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 ludwika&cassyopée × nos âmes jumelles

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ΛΣR
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Ludwika Jakarta
télépathie
Messages : 316 L'objet qui ne me quitte jamais : mon projet de tricot en cours × la dernière photo de mon jumeau et moi Je suis nostalgique de : la bibliothèque de mon quartier × la tarte aux pommes de ma grand-mère × ma petite poule apprivoisée qui attend sagement chez mes parents


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Message (#) Sujet: ludwika&cassyopée × nos âmes jumelles   Mer 5 Avr - 21:38

nos âmes jumelles

- ludwika — cassyopée -

Un jour, dans un pays magnifique à la végétation luxuriante où tout le monde vivait bien peinard en se gavant de fruits délicieux, le feu se déclenche et commence à se propager. Bien sûr, tous les animaux se barrent ventre à terre pour fuir le danger et abandonner leur petit paradis à son triste sort. Tout à coup le tatou, qui court en tête du groupe, voit un petit colibri qui se pointe en sens inverse. Il s’arrête et interpelle l’oiseau. "Eh toi, le petit machin à plumes, va pas par là-bas, tu vas te cramer". Le colibri bat des ailes sur place, et il lui dit avec difficulté, parce qu’il a de l’eau dans son bec : "He vais lanher ma goukke g’eau hur le heu, et ahrès h’irai en herher une aukre".

Assise en tailleur sur un rocher, le menton posé sur la main, Ludwika faisait face à l’horizon. Tout autour d’elle, le silence, brisé uniquement par les stridulations des criquets et les vocalises des rossignols de nuit. Tout le monde dormait encore, certains recroquevillés dans un abri de fortune, d’autres étendus à la belle étoile, et on entendait ci et là quelques ronflements, ainsi que de nombreux gémissements et sanglots. Les nuits étaient plus terribles encore que les journées, et même ceux qui se tuaient à la tâche ne parvenaient pas à sombrer dans un sommeil révélateur. Les esprits restaient marqués par la frayeur, la douleur, la stupeur. Quelques jours à peine étaient passés depuis le crash, et Ludwika elle-même, en dépit du calme et de l’insouciance qu’elle offrait à ses compagnons d’infortune, était brisée de l’intérieur. Là-bas, de l’autre côté de cette immense étendue d’eau, se trouvaient ses parents, ses grands-parents. Ils ne savaient même pas quel avion elle avait pris, elle leur avait juste écrit qu’elle s’en allait découvrir un autre pays. Ils ne s’attendaient pas à recevoir de ses nouvelles avant quelques semaines, ils la connaissaient suffisamment pour savoir qu’elle oubliait régulièrement de les tenir au courant de ses pérégrinations. Allaient-ils finir par s’inquiéter ? Allaient-ils un jour savoir la vérité ? Allait-elle les revoir un jour ? Malgré son optimisme légendaire, Ludwika ne pouvait s’empêcher de douter et sentait sa gorge se nouer d’angoisse à cette seule idée : et si elle restait bloquée toute sa vie ici ? Et si ses grands-parents mourraient sans savoir qu’elle était en vie ? Et si ses parents, déjà bouleversés par la mort de son frère, ne surmontaient pas sa perte ? Que deviendrait la ferme ? Qui prendrait soin des animaux ? Tant de questions tournaient sans répit dans son esprit, l’empêchant de dormir. A son grand désespoir, elle ne pouvait pas tricoter pour occuper ses doigts et ses pensées : elle avait retrouvé ses pelotes pleines de sable, et n’avait pas encore eu le temps d’aller les nettoyer au lagon qu’elle avait découvert le lendemain de la catastrophe. Et même si quelques timides rayons de soleil laissaient entrevoir l’aube naissante, il faisait trop sombre pour lire. Elle avait miraculeusement retrouvé toutes ses affaires, éparpillées sur la plage mais en bon état. Elle était partagée entre la joie et la culpabilité : tous ses compagnons n’avaient pas eu cette chance, et nombreux étaient ceux à avoir tout perdu. Ludwika avait volontiers distribué quelques vêtements, et avaient fait savoir à qui voulait bien l’entendre qu’elle prêtait avec plaisir ses romans à qui avait envie de s’évader un instant dans une histoire passionnante.

