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 ludwika&jay × comment allons-nous sortir de ce labyrinthe de souffrance ?

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ΛΣR
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Ludwika Jakarta
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Message (#) Sujet: ludwika&jay × comment allons-nous sortir de ce labyrinthe de souffrance ?   Jeu 6 Avr - 21:27

comment allons-nous sortir de ce labyrinthe de souffrance ?

- ludwika — jay -

On passe sa vie coincé dans le labyrinthe à essayer de trouver le moyen d'en sortir, en se régalant à l'avance à cette perspective. Et rêver l'avenir permet de continuer, sauf qu'on ne passe jamais à la réalisation. On se sert de l'avenir pour échapper au présent.

La nuit étendait paisiblement son manteau étoilé, recouvrant le ciel d’obscurité. Un léger vent faisait bruisser les feuilles et tournoyer légèrement les grains de sable. On entendait déjà les oiseaux nocturnes faire leurs vocalises avant le grand concert quotidien, et les grillons stridulaient en cœur dans le lointain. On aurait pu croire à une de ces douces soirées d’été dans les stations balnéaires, durant lesquelles les amoureux s’éclipsaient sur les plages désertées pour profiter de cette solitude partagée, durant lesquelles les enfants épuisés par une longue journée somnolaient déjà dans leur chambre d’hôtel tandis que les parents soufflaient de ce répit, durant lesquelles les écrivains inspirés remplissaient les feuilles de mots tirés tout droit des étoiles. Oui, si on y regardait de bien loin, c’était cela que l’on s’imaginait. Mais dès que l’on s’approchait un peu, on constatait que la vérité était tout autre. Sur cette plage-là, nul l’heure n’était pas à la quiétude mais au désespoir, à la douleur, au choc et à l’angoisse. Les débris encore fumants de ce qui était autrefois, il n’y a même pas une journée de cela, un avion traçant fièrement dans le ciel emplissaient l’espace. A l’orée de la forêt bordant la plage, le plus éloignés possible de ce carnage, les rescapés se rassemblaient autour d’un feu de bois improvisé. Les flammes dansaient allégrement dans les airs, inconscientes de la peine qui emplissait les cœurs et serrait les gorges. Les vagues continuaient leur incessant ballottement, berceuse naturelle qui n’apaisait personne. Nul ne parlait, et le silence n’était brisé que par des sanglots ou des gémissements de douleur. L’adrénaline était en train de retomber, et le choc s’emparait de ceux qui, pris dans le feu de l’action, n’avaient pas encore eu l’occasion de réaliser l’horreur de la situation. Il y avait eu tant à faire, dans l’urgence et la panique, tant de blessés à évacuer des décombres, tant de corps à enterrer, tant de blessures à panser, tant de crises à gérer. Mais maintenant que le soleil les avait abandonnés à leur triste sort de survivants d’une terrible catastrophe, maintenant que le noir menaçait de les engloutir dans ce lieu inconnu et menaçant, maintenant la panique commençait à s’emparer même des plus vaillants.

Ludwika se tenait à l’écart, les bras serrés autour de ses genoux, la gorge nouée et les yeux emplis de larmes. Toute la journée, elle avait pris sur elle pour ne pas se laisser envahir par la panique, le désespoir, pour consoler les uns et rassurer les autres sans les laisser apercevoir son propre désarroi. La rouquine faisait toujours passer les autres avant elle-même, et avait passé de longues heures à aider les sauveteurs improvisés, à organiser un semblant de camp pour accueillir blessés et rescapés, à rechercher médicaments et trousses de premier secours dans les décombres de l’appareil encore fumants. De longues heures à ne penser à rien d’autres que ses compagnons d’infortune, à faire bonne figure devant eux pour ne pas les inquiéter plus que nécessaire. Ce n’est qu’une fois seule dans son coin qu’elle avait laissé les émotions la submerger, et c’était douloureux, plus douloureux encore que sa mauvaise entorse au poignet, plus douloureux encore que la brûlure qui serpentait dans son dos. Ils s’étaient crashés sur une île déserte, ils étaient perdus au milieu de nulle part, entourés d’un océan. Elle était seule. Sa famille était là-bas, ses amis étaient là-bas, et elle était ici. Elle était seule. Même la voix rassurante de son jumeau à l’intérieur de sa tête et de son cœur s’était tue. Elle était seule, et ne savait pas quoi faire maintenant que l’heure n’était plus à l’action. Alors elle restait là, à fixer cet horizon si proche et si lointain à la fois, sentant son cœur se serrer un peu plus à chaque sanglot qui perçait le silence, à chaque lamentation qui s’élevait à intervalle régulier. Elle ne supportait pas la douleur des autres, elle avait toujours été trop sensible aux souffrances d’autrui. Elle ne sentait parfaitement impuissante, et c’était pire que tout. Elle se força à se concentrer sur les bruits de la nature environnante, à fixer son attention sur les chansonnettes des oiseaux et sur les sifflements du vent. Elle s’obligeait à ne regarder ni la carcasse de l’avion ni le campement. Mais lorsqu’une silhouette s’arracha du groupe pour s’écarter à son tour, s’approchant d’elle sans le savoir, elle ne put empêcher son regard de s’y attarder. Cette démarche, cette stature … « Jay ? ». Un murmure, rien de plus. Un espoir. « JAY !? ». Un cri dans la nuit.
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Elwon Coleman
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Message (#) Sujet: Re: ludwika&jay × comment allons-nous sortir de ce labyrinthe de souffrance ?   Dim 9 Avr - 18:52

