole, égocentrique et sans émotions. Elle savait comment elle paraissait. Elle s’était… endurcie, depuis qu’elle avait trouvé son propre rêve américain lui planter un couteau dans le dos. Elle n’avait plus envie qu’on joue d’elle, ni de faire ce qui plaisait aux autres. Elle avait envie d’être elle-même, mais elle ne savait plus vraiment qui elle était, la brunette. Perdue entre la dureté de la vie, le traumatisme d’un naufrage et ses propres peurs. Aussi peu voulait-elle le montrer, elle était terrifiée de tout, de s’attacher à nouveau, de mourir ici, de la nuit où elle ne voyait pas plus loin de son ombre, qu’ils ne réussissent jamais à trouver assez à bouffer pour tout le monde. Terrifiée de l’avenir, du passé et même du présent. C’était un putain d’enfer. Et peut-être est-ce que tout cela était la raison de son insomnie. Peut-être bien que c’était sa peur à elle qui l’avait mené à découvrir celle de Mathilda et peut-être bien que c’était la raison qui l’avait poussée à rester devant cette tente, et même à la suivre.
Peut-être bien que c’était la raison qui la poussa à murmurer un petit « Mathilda ? » à travers cette jungle si sombre. Sidney détestait cet endroit. Elle détestait cette foutue île. Elle détestait la plage qui lui crevait les pieds, le froid qui s’installait la nuit et qui la faisait grelotter inlassablement, le souvenir du crash, le souvenir des naufragés qu’ils avaient perdu, le manque de ressources qu’ils devaient affronter chaque jour. Elle détestait cette vie qui l’avait amené ici. Et, étrangement, elle n’avait pas envie de laisser l’autre naufragée seule. Pas ici, pas dans cet endroit, aussi détestable pouvait-elle être. Elles ne se connaissaient pas. Pourquoi ne s’aimaient-elles pas ? Peut-être était-ce simplement irrémédiable, deux caractères trop différents, mais ce n’était pas une raison de laisser quelqu’un dans un cauchemar ambulant. Quelqu’un qui se réveillait d’une terreur pour en vivre une autre.

Les vents étaient violents. Encore. La brunette observait cette mini-tempête qui s’élevait à quelques mètres d’elle, et elle aurait pu parier, sans le comprendre, que Mathilda n’était pas bien loin. Elle fit quelques pas de plus, cherchant à comprendre le phénomène météorologique qui pouvait expliquer cette réaction. Elle tendit la main, frôlant les vents qui étaient bien réels, les feuilles s’y empêtraient, s’envolant violemment dans les airs. Elle fait quelques pas de plus et elle la voit, l’autre brunette. À moitié nue, les airs perturbés d’un animal pris au piège. Peut-être était-ce une erreur de la suivre, pensa Sidney. Sans le voir venir, son dos frappe un arbre, l’écorce se frottant douloureusement contre ses muscles et ses os. Elle grimace, tandis que l’autre jeune femme à la frêle apparence lui démontre qu’elle est plus forte qu’elle n’y parait. « Laisse-moi tranquille. » Trois mots, le message est simple, la dureté se laisse tomber. Sidney l’observe, ses grands yeux bruns détaillants les bleus de l’autre jeune femme, tandis qu’elle semble attendre un simple oui. « C’est vraiment une bonne idée ? » La brunette demande, tandis que l’autre se recule, la laissant libre de ses mouvements. Rapidement, une petite pensée passe dans son esprit qu’elle est soudainement un peu trop loin, mais cette pensée ne fait pas vraiment de sens et sort rapidement. « On est la nuit, on n’y voit rien dans cette foutue forêt et qui sait qui ou quoi se cache dans ses buissons et n’attend que le moment où l’une de nous deux sera seule pour nous sauter dessus. » Elle fait de grands signes de mains autour d’elle pour montrer ce qui les entourait. La jeune femme ne savait pas quelle distance elles avaient parcouru, mais l’obscurité devenait rapidement oppressante par ici et le manque de lumière que l’on trouvait habituellement dans les environnements urbains se faisait sentir. « Et cette météo étrange et puis… » Elle hésita quelques instants avant de parler à nouveau « Reste ici si tu veux, ou va plus loin ou peu importe, mais je ne te laisse pas seule. C’est dangereux et on est dans le même bateau ici. » Elle croise les bras, haussant un sourcil, cherchant peut-être un peu à défier l’autre.



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Mathilda V. Ryder
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Message (#) Sujet: Re: mathilda&sidney, haunted emptiness.   Ven 9 Juin - 3:37