Soudainement, la rouquine se relève, brusquement, attrapant au passage son sac à dos tricoté maison et le glissant sur ses épaules. Un vertige l’assaille, mais elle serre les poings et se met vaillamment en route, sans tenir compte de ses jambes flageolantes. Elle avait prévu d’attendre le lever du soleil, d’admirer les changements de couleur du ciel, de savourer la chaleur timide du matin nouveau, mais elle ne parvenait plus à tenir en place. L’immobilité faisait naitre bien trop de réflexions trop sombres pour être supportables. Il était plus utile de partir en quête de nourriture. Contrairement à certains rescapés, Ludwika ne craignait pas de se perdre dans cet environnement inconnu : la nature avait toujours été son refuge et son amie, et la jeune fille n’avait aucune appréhension à s’enfoncer toujours plus loin dans cette forêt luxuriante et colorée. Elle retrouvait toujours son chemin, sans même avoir besoin de le chercher, comme si ses pas étaient guidés par une force supérieure. Les yeux grands ouverts dans l’espoir de dénicher un quelconque buisson débordant de baies ou un arbre fruitier, Ludwika laisse les bruits de la nature en éveil la distraire de ses inquiétudes. Parfois, un petit rongeur s’enfuie sur son passage, et Ludwika esquisse un petit sourire penaud, désolée d’avoir effrayé ce pauvre animal surement bien déboussolé par l’arrivée soudaine d’humains dans son territoire. Soudain, la jeune fille s’arrête. Fait quelques pas en arrière. Bifurque sur la droite. Elle a entendu des tas de piaillements d’oiseaux, des sifflements joyeux. La même symphonie d’allégresse que poussaient chaque matin les oiseaux rassemblés dans le verger pour le petit déjeuner fruité. Ses grands-parents aimaient trop les animaux pour les chasser à l’aide d’un épouvantail et les priver d’un savoureux repas, alors tous les jours, la petite Ludwika était réveillée par cette délirante mélodie. Alors, la rouquine se laisse guider, elle slalome entre les buissons, les troncs et les racines, elle se baisse ou saute si besoin, elle avance en direction de ce bruit mélodieux. Et soudain s’offre à elle un spectacle qui la fait sautiller sur place comme une enfant le jour de Noël. Des arbres fruitiers. Son instinct ne s’était pas trompé : là où les oiseaux chantent le matin se trouve un merveilleux jardin. Doucement, pour ne pas effrayer ses guides ailés, elle déambule dans ce véritable garde-manger naturel. « Des mangues ! ». Son petit cri de ravissement fait fuir les oiseaux, mais elle est bien trop affamée pour s’en préoccuper. Elle cueille un de ces fruits offert par la nature, attrape le couteau suisse que lui a offert un ami avant qu’ils ne se quittent et commence à découper religieusement son petit déjeuner.
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ΛΣTHΣR
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Cassyopée Blue
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Message (#) Sujet: Re: ludwika&cassyopée × nos âmes jumelles   Sam 8 Avr - 19:03

nos âmes jumelles
EXORDIUM.
La maigre silhouette de Cassyopée s'éloigna du camp à la nuit tombée pour s'enfoncer dans l'épaisse forêt bordant la côte, son sac à dos accroché à ses épaules. Les arbres étaient immenses, si hauts qu'ils paraissaient toucher le ciel, et la vie grouillait à l'abri de la jungle qui cachait soigneusement ses trésors les plus précieux, comme le lagon que l'adolescente avait découvert au cours d'une de ses nombreuses explorations. Elle n'avait pas peur d'être seule face à la nature, ses pieds nus s'enfonçaient dans le sol humide et meuble, et au fur et à mesure qu'elle s'éloignait du camp, son âme semblait s'apaiser. A mesure qu'elle s'éloignait des autres, elle s'éloignait aussi de leur douleur, de leur souffrance, qui la transperçait de toute part à longueur de journée. À l'orphelinat tout le monde la connaissait pour sa grande empathie, sa capacité à ressentir ce que les autres ressentaient, à souffrir avec eux, mais ici c'est différent. C'est bien plus fort, bien plus réel. La souffrance des autres se transformait en un poison qui lui brûlait les veines, l'empêchait de respirer, et enfermait son coeur dans un étaux douloureux. Puis il y avait ce souffle dans ses oreilles, un murmure assourdissant et permanent, des voix qui s'entremêlaient et résonnaient entre ses tempes. Des plaintes, des pleures, des hurlements parfois, elle avait conclu à un traumatisme crânien à cause du choc, ou peut-être un acouphène insupportable que ses propres angoissent transformaient en un véritable cauchemars. Quand le bourdonnement inintelligible se faisait trop présent, qu'elle perdait pied et avait peur de sombrer dans la folie, elle se mettait à chantonner une berceuse de son enfance. Elle se remémorait la boîte à musique que sa mère lui avait offert à son sixième anniversaire, peu de temps avant son décès prématuré, elle se rappelait de cette petite boite bleue, de la danseuse qui tournait à l'intérieur. De l'air entêtant qui sortait de cette minuscule boite. London Bridge is falling dawn, falling down, falling down. Commençait-elle, de sa voix cristalline, si mélodieuse qu'on aurait cru le chant d'un oiseau au petit matin. London Bridge is falling dawn, my fair lady. Et les voix disparaissaient, de la même manière que ses angoisses et que ses craintes, l'enveloppant d'un silence emprunt de sérénité. La douce adolescente s'était éloignée, et avait fini par se retrouver face à un rocher qu'elle escalada sans difficulté. Elle grimpa au plus haut, au plus prêt de étoiles, elle déposa son sac et elle s'allongea sur le dos contre la roche encore chaude. Les étoiles brillaient comme des petits diamants dans le ciel noir, et l'espace d'un instant, elle était de nouveau dans son Ranch, aux confins de l'Arizona, allongée aux côtés de son père. Ils observaient les étoiles des heures durant, elle se rappelle de l'homme enjoué qu'il était, de l'enthousiasme qu'il avait quand il portait sa fille dans ses bras pour qu'elle colle son oeil dans la lunette du télescope. Tu vois ce groupe d'étoiles, à gauche, le w juste au dessus d'andromède? qu'il lui avait dit avec douceur, la laissant se repérer dans ce tapis de points lumineux. C'est Cassyopée. Où que tu ailles quand tu grandiras, si tu as peur, si tu es triste, tu n'auras qu'à lever les yeux, et tu verras ces étoiles pour te rappeler que maman et moi on sera toujours là prêt de toi, qu'on veillera toujours sur toi, comme les étoiles veillent sur l'univers. Son père était un homme passionné, cultivé, il s'intéressait à tout et avait une passion pour l'astronomie. C'est lui qui avait choisi le prénom de sa fille. Cassyopée n'était pas triste de repenser à ses parents, au contraire, revoir dans ses souvenirs leurs visages joyeux l'apaisait, elle n'avait pas le droit d'être triste, il ne pouvait rien lui arriver, parce qu'ils veillaient toujours sur elle. Comme les étoiles veillent sur l'univers. Elle fini par tomber dans un sommeil réparateur, apaisée de toutes ses craintes, au coeur d'une nature qu'elle savait protectrice.