❝ comment allons-nous sortir de ce labyrinthe de souffrance ? . ❞
- Ludwika & Jay -

Sorry for the road that I won't take. For the words that I won't say. For the love that I won't give. Sorry for the heart that I won't show. For the lengths that I won't go. For the life that you won't live. Sorry that I opened up my arms you would never reach in time before they closed again
  « Et si on se crashait sur une île tu ferais quoi ? » Nos regards qui se croisent, un sourire qui se dessine sur mon visage, comme si ça allait arriver un jour. Un vol en avion se finissait mal très rarement, ou en tout cas on en entendait peu parler. Alors être dans un avion qui se crash sur une île et y survivre ? Assez irréaliste comme avenir. Et sombre. « Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Que je passe mes journées allongé sur le sable en pensant à toi, à combien tu me manquerais ? » Elle rigole et mes oreilles se laissent bercer par cette douce mélodie. Bon sang ce qu'elle était belle. J'en oubliais presque ce jeu stupide. Une fois par semaine au moins on y jouait, elle adorait me mettre dans des situations inattendues pour me tester. Sauf que je ne répondais jamais sérieusement aux questions. De un, parce que je ne prenais pas ça au sérieux et de deux, car moi même je ne savais pas comment je réagirais. Que faire si je finissais sur une île avec pour seule compagnie la nature et quelques survivants ? Je n'étais pas le genre à diriger, à prendre les choses en mains et encore moins à me battre contre le destin. Me poussant en arrière, elle s'allonge sur moi, déposant un baiser sur mes lèvres. « Tu devrais oui. D'ailleurs j'ai un truc pour toi ! » Et avant que j'ai le temps de dire quoi que ce soit, je la regarde se lever pour aller chercher un objet dans son tiroir tandis que je restais allongé sur la moquette. « Tiens c'est pour toi, pour que dans tes moments les plus sombres, tu te souviennes de moi, de combien je t'aime et que tu réalises que t'es pas seul, plus maintenant. » Dans ma main, elle avait déposé une bague. Avec un air d'incompréhension, je la regarde. « C'est l'alliance de ma mère, tu sais elle est morte quand j'étais petite et du coup mon père me l'a donné en me répétant que, si je me sentais seule un jour, je n'aurais qu'à la serrer contre moi et ça serait comme si maman était là ». Je restais sans voix face à cette explication. Elle m'avait déjà dit à quel point sa mère comptait pour elle et, cette bague ? Ça valait plus que tout l'or du monde à cet instant. Alors, sans dire un mot, ma main libre attire son visage contre le mien pour goûter à ses lèvres et, au moment où elles se touchent, j'ouvrais les yeux.

Des personnes couraient dans tous les sens, j'entendais des pleurs, il faisait chaud, trop chaud. Doucement, je me relevais, constatant des parties d'avions ici et là, des personnes qui saignaient et d'autres qui s'en occupaient tandis que le reste errait à travers les survivants. Non. NON. L'avion ne pouvait pas s'être crashé. C'était impossible. S'il vous plaît, dites moi que je rêve, qui que ce soit qui contrôle ce monde, s'il y a quelqu'un. Debout sur la plage, j'ai l'impression que la pénombre va m'engloutir alors, dans un geste de désespoir, je saisis la bague attaché à mon cou. Je ne la reverrais jamais. Et un jeu qui se révélait idiot semblait maintenant tellement réel. Sauf qu'elle n'était pas là pour me donner une réponse. Taylor était restée à New York, elle devait être en train de dormir, tranquillement allongée dans son lit, rêvant de belles choses, tout du moins je l'espérais. Le regard dans le vide, je me mis à marcher au hasard, à la lisière de la forêt. Jusqu'à ce que j'entende mon prénom. Et c'est alors que je la vois, assise par terre, les bras autour de ses genoux, les joues trempées de larmes. « Ludwika? » Ma voix me semblait étrangère, après tout ce temps passé à être silencieux. Et pourtant je répète. « Ludwika c'est bien toi? » L'espoir qui grandit, l'étonnement qui laisse sa place à la colère. Pourquoi est-ce que j'étais si heureux de la voir ? Elle était partie, m'avait abandonné sans un mot, une attention. Et pourtant, en la voyant là, je ne pus m'empêcher de réduire la distance qui nous séparait pour la prendre dans mes bras. « Je te détestais, je te hais tellement si tu savais ». Ne me quitte plus jamais.
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