❝ How unfair it's just our luck, found something real that's out of touch... ❞But there is a light in the dark and I feel its warmth in my hands... Bête insatiable, bête infernale. Elle défile dans sa cage, captive, soumise à cette condition sauvage. Bloquée, prisonnière de ses pensées, elle est juste enfermée dans ce besoin de respirer, de se libérer de cette pression délabrée. Cauchemars qui ne cessent de l’échauffer, de l’empoisonner dans ses banalités déjà bien trop difficiles à surmonter. C’est comme si elle se faisait aspirer dans cet océan damné, n’arrivant plus à s’échapper près de cette surface plate, le pied attaché à un boulet. Elle s’enfonce dans les abysses avec ses vices. Elle va exploser Mathilda en éclats, juste imploser sous les dégâts. Fracas de ce passé las. Mais elle ne peut pas … Elle ne peut pas juste s’effondrer là. Car on ne laisse pas. On ne lui donne pas le choix. Alors elle courre, elle accoure loin des familiarités la poupée, s’immaculant la chair au travers de cet enfer. Nature carnassière qui se nourrit des errants austères. Elle a les yeux brûlants l’enfant, suintant de ces larmes corrosives, acides. Besoin de tout lâcher, de tout hurler. Elle n’y arrive pas. Elle ne s’en sort pas. Ses pas résonnent au travers de ce bois. Elle a le coeur qui s’abat dans sa cage thoracique, comme un supplice délirant. Vide béant qui s’étend dans son corps haletant. Mais elle continue de s’enfoncer la jolie dans cette folie. Car il n’y a plus de sortie. Plus de répit dans cette survie. Alors elle trace cette lache, elle se casse dans cette forêt où seules les silhouettes viennent l’encercler. Pour la protéger de ce monde insensé, de ces rêveries controversées. Puis lorsque son souffle vient s’échapper de ses limbes serrées, elle ose enfin s’arrêter dans cette fuite ahurie. Le dos accolé à un tronc abîmé, seul le silence vient ronger l’environnement qui s’agite furieusement sous le vent. Brise rebelle qui éclate la quiétude merveille. Comme dictée par la belle qui se fait la malle sous les étoiles. Et pourtant Mathilda elle ne bouge pas, elle reste là. Seul son palpitant suivant les battements incohérents, elle attend la cohue dans cette étendue. Perdue et tordue, elle écoute patiemment les bruits sifflants, les pas de cette démente qui cherche un repos dans tous ces échos.

Et la silhouette se découpe sous les yeux de la farouche. Corps frêle qui cherche cet éclat de dentelle. Et elle la voit et Mathilda elle s’abat avec fracas. La bras tendu elle vient découper la poupée contre un arbre, lui bloquant toute mobilité, elle vient se coller pour la bloquer. Plus le temps de s’éparpiller, elle ne cherche pas Mathilda à être docile, à être livide. Elle se la joue menaçante malgré les apparences grisantes. Et elle la menace la tenace de ses traits d’audaces. Laisse moi. Abandonne moi. Je ne veux pas de toi. Et la poupée elle grimace sous la douleur agace. Piégée par cette garce elle ne cherche pas à se défaire, non au contraire, elle l’observe cette distraite de ses grand yeux ambrés d’une douceur déterminée. « C’est vraiment une bonne idée ? » Et elle la contredit la jolie, tandis qu’enfin la folie abandonne cette hérésie. Elle s’écarte enfin Mathilda, la laissant respirer, la laissant s’échapper. Mais la brune ne semble pas à court d’idées. Elle semble vraiment vouloir l’aider malgré cette violence maculée. « On est la nuit, on n’y voit rien dans cette foutue forêt et qui sait qui ou quoi se cache dans ses buissons et n’attend que le moment où l’une de nous deux sera seule pour nous sauter dessus. » La peur. Voilà ce qui la guidait. Cet instinct premier de se sentir en sécurité. La poupée elle sourit brièvement sous les mots de la béante. Mais elle reste dans son silence, car que pouvait-elle dire à cette martyr? C’était la vérité, ils étaient sur un grand échiquier qui allait se renfermer sur eux mêmes. Cette île n’était qu’un calvaire aux airs d’enfer. Le danger se trouvant toujours à proximité. La brune elle s’agite pour montrer de ses mains toute cette hostilité, dessinant sous ses doigts cet environnement détonnant. « Et cette météo étrange et puis… » Mathilda elle se retourne enfin vers elle, glissant son regard océan sur les traits de la jolie poupée. « Reste ici si tu veux, ou va plus loin ou peu importe, mais je ne te laisse pas seule. C’est dangereux et on est dans le même bateau ici. » Et enfin la jeune femme cherche à la provoquer, haussant un sourcil, se positionnant sous ses yeux de cet air de défi bien incarné. Mathilda elle se rapproche un peu à proximité, un sourire déjà bien plus dessiné sur ses lèvres rosées. « Ca fait du bien à ta conscience de m’aider c’est ça ? Ou c’est juste parce que tu te sens seule ? » Elle est vicieuse cette dangereuse. Elle ne cherche pas la sympathie ou même à trouver une plaidoirie. Elle est juste cette gamine aux saveurs acides, et elle crache son venin perfide entre ses lèvres divines. « Bon on est bloqué je crois donc autant se barrer de là. » Sans attendre son acquiescement, l’orpheline elle file entre les arbres pour retrouver le campement. Sa chair à l’air, elle tremble légèrement mais elle ne s’en inquiète pas vraiment. Et au bout de quelques instants de silence, et de gêne, les deux femmes se retrouvent face à ce bout de tissu d’infortune. L’une se glissant à l’intérieur, l’autre suivant. Elles se regardent tous deux sans rien dire, leurs prunelles se découvrant, se plongeant lentement dans les abysses de couleurs diversifiés. Et enfin la poupée elle attrape son carnet entre ses doigts gelés, besoin d’écrire sur le papier tout ce qu’elle ressent en cet instant. Frustration démunie, colère abrutie, et peut être un peu de tendresse ébahie.
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mathilda&sidney, haunted emptiness.
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