Le chant des oiseaux à l'aube naissante la réveilla avec douceur. Elle aimait l'aube, chaque matin la nature se réveillait, livrant ses plus belles couleurs et ses plus beaux parfums. Elle se hissa difficilement sur ses maigres jambes et descendit de son rocher, rejoignant ainsi la terre ferme pour se lancer dans une exploration matinale. Le jour n'était pas encore tout à fait levé mais la timide lumière de l'aube lui suffisait à voir où elle allait. Elle profitait de chaque pas, faisant attention à tous les bruits, les crissements, les chants, les craquement et les cliquettements de la nature sauvage qui s'éveillait. Ses sens étaient en éveil, et elle se chargeait d'une énergie pure, et forte, qui lui permettra d'affronter une nouvelle journée dans l'ambiance encore chaotique du camp. Les blessures sont encore ouvertes, les pertes sont lourdes et le chagrin immense pour certain, et c'est comme si ce tourbillon de malheurs et de douleurs la heurtait de plein fouet quand elle s'approchait de ses semblables. Alors pour l'heure, elle profitait de la quiétude que la nature encore ensommeillée pouvait lui offrir, laissant son instinct guider ses pas. Ses yeux se posaient partout, comme pour enregistrer chaque couleur, chaque forme, chaque fleur et chaque plante, elle regardait la jungle avec les yeux d'une enfant émerveillé, et se faisait discrète de peur de perturber la beauté des lieues. Ici, la nature avait encore tout ses droits, elle se sentait comme une invitée privilégiée, devant faire attention à ne rien bousculer. Des mangues! L'adolescente se figea. C'était une voix humaine, une voix de femme. Elle hésita un moment, puis laissa son instinct curieux prendre le dessus et tourna des talons pour se diriger vers la source du bruit. Elle avançait doucement, restant dissimulée derrière la végétation épaisse. Puis elle la trouva. Une jeune femme au cheveux chatoyant et au teint tacheté, ses yeux bleus brillaient de ravissement, à l'image de son visage illuminé d'une joie sans faille. Cette joie, c'est comme si Cassyopée pouvait la toucher, elle émanait de tout ses pores, et irradiait l'adolescente encore cachée. Elle sortit de sa cachette et s'approcha avec une prudente douceur, comme si la jeune femme était un animal sauvage qu'elle avait peur de faire fuir. Alors avec toute la légèreté dont elle pouvait faire preuve, elle s'aventura dans le verger sauvage, émerveillée par tous les fruits juteux et colorés qui se dessinaient devant elle. Elle s'arrêta une distance raisonnable de la jolie rousse que ne semblait pas l'avoir remarqué, et l'observa croquer son fruit à pleine dent. Bonjour.. souffla-t-elle, de sa voix fluette et mélodieuse. Heu.. Je peux? demanda-t-elle timidement, en désignant du regard l'arbre fruitier dans lequel était suspendu de nombreuses mangue. Elle était douce Cassyopée, aussi délicate qu'une fleur, et cette douceur, elle la voyait aussi dans les traits de la jeune femme qui lui faisait face à présent. Elle n'avait pas peur, c'était tout le contraire, elle y avait une chaleur nouvelle qui venait de naître à l'intérieur d'elle, un espoir enthousiaste qui lui échappait, la transcendait. Sans qu'elle ne sache réellement pourquoi, elle se sentait réellement bien. Comme si le crash n'avait jamais existé. L'espace d'un instant, elle n'était plus une rescapée sur une île déserte, le ventre vide et l'estomac noué. Son visage s'illumina d'un sourire chaleureux, un sourire vrai.



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